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 Le début d'une nouvelle vie.

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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Le début d'une nouvelle vie.   Dim 24 Juin - 21:11

Il était neuf heures, le début de la journée du cinq du neuf de l'an deux cents quatre-vingt cinq, le début de la nouvelle vie de Siiri.

Quand elle avait été téléportée dans cet étrange endroit, sa première réaction fut de s'indigner sur le fait que personne n'était là, elle était seule, elle une drakkari! Elle avait donc attendu, les bras croisés et son sac sur les épaules. Déjà un minute et personne n'était venu! Elle ne savait pas où elle était, et elle ne voulait pas marcher inutilement et prendre le risque de se perdre.

Les événements c'étaient déroulés assez rapidement, Siiri n'avait pas tellement réfléchi au sujet de la lettre, elle avait seulement trouvé un moyen d'échapper à sa soeur qui lui tapait sur les nerfs et faisait naître en elle des envies de meurtres. Mais quand elle y réfléchissait, ce n'était pas une si bonne idée, devoir côtoyer encore plus de personne qu'elle ne le faisait déjà. Elle détestait être en compagnie de race inférieure, et de plus s'ils étaient irrespectueux envers elle, elle ne supporterai pas longtemps ce territoire. Mais l'idée d'avoir cours ne la dérangeait pas le moins du monde, puisqu'elle trouvait cela important et de plus, elle n'aurait plus à apprendre ce fichu métier. Si des cours sur les mythes et légendes étaient présents, elle n'y manquerai pas, puisque ça lui rappelait sa mère, quand elle lui contait des histoires le soir. Mais l'heure n'était pas à la nostalgie, il faisait ensoleillé et elle commençait à transpirer un petit peu. Elle tapa du pied, furieuse que personne ne vienne pour l'accueillir.

-Bon sang, on ne fait pas attendre une Drakkari!


[HRP: Désolée du retard, je n'ai pas eu beaucoup de temps, et pour la longueur aussi, je ne savais pas trop quoi dire]
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Lun 25 Juin - 7:52

05/09/285 à 9H

Elle était vraiment agaçante.
Il y avait eu l’accident. Il était encore perturbé par ce qui s’était passé.
Franchement lui-même n’avait rien vu venir. Oui mais voilà, c’était arrivé. Il avait feint l’indifférence et la simple fainéantise lorsque Cassidy était venue le voir après avoir eu vent d’un accident. Il ne manquerait plus qu’il lui dise ou montre qu’il avait mal. Ah non non et encore non ! Sa fierté était bien trop grande pour cela !

Alors elle avait commencé à le réprimander, lui ordonnant de retourner travailler. Il avait ricané en lui tirant la langue. Elle avait attrapé son bras et avait essayé de le sortir de son lit d’un coup sec. Il fallait au moins ça pour lutter contre la carrure du Drakkari. Il y avait alors eu ce craquement terrible et il avait hurlé.
La suite avait été beaucoup plus confuse. Il ne l’avait pas vu agir ou simplement réagir, la douleur faisait danser des points lumineux derrière ses paupières closes et le sang dans sa bouche tant il serrait les dents avait un goût vraiment… métallique.

Non, il n’avait pas tout suivi. Mais un guérisseur était venu. Il avait examiné son bras. Il lui avait dit ce qu’il en pensait. C’était grave.
Le visage du beau jeune homme s’était décomposé et il n’avait pas vu le guérisseur partir, se contentant de fixer le plafond d’un air vide.
Cassidy était entrée sans qu’il ne l’entende. Depuis quand fixait-il ce plafond déjà ?

Elle lui avait parlé et il n’avait pas compris un traitre mot de ce qu’elle avait raconté. Mais quand il l’avait vu, il lui avait hurlé dessus et lui avait ordonné de sortir, la poussant dehors sans ménagement, grimaçant de douleur et chancelant.
La porte avait claquée. Il ne voulait plus la voir… Oh qu’il la haïssait à cet instant.

Le reste de la journée avait filé, elle avait tenté à plusieurs reprises de communiquer avec lui, lui demandant même comme une prière d’aller accueillir une jeune nouvelle le lendemain. Il ne lui avait pas répondu, écoeuré qu’elle lui demande un service après ce qu’elle lui avait fait.
Tristan avait peu dormi, beaucoup réfléchi. Et finalement… un sourire avait éclairé son visage.

C’est pourtant d’un pas un peu traînant qu’il se rendait vers le portail.
Il était fatigué. Cassidy était allée accueillir une nouvelle un peu plus tôt. A 8H en fait. Ils s’étaient croisés, elle avait crié un peu. Il l’avait prise au dépourvu. Sans doute était-elle encore en train de le maudire dans plusieurs langues.

Un sourire éclaira son visage. Ah pour la surprendre… il avait fait fort cette fois. C’est vrai qu’être en train de s’entraîner alors qu’il s’était blessé la veille était surprenant.
Bien qu’il soit agacé par sa demande, le jeune homme se dirigeait vers sa tâche, ne comprenant pas pourquoi elle le lui avait demandé. Après tout, il n’était pas un professeur. Mais son regard s’illumina alors qu’il distinguait une chevelure rouge.

Son pas se fit plus rapide et quand il fut proche du portail, celui-ci s’ouvrit. Il n’avait pas la berlue ! C’était bien une Drakkari ! Comme lui !
Tristan lui fit un magnifique sourire.
Haute silhouette et corps d’athlète, il dépassait la majorité des hommes d’une bonne demi-tête au moins. Torse nu puisqu’il venait de cesser de s’entraîner, le bras gauche bandé et tenu en bandoulière, il n’en avait pas moins fière allure et ses yeux orangés fixaient la jeune fille comme s’il accueillait une personne qu’il connaissait depuis toujours.

- Bien le bonjour damoiselle. Et bienvenue à Hysandra.

Il fallait le savoir…
Les Drakkaris n’étaient pas une race très répandue après tout, alors quand deux se croisaient, généralement le courant passait tout de suite, ils faisaient partie de la même espèce. Il comprenait maintenant l’insistance de Cassidy. Elle devait se mordre les doigts d’avoir été gentille avec lui à présent.

- Navré de t’avoir fait attendre, je m’attendais à l’arrivée d’un autre élève… disons… élève. J’ignorai qu’une compatriote devait se présenter.

Son sourire éclatant témoignait du plaisir qu’il avait à voir quelqu’un de son espèce, même si elle était plus jeune que lui. D’ailleurs, elle était plutôt… jolie cette demoiselle, très jolie même. Et il la tutoyait. C’était quelque chose d’étrange… Généralement chez cette espèce, les aînés avaient le droit de tutoyer leurs cadets, mais là c’était plus que ça. Elle il ne la considérait pas comme une inconnue.
Il lui tendit galamment la main.

- Je vais m’occuper de porter tes affaires. Je suis Tristan, Tristan Konogan. Et toi ?

HS : normalement tu as au moins un petit sac donc laisse je te prie, ce graaand gentleman te prêter main-forte et bienvenue chère compatriote :p
Et il faut bien commencer un sujet, donc chaque petit message compte :p
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Lun 25 Juin - 9:47

Siiri attendait depuis un peu plus de cinq minutes, et elle commençait à douter de la qualité de cette école, et commençai à citer mentalement les inconvénients, comme le fait qu’elle devra être tous le temps avec des races inférieures car les Drakkaris étaient peu répandus. Elle vit au bout de sept minutes une silhouette s’approcher, elle croisa les bras, s’appuyant sur une jambe, prête à faire voler une remarque méchante. En plus cette homme était torse nu ! Elle le toisa supérieurement. Puis elle vit que la personne qui s’avançait était un Drakkari, elle soupira, quelle chance pour son arrivée, mais quand bien même ils étaient de la même race, elle avait attendu, mais ses remarques justifiaient ses actes, devoir aller accueillir une race inférieure, il y a de quoi trainer les pieds.

Siiri décroisa les bras, n’ayant pas desserré la bouche, elle décroisa les bras, essaya lui témoigné un minimum de respect, puisqu’il était plus grand qu’elle. Quand il lui demanda de porter ses affaires, elle le regarda comme si ce qu’il disait était une évidence, elle lui balança ses affaires à la figure, elles tombèrent à ses pieds et puis lança, le plus calmement possible :

-Bien sûr que vous allez portez mes affaires, cela va de soi, et puis cela fait sept minutes que j’attends, mais j’accepte les excuses vu que vous croyiez que vous aviez à faire à une race inférieure.

Elle s’approcha de lui, et serra sa main doucement, seulement avec les doigts, sans la paume, avec élégance, comme le faisait sa mère autrefois. Elle croisa les bras et lança d’un ton froid sans sourire, mais avec un regard indifférent.

-Je suis Siiri, Siiri Adeilith, enchantée, mais pourriez vous vous couvrir, c’est dérangeant d’être imposé de voir une personne torse nu, et puis ce n’est pas très approprié pour un accueil de venir à moitié dénudé, c’est impoli.

Même si elle avait essayé de paraître polie, elle n’avait que peut réussi, en lâchant juste un petit enchanté à la place de tout le baratin qu’elle voulait lui dire, mais elle était franche, et disait ce qu’elle pensait, sans faire de faux semblant. Mais quand même, se présenter torse nu, et avec un bras bandé, ce n’est pas très raffiné, heureusement que c’était un Drakkari, parce sinon elle aurait vite fait de l’envoyer bouler, elle avait quand même un minimum de respect pour ses ainés, un minimum, comme le fait de le vouvoyer, chose qu’elle ne faisait à personne, même pas à ses professeurs, s’ils étaient d’une race inférieure. Et le fait qu’il la tutoie l’avait dérangée quelque peu, mais elle n’y attacha que peu d’importance, après tout, il était son ainé, il faisait ce qu’il veut question politesse, sans pour autant dépasser les bornes.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Lun 25 Juin - 11:56

Une jolie jeune fille, au visage plutôt intéressant. Mais encore et surtout une Drakkari. Alors aussitôt Tristan avait ressenti de la… sympathie en quelque sorte pour elle.
Par contre, elle se croyait apparemment très supérieure, comme le prouvaient ses paroles très acerbes et montrant qu’elle s’attendait à ce qu’il soit un peu… son serviteur.
Oulà oulà…La demoiselle avait-elle mal compris ?

N’avait-elle pas compris qu’elle était en face d’un Drakkari ? Qu’il était de loin son aîné et la dépassait bien assez en taille, en poids, en force et en expérience, pour lui mettre, malgré son bras, une dérouillée dont elle se souviendrait si elle s’en relevait ?
Et puis mieux que personne elle devait savoir qu’il ne fallait pas énerver un Drakkari !!!!

Pourtant il ne s’indigna pas de ses paroles, ne se mit pas à la foudroyer du regard et lui avait serré la main le moins longtemps possible mais un sourire narquois planait sur ses lèvres et il s’empara vivement d’un de ses poignets, prouvant déjà les réflexes que finissaient par obtenir un guerrier qui s’entraînait d’arrache-pieds. Il serra mais pas si fort, juste pour le geste de sa main valide et la regarda droit dans les yeux. Ah elle lui balançait ses affaires en se prenant pour une petite miss supérieure, c’était bien joli, elle ferait ce qu’elle voudrait avec les autres mais certainement pas avec lui, ils étaient de la même espèce et il était… son aîné.

- D’accord… Alors écoute moi mademoiselle la rebelle. Je n’ai rien contre les Drakkaris, surtout lorsqu’elles sont aussi jolies. Mais au cas où ça t’ait échappé j’en suis un aussi alors je ne suis pas vraiment pour que tu te la joues comme ça avec moi.

Son sourire se fit encore plus moqueur.

- Tu as attendu et j’en suis navré mais estime toi heureuse parce que j’ai failli ne pas venir tout court. Autant que tu le saches de suite, je suis le seul autre Drakkari à cent kilomètres à la ronde et ce n’est en rien mon travail de venir chercher les pauvres petits nouveaux paumés qui viennent entrer ici. D’ailleurs je ne suis pas ici par plaisir. Donc… pour faire simple j’essayais d’être aimable avec toi et crois moi tu risques d’en avoir bien besoin. Mieux que personne tu dois savoir comment les Drakkaris sont traités par les humains et autres espèces.


Il l’observait sans se départir de son sourire. D’ailleurs il était très calme, sa voix était même plutôt douce même s’il avait des intonations moqueuses par moment. Et puis il ne lui laissait pas vraiment le choix, après tout, il la tenait toujours, elle était bien forcée de l’écouter. Mais il aurait donné une bonne leçon à n’importe qui pour moins que ça.

- Alors c’est peut-être idiot d’essayer de te montrer sèche avec moi dès ton arrivée. Que les choses soient claires, je n’essaie pas de te faire la leçon et si tu n’étais pas une sœur d’espèce je t’aurais déjà probablement sérieusement blessé ou plus certainement tuée. Je veux juste te mettre en garde. Pas contre moi mais contre cette attitude. Je n’ai rien contre les paroles sèches et amères, amuse toi avec autant que tu le souhaites mais pas sur moi car outre le fait qu’elles ne me touchent pas et risquent juste de provoquer une sourde indifférence et dans ce cas bon courage pour ton intégration mais surtout je ne suis pas ton ennemi alors ne me traite pas comme tel.

Il la lâcha et recula légèrement en tournant la tête vers le château. Pendant une seconde une colère terrible brilla dans ses prunelles mais il secoua légèrement la tête et elle disparut.

- Oh et pour l’idée, tu vas porter tes affaires toute seule. Si tu réponds à un frère de cette manière il n’a aucune raison de t’aider. Je ne sais pas qui t’a mis en tête d’agir ainsi avec un autre Drakkari mais c’est un bel imbécile… ou quelqu’un qui voulait juste que tu te fasses tuer.

Il l’observa de nouveau et cette fois-ci son sourire était beaucoup plus beau. Il lui lança d’ailleurs quelques mots un peu sarcastiquement, montrant que lui aussi savait se moquer… mais ce n’était vraiment pas méchant, bien au contraire.

- Oh et au cas où tu ne l’aies pas remarqué, j’ai un bras un peu inutilisable donc m’habiller seul n’est pas si facile.


Il lui sourit mais contre toute attente, voulant sans doute lui prouver l’honnêteté de ses paroles et qu’il ne cherchait pas à la rabaisser d’une manière ou d’une autre, l’invita à en faire de même pour l’aider à ranger ses affaires. D’ailleurs s’il n’avait pas rattrapé son sac en vol, c’était bien à cause de ses paroles sinon bras inutilisable ou pas, le contenu ne se serait pas déversé par terre et ce même si elle avait mal visé.

- Et… tu es une Drakkari donc pour toi c’est différent, pas besoin que je fasse le grand méchant. Tu peux me tutoyer si tu le souhaites, ça ne me dérange pas. Mais tu seras la seule élève dans ce cas, c’est certain.


Son regard s’était de nouveau fait lointain alors qu’il se relevait. Elle lui en voulait peut-être un peu de l’avoir remise en quelque sorte à sa place mais il avait tout de même précisé qu’il ne lui reprochait pas sa sécheresse et ses airs supérieurs, juste qu’avec lui ça ne fonctionnait pas.
Et puis cette jeune fille avait l’air intelligente, ça se voyait dans ses yeux. Dans ce cas elle comprendrait parfaitement, seul un idiot ne comprendrait pas après tout. Ici, il serait probablement son seul potentiel allié. Elle aurait tort de se le mettre déjà à dos…

Tristan secoua la tête d'un air amusé en l'observant.

- Essayer de donner un ordre à un Drakkari... Franchement... C'était bien tenté... mais un peu... suicidaire peut-être. Ne me dis pas le contraire si nos rôles étaient inversés et que je t'avais parlé de cette manière alors que tu étais mon aînée.. tu me l'aurais fait payer et tu aurais eu tout à fait raison.


Mais encore une fois il ne semblait pas lui en vouloir. C'était une attitude pour survivre. La survie n'était pas toujours facile pour les Drakkaris.

- Allez viens la miss "j'ai de la répartie et tant mieux". Je vais essayer de te faire un peu visiter puis je retourne m'entraîner et je te laisse à la directrice. Oh et elle au passage, ce n'est pas une Drakkari.
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Ven 29 Juin - 12:25

Bon, il avait réussi « le test » et ne s’était pas ramolli face à mes remarques, il l’avait un peu remit à sa place. Face à son compliment, Siiri c’était crispée, elle n’aimait pas les compliments, pour le reste du discours, elle avait écouté calmement, les bras croisés, mais pas entièrement, préférant fixer intensément le pendentif qui trainait à terre, elle ne pouvait pas supporter de le voir sur le sol. Il lui avait pris le poignet pour une raison inconnu, peut-être pour montrer sa supériorité, mais elle n’y prêta que peu d’attention, même si une petite douleur se profilait. Et lui non plus n’avait pas d’ordre à lui donner, et elle ne tutoyait que ses amis, donc pour l’instant personne.
Siiri ramassa le pendentif, l’épousseta et le mit à son coup pour plus de sécurité, même si elle portait déjà un collier avec un cadenas. Elle haussa les sourcils et les épaules, mais elle était soudainement triste, cela se vit pendant quelques secondes, mais elle s’était vite reprise. Elle lui adressa un bref regard désormais indifférent, et dit d’un air moitié énervé, moitié triste, mais ce côté n’était pas prévu.

-Je ne vous tutoierais pas de si tôt, moi ça me dérange, juste parce que j’ai un minimum de respect pour vous, et puis c’est pour me rappeler que je fais un minimum pour mes ainés, ça ne changera pas de sitôt. Oh d’ailleurs, vous pourriez aussi éviter de me complimenter inutilement, ce serait gentil, oh et ce n’est pas un ordre, c’est une demande, même si j’aimerai que vous le fassiez.

Le ton avait fini très sec, elle voulait que se soit clair, et elle voulait aussi un peu le contredire, par principe.

-Alors montrez moi cet établissement que je puisse me défouler un peu, sur n’importe qui ça m’est égale, tant que je n’ai pas à trop rester avec vous, je ne vous aime pas des masses, pour une raison bizarre, en plus vous êtes un Drakkari. Mais vous ne m’inspirez pas confiance, c’est comme ça.

Encore une fois, elle avait été franche, elle mentait rarement. Elle devait se calmer, et elle voulait rester seule en plus de ça, pour pouvoir s’apitoyer un peu sur son sort, elle avait un Drakkari en face d’elle, mais il la rebutait, dommage, Siiri aurait bien voulu avoir un allié ici. Mais c’était comme ça, elle ne le traitait pas comme un ennemi, juste comme une personne à ignorer plutôt, qui pourrait être utile d’une certaine manière. Qu’il la blesse ou qu’il la tue, elle avait déjà envisagé cette possibilité ; la mort. Ce choix était peut-être le plus facile, elle hésitait encore par moment.

Siiri croisa les bras et se mit dans le dos de son ainé, elle laissa quelque temps tomber son masque de prétention pour afficher un visage triste, les yeux baissés, comme une personne soumise, elle ne savait si elle allait tenir longtemps ici, loin de son habitat familier, sans repère, sans rien. Mais il le fallait, c’était ça ou rester avec sa détestée sœurette et aller apprendre ce métier pourri. La jeune Drakkari prit une grande inspiration pour reprendre son masque et redevenir son personnage créé de toute pièce. Mais Siiri ne bougea pas pour autant, restant derrière son ainé et dos à lui, les bars croisés, attendant que l’autre démarre sa visite.

[HRP: je n'ai pas eu beaucoup de temps avant, pardon.^^]
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Dim 1 Juil - 9:55

Elle y allait quand même un peu fort la petite nouvelle. Elle avait beau être une Drakkari et il avait beau approuver ces comportements de domination de son espèce, de là à tenter de se la jouer avec lui, ce n’était pas vraiment… idéal.
Une chance que le jeune homme soit plutôt calme et encore pensif à l’heure actuelle. Sinon il n’aurait certainement pas hésité à lui donner une correction dont elle se serait souvenue. Et ce n’était pas son bras bandé qui l’en aurait empêché.

Tristan n’était pas du genre à se préoccuper du protocole et comme tous les Drakkaris il n’était pas un fervent admirateur des règles. Même si pour la peine, il les dépassait largement en maturité, réflexion puisque lui acceptait les règles qui lui convenaient. En effet, celles qu’il trouvait honorables, dignes d’être suivies, il les respectait. Généralement les Drakkaris étaient en opposition avec TOUTES les règles, TOUTE forme de loi. C’était dans leur nature. Sans doute son éducation y était pour beaucoup dans ce compromis d’acceptation.

Mais elle avait tort de le provoquer comme ça la jeune Siiri, et ce même si elle souhaitait le tester. Et puis tester un frère de race, c’était tout de même assez étrange.
Elle avait eu de la chance… même s’il l’avait saisi de sa main droite, il aurait pu lui briser le poignet. Dans une vie de souffrance, on apprend à se défendre très vite et très bien… Un guerrier n’a pas besoin d’arme pour tuer. Il l’avait appris avant même d’avoir l’âge de mesurer réellement ses actes.

Elle lui répondit, comme si elle s’en fichait, mais il perçut de la tristesse dans sa voix et dans son regard. Allons bon, la demoiselle avait-elle quelques… problèmes ? Le souvenir de sa mère, certaine qu’il ferait un grand chevalier pourfendeur d’ennemis et défenseur de ces demoiselles en détresse lui revint. Elle serait bien déçue si elle savait.

Elle lui parla donc relativement sèchement, précisant qu’elle n’avait pas l’intention de le tutoyer de sitôt, qu’elle lui demandait d’éviter les compliments et il eut vraiment envie de ricaner. Un, ce n’était pas en lui parlant ainsi qu’elle obtiendrait ce qu’elle voudrait de lui mais de toute façon, elle ne l’intéressait déjà plus. Trop jeune, trop fougueuse, trop… simple Drakkari capricieuse, adolescente se croyant au-dessus des autres, bref, un ennui total. Quel dommage. En la voyant il avait eu un petit appel de son instinct. Celle-ci était intéressante, digne d’intérêt. Apparemment son instinct était sacrément embrouillé.

Elle enchaîna en déclarant qu’elle ne l’aimait pas beaucoup et qu’elle voulait se défouler sur quelqu’un, ce qui ne réussit qu’à le faire soupirer d’un air las, déçu. Encore plus banale que ce qu’il pensait. Il allait vraiment s’ennuyer dans cette Académie. Quoique les quelques autres arrivants étaient un brin plus intéressant.
Il ne fit pas attention à elle alors qu’elle ramassait son collier et ses affaires. Ca ne l’intéressait pas de toute manière. Elle exigeait qu’il lui fasse visiter ?Ah…
Il haussa de nouveau les épaules en lui tournant le dos, commençant à marcher sans même prendre la peine de la regarder, ni de s’assurer qu’elle le suivait.

- Juste au passage, que tu m’aimes ou pas, rien à faire. Je suis pas là pour me faire aimer de qui que ce soit. Navré pour le compliment, je dis souvent ce que je pense, je te trouvais jolie bien qu’inintéressante maintenant que j’ai eu un quelconque retour. Va taper sur qui tu veux, c’est pas mon problème même si à mon avis tu n’as rien d’une guerrière et que tu risques la dérouillée. Oh et au passage t’as raison tout de même de ne pas faire confiance, je ne suis pas quelqu’un en qui il faut avoir confiance et je ne fais confiance à personne donc, parfaitement compréhensible. De toute façon tu es une Drakkari alors la confiance… tu ne l’auras certainement jamais.

Il bailla et s’ébouriffa les cheveux, tic qu’il répétait régulièrement inconsciemment puis commença à lui désigner le portail derrière lui.

- Alors là tu étais aux grilles, devant c’est les jardins, y a un immense parc avec un lac plaisantin qui s’amuse à montrer des choses tordues, les arbres là sont sympa aussi, niveau nature c’est bien desservi, le top pour les Drakkaris, j’avoue. Puis le château là, c’est l’académie même. Ah non, c’est vrai… Dehors y a la volière, les serres, les écuries et bien sûr l’inévitable terrain d’entraînement, qui pourrait être davantage aménagé à mon avis mais bon… Donc le château ben y a le réfectoire, les salles de cours, l’étage des profs, l’étage des élèves avec les différents dortoirs qui correspondent aux noms et qualités des anciens gardiens si j’ai bien compris.

Nouveau baillement alors qu’il parlait d’un ton désinvolte comme s’il se fichait pas mal de ce qu’il racontait.

- La directrice, Cassidy Herediane, est un petit bout d’humain blond pas bien impressionnant, pas bien… adroit et pas bien… décoincé. Elle est à cheval sur les règles, stresse pour un oui ou pour un non, a de terribles mauvaises habitudes de miss je sais tout. Mais c’est une mage plutôt puissante et elle fera sans doute une bonne directrice. Enfin après je te laisse te faire ton impression sur elle, c’est pas mon problème.

Il continua de marcher tranquillement, ne se souciant que de manière… très désintéressée de la jeune fille qui le suivait, trop jeune, trop impétueuse et qui semblait à peu près autant réfléchir avant d’ouvrir la bouche qu’un mulot. Comme beaucoup de ses congénères Drakkaris. Ce qu’il trouvait déplorable. Pourtant, à première vue, il lui avait trouvé le regard vif de quelqu’un d’éveillé et d’intelligent derrière sa carapace. Dommage… Et pour sa tristesse, ben qu’elle se débrouille, il n’allait pas non plus jouer la nounou.
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Dim 1 Juil - 19:21

Enfin il s’était désintéressé, Siiri poussa un soupir de soulagement quand il lui avait annoncé. C’était déjà ça. Il n’avait pas compris le concept du mot défouler, mais elle n’y prêta pas grande intention, écoutant plutôt son guide montrer l’établissement et ses alentours. Elle le suivait d’un pas léger et silencieux, les mains derrière le dos.

Malgré ses airs peste, Siiri préférait rester seule et pour l’instant, elle essayait de rester seule, autant se faire un peu oublier et ne pas se faire renvoyer par cette directrice. Et puis elle ne demande pas qu’il soit attentif à elle, elle voulait juste être seule et trouver peut-être une personne de confiance. Cette personne n’était pas le Drakkari qui marchait d’une manière désinvolte et qui n’était pas le genre de personne qui pouvait être l’ami de Siiri, tant pis s’il n’y a pas d’autres Drakkaris dans les parages, rester solitaire lui convenait aussi amplement.

La jeune Drakkari le suivit tout en essayant de dessiner un plan du bâtiment sur un petit carnet, il parlait trop vite, elle ne put noter donc que la moitié des choses. Elle mordilla le crayon qu’elle utilisa, un regard ennuyer qui passait de l’école à son carnet, et aussi là où elle mettait les pieds. Elle finit par abandonner et rangea son carnet, qui en fait était son journal intime, dans son sac, et son crayon. Elle continua son chemin sans trop se soucier de son guide, elle se dirigeait vers la volière, un des endroits qu’elle préférera surement dans ce qu’elle avait noté. Elle demanda à son guide d’un ton curieux.

-Vous n’auriez pas plus d’information sur la volière ? On peut avoir un oiseau ? Ce serait trop cool!

Elle avait relevé la tête pour le regarder d’un air curieux, même si son regard partait souvent vers la direction de la volière. Siiri aimait bien les oiseaux, surtout les phœnix, même si sa sœur lui avait dit qu’ils n’existaient pas, elle aurait tant voulu en avoir un. Les oiseaux avaient cette liberté que la Drakkari adorait. Et en plus ils volaient et chantaient, ils ne dépendaient de personne. Siiri aurait plutôt voulu être un oiseau plus qu’une Drakkari, mais être Drakkari était tout de même mieux que d’être une race inférieure.

Siiri se balançait d’un pied à l’autre les mains dans le dos une fois de plus. En attendant une réponse, elle regarda vers le ciel du matin, puisqu’il se foutait d’elle, elle n’avait plus vraiment besoin d’affiché son masque d’arrogance, lequel était la personnalité que Tristan avait d’elle. Elle sourit très légèrement, le ciel, les oiseaux, si seulement elle pouvait s’envoler avec eux. Si seulement des ailes de dragons lui poussaient dans le dos, elle pourrait rejoindre ces êtres libres et ne plus devoir respecter aucune règle, même si elle n’en écoutait que peu de toute façon. Deux oiseaux passèrent dans le ciel bleu, elle les regarda passer silencieusement, elle les voyait se faire porter au gré du vent dans le ciel, faire quelques pirouettes et peu après planer tranquillement. Siiri reconnut des buses blanches, avec leurs ailes noires et leurs ventres blancs.
Siiri connaissait beaucoup d’oiseaux, surtout les races d’aigles et de corbeaux, elle aimait leur puissance et leur imposante taille. Ils ressemblaient aux Drakkaris en quelque sorte.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Lun 2 Juil - 10:23

Quelle déception…
Au final, cette gamine n’avait absolument rien d’intéressant. Outre le fait qu’elle se croyait au-dessus de tout le monde, fait qu’il trouvait plutôt… stupide, Tristan se sentait soudainement l’âme d’un solitaire. Les Drakkaris étaient son peuple. Mais était-il donc le seul à avoir un peu plus de jugeote que les autres pour penser plus loin que le bout de son nez et ne pas s’imaginer maître du monde sous prétexte qu’il avait une plus grande espérance de vie que les humains, une plus grande résistance et une ascendance qui tenait du mythe ?

Ah… La race avait quelques soucis à se faire si elle n’évoluait pas un peu.
Mais il tenait encore une fois certainement sa réflexion sur le monde et sa remise en question de son éducation. Sa mère était une humaine très à cheval sur les valeurs, les principes et même si Tristan n’en faisait pas toujours montre, c’était un gentleman poli et respectueux, surtout avec les femmes.

Enfin bon, là ça n’avait plus la moindre importance. Etant donné qu’à présent la jeune fille l’intéressait à peu près autant qu’un poulet suicidaire qui se jetterait sur l’enclos de sa basse-cour, il souhaitait s’en débarrasser au plus vite. De toute façon, il ne tenait pas à faire ami-ami avec n’importe qui et à tout priori, elle n’avait ni la maturité, ni la force nécessaire pour devenir une « camarade » de toute manière. Quel dommage… Non pas qu’elle l’ait intéressé. Cette petite était non seulement trop jeune pour susciter une quelconque attirance, ou alors c’était son caractère qui le rebutait peut-être mais elle était aussi trop… trop voilà tout !

De ce fait, plus tôt il serait débarrassé d’elle, plus vite il pourrait se remettre à son entraînement et ça, c’était important. Aussi parlait-il rapidement, se rendant compte qu’il avait tout de même retenu quelques « trucs » que Cassidy avait pu dire avec un certain amusement. Allons bon, il pensait encore à la jeune directrice. Comment allait-il pouvoir davantage la tourmenter ?

Mais si la jeune fille derrière lui suivait sans faire de bruit, enfin du moins sans parler parce qu’elle n’avait pas un pas très discret, normal à son âge et sans entraînement spécifique, elle l’arrêta pour la volière. Il fit de même et se retourna lentement vers elle avant de lever les yeux vers ladite volière.
Il haussa les épaules d’un air désinvolte.

- Certainement oui. Mais j’imagine qu’il faut remplir certaines conditions et respecter certaines règles. Enfin, j’en parlerai peut-être à la directrice.


Il n’ajouta pas « si j’y pense », commençant à se retourner avant de finalement observer pensivement la jeune fille puis de soupirer.

- Bon, viens alors.

Et encore une fois, il chercha à être sympa avec elle. Se dirigeant vers la volière, il manipula la poignée de la porte de ce qu’il considérait comme une petite tourelle avant de l’inviter à le suivre à l’intérieur pour observer les oiseaux qui s’y trouvaient.
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Lun 2 Juil - 12:37

Heureusement il avait bien voulu lui répondre, enfin, avec ce caractère, il aurait été étonnant qu’il ne lui réponde pas. Elle put s’empêcher de le remercier d’un geste de la tête, elle essayait de n’être reconnaissante pour personne, mais elle ne pouvait s’empêcher régulièrement de faire ce geste qu’elle avait appris dès la naissance. Un simple sourire satisfait se dessina sur son visage.

Elle le suivit d’un pas presque dansant pour se mettre à sa hauteur. Siiri était assez heureuse, elle serait prête à être gentille pendant quelque temps pour avoir un oiseau, surtout un aigle ou un corbeau. Ils se dirigèrent vers une tourelle d’où sortaient des chants d’oiseaux et des battements d’ailes. Il ouvrit la porte et la Drakkari entra à la vitesse accélérée, sans courir du moins. La petit tour était remplie d’oiseau en tout genre, il devait en avoir une petit centaine, si pas plus. Elle vit beaucoup d’oiseau qu’elle ne connaissait pas. Toute cette vie et ces espèces inconnues lui donnait envie d’apprendre tout ce qu’elle pouvait sur les oiseaux. Elle s’approcha d’une espèce inconnue, une race faucon d’après elle. Elle approcha sa main pour voir la réaction de l’oiseau. Ce dernière en voyant la main, déploya ses ailes et commença à battre furieusement les ailes en poussant des cris brefs et répétitifs. Siiri laissa échapper un court rire amusé.

-Dis donc, quel trouillard tu fais, à moins que tu ne veuilles me picorer les doigts.

La Drakkari retira sa main, se qui calma aussitôt l’oiseau courroucé. Elle s’engagea vers les escaliers pour monter tout en haut de la volière. Elle regarda par la même occasion les oiseaux qui s’excitaient ou reculait pour fuir. Certain portait un ou deux accessoires sur eux, foulard, bandage, protection de patte ou des rubans. Il y en avait de très laids, mais certain oiseaux étaient mis en valeur.

Arrivée enfin tout en haut, elle s’approcha d’une fenêtre d’où sortaient de temps à autre des oiseaux. La jeune fille inspira profondément, enfin, un endroit un peu surélevé. Pour une raison encore inconnue, Siiri aimait bien être en hauteur. Elle se détourna de la fenêtre pour parcourir la pièce du regard, elle vit plusieurs aigles, mais elle constata avait déception qu’il n’y avait qu’un ou deux corbeaux, toutes races confondues, dans la volière. Pourtant ces oiseaux sont dans les plus intelligents. Même avec cela, ils trainaient leur réputation d’ « oiseau de la mort et des ténèbres » depuis un long moment maintenant. Tout cela parce qu’ils étaient noirs, et encore, certaine race ne l’étaient pas entièrement, et parce qu’ils sont présents dans les cimetières. Ils étaient charognards, quoi de plus normal, si des vautours étaient présents aussi, ils habiteraient également là-bas.

Siiri vint à la rencontre du corbeau qui se reposait calmement sur son perchoir. Il souleva lentement la tête et regardait la Drakkari approcher sans faire attention. Elle approcha sa tête bien près de l’oiseau en souriant. Elle dit d’un air déterminé :

-Courage, petit corbeau de Torres, je ferais tout pour vous lavez de cette réputation horrible !

Le corbeau inclina la tête sur le côté, cette race était très intelligente, capable de s’adapter à n’importe quel situation et sachant trouver de la nourriture n’importe où. Pas étonnant qu’il ai été choisit, et sa taille atteignant le demi mètre était un facteur qui aidait aussi.

La Drakkari se redressa puis s’assit sur le rebord de la fenêtre, si Tristan était déjà parti, alors autant rester un peu ici, de toute façon, elle ne savait pas ce qu’elle devait faire à présent, il lui avait expliqué, certes d’une manière trop rapide et d’une qualité moindre, mais il avait fait le principal. S’il était si désintéressé de Siiri, il aurait vite fait de partir pour la laisser seule pour se débrouiller. Restait à attendre une réaction, elle décida de partir dans dix minutes, lui laissant le temps de choisir ce qu’il voulait faire. Pour la Drakkari, cela lui était égal, elle irait voir cette fameuse directrice pour qu’elle lui dise où elle peut dormir, manger, et les endroits où prendre les cours. En attendant, Siiri passait son temps à essayer de répertorier les races des oiseaux qu’elle pouvait voir à voix haute.

-Aigrette tricolore, chouette fauve ! Et toi tu es une colombe pygmée ! Celui-là c’est un hibou des marais. Et toi…..
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Mar 3 Juil - 22:37

Vraiment quel dommage.
Une Drakkari. Cela faisait maintenant des mois qu’il n’en avait plus croisée… Enfin croisé, croisée, un ou une Drakkari. Au final, cela revenait au même.
C’était instinctif. Lorsqu’il croisait quelqu’un de son espèce, Tristan se sentait aussitôt proche de cette personne et ce même s’il ne la connaissait pas. C’était peut-être parce que ses gènes le poussaient inconsciemment vers ceux de sa race.

Quand il avait vu cette jeune fille. Il s’était senti empli d’une joie vindicative, égoïste. Bien sûr, elle n’était pas comme lui, du moins ne le souhaitait-il pas, mais elle lui ressemblait. Ils étaient pareils, dans une galère commune. Les Drakkaris n’étaient en règle générale pas toujours très bien acceptés par les autres peuples.
Sans doute leur caractère véhément, opposé aux règles qui régissaient les vies des autres espèces y étaient pour beaucoup. C’était un refus d’intégration en quelque sorte. Du moins cela était perçu comme tel. Mais souvent, ce n’était pas vraiment leur faute, c’était dans leurs veines voilà tout.

Tristan avait déjà croisé de jeunes Drakkaris, enfin plus jeunes que lui. Au cours de ses voyages, il avait fait bien des découvertes, lu bien des ouvrages et contrairement à l’idée qu’il laissait planer autour de lui, il était loin d’être un guerrier brutal et irréfléchi. Bien au contraire et il avait tout de même quelques connaissances du monde. Il aimait les mythes et légendes. Il aurait pu en apprendre beaucoup à son entourage… mais pour cela il fallait déjà commencer par en avoir un.

Bref, au cours de ses voyages, il s’était aperçu que les écrits découverts sur ceux de son espèce ne mentaient pas. Lorsqu’il était en présence d’un camarade plus jeune, il ressentait un instinct fort, de préservation. Comme s’il cherchait à préserver ce jeune représentant de l’espèce, sans même le connaître. Leur espèce était peut-être ancienne, spéciale. La magie était partout dans ce monde, elle était juste différente pour eux. Elle coulait dans leurs veines, mais ne se manifestait pas comme chez les humains. Mais il y avait quelque chose dans ces gènes en plus, dans leur comportement, qui les rendait différents des humains. Ils ne se souciaient pas d’autres jeunes dans un cercle restreint… Non, ce cercle était immense et s’appliquait aussi bien à des amis… qu’à des inconnus.

Quand il avait vu Siiri, outre cette joie de voir un autre représentant de son espèce, Tristan avait été frappé de ce sentiment. Il avait envie, presque besoin de la protéger. Elle n’était pas en danger pour l’instant, mais il avait cette envie justement d’être là pour elle, de la soutenir. C’était quelque chose contre laquelle il ne voulait pas lutter, une sensation honnête qu’il ne souhaitait pas réprimer. Il réprimait bien trop de choses depuis bien trop longtemps.

Alors qu’elle réagisse ainsi, l’agresse à moitié, se montre aussi… détestable, aussi… comme une humaine alors qu’elle était une Drakkari, ça l’avait blessé. Et comme toujours dans ces cas là, le jeune guerrier se refermait sur lui-même. Elle avait de la chance qu’il ne l’ait pas plantée là en s’en allant sans rien dire. La vérité, c’est qu’il ne voulait pas imposer cette « humiliation » à la jeune directrice. Elle avait voulu être gentille avec lui en l’invitant à aller accueillir cette nouvelle, elle voulait lui faire une surprise. Il était peut-être un horrible voyou et un sale type de première mais pas un ingrat, non… certainement pas.

Néanmoins, blessé dans son amour propre et de constater que la jeune arrivante était somme tout très ordinaire et… inintéressante, il s’était mis à marcher, lui expliquant très vaguement ce qui se trouvait autour d’eux.
Mais lorsqu’il avait vu son intérêt pour les oiseaux, une petite hésitation l’avait arrêté. Il aurait pu continuer, l’inciter à le suivre ou tout simplement lui répondre méchamment. Mais que ce soit du fait de cet instinct étrange et protectionniste ou simplement parce qu’il avait remarqué que ses yeux brillaient d’intérêt, parce qu’au fond il aurait aimé avoir un but, un intérêt pareil, pas le même, mais un qui le fasse avancer… pour autre chose que ce qui hantait son cœur depuis tant d’années, il avait cessé de se désintéresser d’elle.

Et il avait souhaité lui faire plaisir.
Se ramollissait-il ? Non, c’était différent avec une Drakkari. Il n’était pas vraiment gentil, enfin si mais seulement plus naturel, moins sur ses gardes et ce même si elle l’avait touché et en mal avec son comportement. Aussi, le jeune homme l’invita t-il à le suivre pour visiter la volière. C’était tout de même un bel effort. Cassidy aurait eu de quoi être surprise après ses précédentes réactions. Mais il ne faisait pas ça pour elle hein ?!!!

La jeune Drakkari quant à elle semblait ravie et emballée. D’ailleurs elle se désintéressa totalement de lui mais pas par impolitesse cette fois, juste parce que ce monde lui plaisait, celui des oiseaux. Elle passait de l’un à l’autre avec émerveillement et il l’observa un bon moment, adossé contre la porte, les sourcils très légèrement froncés.
Elle parlait, énumérait les noms d’oiseaux qu’elle connaissait et finalement il s’approcha d’elle, lui attrapant une des mains qu’elle avançait vers un oiseau de son bras non blessé, mais pas sèchement. Attirant son poignet vers lui, il lui noua d’une main et avec son aide tout de même un large bracelet de cuir épais qui lui couvrait tout l’avant-bras et était un peu grand pour elle d’ailleurs.

- Lève le bras au-dessus de ta tête et attends. Ne bouge pas surtout.

Il porta ses doigts à sa bouche et émit de petits sifflements continus tour à tour grave et aigu. Il y eut un battement d’aile plutôt fort, des oiseaux s’écartèrent de différents perchoirs et un grand oiseau qui ressemblait à un faucon doré dont certaines plumes étaient d’un rouge brûlé s’approcha d’eux avant de se poser docilement sur le bracelet de cuir de la jeune fille.
Tristan posa sa main sur la sienne pour lui faire baisser le bras et l’animal les observa de ses deux yeux sombres scrutateurs et intelligents.
Le garçon sourit.

- C’est un Scroal à crête.

Il lui montra la légère crête qui ornait le haut de la tête de l’oiseau et qui n’était en fait qu’un amalgame de plumes ébouriffées qui lui donnaient un petit air particulier.

- C’est un oiseau très intelligent mais difficile à apercevoir car il sait être très discret et peut voler à une telle altitude qu’il est indiscernable ou du moins impossible à reconnaître pour nous. J’ai appris au cours de mes voyages qu’il réagissait à certains sons qu’il considère comme « amis ». Ceux que j’ai fait tout à l’heure en sont un exemple. Si tu aimes les oiseaux, et tu sembles bien t’entendre avec eux déjà, tu dois aussi savoir leur dire que tu es leur amie… car parfois, trop farouche, ils ne parviennent pas à le sentir.


Le jeune homme leva la main, fixant droit dans les yeux l’oiseau qui avait un air assez… intimidant et caressa doucement les plumes du dessus de sa tête. L’animal ferma les yeux en se laissant faire.

- Vas-y, essaie, regarde le bien dans les yeux au-début, il saura que tu n’as rien à te reprocher, que tu ne souhaites pas lui faire de mal.


Le courant n’était pas passé au début mais Tristan n’était pas du genre à s’appesantir sur ce genre de détail. Et puis elle était une Drakkari. Il pouvait bien faire un effort. Mais quand les mots, formules de politesse standards ne passent pas, une passion peut éveiller un nouvel intérêt et surtout de nouveaux dialogues. Il avait appris beaucoup de choses au cours de ses voyages, de différents peuples et avait parcouru bien des terres. Avec elle, il pouvait bien parler de ça. Si ça lui plaisait… pourquoi pas après tout ?
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Mar 3 Juil - 23:22

Siiri avait presque sursauté quand une main vint se poser sur la sienne, mais elle ne broncha pas. Elle regarda son avant-bras de faire couvrir par une bande de cuir et elle sut aussitôt ce que c’était. Elle en avait vu dans un livre, c’était une protection pour pouvoir accueillir un oiseau sans se faire blesser. Des étoiles s’allumèrent dans ses yeux, elle n’avait jamais vraiment eu l’occasion de toucher un oiseau.

Le fait que son ainé lui portât de l’attention ne l’importait plus, si lui aussi aimait les oiseaux, alors il y avait peut-être un moyen qu’ils soient copains. Même si elle croyait plutôt qu’il serait parti sans demander son reste, il était finalement resté et avait même décidé de lui montrer un oiseau. Mais s’il avait voulu déserté, il l’aurait bien fait avant, comme quand elle lui avait demandé pour aller dans la volière.

Des sifflements résonnèrent dans la tourelle, Siiri regarda les oiseaux s’agiter. Un d’autre eux s’approcha d’eux. La Drakkari inspira d’excitation, ces couleurs lui faisaient penser à un phœnix. Il se posa sur son avant-bras, et le Drakkari redescendit le bras de la jeune fille. Il sourit, et rapidement suivit de la jeune Drakkari. Cet oiseau avait le même éclat dans ses yeux que les corbeaux.

Un minimum de déception passa rapidement quand il lui dit que c’était un Scroal, de toute façon, pourquoi avait-elle espéré que cet oiseau soit un phœnix ? Ils n’existaient pas, pourtant, elle ne cessait d’y croire.

Il lui expliqua des choses sur cet animal volant, elle tourna rapidement le regard vers son ainé, mais ne détacha plus sur regard de l’oiseau après cela, et de son regard intriguant. Il lui autorise à le caresser, encore fallait-il qu’elle arrive à faire passer le message. Son masque n’allait surement pas l’aider. Elle ferma les yeux et prit une grande inspiration, le masque tomba quand elle rouvrit les yeux, son visage devint légèrement plus triste et supprima toute arrogance, tant pis si son ainé le voyait, de toute façon, elle pensait qu’il n’y prêterait pas beaucoup d’importance.

Siiri plongea les yeux dans ceux du Scroal, elle essayait de faire passer toute ses bonnes attentions dans son regard. Elle resta ainsi une bonne vingtaine de secondes. Puis elle avança timidement sa main vers la tête de l’oiseau. Sa main se stoppa juste au dessus de la tête de l’oiseau. Après un peu d’hésitation, elle posa légèrement sa main sur la tête du Scroal. Heureusement, il ne broncha pas, il ne faisait que la regarder, elle, sa main était juste posée sur la tête de l’oiseau. Son masque n’était toujours pas revenu, et une fascination mêlée à un peu de peur et sa tristesse marquée à vie, se lisait dans ses traits. Elle daigna enfin à bouger un peu la main, toujours en fixant le regard de l’oiseau.

L’oiseau se laissa faire, mais continuait tout de même à la regarder. Malgré cela, Siiri fut heureuse qu’il se laissât faire. Elle enleva sa main et regarda son ainée en souriant.

-Ca marche bien, quel super conseil, j’essayerai avec d’autre oiseau.

Elle hésita quelques secondes, et rajouta :

-M… Merci.

Le fait que son masque était « par terre » et que pour une fois elle avait envie de réellement remercier quelqu’un ces temps-ci. Le fait que cette personne soit de la même race devait aider également, elle avait enlevé son masque plusieurs fois en moins d’une journée, se qui était actuellement très rare. Elle détourna son regard, remercier une personne lui faisait bizarre maintenant, elle était un peu timide sans son masque, elle avait intérêt à le remettre rapidement, mais en ce moment, il était trop loin, trop d’excitation peut-être.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Mer 4 Juil - 18:08

Finalement elle n’était pas si inintéressante. Et même plutôt intrigante. Ainsi elle se passionnait pour les oiseaux ? Elle avait de quoi. Il s’agissait d’animaux magnifiques et leur capacité à voler passionnait les esprits depuis des temps immémoriaux.
Elle avait très légèrement sursauté lorsqu’il l’avait attrapée et il avait eu un sourire. Bien, elle avait de bonnes sensations tactiles. Si elle s’entraînait, elle pourrait réagir rapidement et efficacement f ace à un danger. Il doutait qu’elle en soit capable pour l’heure. Après tout, sinon elle se serait certainement défendue.

Tristan se montrait aimable et investi pour cette « sœur » maintenant qu’elle lui en donnait l’occasion. En même temps, tant qu’elle ne lui fournissait pas de quoi, il ne pouvait pas vraiment se montrer gentil. Il espérait qu’elle appréciait le geste, qu’elle comprenait qu’il n’était pas son ennemi, il en avait déjà bien assez pour ne pas faire d’une Drakkari une ennemie également.

En tous les cas, elle semblait savoir ce qu’il lui mettait autour du bras et même s’il avait pris le plus petit de la volière, il tournait autour du bras de la jeune fille. A cette prise de conscience, un sourire éclaira le visage du garçon. Il avait peut-être de quoi l’intéresser bien plus encore.
Il avait sifflé d’une certaine manière et le Scroal était venu aussitôt. Elle semblait surprise, émerveillée… puis déçue par le nom qu’il donnait. Il lui demanderait peut-être pourquoi si elle lui en laissait l’occasion.

Par contre, elle écoutait ses paroles, ses conseils, à cet instant elle était extrêmement attentive. Il était certain à présent que tout ce qui pouvait concerner les oiseaux et qu’il pourrait lui apprendre la passionnerait. Cette jeune fille n’était pas si banale. Ce n’était pas du sexisme mais généralement les filles s’intéressaient plutôt aux jolis oiseaux, or il l’avait vu s’intéresser aux faucons et aux corbeaux. C’était un signe de maturité, d’intelligence mais aussi de sensibilité et de connaissance de ces puissants volatiles. Etonnante finalement.

Mais il n’était pas au bout de ses surprises, même si Tristan avait l’habitude de ne pas laisser passer la plupart de ses émotions. Enfin sauf parfois devant une certaine demoiselle mais ça… ce n’était pas vraiment intentionnel généralement.
Elle voulut essayer d’appliquer le conseil qu’il venait de lui donner et surtout d’illustrer. Non il ne lui donnait pas de fausses informations pour lui faire du mal ou qu’elle se fasse bêtement avoir par l’oiseau. Il était honnête. Il avait plus à perdre après tout, en lui racontant n’importe quoi à cette heure. Il le lui prouvait en lui montrant comment il agissait.

Elle s’investit aussitôt beaucoup, essayant de l’imiter avec attention et application et il eut l’impression très nette de voir un masque se fissurer. Tout à coup il lui semblait que la demoiselle était triste, honnête mais triste. Allons bon…
Mais respectueux, il ne dit rien, préférant la laisser se livrer à son rythme si elle décidait de le faire, la brusquer ne ferait que la braquer. Il n’obtiendrait rien ainsi.

D’ailleurs alors qu’elle réussissait à caresser l’oiseau elle était heureuse il le voyait et prête à tenter de nouvelles choses pour ces êtres volants qu’elle aimait tant. Il sourit et lorsqu’elle le remercia il inclina légèrement la tête pour lui signifier que ce n’était rien. Eh bien… il ne s’attendait pas à ça, pas après son comportement près du portail. Intéressante au final…
Tristan émit un nouveau léger sifflement et l’oiseau s’envola faisant abaisser le bras de la jeune fille lorsqu’il décolla, ses ailes puissantes frôlant leur visage.
L’instant d’après il enlevait le bracelet de cuir du bras de Siiri, lui jetant un regard pensif.

- Beaucoup de gens… pensent que soutenir le regard de tels animaux signifie leur manquer de respect ou les provoquer. Mais c’est tout le contraire au final. Sans doute parviennent-ils mieux que nous à percevoir dans les yeux des gens ce qu’ils sont.


Il reposa tranquillement le bracelet sur une étagère prévue à cet effet.

- Tu as l’air de t’intéresser aux oiseaux… tu devrais déjà penser à avoir un protège-bras à ta taille avant de penser à t’approcher d’un oiseau de proie et surtout à songer en vouloir hein. Tu es plus menue que ce que je pensais, il n’y en a pas à ta taille ici… et il paraît que le tanneur de cette ville, enfin celle que tu as dû apercevoir, n’est pas des plus doués… il serait certainement assez intéressant que tu… le confectionnes toi-même… qu’en dis-tu ?

Petite invitation ? Oui… effectivement…
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Mer 4 Juil - 22:05

Siiri fulminait, toujours heureuse mais un peu étonnée d’elle-même, o était son sale masque dans le fouillis de son cerveau ? Ho et puis tant pis, les cernes ça ne la dérangeaient pas, et puis son visage triste commençait à s’effacer un petit peu, car évidement l’émerveillement prenait un peu trop de place. L’oiseau s’envola, l’arrachant soudainement à ses pensées et à son visage souriant figé pendant ses réflexions. De très puissantes ailes poussèrent son bras vers le bas. Il fallait dire qu’avec le peu de muscle contenus dans son bras, elle ne pouvait pas grand-chose contre cette force.

Tout cela était encore de la faute de sa sœur, et un peu de la sienne aussi. Siiri avait perdu énormément de poids après le décès de sa mère. Après s’être reprise, elle avait perdu un peu moins de huit kilo et vers dix ans cela faisait beaucoup. Mais peu de temps après, avec l’éducation tellement mauvaise de sa sœur, elle ne reçu pas beaucoup à manger, et puis elles n’avaient pas l’âge de travailler pendant un moment, mais même quand Lula avait trouvé un travail, les disputes incessantes et les punitions lui donnaient rarement l’occasion de manger un repas digne de ce nom.

Siiri regarda Tristan enlever la lanière de cuir, même si elle pouvait le faire toute seule, elle le laissa faire, son masque était toujours perdu dans la pénombre de ses pensées, elle contempla son bras mince en soupirant un peu tristement. Elle se dépêcha de cacher ses bras nus dans son dos, le vrai elle était assez complexée par son physique trop mince. Elle se promit de manger beaucoup dans cette école, et pourquoi pas gagné un peu de muscle ?

Elle écouta des explications qu’elle n’avait jamais lu dans des livres mais qu’elle faisait déjà depuis longtemps avec certain oiseaux, même si la plupart du temps, c’était pour voir leur beaux yeux et l’intelligence qu’ils dégageaient. Elle hocha la tête et les sourcils avec un air de « je le sais ça ». Il reposa la protection sur une étagère remplie d’objet similaire. La Drakkari replongea les yeux dans ceux de son ainé quand il continua. Il lui donnait encore quelque conseil qu’elle essaya de graver dans son cerveau. Il souligna sa minceur, cela la gêna un peu, bien sûr qu’elle était menue, elle portait d’ailleurs souvent des vêtements amples ou qui grossissaient pour ne pas que cela se voit de trop. Elle détourna brièvement le regard en se mordant la lèvre mais revenu très peu après dans les yeux de son guide. Il lui proposa de fabriquer sa protection, puisque le tanneur était un incompétent digne des égouts.

Pour elle la question ne se posait pas, l’occasion ne se représenterait peut-être pas. Et puis, si elle pouvait avoir une protection à sa taille et en plus de ça, de qualité et fiable. Ajoutons le fait que cela devait couter moins cher et que ça avait l’air d’être amusant, elle n’hésita pas une seconde.

Même si le Drakkari avait l’air méchant et inexpressif pendant les premières minutes de leur rencontre, il avait l’air maintenant un peu plus ouvert et gentil. Bien sûr c’était son personnage qui l’avait provoqué, et d’ailleurs elle n’en avait pas honte, son personnage n’était pas vraiment elle, elle ne regrettait pas ce qu’elle disait quand elle était cette fière peste arrogante. Elle était comme endormie dans son corps, comme si une âme venait prendre le relais dans le contrôle de son corps et de ses paroles. Elle ne s’était pas alarmée, de toute façon, ce masque était plus actif qu’inactif, à vrai dire c’était très rare quand il tombait. Mais quand les oiseaux, les mythes et le légendes étaient aux rendez-vous, il tombait et même se faisait enfermé dans un tiroir à double tour jusqu’au départ de ses passions.

Siiri fit mine de réfléchir en exagérant pour qu’il voit qu’elle faisait semblant. Elle lui fit un grand sourire en levant les mains au ciel.

-La question ne se pose même pas ! Bien sûr que je veux !

Elle laissa retomber ses mains et elles vinrent claquer contre ses hanches fines. Elle ne savait pas où aller, mais elle était très excitée. Elle bougeait, gardant néanmoins ses bras derrière son dos. Elle sautillait sans décoller ses pieds du sol, toujours un grand sourire aux lèvres.

-Alors, où on va ? J’attends de voir où t… Vous allez me conduire.

Elle s’était reprise in extremis mais n’avait fait comme si rien ne c’était passé. Elle voulait toujours le vouvoyer, elle redoutait toujours un peu de lui donner sa confiance, sans son masque, tutoyer un personne voulait dire, à l’instar de son autre personnalité qui elle prenait ça comme un signe d’irrespect, qu’elle était amie et en confiance avec cette personne. Mais ne l’était pas encore complètement, elle attendait peut-être un signe qui lui dirait qu’elle peut le faire, même si elle ne savait pas de quel signe il pouvait s’agir. Après tous, elle l’avais tutoyé naturellement, cela n’était-ce pas un signe ?
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Jeu 5 Juil - 16:04

Finalement il ne fallait pas grand-chose pour aider la jeune fille à s’ouvrir, au moins un peu. Tristan songeait avec un amusement à peine caché que s’il ne s’était pas arrêté à la volière, s’il avait simplement continué sa route en l’entraînant à sa suite, ça aurait été totalement différent.
Dans cet univers qu’elle semblait apprécier, la jeune fille laissait en effet tomber cette espèce de masque d’arrogance qu’elle portait pourtant avec fierté.

Il était un guerrier, son rôle était de combattre, pas de se la jouer gentil beau garçon attentif aux problèmes des uns et des autres. Pourtant avec elle c’était différent, sans doute parce qu’elle était une Drakkari comme lui. En tous les cas, il s’était prêté à une observation discrète mais attentive de la nouvelle élève.

Effectivement, il avait remarqué son corps mince, un peu trop sans doute mais il n’avait pas l’intention de lui poser des questions dessus ou de l’embêter à ce propos. Après tout, si elle voulait lui dire quelque chose, elle le ferait de son gré. Les Drakkaris sont bien trop têtus et trop fiers pour accepter de se livrer par la force, pour être honnêtes lorsqu’ils sont contraints à avouer certaines choses. Il l’avait lui-même prouvé chez les Cheistams après tout.

Même s’il n’était pas facile à émouvoir, Tristan était tout de même… plutôt satisfait d’avoir fait plaisir à la jeune fille et il enchaîna sur sa proposition de lui apprendre à se faire un protège-bras à sa taille. Encore une fois, il ne souhaitait pas la mettre mal à l’aise à cause de sa taille ou de son poids, d’ailleurs il ne lui jetait aucun regard insistant et essayait de la toucher le moins possible, détournant poliment les yeux.

Il savait être discret quand la situation l’imposait.
Et là il valait mieux l’être. Surtout que la demoiselle avait justement abaissé au moins un peu ce masque d’arrogance pour montrer sincérité et admiration envers les oiseaux qui l’entouraient. Ca valait bien des discours, il aurait eu tort de la brusquer et de tout mettre par terre ainsi.
D’ailleurs le jeune homme lui sourit, rassurant alors qu’elle s’exprimait. Oui, il était gentil, tant qu’il avait des raisons de le faire après tout, il pouvait bien…

- On va sortir et continuer la visite rapidement. Tu dois avoir hâte de poser tes affaires et pour ça il faut se rendre aux dortoirs. Au passage je te montrerai la bibliothèque, il doit y avoir des livres sur les oiseaux qui pourraient t’intéresser. Et tu ne serais certainement pas contre quelque chose à boire ou à manger. Il est tôt après tout et je dois y repasser pour manger quelque chose donc… si ça te dit…


Non, il ne l’agressait pas par rapport à son poids, ne faisait pas de réflexion dessus ou alors c’était rudement bien mené puisqu’il parlait avec détachement, presque indifférence en haussant les épaules. L’invitant à le suivre d’un signe de main, il sortit de la volière. Il avait remarqué sa petite erreur de langage. Elle avait bien failli le tutoyer, preuve qu’elle se sentait tout de même un peu plus en sécurité qu’un peu plus tôt. Il réprima un sourire, ce n’était qu’une toute petite victoire… mais tellement rassurante dans un sens…
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Jeu 5 Juil - 22:21

Au plus grand soulagement de la Drakkari, il ne prêtait pas plus d’attention à sa minceur, elle se sentit un peu mieux et arrêta de cacher ses bras. C’était rassurant, il était rassurant. Elle n’avait plus trop envie de le quitter, de quitter la première personne avec qui elle abaissait son masque depuis très longtemps. Mais bon, il faudrait bien un jour qu’elle le quitte, de toute façon, elle ne pouvait pas faire la sangsue et ne le voulait pas spécialement, elle voulait juste passer du temps avec un Drakkari et par la même occasion, une personne qui aimait les oiseaux.

Elle l’écouta silencieusement, toujours un sourire aux lèvres. Une proposition était intéressante, la bibliothèque, non seulement il devrait y avoir des ouvrages sur les oiseaux, mais non seulement des légendes ou des livres sur les créatures fantastiques, qui, elles esperait, étaient réels. Pour le dortoir, pourquoi pas, mais ce n’était pas trop important pour l’instant, d’ailleurs, où était son sac ? Elle fronça les sourcils et regarda sur les côtés. Elle vit son sac par terre près de la porte, elle le prit mais le contenu se déversa une nouvelle fois sur le sol. Elle étouffa un juron et se mit à genou pour ramasser ses affaires, enfin, ses rubans et son journal intime qui s’était d’ailleurs ouvert. Elle le ramassa rapidement et le fourra dans son sac. Elle n’avait pour ainsi dire rien prit, mais elle n’avait pas grand-chose chez elle, sa chambre n’était pas très personnelle, à part ses vêtements éparpillés partout et les quelques livres sur les légendes et les oiseaux, elle n’avait pas grand-chose.

La jeune fille se leva et mit son sac en bandoulière. Pourquoi ne pas poser son journal intime, enfin, planquer son journal dans les dortoirs ? C’était la seule chose qu’elle possédait puisqu’elle gardait toujours trois rubans dans ses poches, et elle n’en avait prit que quatre en comptant celui qui était dans ses cheveux.

-Ok, on va déposer mon carnet dans les dortoirs et puis on va manger.

Elle sourit, même si elle savait qu’elle n’allait pas savoir beaucoup manger étant donné qu’elle n’en avait plus vraiment l’habitude, mais elle n’avait pas besoin de lui faire part de ce détail et gâcher sa proposition, c’était maintenant rare qu’elle aye vraiment faim, mais elle se forcerait à manger, il n’y avait pas forcément de problèmes.

La Drakkari ouvrit la porte et s’apprêta à partir quand elle s’arrêta, elle dit d’un air paniqué :

-Mon crayon ! Où est mon crayon ? Il a du rouler quelque part, aide moi à le retrouver ! Il est rouge et il y a des motifs tribaux dessus !

Siiri se mit à terre et si mit à sonder littéralement le sol, Elle ne voulait pas perdre ce crayon, c’était celui réservé pour son carnet, et elle l’aimait bien en plus. Elle ne remarqua même pas qu’elle l’avait tutoyé, trop paniquée par la disparition de son crayon. Elle se trainait par terre en se trainant frénétiquement. Elle cherchait sous les meubles et les étagères, mais ne le trouvait pas. Malgré ça, elle continua à chercher, il ne devait pas être bien loin. Elle opta au bout d’un moment vers une approche plus stratégique, elle se releva et se mit là où le contenu de son sac s’était déversé, et s’accroupit en faisant attention à sa jupe et tourna sur elle-même pour essayer de trouver son fichu crayon. Malgré tout ses efforts, elle n’arrivait pas à le trouver, mais elle ne lâchait pas l’affaire. Elle continua courageusement ses recherches, peut-être que son ainé le trouvera lui. Elle fit la grimace, elle ne pouvait pas perdre ce crayon !
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie.   Dim 8 Juil - 10:54

Tristan en effet, ne s’était pas vraiment soucié d’elle ou plutôt pas vraiment soucié de son poids comme si le manque pourtant évident de celui-ci ne lui sautait pas aux yeux… Ou comme s’il s’en désintéressait totalement peut-être.
Même s’il avait tout de même proposé avec un tact certain ou une totale indifférence, encore à vérifier, d’aller manger un morceau si elle le souhaitait, avec lui.
De toute façon, même si elle ne voulait pas manger avec lui, il comptait lui indiquer l’emplacement du réfectoire afin qu’elle puisse se restaurer au plus tôt et surtout dès qu’elle en ressentirait le besoin.

Ce n’était pas parce qu’il détestait son nouveau statut d’homme à tout faire plutôt indigne d’un guerrier tête brûlée de sa trempe, même si pour l’heure c’était en quelque sorte un repos à cause de son bras en… piteux état, qu’il allait négliger une si importante indication. Eluder un peu les différentes informations fournies par Cassidy, sur les clans, les différents coins du « parc » qui se passaient de commentaires (une forêt, c’est une forêt, pas besoin d’en faire un roman) oui, mais quand même, il y avait quelques coins qu’elle devait au moins savoir… repérer. Après il n’était pas fait pour les visites guidées et ça ne l’intéressait pas le moins du monde alors comme ça.

L’idée d’entrer dans la volière après avoir vu l’émerveillement, la curiosité enfantine de la jeune Siiri était… brillante en fin de compte. Ce n’est pas qu’il surestimait son choix, sa façon d’agir mais Tristan était plutôt content d’avoir pris cette initiative. Elle avait eu l’air sincèrement heureuse et mine de rien, il ne s’en était senti que mieux. C’était une Drakkari, plus jeune que lui. Instinctivement il chercherait certainement à la protéger si quelqu’un cherchait à lui faire du mal… il se soucierait d’elle, même s’il n’en aurait certainement pas toujours envie et il la soutiendrait au mieux, autant essayer de s’entendre.

Même si elle était apparemment capable d’être tout simplement… odieuse, l’adolescente pouvait aussi avoir un air passionné, d’un calme olympien, il en était sûr. Elle était certainement capable de passer des heures, simplement immobile, dans une position inconfortable pour observer ces oiseaux qu’elle aimait tant. La volière risquait de devenir son lieu de prédilection.
Alors qu’ils s’apprêtaient à sortir alors qu’elle affirmait vouloir « poser » quelque chose aux dortoirs avant d’aller manger, comme il l’avait proposé, elle fit tomber ses affaires, les ramassant machinalement avant de se mettre… à paniquer.

Apparemment elle avait perdu quelque chose et elle tenait beaucoup à ce quelque chose.
Tristan surpris, haussa un sourcil et regarda négligemment autour de lui, la laissant chercher. Après tout, elle n’avait pas besoin qu’il touche à ses affaires. Sauf qu’elle en vint même à requérir son aide… Elle devait vraiment tenir à ce truc. Lui donnant une brève description, elle se remit à quatre pattes pour le chercher. Heureusement que le jeune homme était assez mûr pour ne pas vraiment s’intéresser aux filles de cet âge… autrement des idées déplacées lui auraient plus que probablement traversé l’esprit.

Elle le tutoya et il l’observa sans bouger pendant une seconde avant de se détourner, fouillant de son côté, mais en silence. Enfin il s’arrêta, soupirant et s’avança près d’un perchoir, de petites « cabanes » où se nichaient certains oiseaux. Sans hésiter, il mit sa main droite dans l’un des trous, se fichant des coups de bec qu’il recevait et le stylo brillant surgit peu après entre ses doigts. Il le tendit à Siiri qui cherchait toujours au sol avec un sourire et sans poser de question.

- Il brille… une des pies l’a sans doute trouvé à son goût. Navré, tiens.


Il se redressa, se passant une main sur le visage, encore fatigué par sa courte nuit puis fit signe à la jeune Drakkari de le suivre à l’extérieur. Ils continuèrent une rapide visite plutôt écourtée alors qu’il lui indiquait de loin l’emplacement des écuries, le lac dont il avait parlé plus tôt, une espèce de rassemblement d’arbres fruitiers vers le mur qu’il aidait à construire avant l’incident etc.
Il y avait de nombreux lieux à visiter. Elle s’en ferait certainement un plaisir mais chaque chose en son temps.

Le jeune homme la guida alors vers l’intérieur du château, gravissant par grandes enjambées, sans s’essouffler les longues volées de marche avant de s’arrêter au niveau des dortoirs des élèves.
Même s’il n’avait encore jamais visité, il se dirigea avec aisance vers l’aile sud-est et s’arrêta devant une porte.

- Voici le dortoir des Koeurdefeu. Je n’ai pas le droit d’entrer je pense et c’est sans doute plus prudent. Je pense que tu trouveras tout ce qu’il te faut à l’intérieur, il doit y avoir un dortoir pour les filles et un pour les garçons, prends le lit que tu souhaites s’il n’y a pas d’indication et prends ton temps pour faire ce que tu souhaites, je t’attends en bas des escaliers au rez-de-chaussée. A plus tard.


Il lui sourit puis s’éloigna tranquillement, pensif.
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