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 Mange même si tu n'as pas fin.

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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Mange même si tu n'as pas fin.   Jeu 12 Juil - 15:00

Suite de Le début d'une nouvelle vie.


Siiri attendait devant le réfectoire, son masque avait été replacé après avoir croisé plusieurs personnes sur le chemin. Quand Tristan avait retrouvé son crayon, elle l’avait remercié d’un signe de la tête en souriant à pleine dent, laissant voir ses canines un peu plus grandes que le moyenne à son âge. Mais cela ne la dérangeait pas. Elle avait suivi son ainé pour la suite de la visite, écoutant attentivement pour ne pas se perdre à l’avenir, elle prenait toujours des notes dans son journal. Quand il eut fini, elle avait déchiré la page pour la garder. Il l’avait conduite aux dortoirs après une séries de marches qui l’avait fatiguée et lui avait donné mal aux mollets, même si elle essayait de ne faire comme si elle n’avait rien, elle ne pouvait pas s’empêcher de grimacer un peu et se frottant de temps à autre ses jambes, son masque était toujours aussi loin, autant ne pas jouer la comédie du tout. Mais elle souriait toujours, heureuse d’avoir découvert un Drakkari et qui plus est, un connaisseur de oiseau, et gentil en plus de ça.

Après avoir été choisir un lit près d’une fenêtre, cacher son journal dans sa taille d’oreille et avoir pris soin de défaire son lit pour montrer qu’il était occupé, elle avait croisé deux personnes dans le couloir, son masque s’était automatiquement replacé.

Siiri avait soulevé la question de pourquoi elle était au Koeurdefeu mais était vite passé à autre chose, de toute façon elle ne pourrait pas changer.
Elle s’était un petit peu perdue dans le château mais ma Drakkari avait gardé espoir et avait fini par trouver le réfectoire, une grande salle qui sentait la nourriture. Elle n’était pas très fan de l’odeur de nourriture, elle avait tout de même voulu rester, mais la jeune fille avait vite renoncé pour être sûr qu’elle puisse avaler quelque chose quand même.

Elle attendait contre le mur à côté de la porte d’entrée, le masque toujours haut levé, elle regardait d’un air supérieur les personnes qu’elle croisait. Celles-ci lui rendaient un regard perplexe et continuaient leur chemin sans trop y porter d’importance. La vrai Siiri était un peu impatiente de pouvoir revoir une personne en qui elle avait plus ou moins confiance, sous son armure d’indifférence, elle était heureuse, quoiqu’un peu stressée à l’idée de devoir manger un présence de quelqu’un d’autre, elle espérait qu’il ne lui ferait pas remarquer, car elle ne saurait rien dire pour expliquer sans lui parler d’elle, ce qu’elle détestait un plus au point.

Elle ne voulait pas parler d’elle, elle ne voulait pas aborder les sujets dont elle avait honte, elle voulait juste les oublier pour toujours, mais malheureusement, elle n’y arrivait pas de toute façon, même si elle s’y attèle souvent. Elle voulait garder ses problèmes et ses secrets, mais déjà, qui voudrait savoir et partager sa tristesse et tous ses autres problèmes plus ou moins important ? Et en plus de ça, supporter le masque qu’elle aborde fièrement, puisqu’elle avait beaucoup de mal à l’enlever de plein gré, même si des fois elle y arrivait sans problèmes. Cela devait dépendre de son humeur ou de la situation. Ce qu’elle voulait savoir c’était si elle arriverait à de nouveau l’enlever quand Tristan arrivera.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Mange même si tu n'as pas fin.   Dim 22 Juil - 8:17

Au départ elle était bien partie pour ne s’attirer que son indifférence. Il ne pouvait pas non plus être antipathique. Après tout, elle était une drakkari, comme lui, il finirait certainement par se soucier d’elle et ce même si elle était… glaciale, agressive dans ses paroles.
Mais fort heureusement, la demoiselle avait changé de comportement. Pas pour lui évidemment mais pour les oiseaux. Tristan était plutôt content de sa propre réaction.
Après tout, elle l’avait agacé, il aurait pu être vraiment cassant à son tour, ne pas lui répondre mais il s’était investi… avec dans l’idée… d’impressionner la directrice. Enfin c’était une possibilité hein !!!! Ce n’était pas du tout son objectif !!!!

Enfin… bon…
Bref, il avait découvert qu’elle se cachait derrière des faux-semblants, du moins c’était l’impression qu’elle lui donnait. Niveau masque, carapace, il en connaissait un rayon et de ce fait ne pouvait que comprendre… enfin un peu du moins, concevoir serait plus juste. Disons qu’il la cernait un peu mieux. Il ne savait rien d’elle et n’avait pas l’intention de la poursuivre avec une boite de mouchoir pour la convaincre de s’épancher en sanglotant sur sa vie, qu’il serait son épaule pour pleurer. Si elle ressentait le besoin de se confier par contre… peut-être qu’il saurait se montrer… compréhensif, à l’écoute. Et encore une fois ce n’était pas du tout pour plaire à Cassidy !!!! c’était juste… ben parce que la jeune Siiri était une Drakkari, comme lui et qu’il n’avait pas le choix, dans ses gènes, il y avait ce truc… ce besoin de s’inquiéter pour ses cadets !!!!

Le beau jeune homme s’était fait calme et lui avait appris quelques petites astuces qui n’avaient franchement rien d’exceptionnel. Mais après tout pourquoi les cacher, cette jeune fille avait soif d’apprendre sur ce sujet. N’était-ce pas égoïste de se taire quand on pouvait… satisfaire ainsi quelqu’un ? Etait-ce que recherchait la jeune Herediane ? Peut-être.

Ils étaient sortis de la volière, se dirigeant vers le château rapidement et il lui avait dit qu’elle était à koeurdefeu, montant d’un bon pas les marches des escaliers. Si le bras du jeune homme était en vrac, ses jambes par contre entraînées par des heures de courses à pied et d’exercice étaient bien assez endurantes pour continuer ainsi longuement. Néanmoins, il se força à diminuer l’allure en voyant qu’elle avait du mal à suivre.
Pourtant aucune critique ne passait sur les traits du guerrier. Il ne se moquait pas d’elle, pas le moins du monde. Tout le monde ne pouvait pas être sportif après tout. Elle aimait les oiseaux… pas forcément le sport.

- Hum… Pour être honnête je ne sais pas trop. Il s’agit du nom du gardien Drakkari qui a protégé notre monde bien sûr… Mais en fait sont rassemblés, si je comprends bien, dans ce clan, des personnes partageant des… qualités ou façons d’être particulières. Je pense que le courage doit en faire partie. Koeurdefeu était l’un des plus intrépides Drakkaris qui aient vécu… c’est plutôt une bonne chose d’être dans ce clan je pense.


Il avait souri mais sans la regarder, d’un air légèrement vague. Puis le jeune homme l’avait laissée près de son dortoir, retournant dans sa propre chambre, pensif. Son bras lui faisait un peu mal mais il allait tout de même beaucoup mieux que ce qu’il aurait pensé la veille. Moui… Il n’allait pas lui pardonner si vite pour autant. Cassidy méritait tout de même d’avoir encore quelques remords, même si… Il marmonna tout seul. Il ne pensait pas à elle, non non, pas du tout…

Peu après il redescendait nonchalamment après avoir tenté de s’introduire ni plus ni moins dans la chambre de la jeune femme. Mais elle avait prévu le coup et l’avait verrouillé apparemment. Donc… elle ne prenait pas ses menaces à la légère. N’était-ce pas plutôt bon signe ?
Tristan aperçut Siiri qui l’attendait près du réfectoire. Elle semblait… plus fermée de ce qu’il pouvait voir de loin. S’avançant jusqu’à la jeune femme, il lui fit un sourire gentil, se passant la main droite dans les cheveux dans un effort utopique de se recoiffer. Il fit un signe de tête en direction de la grande salle où ils pouvaient manger.

- Allez viens.

Ne vérifiant pas qu’elle le suivait, il entra, allant s’asseoir à une table. Encore une fois avec une certaine flegme, il prit une brioche qu’il se mit à mâchonner pensivement.
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Mange même si tu n'as pas fin.   Dim 22 Juil - 9:03

Siiri était plongée dans ses pensées, repensant à ce qu’avait dit Tristan au sujet du clan Koeurdefeu, avait-elle une once de courage ? Elle ne savait pas, elle ne voulait pas savoir, même si elle pensait plutôt qu’elle n’était qu’une lâche qui refusait de faire face à ses problèmes en se cachant pour les contourner Mais ses problèmes la suivaient dans son dos, ils revenaient la poignarder dès qu’elle faiblissait un instant.

La Drakkari ne comprenait pas pourquoi son ainé avait persisté à lui parler, d’habitude, les adultes renonçaient vite à lui parler et s’en allaient, la laissant seule. Ce qu’elle désirait un peu au finale, non, elle ne savait pas du tout ce qu’elle désirait, tout son esprit ressemblait à sa chambre, tout était éparpillé et complètement en bordel, elle ne savait pas grand-chose de ce qu’elle voulait faire, seul un but restait encré dans son esprit : se venger, se venger de sa sœur et ainsi peut-être faire un sorte de deuil, peut-être.

Voilà qu’arrivait son ainé, elle l’aperçu et releva la tête. Mais le masque ne tomba pas, pas tout de suite, elle n’y arrivait pas, il ne voulait pas tomber. Quand il lui sourit, elle ne put réprimer un sourire moqueur, c’était comme si sa carapace devenait indépendante, elle n’arrivait plus très bien à se contrôler ni à sortir de ce personnage.

Ses poings se refermèrent, elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas risquer que son ainé recommence à l’ignorer à cause de son personnage. Quand il entra dans la pièce, la Drakkari resta sur place, les yeux fermés et la tête baissée. Il fallait qu’il tombe, il fallait qu’elle redevienne elle-même pendant ce moment, elle ne voulait pas voir s’envoler la première personne qui avait vu son vrai visage depuis un petit moment maintenant, elle ne voulait pas que cette personne se s’envole au loin et qu’elle se retrouve seule.

Siiri daigna enfin à entrer, ignorant son dégout face à l’odeur de la nourriture et entra, la tête cette fois-ci relevée. Elle ne souriait plus, elle « luttait » pour que son masque tombe enfin, une lutte intérieure violente. Si bien qu’elle resta encore plantée après avoir fait un pas, sa tête s’était rabaissée. Une main s’était portée à son visage.

Elle repensa à plus tôt, était seulement le fait qu’ils étaient entourés d’oiseaux que son masque était tombé, et pas à cause de son ainé ? Certainement, mais elle ne voulait pas l’admettre et pensa à se qu’il avait fait pour elle. Rien de très important, mais juste le fait de continuer à lui parler malgré le fait qu’elle était une peste était déjà important. En cette pensée, elle réussit, elle réussit enfin à battre son personnage et cela la soulagea grandement. Elle releva la tête et se dirigea d’un pas un peu sautillant vers Tristan, silencieuse, mais un mince sourire apparu. Elle prit une brioche sans trop réfléchir, elle ne voulait pas se faire remarquer et questionnée sur ça. Elle s’assit en face de son ainé et commença à regarder avec un certain dégout ce qu’elle tenait dans la main. L’odeur était encore plus forte, elle n’avait vraiment pas envie de manger, mais elle le fit quand même. Elle arracha un petit bout de brioche et la porta à sa bouche. Par habitude, elle le mâcha pendant quelque temps, même si le bout qu’elle avait mit en bouche pouvait s’avaler sans même le mâcher.

Elle regarda Tristan manger normalement, elle aimerait bien pouvoir en faire autant, mais elle ne le pouvait pas vraiment. Pourtant elle fit un effort et mordit dans la brioche après une certaine hésitation. Elle commença encore à mâcher longuement, elle avait envie de le recracher, mais elle ne pouvait pas. Et elle ne voulait pas, elle voulait reprendre un peu de poids maintenant qu’elle pouvait manger à sa faim. Mais son estomac était comma atrophié, tout comme son cœur, à cause de sa sœur. Sa sœur qu’elle haïssait tant, dans un sens, elle était aussi allée dans cette école pour apprendre à se battre et peut-être la tuer, qui sait ? C’était elle qui avait tué leur mère, alors Siiri pouvait faire de même, pour rendre justice en quelque sorte.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Mange même si tu n'as pas fin.   Dim 22 Juil - 23:05

Il l’avait invitée à le suivre mais sans pression ni insistance. Après tout elle était libre de faire ce qu’elle voulait. Bien sûr, Tristan pouvait tout à fait passer pour un jeune homme indifférent, peu attentif aux autres. Il n’en était rien… Enfin si, il étai un peu comme ça, mais là, pour la jeune fille, c’était plutôt une bonne chose non ? Elle aurait certainement que peu apprécié qu’il l’observe avec insistance, attende qu’elle lui emboite le pas en l’observant comme si elle était un animal étrange qui agissait différemment des autres. Bien sûr, une personne attentionnée serait juste certainement resté en arrière à l’attendre, lui demander si ça allait. Mais parfois la sollicitude est une forme de pression… une source de stress.

Ainsi, le jeune homme se contenta d’aller s’asseoir, commençant à manger, comme s’il n’attendait rien d’elle. Si elle souhaitait le suivre, qu’elle vienne, sinon, il ne s’en formaliserait pas. Ca par contre, n’était-ce pas une forme de liberté. Pourtant, il levait de temps à autres les yeux, mais sans insistance, pour la regarder. Bien sûr elle était mince, sacrément d’ailleurs. Ce n’était certainement pas normal de ce qu’il savait mais ça ne le regardait pas. Si elle avait envie d’en parler à quelqu’un, quelqu’un surtout de mieux informé que lui, elle le ferait, la forcer ne l’aiderait ni à s’ouvrir, ni à avoir confiance en qui que ce soit.

Bien sûr, il ne savait pas qu’elle était en train de lutter fermement pour faire redescendre son masque, que ce n’était pas simple et qu’elle avait un peu peur au fond. Effectivement, il l’avait vue sans… et la jeune fille qui se cachait derrière était intéressante, peut-être un brin timide et craintive de ce monde dont elle ne savait pas tant de choses au final. C’était bien pour cela qu’elle venait en apprendre davantage ici non ?
Mais elle était souriante et elle donnait envie de faire connaissance. L’autre moins… mais ça c’était encore sans doute du fait que les Drakkaris pouvaient avoir un mauvais caractère et que même entre eux… ils ne supportaient que peur les ordres qui n’avaient aucune raison d’être. Dans son cas c’était moins des ordres que des… provocations.

Assis là, tranquille à manger sa brioche, il ne donnait vraiment pas l’impression qu’il attendait quelque chose d’elle, qu’il l’attendait tout court. C’était sans doute une bonne chose. Non, il ne savait pas qu’elle luttait pour faire tomber ce masque, de peur que lui, qui l’avait vu sans, soit agacé par la demoiselle revêche et prompte aux paroles blessantes. Mais il s’en douta un peu à la voir grimacer, hésiter, puis enfin arriver vers lui avec un petit sourire. Pas simple peut-être mais un sourire quand même. Tristan eut à son tour un de ses fameux sourires en coin. Pas mal…

Pendant encore quelques secondes, il demeura silencieux, se contentant de manger et d’observer de temps à autres, la jeune élève qui ne semblait que peu apprécier la nourriture et son odeur mais dont il avait surpris un regard assez... comme un peu jaloux. Après tout, lui mangeait sans mal.
Au bout d’un moment, il se laissa aller en arrière contre le dossier de sa chaise, les bras croisés sur son torse, un nouveau sourire flottant aux lèvres. Il leva les yeux vers le plafond, semblant très intéressé par celui-ci avant de parler… mais sans la regarder, histoire de ne pas la gêner… si ça la gênait.

- Les masques, carapaces, fausses attitudes..protègent bien. C’est pas grave si tu n’arrives pas à l’abaisser devant moi.


C’était juste pour lui dire que si elle n’y parvenait pas, il ne lui en voudrait pas, ni pour ses paroles. Mais ça c’était uniquement parce qu’il avait vu qu’il y avait quelqu’un dessous… Quelqu’un qui en avait sans doute besoin. Il soupira en croisant les mains cette fois derrière sa nuque. Ce n’était pas vraiment son truc les longs discours. Soudainement il rabaissa les yeux, un sourire malicieux aux lèvres.

- Qu’est-ce que tu aimes manger ?
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Mange même si tu n'as pas fin.   Lun 23 Juil - 9:21

Siiri était tellement soulagée qu’il ne la presse pas, elle avait déjà remarqué ça plusieurs fois. Il ne l’obligeait à rien, elle était libre de faire ce qu’elle voulait. Pendant son combat mental, il avait attendu sans mettre de la pression, rien qu’il ne puisse la stresser. Elle lui en fut reconnaissante, après tout, même sans faux semblant, elle n’aimait qu’on la presse. Quand elle s’était assise pour commencer à manger, enfin essayer de manger, lui semblait l’observer, mais elle ne relevait pas les yeux, elle n’aimait pas trop être le centre de l’attention. Bien qu’à deux, il était dur de ne pas l’être pour l’autre.

La Drakkari avait continué à arracher des miettes de brioches, elle avait renoncé à mordre dedans, le premier essai s’étant conclué par un atroce haut-le-cœur bien qu’il soit passé inaperçu dans ses gestes et expressions. Elle restait concentrée, mais elle commençait à vouloir abandonner, elle n’avait simplement pas faim, c’était d’ailleurs rare quand elle avait le ventre qui gargouillait. C’était le résultat de sa sous-alimentation, mais bon, elle ne pouvait pas « guérir » en un repas, donc il ne fallait pas s’alarmer maintenant.

Elle releva la tête quand elle l’entendit parler, elle ne sut l’expression qu’il avait, un sourire en coin pouvait signifier tant de chose. Mépris, amusement, elle ne savait pas, et cela la désorientait un peu.

Un petit sourire reconnaissant s’étira sur ses lèvres, elle pouvait garder son masque avec lui ? Elle ne voulait pas, elle avait remarqué, au premier instant de leur rencontre, l’indifférence qu’il lui avait envoyé en pleine figure quand elle avait commencé à parler. Elle ne voulait pas que cela se reproduise, mais elle était quand même contente qu’il lui dise ça, cela voulait peut-être dire qu’il ne serait pas comme la première fois ? Elle ne savait pas, mais elle ne voulait pas tenter quelque chose qu’elle pourrait regretter par après, et puis le masque était à distance pour l’instant, beaucoup plus près qu’avant certes, mais un peu éloigné.

Elle commençait à vouloir sortir de cette pièce pour respirer de l’air pur dénué d’odeur répugnante de nourriture. Elle serrait sa brioche comme si elle voulait qu’elle se désintègre. Un sourire malicieux d’étira sur le visage de son ainé, ses yeux s’étirèrent un tout petit peu, elle redoutait le pire, elle était sûre qu’il allait parler nourriture, elle se força à rester calme. Tout à coup, la question tomba.

Elle sourit, gardant son calme étonnamment bien, elle ne voulait pas parler de ses problèmes, mais elle était quand même soulagée qu’il lui demande ça, elle pouvait trouver un moyen de ne plus manger. Un silence s’installa, elle regarda sa brioche, puis revint sur Tristan, il devait surement trouve ça amusant. La Drakkari avait du mal à se visualiser amusante, elle ne l’était plus depuis longtemps. Mais elle s’en fichait un peu, dans sa vie, l’amusement prenait une place peu importante.

Elle finit par faire quelque chose qu’elle n’avait pas prévu, elle jeta la brioche par-dessus son épaule, celle-ci vint s’écraser à terre. Elle posa sa tête sur sa main et réfléchit avec une expression pensive. Elle ne voulait évidemment pas lui parler d’elle, mais elle voulait quand même signaler qu’elle ne mangeait presque pas.

-Mmmhh… Disons que j’ai perdu l’habitude de manger.

Elle ne mentait pas, et elle ne disait rien de très important sur elle, une simple phrase pour résumé sans les détails ce qu’elle avait. Elle ne voulait pas raconter l’épisode de sa mère, puis de sa sœur, de toute façon le résultat était le même au final, pourquoi faire compliqué ? Elle avait juste plus envie de manger, c’était aussi simple que ça. Si demandait encore quelque chose sur ça, elle ferait la même chose, pourquoi avait-elle perdu l’envie de manger ? Parce que. Parce qu’elle n’avait pas eu l’occasion de manger à sa faim, ce serait tous ce qu’elle dirait sur ça. Elle ne voulait pas étaler ses problèmes, même si elle doutait qu’il en demande plus, il devait avoir compris que si je n’en disais pas beaucoup la première fois, je ne risquais pas de m’étendre plus les autres fois. Sur ce point-là, elle était confiante, elle savait un peu comment il ré »agissait maintenant.

Elle reposa un bras sur la table, l’autre vint servir de pose tête, le coude sur la table. Elle bailla sans ouvrir la bouche bien grande, cela passa un peu pour un grand et long soupir, mais un deuxième vint pointer le bout de son nez et cette fois-ci elle bailla en ouvrant grand la bouche, elle se couvrit évidement la bouche avec sa main. Elle baillait sans arrêt, même quand elle n’était pas fatiguée, de même que ses cernes, présents naturellement. En plus de ça, elle était insomniaque, donc elle ne trouvait simplement pas beaucoup le sommeil. Tout ça était normal chez elle.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Mange même si tu n'as pas fin.   Mer 25 Juil - 10:25

Elle pouvait bien prendre ses paroles comme elle le souhaitait. Ca n’avait pas vraiment d’importance pour lui. Il disait juste ce qu’il pensait, comme toujours. Même si Tristan se surprenait. Il oubliait souvent qu’il ne pouvait rien contre ses gènes… Contre cet instinct qui le forçait en quelque sorte à se soucier de ses camarades et d’autant plus de ses cadets. Peut-être autrement ce serait-il contenté d’une froide indifférence. Peut-être la jeune directrice en avait-elle entendu au moins parler. Ca expliquerait au moins pourquoi elle lui avait demandé de s’occuper de la jeune Drakkari.

Pourtant dans un sens il n’était pas mécontent justement de ces gènes. Elle en valait peut-être le coup la demoiselle. Il avait appris à ne pas trop s’attacher aux gens mais là c’était vraiment différent. Ici, c’était une Académie, une nouveauté, une espèce d’école. N’était-ce pas normal que les adultes se montrent tout simplement présents pour les jeunes venus apprendre.
Oui mais lui il n’était pas un prof.. Et il n’était pas là par choix. Oh non…

Elle lui semblait étrange. Or ce qui était étrange intéressait Tristan. C’était plus fort que lui. Même s’il ne disait que très rarement dans ce cas qu’il était intéressé ou quoi que ce soit de ce genre, il aimait en savoir davantage, quand ça valait le détour. A ses yeux.
Certaines choses le valaient plus que d’autre. Une pointe de tristesse passa dans son regard, disparaissant aussi vite alors qu’il était toujours dans son étrange manège, parlant simplement même si c’était avec une certaine gentillesse tout de même.

Après tout, il ne la harcelait pas de question et il ne cherchait pas non plus à la psychanalyser ou tenter de l’hypnotiser avec des paroles telles que « ne t’en fais pas, nous sommes tes amis, tu n’as aucune raison de te comporter ainsi ». Ce genre de foutaises il les avait entendues. C’était trop souvent des mensonges.
Siiri prenait une posture intéressante également qui lui tira un sourire. Elle le surveillait sans s’en donner l’air et ce bras contre lequel elle appuyait négligemment sa tête dans une attitude un peu indifférente comme si tout allait bien… n’était-ce pas une protection en quelque sorte… Au cas où ?

Très intéressant.
Il ne s’attendait pas spécialement à ce qu’elle lui réponde pour ce qu’il avait prétendu par rapport à sa carapace même s’il faisait montre d’une généralité mais elle lui avait souri quand même. C’était sans doute beaucoup, il fallait apprécier ce petit geste, qui pour beaucoup n’était pas grand-chose.
Les hommes peuvent être tellement aveugles…
De même, il essayait juste de savoir ce qu’elle aimait manger pour essayer (et ça c’était un autre exploit) de lui faire plaisir en tentant de contacter une lutine.

A ce propos, il ne savait d’ailleurs pas encore trop comment faire. S’il gueulait « écureuil » dans tout le château, l’une d’entre elles finiraient certainement bien par apparaître… enfin peut-être. A tous les coups, elles étaient farceuses !!!
En tous les cas, il haussa légèrement un sourcil, surpris non pas par le contenu de sa réponse, quoiqu’un peu tout de même, mais parce qu’elle lui répondait. Ainsi, elle n’avait pas l’intention de mettre son masque devant lui. Touchant peut-être pour la petite directrice fleur-bleue… pas vraiment pour lui.

Pourtant il lui fit un sourire en coin. Son fameux sourire en coin, qui avait tant charmé. Après tout, n’était-il pas un séducteur hors de ces murs. Chassez le naturel et il revient au galop. Mais là, il n’était pas dans l’optique de séduire, juste d’être gentil. Il ébouriffa ses cheveux aussi rouges que ceux de la jeune femme.
La seule vraie différence entre eux, du point de vue des gènes des Drakkari était le fait qu’elle ait les yeux rouges, comme tous les Drakkaris alors que les siens étaient orangés et fendus par des pupilles de Nekos.

- Ne t’inquiète pas… Je n’ai pas l’intention de te poser des questions indiscrètes ou quoi que ce soit, ce ne sont certainement pas mes oignons et je sais très bien ce que c’est lorsqu’un chieur te demande des trucs… alors que tu n’as pas envie de répondre. Mais… si tu veux parler à quelqu’un… ben je suis là…


Il lui sourit de nouveau avant de soupirer d’un air déprimé, exagérément.

- Pfff, c’est pas trop mon truc en fait, je suis pas un prof, encore moins un psy, compte pas sur moi pour t’analyser hein…


Encore un sourire cette fois taquin alors qu’il se levait.

- Viens, on ferait mieux de sortir quand même, à priori les odeurs de nourriture t’écoeurent, autant s’échapper avant que tu ne tournes de l’œil.


Ben quoi ? Il était observateur quand même. Il ne vérifia pas encore une fois qu’elle le suivait, se contentant de marcher, encore une fois pour ne l’obliger à rien et une fois sorti du réfectoire, étira ses bras au-dessus de sa tête.

- Je vais te montrer la bibliothèque… tu devrais aimer… tu croiseras peut-être d’autres gens, j’avoue que je n’en sais rien. Enfin si tu veux apprendre des trucs sur les oiseaux, il faut commencer par là…

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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Mange même si tu n'as pas fin.   Mer 25 Juil - 21:24

Il voulait bien écouter ce qu’elle avait à dire ? Il acceptait de subir ses problèmes ? Il n’en était pas question, elle ne voulait pas, elle ne voulait pas. Même si elle sentait qu’elle pouvait lui faire entièrement confiance et qu’il ne la « trahirait » pas. Mais elle ne voulait pas parler de ça, c’était un sujet tabou et elle voulait juste oublier ça. Il ne voulait pas l’analyser, tant mieux, mais pourquoi lui disait-il tout ça ? Elle ne savait pas, mais elle était un peu curieuse pour une fois.

Mais il y avait une chose qu’elle n’aimait pas et que son ainé avec déjà fait quelque fois, c’était ce sourire charmant. Elle savait bien qu’il devait le faire souvent, et qu’il était faux d’ailleurs. Il l’avait fait à elle, une Drakkari plus jeune que lui, et il n’avait pas l’air d’être le genre d’homme qui aimait les filles plus jeunes que lui. Avec apparence, il devait quand même être un Donjuan. La version de Siiri du Donjuan n’était pas rose, elle trouvait ces personnes fausses et elles blessaient maintes fois des demoiselles. Il y avait beaucoup d’autre raison mais elle ne voulait pas les énumérer dans sa tête, quand il avait fait ce sourire, elle l’avait juste fixé d’un air un peu accusateur.

Il lui proposa de sortir de cette horrible pièce, elle ne broncha pas, mais ne bougeait pas tout de suite. Elle était plongée dans ses pensées. Elle revoyait un bête souvenir de son enfance avec sa sœur. C’était une de leur dispute quotidienne, mais ce qu’elle lui avait dit l’avait plus atteint que d’habitude.

Ses paroles lui résonnaient encore dans la tête.

+Toi, tu penses encore que tu as de l’importance sur cette terre ?! Qu’au moins une seule personne se soucie de toi ? Non, bien sûr que non, tu n’es rien après tout. Tu n’es qu’une pauvre Drakkari qui a perdu sa maman. Tu es seule, tu seras toujours seule crois-moi. Et je ne fais pas exception à la règle, je ne me soucie pas de toi, pas le moins du monde. Et d’ailleurs, je vais commencer à réduire tes portions si tu es si bornée. Continue encore de croire que tu peux trouver des amis ou plus, et tu vas finir sans nourriture+

Elle ne souvenait plus pourquoi la dispute avait commencé. Mais elle ne souvenait toujours de ses paroles et l’expression de pure haine qui marquait son visage, mais pas seulement de la haine, mais également du mépris profond. Depuis ce jour, Siiri s’était encore un peu plus refermée sur elle-même. Elle avait été influencée inconsciemment par ses paroles.

Elle sortit d’un coup de ses pensées quand il lui annonça qu’il voulait bien l’emmener à la bibliothèque, elle se leva et le suivit sans rien dire. Elle voulait bien sûr aller voir cette bibliothèque, mais elle n’était pas encore très bien sortie de ses pensées. Si bien qu’elle cogna contre le dos de son ainé. Elle leva la tête, et sortit vraiment de ses pensées, elle s’excusa :

-Pardon, j’étais un peu distraite. Des souvenirs qui ne devraient pas revenir. Ca n’arrivera plus. Mais je serais ravie d’aller dans la bibliothèque.

Elle lui avait donné quelques détails, bien que se ne soit pas grand-chose. Mais il voulait bien l’écoutée non ? Alors elle pouvait se permettre de justifier son « absence ». Cela ne lui arrivait jamais, mais il lui arrivait de se souvenir de passages de sa vie, très rapidement, mais il n’arrivait jamais que ça la déconnecte de la réalité. C’était aussi le fait qu’elle commençait à ne plus supporter du tout les odeurs de cette salle. Un peu plus et elle tournait de l’œil comme l’avait prédit le Drakkari.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Mange même si tu n'as pas fin.   Sam 28 Juil - 6:24

Elle avait eu un regard carrément… vague. Ceux que témoignent certaines personnes lorsqu’elles réfléchissent trop sur un point qui leur semble important ou simplement parce qu’elles se plongent corps et âme dans un souvenir.
Il ignorait ce qu’elle avait vu, ce qu’elle s’était remémorée du moins s’il ne se trompait pas et qu’elle s’était bien égarée pour cette raison. De toute manière il ne voulait pas le savoir. Pourquoi faire ? Se soucier des problèmes des autres ? Quelle importance ?

Il était rare que Tristan soit aussi… gentil. Enfin bien sûr il pouvait être gentil, surtout lorsqu’il cherchait à charmer quelqu’un mais là c’était différent. Il ne draguait pas Siiri. Il n’avait pas cherché à le faire. Ce n’était pas à cause de son jeune âge, non, ce n’était pas ça qui le perturbait vraiment, plutôt qu’elle soit une Drakkari, comme lui, ça c’était… important.
Mais elle avait peut-être un peu raison. Il était un Don Juan, du moins un peu. Il n’avait pas vraiment la réputation d’un homme maltraitant le cœur de femmes même s’il était sans doute ainsi au final, un garçon qui ne faisait que s’amuser, sans doute… cruel sur les bords.

Pourtant, s’il y avait eu des annonces mensongères comme quoi il était un violeur, Tristan ne les démentait pas. Elles l’amusaient. Lui ? Un violeur ? Tsss, quelle idée stupide. Les femmes l’aimaient et il le leur rendait bien. Même très bien. N’était-il pas un amant appliqué ?
Enfin peu importait…

Non les affaires des autres ce n’était pas tellement son truc. S’il ne rechignait jamais contre une bonne bagarre, il ne pouvait pas se considérer comme un exemple à suivre et de ce fait se persuadait que ses conseils étaient inutiles et qu’ils feraient plus de mal que de bien. Pourquoi en donner dans ces conditions ? Pourtant, cela ne baissait en rien sa confiance en lui.
Néanmoins, il avait proposé à la jeune fille de lui parler si elle le souhaitait, précisant qu’autrement il ne lui casserait pas les pieds et donc que c’était à elle de voir. Non non, ce n’était pas une étrange méthode pour la pencher à se confier, une nouvelle façon de convaincre une personne. Juste une proposition, pourquoi se compliquer la vie ? Il savait faire simple… très simple…

Elle sortit enfin de ses pensées et s’en excusa. Il haussa légèrement un sourcil, n’attendant pas vraiment d’excuse ni d’explication mais esquissa un sourire rassurant. Il ne la touchait pas, ne cherchait pas à le faire. Mais son sourire c’était déjà bien non ?

- D’accord… ne t’en fais pas.

Non, il ne lui demandait pas ce qu’étaient ces souvenirs bien qu’ils l’intriguent tout de même un peu. Après, ce n’était certainement pas ses affaires. Mais… quelque chose. Son instinct lui disait que c’était important et même s’il n’avait pas relevé sa petite phrase comme quoi elle avait perdu l’habitude de manger, il sentait quelque chose n’allait pas. Quelque chose qui l’énerverait s’il savait sans doute…
Ce n’était pas innocent. Quand il avait cette impression, sans doute parce qu’il avait un instinct exceptionnel, c’était pour une bonne raison. Et là… même s’il ne jugeait pas la jeune fille, même s’il avait dit qu’il ne l’embêterait pas, il s’inquiétait un peu des cernes sous ses yeux, des son corps trop mince. Peut-être avait-elle été maltraitée… ça par contre ça le mettait hors de lui !!! Les hommes étaient des monstres et il n’avait aucun remord à les tuer dans ce cas là… mais les sœurs aussi pouvaient être horrible. Sauf qu’il l’ignorait.
Nouveau sourire de la part du guerrier qui camouflait son inquiétude.

- Allez viens…

Il adapta un peu mieux son rythme à elle qu’un peu plus tôt en montant les escaliers. Peut-être devrait-il dire à Cassidy que cette jeune Drakkari lui semblait assez peu en forme mais… que dirait-elle si elle le voyait se soucier de ses ouailles hein ?!
Il l’entraîna d’un pas plus lent et mesuré (surtout alors qu’il montait les escaliers) vers le deuxième étage. Il s’arrêta devant une grande porte à double battant et se tourna vers Siiri.

- Voilà la bibliothèque. C’est là que je te laisse… Si tu as besoin de moi… je serai certainement dehors sur le terrain d’entraînement, tu le vois de loin donc… n’hésite pas d’accord ?

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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Mange même si tu n'as pas fin.   Mar 31 Juil - 21:51

La jeune Drakkari put constater avec soulagement qu’il avait calqué sa vitesse sur la sienne. Elle en fut soulagée. Malgré les apparences, il été plutôt prévenant et gentil, aux premiers abords, il ressemblait à un bourreur des cœurs imbus de sa personne, sans aucune considération. Mais elle s’était trompée, et elle en était heureuse. Il avait été compréhensif et patient avec elle, et il en fallait de la patiente avec Siiri.

Ils passèrent dans les couloirs, il voulait lui montrer quelque chose dans doute, mais elle ne savait pas où elle allait. La jeune fille essaya de mémoriser les couloirs, les intersections et les autres éléments de repérage pour s’y retrouver plus tard. Elle ne voulait surtout pas se perdre, c’était l’humiliation assurée, et elle devrait en plus de ça demander de l’aide, autre chose qu’elle détestait au plus au point. Elle voulait devenir autonome, et pouvoir montrer à sa sœur qu’elle pouvait vivre seule et surtout, le plus loin d’elle. C’était également l’une des raisons pour laquelle elle était venue ici.

Les Drakkaris montèrent au deuxième étage, Siiri n’était pas spécialement essoufflée, non, pas pour si peu, mais elle sentait déjà quelque signe de fatigue, elle se rassura, une bonne nuit de sommeil et le tour serait réglé. Du moins, elle espérait, vraiment, qu’elle fille pitoyable elle était. Elle-même se dégoutait de par sa maigreur. Elle savait que les autres n’osaient rien lui dire, puisque son masque était présent tout le temps, lui faire remarquer, de peur d’avoir affaire à elle. A l’école, elle avait formé un groupe avec quatre autres élèves, même si elle ne les aimait pas, cela lui permettait d’avoir des personnes en conditions de menacer quelqu’un physiquement. Et tout marchait comme sur des roulettes, elle n’avait pas à se faire ridiculisée ou tabassée.

Plongée dans ses pensées, elle ne vit pas le trajet passé et elle se retrouva devant une double porte qu’elle regarda sans trop s’y attarder. Le Drakkari partait ? Elle n’était pas trop d’accord, les livres pourraient attendre, et puis, elle voulait voir le terrain d’entrainement. D’ailleurs, lui, avec son bras amoché, voulait s’entrainer ? Le regard de Siiri descendit brièvement sur le bras de son ainé. Peu importe, ça lui donnait encore plus envie d’assister à cet entrainement. Avant qu'il ne parte, elle s’exclama sans réfléchir, argumentant au fur et à mesure.

-Les livres peuvent attendre. J’ai envie de voir le terrain d’entrainement, heu, enfin… Ce serait cool si je pouvais t’accompagner… Je voudrais devenir plus forte, alors pourquoi ne pas regarder ? A vrai dire…Pour une fois que je suis avec un Drakkari qui n’essaye pas de me tuer en douce, je veux dire… Merde…

Elle se rendit compte trop tard qu’elle en avait dit trop, même si le débit de parole était haché, elle n’avait pas dit ça d’un air triste, plutôt d’un air curieux. Elle se maudit intérieurement et détourna du regard en affichant une mine énervée, elle ne voulait pas, elle n’avait pas réfléchit. Elle s’en voulait, et priait de tout son être qu’il ne lui demande rien de plus. Mais d’un côté, cela ne pouvait pas lui enlever un poids ? Elle n’en savait rien. Mais elle ne fuit pas plus longtemps la réaction et releva la tête, comme si la dernière phrase qu’elle avait dite n’avait pas été prononcée.

-Alors, je peux t’accompagner ?

Il n’y avait toujours aucune trace de timidité dans sa voix, le ton était plutôt neutre avec une pointe d’appréhension.

Comment avait-elle put lâcher cette phrase ?! Elle avait tellement bridé toute sortie d’information la concernant, à moins qu’elle n’y pense, que normalement, elle n’aurait pas dû dire ça ! Était-ce l’impression qu’elle avait ressentie au fond d’elle depuis qu’elle l’avait vu ? La même qu’avec sa sœur ? Ce serait un truc de Drakkari ? Elle ne savait pas, mais ça lui donnait une certaine confiance en elle et décoinçait ses émotions et toutes les choses qu’elle voulait emprisonner dans sa tête. Mais la porte s’était comme entrouverte. Mais elle ne voulait pas, même si elle savait qu’elle pouvait en parler à Tristan, il lui avait dit, mais malgré ça, elle ne voulait en aucun cas parler de ces moments les plus honteux de sa vie, et les plus ridicules. Qui ne pourrait pas rire face à son histoire en sachant le genre de personne qu’elle est avec son masque ? Peu de gens à son avis.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Mange même si tu n'as pas fin.   Lun 6 Aoû - 5:17

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