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 Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?

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Tristan Konogan
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MessageSujet: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Lun 6 Aoû - 5:16

Le 05/09/285
Vers 11H


Suite de Mange même si tu n'as pas faim

Adapter son rythme à la personne près de soi n’avait rien de compliqué avec un peu d’entraînement… et surtout lorsqu’en temps normal, on avait un rythme un peu plus… accéléré. Tristan avait donc calmé sa marche forcée, mais comme excuse, sa haute taille, et donc la longueur de ses jambes, jouait beaucoup.
Enfin, ils arrivèrent près de la bibliothèque. Il n’était pas spécialement impatient et n’essayait pas de se débarrasser d’elle, seulement, il avait hâte de retourner à son entraînement et de… réfléchir un peu.

Seulement alors qu’il lui présentait très brièvement l’endroit, lui indiquant qu’elle trouverait sans doute ici des livres l’intéressant, la demoiselle changea d’expression en comprenant qu’il l’abandonnait. Enfin abandonner était quand même un grand mot, après tout, il ne faisait que la laisser là où elle souhaitait en retournant à ses propres affaires, rien de plus.
Mais apparemment, elle n’était pas de cet avis.

Bien sûr, elle n’avait rien à exiger de lui. Après tout, il ne lui devait rien et il n’était même pas un « employé » quelconque de l’Académie. Mais il ne pouvait pas non plus simplement l’envoyer bouler. Outre le fait qu’il avait la certitude que ce petit bout de femme avait un besoin urgent d’une figure rassurante, de soutien, de quelqu’un à apprécier et respecter, ne serait-ce qu’un peu, il y avait ce… truc. Ce lien entre eux, le sentait-elle ? Il en était presque certain. Un jour, il avait rencontré un Drakkari plus âgé que lui dans une taverne, s’ils n’avaient que peu discuté ensemble lorsque le jeune homme avait été pris dans une bagarre parce qu’il avait… hum… légèrement aidé à cocufier l’espèce de furibond qui était entré en trombe peu après lui, son aîné lui avait aussitôt prêté main-forte, sans se soucier de qui avait tort ou raison, sans même donner l’impression de… réfléchir. Il avait eu l’impression de le connaître, alors qu’il n’avait jamais vu cet homme de sa vie… c’était quelque chose de particulier, qu’on n’oubliait jamais vraiment.

Alors quand elle se mit à arguer que les livres pouvaient attendre, il fronça légèrement les sourcils. Elle avait un raisonnement… très juste. Après tout, si les livres étaient là maintenant, ils seraient toujours là d’ici quelques heures, jours ou semaines, c’était parfaitement logique. Elle souhaitait devenir plus fort, c’est ce qu’elle affirmait du moins et il voulait bien la croire. Après tout, le moins que l’on puisse dire c’est que la demoiselle n’était pas bien épaisse, ni effrayante, sauf éventuellement lorsqu’elle prenait ses airs supérieurs mais là encore c’était quitte ou double. Et à priori, elle ne devait pas avoir beaucoup de force ni… de technique pour se battre.

Ce qui était tout à fait… normal. Après tout, malgré le monde « évolué » dans lequel ils vivaient, en règle générale, c’était les hommes qui devenaient des guerriers. Peu de femmes s’aventuraient dans cette voie. Peu de maîtres voulaient les former pour commencer et il est vrai qu’à expérience égale, un homme bien entraîné avait souvent le dessus. Du moins en force, point de vue agilité, ces dames gagnaient bien souvent… mais il faut plus que de l’agilité pour terrasser un colosse…

Il n’aimait pas les préjugés et malgré lui, Tristan avait tout de même… l’esprit ouvert de cette Académie. Que chacun fasse ce qui lui plaisait semblait important. Même si ça n’avait été… qu’en partie son cas. Mais c’était surtout les phrases de la demoiselle qui l’intéressait. D’ailleurs, elle se laissa emporter par son discours et en prononça quelques unes de trop, sûrement au départ, emballée dans son idée de le convaincre de la laisser l’accompagner. C’est sûr qu’avec son bras en écharpe il ne payait pas de mine pour un guerrier mais… il pouvait bien la surprendre.

Elle avait dit qu’elle était pour une fois en présence d’un Drakkari qui ne cherchait pas à la tuer et ça par contre, même s’il resta plutôt… impassible, provoqua une profonde colère chez le jeune homme. Les Drakkaris entre eux étaient protecteurs… pas manipulateurs ou bourreaux. Il ne comprenait pas vraiment… elle devait s’être trompée en formulant ses paroles. Il préféra le croire, son poing se serrant malgré lui. Elle s’était tout de même vite rattrapée et il se contenta de lui faire un beau sourire.

- Pourquoi pas après tout… viens…

Pas besoin de la harceler. Il lui avait dit qu’il était là si elle éprouvait le besoin de parler à un confrère, c’était sincère. Pour sa part, très… mystérieux quant à tout ce qui pouvait le concerner, il n’aimait pas qu’on lui force la main et savait donc faire preuve de discrétion vis-à-vis des autres… quand il en avait envie du moins.
Se retournant comme si de rien n’était et encore une fois sans s’assurer qu’elle le suivait, il fit donc demi-tour, refaisant le parcours qu’ils venaient de faire, en sens inverse. Bah… c’était un petit échauffement voilà tout.

Néanmoins, il accéléra légèrement. Dans ce sens, c’était toujours plus facile. Ils sortirent rapidement du château et il se dirigea vers le terrain d’entraînement, plus par automatisme que véritable souhait de direction. Il y passait vraiment beaucoup de temps au final. Un sacré bout de terrain avait été aménagé pour la lutte à mains nues, avec des armes contre des mannequins ou non dont les emplacements au sol se voyaient par endroits. Différents « ateliers » permettaient d’échauffer ou renforcer différents muscles, même s’il en avait un peu aménagé lui-même déjà malgré le peu de temps passé depuis son arrivée. Eyh oh, si le terrain n’était pas à son goût, il l’adaptait voilà tout !!! Là au moins les jeunes avaient de quoi s’entraîner sérieusement. Il devrait d’ailleurs en parler un de ces jours à Cassidy… quand il y penserait du moins.
Sans se retourner, il mit tranquillement en place un mannequin pourtant lourd, de son seul bras valide.

- Ta phrase me plaît… Vouloir observer… est une très bonne chose. Bien sûr, on ne fait que s’imprégner en observant et une technique, force, maîtrise ne s’acquière pas par la simple observation mais… c’est déjà très bien de savoir qu’il ne suffit pas de s’installer sur un terrain et de frapper dans un mannequin en attendant que le tout tombe dessus comme par magie.

Il lui fit un sourire amusé, légèrement taquin, mais certainement pas moqueur, du moins pas en mal. Il se souvenait parfaitement des heures qu’il avait passées à observer des guerriers s’entraîner… Pour eux c’était tellement facile… ça ne l’était pas du tout pour un débutant au final. Mais pour le savoir, il fallait en faire l’expérience.

- A l’origine… je suis gaucher mais… disons que mon bras est inutilisable pour le moment alors… je dois passer droitier.

Il lui expliquait, la laissant s’installer, nullement gêné apparemment qu’elle soit relativement proche de lui. Etait-il bon professeur ? Difficile à dire, il n’avait jamais enseigné quoi que ce soit. Et de toute façon, il n’était pas là pour être prof !!!
Sans d’ailleurs parler davantage, il une posture de défense. C’était un de ces mannequins qui lorsqu’il prenait un coup, tournait sur lui-même, ripostant, hérissé de multiples petites branches, venant frapper l’assaillant négligeant qui n’aurait pas une assez bonne défense. Et plus on frappait vite et fort… plus le mannequin répliquait de même… tout à fait logiquement.
Malgré son bras bandé, Tristan s’installa devant et commença à frapper, variant la vitesse de ses coups, se protégeant en baissant la tête, relevant une jambe ou parant de sa seule main valide. Il avait eu tellement l’habitude de s’entraîner, que même s’il était gaucher justement, les mouvements revenaient aisément et il agissait plus par instinct… qu’avec la vue. L’expérience fait souvent beaucoup… surtout pour un guerrier.
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Mer 22 Aoû - 23:48

Siiri se maudissait encore et encore pour en avoir trop dit. Pourtant, il n’avait rien dit, rien. Elle ne fut pourtant pas si étonnée. Après ce qu’il lui avait dit dans la cantine, elle aurait dû s’en douter, mais elle n’était jamais sûre à cent pour cent de quelque chose. Et puis, elle avait senti ce lien qu’elle avait en présence d’autre descendant de dragon, qui devait se produire chez toute leur race. Elle l’avait même senti chez sa sœur, et ce lien particulier lui avait peut-être sauvé la vie en fin de compte. C’était peut-être lui qui avait empêché Lula, sa sœur, de la laisser agoniser depuis longtemps dans un ravin. Elle n’avait jamais compris pourquoi Lula ne l’avait pas fait, et elle ne se posait pas trop de questions. Mais désormais, ce lien semblait être la raison la plus probable à cette énigme.

Il n’avait rien dit, et en plus de ça, il avait accepté sa demande égoïste, elle n’aimait pas vraiment obliger les gens à succomber à ses caprices. Mais elle voulait quand même regarder son ainé, pas seulement pour voir quelqu’un combattre, mais plutôt pour rester avec quelqu’un qu’elle connaissait, quelqu’un de sa race, une autre personne que sa sœur. D’ailleurs, si elle voulait devenir plus forte, c’était pour lui rendre tout ce qu’elle lui avait infligé durant son enfance. Une vengeance pure et simple, une raison bien peu noble. Mais elle ne voulait pas se voiler la face et avoir de fausses certitudes.

Elle le suivit en prenant garde au couloir pour essayer de se repérer, elle faillait néanmoins se manger deux fois un mur et cinq fois un meuble ou objet de décoration qui trônait dans le couloir. Elle avait un peu la tête dans les nuages pour une raison quelconque, elle faisait aussi très attention à ne croiser personne, ce qui ne fut pas le cas. Elle avait horreur de parler au gens, elle voulait juste être seule, même si la compagnie de son ainé la réconfortait plus qu’il la repoussait. Il était un peu comme un frère, une personne sur qui compter, toujours là pour elle, qui la connaissait bien et qui savait quand s’arrêter. Elle avait toujours voulu d’un frère ou d’une sœur comme ça, mais malheureusement, elle n’avait pas eu de chance. Mais depuis sa rencontre avec l’autre Drakkari, elle commençait de plus en plus à penser qu’il ressemblait bien à ce qu’elle désignait comme un frère.

Elle se mit sans s’en rendre compte, en réalisent ça, à le regarder autrement, d’une manière plus familière, mais également plus admirative, comme elle traiterait un membre de sa famille. Elle dut également sautiller quelque fois pour rattraper son ainé qui avait accélérer l’allure. Mais bon, après la prise de conscience, elle se sentait légère et un mince sourire se dessinait sur son visage.

Ils arrivèrent rapidement, ou non, elle n’avait jamais eut la notion du temps, dans un grand terrain où s’entassaient des engins qui ressemblaient pour Siiri à des machines de tortures, et elle se surprit à penser que la douleur ne devait pas être très différente, mais après tout elle n’en savait rien, elle n’avait jamais touché à ces choses, c’était la première fois qu’elle en voyait.

Elle chercha rapidement un endroit situé près de l’endroit ou, à son grand étonnement, son compatriote avait déplacé un mannequin qui devait faire son poids, le portant de son seul bras valide, même si elle savait que cela devait être facile avec quelqu’un qui avait dû suivre un entrainement dur et laborieux, elle n’en fut pas moins émerveillée. Mais elle savait qu’elle ne pourrait jamais faire quelque chose de pareil, la jeune fille ne pensait pas qu’elle pourrait se battre contre un homme ou même une femme en combat singulier, même avec de l’entrainement. Après avoir balayé les environs, elle remarqua qu’un arbre se trouvait tous près, avec de l’herbe et de l’ombre, elle s’assit là-bas avant qu’il ne se retourne. La Drakkari replia ses jambes sur elle-même, les serra avec ses bras et posa la tête sur ses genoux. Attentive au discours de son ainé, qu’elle approuva, mais bien sûr, elle ne voulait pas vraiment regarder pour seulement apprendre, mais juste pour regarder, c’était assez compliqué, rien que pour elle. Il lui servit un sourire amusé et taquin, qu’elle rendit brièvement, toujours affublée de son nouveau regard qui trahissait un peu d’admiration, de la familiarité, et surtout plus de respect.

Il lui dit qu’il était gaucher, elle aussi tient, elle avait entendu parler que les gauchers étaient meilleurs en sport, écrivaient plus vite aussi, et d’autre chose. Elle se tût pourtant, elle n’avait d’ailleurs pas desserré la bouche depuis son petit discours. Elle ne voulait de toute façon pas parler inutilement juste pour dire qu’elle était gauchère, et puis il s’en foutait un peu.

Il commença sans plus tarder son entraiment sur le mannequin. Assez ingénieux, il semblait rendre les coups de la même force que celui qu’il allait reçu. Siiri regarda avec presque des paillettes dans les yeux la rapidité et la fluidité des mouvements. Siiri aimait bien regarder des gens combattre ou s’entrainer, cela l’amusait pour une raison inconnue, mais elle aimait bien. Un nouveau mince sourire se dessina sur ses lèvres, si elle, elle pouvait faire ça, elle serait prête pour affronter Lula. Elle avait déjà remarqué que certaines aventurières combattaient avec beaucoup d’agilité, comme un chat, ou plutôt une panthère. Elle aurait voulu devenir comme elle, mais elle n’en avait jamais eu l’occasion, mais, maintenant, elle l’avait, et il fallait qu’elle tente sa chance. Mais elle savait que ce n’était malgré ça pas pour l’instant, mais quand elle se sentirait surement plus à l’aise dans ce nouveau établissement. Oui, quand elle saurait se repérer aussi facilement dans le château, elle se promit d’essayer d’apprendre à combattre. Et aussi prendre un peu de graisse et de muscles par la même occasion, pour ainsi vaincre sa pudeur envers sa maigreur.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Ven 31 Aoû - 12:14

Elle avait quand même l’air sacrément paumé malgré ses airs hautains. Il ne pouvait pas décemment la laisser toute seule dans cet état. Enfin si elle avait été humaine, sans doute l’aurait-il fait. Après tout, ce n’était pas vraiment son problème. Il ne faisait pas partie du personnel de l’Académie, enfin pas à proprement parlé. L’état des élèves ne devait pas le préoccuper. Pourtant, c’était le cas avec cette jeune fille, certainement parce qu’elle était une Drakkari et aussi un peu, sans doute parce qu’elle n’était quand même pas très ordinaire.

Tristan avait donc accepté, comme si de rien n’était. Non, il ne lui faisait pas une faveur particulière, après tout, si elle voulait regarder grand bien lui fasse. Qu’il accepte qu’elle l’accompagne ou qu’elle l’observe par une fenêtre, cela reviendrait au même. De plus, le terrain d’entraînement était ouvert à tous, si elle voulait se rendre au même endroit que lui, il serait sacrément hypocrite de lui en interdire l’accès, injuste qui plus est puis qu’elle devait avoir autant de droits que lui ici.

Même si bien sûr, elle ne pouvait sans doute pas y pratiquer les mêmes exercices que lui. A voir sa silhouette très mince c’était une évidence.
Néanmoins, elle le suivait d’un bon rythme, faisant l’effort d’essayer de se maintenir. Il ne se rendit pas compte qu’elle avait changé de regard, surtout de façon de le voir puisqu’il lui tournait le dos. Mais Tristan aurait été certainement très surpris d’apprendre ce qu’elle pensait.
Après tout, être vu comme un frère, avec respect et admiration, ce n’était pas tellement courant pour lui.

Admiration de la part des jeunes femmes certes, mais ce n’était certainement pas pour être un « frère ».
Finalement, ils arrivèrent sur le terrain d’entraînement et il la laissa s’installer de son côté. Très vite, le jeune homme se remit à son entraînement. C’est vrai que son bas gauche l’handicapait un peu quand même, mais ce n’était pas une raison pour se ménager et encore moins pour bouder ses exercices. D’ailleurs plutôt rapidement, il commença à ne plus faire attention à sa consoeur.

Tout occupé à frapper, esquiver dans un rythme qu’il considérait pour l’instant comme tranquille, il était fixé sur ses objectifs. Il s’arrêta pourtant relativement vite. Non pas que l’exercice ne lui plaisait pas mais ce n’était pas celui qui devait solliciter le plus son attention et ses forces. En effet, c’est avec une arme qu’il devait se battre, car c’était avec celle-ci qu’il pouvait le plus faire montre de ses capacités. Poussées par son maître à leur paroxysme, même s’il savait qu’il avait encore beaucoup à apprendre.

Malheureusement, pour l’heure, son épée était encore sous la bonne garde de Cassidy. De toute façon, il n’aurait certainement pas pu s’entraîner sans se lâcher avec et donc faire de beaux dégâts autour de lui. C’est pour cette raison qu’il avait pris une lame émoussée et commença à taper du plat ou de la pointe le mannequin. Bien que beaucoup moins assurés que ceux de son bras gauche, ses gestes d’ancien ambidextre, étaient assez précis et il essayait de varier, contrôler au maximum sa force. Il continua ainsi pendant quelques minutes avant de sembler se rappeler de la présence de la jeune fille et de s’arrêter.
Tristan se tourna alors vers elle avec un sourire complice.

- Allez viens là et essaie de porter ça.
Dit-il en lui tendant une épée plus courte par la lame.

Bah au point où il en était, il pouvait bien essayer de lui montrer deux trois trucs…
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Ven 7 Sep - 20:35

Pour de l’entrainement, c’était de l’entrainement. La Drakkari était contente d’être venue, elle avait bien fait de demander. Même si elle aurait pu le suivre sans rien demander, ce qu’elle aurait évidement fait si elle portait son masque. Mais à la place, elle avait simplement demandé, parce qu’après tout, il existait des gens qui n’aimaient pas se donner en spectacle. Mais chez son ainé, cela ne le dérangeait pas du tout, elle était heureuse, et soulagée qu’elle puisse toujours sourire et passer un moment simple, calme sans se poser trop de questions.

Mais, il sortit une lame émoussée. Les objets tranchants, elle avait quelques connaissances, son préféré était le katana, car il était plus léger et plus maniable. Elle aimait également les poignards, et pas juste parce qu’ils étaient plus légers. Il continua son entrainement, il maitrisait autant les armes que le combat à mains nues. Il devait être un ancien aventurier, ou un vagabond. Après tout, elle ne savait toujours pas ce qu’il venait faire à l’école. Il ne pouvait pas être un élève, il était trop vieux pour ça. Un prof ? Siiri le voyait très mal en professeur, mais il n’y avait pas beaucoup d’option. Elle se dit que ça avait l’air d’avoir un rapport avec la directrice, il en avait beaucoup parlé pendant leur rencontre, elle semblait avoir de l’importance pour lui. Mouais, la Drakkari s’en fichait un peu, c’était leur affaire, même si, comme elle commençait à considérer son ainé comme un frère, elle devait rencontrer cette directrice au plus vite.

La jeune fille remit cette question à plus tard pour se concentrer sur l’entrainement qu’elle pouvait regarder de prêt. Il était doué, elle voyait aussi qu’il frappait du côté non coupant, enfin, avec cette lame émoussée, elle n’en était pas très sûre de quel côté était le tranchant. Pourquoi ? Elle ne comprenait rien au entrainement ni à tout les exercices étranges que les combattants réalisaient. Mais, il dit quelque chose qui l’arracha à ses pensées. Elle ouvrit grands les yeux face à sa déclaration. Elle, porter une arme ? Bien qu’elle fût plus petite, elle doutait fort qu’elle arrive à la soulever. Ho, mais après tout, pourquoi pas, la Drakkari voulait devenir plus forte, maintenant qu’elle en avait l’occasion, elle ne la raterait pas. D’un air déterminé, Siiri se leva en s’aidant de la main et s’avança rapidement vers son ainé.

-Ok, je vais essayer, mais te moque pas de moi alors, demanda-t-elle en le regardant droit dans les yeux.

Elle n’attendit évidement pas sa réponse et empoigna la poignée de l’épée, sans surprise, et ça malgré toute la force et la détermination qu’elle avait utilisée, l’arme tomba sur le sol, emportant avec la Drakkari. Heureusement, elle se rattrapa sans difficulté. Si Siiri savait faire quelque chose, c’était bien rester sur ses pieds. Elle avait un bon sens de l’équilibre, et également la capacité de marcher droit les yeux fermés, ce qui, il fallait l’avouer, était très difficile. Siiri soupira, elle ne s’avouait pas vaincue, loin de là. Elle empoigna la lame à deux mains, sûre que seule sa main gauche n’arriverait pas à la soulever. Cette lame était plus petite que celle de son ainé, la jeune fille se sentait un peu ridicule, mais elle ne pouvait pas faire grand-chose avec ses bras fins dépourvus de muscles. Mais elle se foutait de ça, elle voulait soulever cette lame, ne serait-ce que de quelques centimètres au dessus du sol.

Elle contracta ses muscles et tira la lame vers elle, sous l’effort, son visage devint légèrement rouge et elle plissait tellement fort les yeux qu’ils se réduisaient à deux fentes. Elle n’avait pas besoin de regarde après tout, elle les ferma donc entièrement. La Drakkari se répéta inlassablement « va-y, tu peux y arriver, merdre à la fin ! ». Et la lame bougea, enfin, un petit peu, elle crut même qu’elle l’avait soulevée à plus de cinq centimètres, mais elle manqua rapidement de force et relâcha la pression, ses bras lui faisaient mal. Elle garda néanmoins l’épée qui pendait lourdement au bout de ses bras. Elle soupira encore une fois, dépitée.

-Je n’ai vraiment aucun condition physique, heureusement que je tiens bon debout, dit-elle en essayant de plaisanter, un mince sourire forcé se dessina sur son visage.

Elle n’était évidement pas contente d’être aussi faible, elle savait bien qu’elle pouvait vite remédier à cela si elle mangeait, mais elle avait beau se forcer, elle n’y arrivait vraiment pas. Manger la dégoutait, et ça, cela la dégoutait plus encore.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Dim 16 Sep - 13:44

Tristan s’était arrêté après s’être un peu entraîné. Non,ça ne le dérangeait pas outre mesure d’être observé, en fait c’était plutôt flatteur. Seulement il avait compris quelque chose sur la jeune fille. Certes, elle était très mystérieuse et le peu qu’il connaissait d’elle ne lui permettait en rien de la juger. Mais elle ne semblait vraiment pas costaud et le fait qu’elle lui demande si elle pouvait l’observer s’entraîner, avec une telle expression d’insistance dans les yeux, lui laissait entendre qu’elle cherchait à devenir forte, à apprendre à se battre.
Se battre il avait appris très vite, mais devenir plus fort… il pouvait très bien comprendre ce challenge, ça avait le sien à une époque, quitte à en perdre la santé… et la raison.

Il l’avait alors appelée, lui proposant… eh bien d’essayer elle aussi. Après tout, regarder était une chose et pouvait renforcer la théorie mais pour progresser rien ne valait la pratique. C’est vrai, ce petit bout de fille tout mince lui donnait envie… de s’ouvrir un peu et de l’aider. Ce n’était pas tous les jours qu’on croisait une drakkari. C’est vrai qu’il n’avait eu que très peu à faire à ceux de son peuple. Elle aussi à priori, elle ne connaissait pas mieux les convenances que lui. Au moins ne se battaient-ils pas entre eux. Tristan ne se battait pas vraiment contre les femmes en fait. Pour ne pas dire pas du tout, ce qui lui avait sans doute valu également son enfermement chez les Cheistams.

Il lui désigna donc une épée alors qu’elle s’avançait vers lui. Elle était plus courte,plus fine, donc plus légère. Elle lui demandait pourtant de ne pas se moquer. Il ne dit rien, se contentant d’hausser les épaules, attendant qu’elle agisse. Et en effet… il comprenait mieux pourquoi elle avait dit ceci. Elle n’avait même pas la force nécessaire pour soulever plus de quelques secondes une lame de métal de quelques centimètres. Tristan fronça aussitôt les sourcils, une expression concentrée au visage.
Elle était plus ou moins en train d’essayer d’en rire mais il n’y avait pas de quoi rire justement. Elle était trop faible pour que ce soit normal. Bien trop faible.

Il s’approcha d’elle alors qu’elle regardait l’épée qu’elle tentait de soulever et passant les bras autour d’elle en la frôlant juste légèrement, il posa ses mains sur la garde et l’aida à soulever la lame. Bien sûr on ne pouvait pas comparer leurs forces physiques respectives mais ce qui le gênait vraiment c’est qu’elle était une Drakkari. Même si elle était clairement trop peu épaisse et n’avait franchement pas une forme de guerrière, d’une façon ou d’une autre, sa puissance drakarienne aurait déjà dû se manifester à un moment ou un autre. Or ce ne semblait pas vraiment être le cas. Il ne pouvait pas critiquer bien sûr puisque la sienne trop instable et n’arrivant que au moment où il s’y attendait le moins, il avait travaillé sa force physique comme l’aurait fait un humain. Tenant toujours l’épée, il repassa devant la jeune fille et la lui enleva doucement des mains.

- … Très bien.


La plantant dans le sol un peu plus loin, il s’éloigna sans la regarder mais fort heureusement, revint l’instant d’après avec une courte épée… de bois.Il en tenait une autre pour lui-même. Il tendit cette arme inoffensive par la lame (non coupante) vers Siiri, gardant l’autre.

- Eh bien il ne nous reste plus qu’à commencer par le début alors. La force s’acquiert mais la persévérance et surtout l’habileté sont tout aussi essentielles. Tu n’es effectivement pas bien costaud mais ça finira par venir à force d’entraînement… Pour l’instant, on va voir ce que tu as dans le ventre. Imagine que je suis la personne que tu détestes le plus au monde et frappe moi avec cette épée en bois… autant de fois qu’il sera nécessaire pour me battre… ou que tu ne tiennes plus sur tes jambes.

Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il avait vu la haine dans ses yeux.Elle détestait quelqu’un, suffisamment pour que cette idée d’entraînement, peut-être un peu rude de prime abord, fonctionne avec elle. Comme cela avait pu fonctionner avec lui. Il attendit…Bien sûr, elle ne pourrait pas le toucher, mais si sa colère était suffisante, ce serait son moteur pour progresser et pour cela, elle devait commencer à l’exploiter au plus tôt. Une vraie fatigue physique… voilà ce qu’il lui fallait sans doute pour se sentir mieux et… se mettre à manger un peu plus, elle n’aurait pas le choix si elle voulait vraiment devenir assez forte pour faire payer sa sœur…
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Lun 17 Sep - 19:52

Elle était vachement déçue d’être trop faible, était-ce le manque l’alimentation qui réduisait ses forces ainsi, elle en était sûre, elle aurait dû soulever la lame plus haut que ça. Elle était trop courte pour être si lourde. Aussi il se positionna derrière elle pour l’aider. Ce fut tout de suite plus facile quand il avait mis ses mains sur la garde. Elle lui jetait des regards d’admiration mais également mal à l’aise due à sa proximité. Elle n’aimait pas vraiment qu’on s’approche trop d’elle, mais il voulait l’aider, autant ne pas le vexer. Et elle était contente qu’il lui donne un peu d’attention, ça changeait d’avant.

Il emporta l’épée avec lui quand il repassa devant elle. Ses bras étaient un peu engourdis mais elle n’y prêta pas attention, il fallait qu’elle mange bien plus que de simple miette. Elle pouvait le faire, mais comment lui donner envie de manger ? Elle n’en savait rien, elle demanderait peut-être à son ainé quand elle aura le temps, car là, il était parti pour aller chercher quelque chose, ou simplement partit car il ne voulait plus la voir ? C’était peu probable, mais il fallait qu’elle envisage les pires possibilités. Pendant qu’un nœud se formait progressivement dans son estomac, elle attendit en regardant l’épaisseur de ses bras, elle était sûre que les choses qui dépassaient de son coude étaient des os. Elle ne put retenir une grimace, pourquoi cela ne lui donnait pas envie de manger ? Ca commençait vraiment à l’énerver plus qu’autre chose, et tout cela était encore et toujours à cause de sa sœur.

Il revint avec soulagement et cette fois-ci avec des épées en bois, elle devait réussir à la soulever probablement. Siiri fronça les sourcils, elle ne pouvait pas se ridiculiser une deuxième fois. Elle empoigna alors l’épée de bois à deux mains et avec la volonté nécessaire et l’énergie qu’elle y mit, elle réussit à la tenir plus ou moins normalement. Son visage était fermé quand il lui expliqua son idée d’exercice. Imaginé qu’il était la personne qu’elle détestait le plus au monde ? C’était facile de savoir qui, mais il fallait qu’elle remplace complètement son image par celle de Lula. La Drakkari ferma les yeux et se familiarisa un peu avec l’arme de bois, elle se concentra et fit apparaître l’image de sa détestée sœur dans son esprit, quand elle fut sûre de l’avoir, elle se convaincu qu’elle était en face d’elle et qu’en fin, elle avait décidé d’arrêter de la maintenir à peine en vie et de mettre fin à ses jours. Elle rouvrit les yeux d’un seul coup, et sa manipulation avait fonctionné, elle pouvait voir clairement la silhouette élancée de sa sœur dans ses éternelles robes bleues marine. Son regard méchant et son sourire sadique. Un autre sourire fendit le visage de Siiri, un sourire carnassier, elle était devant elle, à sa portée. La Drakkari essaya de se remémorer les choses qu’elle avait pu observer quand elle était encore dans la ville.

Ses idées semblaient claires, Siiri s’élança donc, son sourire qu’on pouvait désormais qualifier de psychopathe aux lèvres. Mais elle était silencieuse. Elle voulait essayer de refaire les gestes exacts du gagnant du dernier combat qu’elle avait observé. Elle feinta à gauche et essaya de répliquer à droite d’un coup circulaire. Mais elle n’était pas très rapide et ses mouvements n’étaient pas très précis, elle voulait juste tuer sa sœur, mais elle savait bien qu’elle ne mourrait pas si facilement. Le poids de la lame l’incommodait quelque peu, mais elle força sur ses bras pour garder la lame haute. Elle ne voyait que sa sœur en se moment, elle voulait la toucher à tout prit, et son coup circulaire sembla gagner un tout petit peu de puissance. Un mot résonnait dans sa tête –Vengeance !-
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Mar 25 Sep - 19:40

Elle avait à peu près autant de force qu’un bisounours chamallow… Pas beaucoup.
Tristan l’avait tout de même observé faire avec attention. Après tout, il lui demandait quelque chose, elle s’y pliait, le moins qu’il puisse faire était encore de s’intéresser justement à ce qu’elle faisait non ? Enfin… ça semblait être le minimum du moins.
Moui… Mais c’était plutôt mal parti. Bien sûr, cette jeune fille n’avait pas le physique d’une guerrière de prime abord, mais il ne fallait pas oublier que les Drakkaris possédaient une force extraordinaire.

Oui mais déjà elle ne se manifestait pratiquement jamais de la même façon et au même moment pour deux Drakkaris, et de nombreux facteurs pouvaient intervenir. Tristan par exemple, malgré son entraînement intensif quand il était plus jeune, entraînement qui avait parfois… souvent mis sa vie en péril tant il s’y acharnait, malgré ses aptitudes indéniables de guerrier, ne contrôlait pas toujours sa force herculéenne. Mais pour expliquer ceci, il y avait aussi une autre raison, beaucoup moins amusante que celle de la « jeunesse ».

Mais passons…
Seulement, il avait pu voir le peu que mangeait la jeune Siiri et s’il s’était senti proche d’elle malgré son premier comportement assez répulsif, il savait que ce n’était pas ainsi qu’elle pourrait… devenir forte. Non seulement en mangeant si peu elle n’avait pas l’énergie nécessaire pour seulement penser s’entraîner un peu, mais en plus, elle ne pourrait pas progresser. Sans calories à brûler son corps partirait dans les vapes directement si elle le faisait trop travailler. Elle serait perdante de toute façon. Et puis jamais elle ne pourrait acquérir suffisamment de maîtrise si elle n’était pas en mesure de parfaitement maîtriser son bras.

*Ta lame n’est que le prolongement de ton bras, tu dois sentir le tranchant dans tes articulations, la solidité dans tes os, elle est ta meilleure partenaire de danse, alors danse avec elle… jusqu’à ce que tes bras ne puisse plu se redresser, jusqu’à ce que tes mains ne puisse plus te desserrer, jusqu’à ce que tes genoux tremblent tant, qu’il te soit impossible de rester debout mais également de te laisser tomber par terre.*


Un sourire éclaira le visage de Tristan. Lui, était devenu un épéiste, de talent, pour ne pas dire de génie. A croire que c’était dans ses gênes au final mais… ça n’avait pas été sans efforts et souffrances. Nouveau sourire. Le vieux avait bien fait son boulot quand même. Son esprit résonnait encore de ses ordres/conseils.

Bon, Siiri n’y arriverait pas ainsi. En plus elle risquait de se décourager. Il n’aurait pas dû commencer par une vraie épée. C’est pourquoi, finalement, il allait chercher des épées en bois. Ce serait beaucoup plus facile et s’il tenait la sienne comme s’il s’agissait à la rigueur d’un pinceau ou autre outil guère plus lourd, elle avait encore, semble t-il un peu du mal, même si c’était beaucoup plus facile. Bien, c’était déjà un progrès. Pour avoir envie de poursuivre, de s’améliorer, elle devait d’abord voir qu’elle en était capable et pour ceci…

Il lui demanda de visualiser, à sa place, la personne qu’elle détestait le plus, la personne auprès de laquelle elle souhaiterait se venger. Etait-ce bien pédagogique d’enseigner la violence, la colère, la rancune à une adolescente ? Euh… peut-être pas. Mais sur lui cela avait fonctionné… Enfin en partie du moins… Même si le résultat n’était pas forcément aussi bon qu’il y semblait.
Oui mais l’envie de vengeance était un premier pas vers le perfectionnement et le combat contre soi-même. Si elle n’était pas motivée, cette gamine n’essaierait jamais de manger un peu plus et sa santé était déjà suffisamment en danger. Elle détestait quelqu’un, il le voyait dans sa façon d’observer les alentours parfois. Ce regard, il le connaissait, il le hantait aussi… de temps à autres.

En tous les cas, cela fonctionna car si elle prit un moment pour se concentrer, la demoiselle changea radicalement tout à coup. Son visage s’était fermé, elle était silencieuse et débordante d’une haine palpable. Enfin… visage fermé… si on oubliait son sourire peu…engageant du moins…
Qui que ce soit le sujet de sa haine, si la demoiselle progresserait, il ne survivrait guère longtemps…
Elle attaqua. Certes ses mouvements n’étaient pas du tout maîtrisés et manquaient énormément d’assurance et de technique, mais c’était tout à fait normal pour une totale débutante. Seulement, il pouvait sans aucun mal dire qu’elle n’agissait pas par hasard,même si la haine la guidait en grande partie. Parce que ses mouvements… elle avait dû les observer et là justement, tentait de les reproduire. C’est peut-être pour cette raison qu’ils n’étaient pas aussi rapides que ses capacités le lui auraient permis. Mais c’était un excellent début.

Tristan la laissa approcher très près de lui, pensif, scrutateur. Il analysait ses gestes. En effet, elle semblait avoir un bon équilibre, ce qui était plutôt un bon point. Quand elle tenta de le frapper, ce fut à peine s’il bougea légèrement le poignet pour redresser la lame de son épée de bois et parer sans un tressaillement le coup porté par la demoiselle. Il manquait de force aussi, mais pas de conviction. L’absence de force était due à sa santé, par à sa volonté. Bon point. Il la laissa continuer un instant comme ça, ne cherchant à aucun moment à l’atteindre, la laissant aussi, c’est vrai, se défouler parce qu’elle devait sacrément en avoir besoin.

Quand le Drakkari jugea que c’en était trop, surtout à la fatigue qui commençait à se faire ressentir chez la demoiselle, il bloqua son épée d’une de ses mains et la lui ôta avant de lui attraper le poignet pour la forcer à s’arrêter.

- C’est bien, ça suffit…repose toi maintenant, je vais te chercher de quoi boire… Tu vois que tu n’es pas aussi faible que tu le prétends.

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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Mer 26 Sep - 14:57

Pour se défouler, elle le faisait. Mais d'un côté, elle se vengeait plus qu'elle ne se défoulait. Son esprit avait totalement assimilé l'image de Lula à la place de Tristan. Bien qu'elle fut une débutante, elle voulait juste la tuer, "juste ça". Pourtant, rien n'atteignait sa cible, elle avait beau frapper et feinter, jamais son arme, qui dans son esprit s'était transformé en une réelle arme en métal, ne touchait sa soeur. Cela commençait à énerver Siiri au plus au point, son cerveau divaguait et elle l'imaginait très bien rire d'un ton moqueur avec son sourire mélangeant sadisme et pitiée. C'était un peu trop pour Siiri, qui aurait tellement voulu s'acharner plus sur elle, malheureusement ses forces l'abandonnaient. Ses attaques se faisaent moins rapides, déjà qu'elles ne l'étaient pas beaucoup. Son souffle devenait plus irréguliés et son sourire avait fait place à une expression fatiguée et frustrée. Elle n'arrivait pas à admettre que sa soeur soit si puissante, agile certes, mais cela se résumait à cela.

C'était l'échec ultime que de raté le meutre de sa soeur, c'est pour cela qu'elle voulait se confronter à elle seulement le moment ou elle serait prête. Et aparemment c'était loin d'être le cas, bien loin. D'un côté, c'était temps mieux, elle avait également une infime peur qui s'imposait en elle. Mais elle la repoussait aussitôt, elle ne devait pas avoir peur, c'était totalement exclus de son vocabulaire, du moins c'était ce qu'elle se disait. Elle ne ovulait pas trop enser à ça, de toute façon, pendant cet entrainement qui n'en était plus un pour elle désormais, elle se battait certainement pour sa vie, car elle savait que Lula ne laisserait pas passer une occasion pareille de tuer enfin sa soeur.

Quelque chose stoppa ses pensées comme son geste. Son arme venait de disparaitre de ses mains, bien que le mouvement l'eut surprise, elle ne perdit aucunement son équilibre, par contre, elle ne resta pas immobile bien longtemps, faute de merles, on mange des grives, la Drakkari, malgré la fatigue, se jetta sur elle pour essayer quelque chose au corps à corps. Sauf qu'elle ne put atteindre osn objectif car ses poignets furent emprisonnés. Sa tête se dirigea vers sa prénommée soeur, dans son regard dansaient les flammes de la haine et il transmettait la détermination de la jeune fille à ne pas abandonner.

Elle allait se débattre aussitôt en envoyant son pied vers la figure de sa soeur, mais la main qui tenait ses poignets n'étaient pas la poigne de sa soeur qu'elle avait souvent ressentie quand elle se faisait engueuler ou trainer, au sens propre, dans chambre ou dehors, quand sa soeur recevait des invités. Non, celle-ci était premièrement plus grande, pas plus violente mais plus fermes. Cette poigne la fit revenir parmi les vivants. Enfin elle se rappella que c'était avec Tristan qu'elle se battait. Elle s'étonnait elle même de sa faculté à altérer sa perception des choses. Elle entrait dans une sorte de transe étrange, elle était parfaitement maître se soi, mais elle était persuadée d'une chose qui n'était pas. Siiri cligna plusieurs fois les paupières, c'était bien Tristan, son nouveau frère, même si elle n'allait pas vraiment lui avouer avant un moment. Elle poussa un profond soupir et ses jambes se dérobèrent sous elle. Elle sentit enfin la fatigue la gagner rapidement, ses jambes ne la supportaient plus et elle avait très mal aux bras et aux épaules. Tristan lui dit qu'elle n'était pas si faible, cela la rendait très heureuse d'entendre ça. Elle lui sourit de bon coeur en haletant silencieusement, autant faire ça avec grâce.

Pendant qu'il s'éloignait elle se laissa tomber sur le dos sur le sol poussiéreux, enfin elle s'était battue, même si c'était avec une épée en bois. Elle était heureuse, et il semblait que sa vision l'avait aidé à trouver la force nécéssaire pour qu'elle réussisse, à se battre du moins, pas à gagner bien sûr.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Mar 2 Oct - 18:13

Pour une petite débutante qui n’arrivait même pas à soulever correctement une épée métallique, ce qui n’avait rien de vraiment surprenant vu l’absence de muscles solides de son corps, elle s’était quand même plutôt bien débrouillé. Un humain n’aurait certainement pas raisonné comme le grand Drakkari. Il aurait argué qu’il fallait lui apprendre la théorie, lui enseigner les risques, les limites qu’aurait forcément son corps et qu’elle devrait repousser petit-à-petits, toutes les règles essentielles avant un apprentissage sérieux d’un quelconque art de combat. Il aurait fait s’échauffer longuement la demoiselle.

Oui, bien sûr c’était une approche tout à fait normale et utilisée très largement à juste titre. Oui mais cette petite n’avait franchement pas la forme pour se faire des tours de terrain, des pompes et des abdominaux maintenant, pas sans avoir d’objectif. Et son objectif, elle ne pouvait l’apercevoir qu’en le défiant. C’est pourquoi il l’avait incitée à le combattre. C’était encore la meilleure des techniques pour lui donner envie de progresser, se rendre compte qu’elle en était capable, mais encore très loin, la tenter en quelque sorte.

Siiri avait cette lueur dans les yeux, celle de la vengeance, qui ronge de l’intérieur et laisse tant de marques profondes, parfois insurmontables. Elle devait vraiment voir son objectif. C’est pour cette raison qu’il lui demanda de le voir comme la personne qu’elle détestait le plus en quelque sorte, une personne à qui elle en voudrait assez pour se donner à fond malgré ses maigres forces.
Elle l’écouta à la lettre et c’est comme une furie qu’elle se jeta sur lui et commença à frapper. Tristan ne se doutait pas bien entendu qu’elle était vraiment capable de déformer la réalité au point de le voir comme sa sœur détestée mais il voyait en tous les cas qu’elle se donnait les moyens de se venger.

Et elle n’était vraiment pas assez forte… En se battant ainsi, elle aurait peut-être pu surprendre une femme, mais pas terrasser une de ses aînées, c’était presque certain. Ses coups même si elle tentait de reproduire ce qu’elle avait vu étaient bien trop lents, bien trop légers. Mais c’était un début vraiment intéressant et au final, il ne s’attendait pas à ce qu’elle soit capable d’autant, c’est donc avec une pointe de fierté qu’il lui souriait. Eyh… pas mal la demoiselle finalement.

Il la laissa frapper un peu, elle avait besoin de se défouler, ça se voyait. Quoi qu’elle ait fuit, elle ne pourrait jamais l’oublier et il était fort probable que sa haine justement soit tournée vers cet objet ou cette personne qu’elle fuyait.
Elle aurait beaucoup à faire si elle voulait devenir à ce point meilleure mais sans doute le jeu en valait-il la chandelle.
Quand il jugea qu’elle en avait suffisamment fait, il l’arrêta sans mal d’une seule main, ses coups étaient de moins en moins assurés, ce qui était normal, elle devait avoir mal partout.

Au début, elle se mit à le fixer avec une haine vibrante, ne semblant même pas le reconnaître, mais finalement ses yeux s’éclairèrent et elle se laissa faire calmement. Enfin plutôt faiblement en fait… D’ailleurs, elle tremblait beaucoup et ses jambes la lâchèrent. Habilement, il la rattrapa, passant un bras autour de sa taille en la retenant sans mal pour l’aider à descendre au sol sans se faire mal. Une mauvaise chute ne l’aiderait pas à progresser.

Il était important de lui dire qu’elle n’était pas aussi mauvaise qu’elle le prétendait, aussi s’en acquitta t-il de très bonne grâce sans l’once d’une moquerie. Elle s’était quand même bien battu, bien sûr elle n’avait pas vraiment encore de technique, de force, mais ça viendrait. La motivation, elle, était là. Il la laissa le temps d’aller poser un peu plus loin les épées de bois au cas où elle veuille s’en resservir même si ce ne serait pas de sitôt vu son état. Par contre, il alla lui chercher à boire et revint avec une gourde d’eau qu’il lui tendit alors qu’elle était vautrée littéralement par terre.

Il s’assit même à côté d’elle, le regard perdu dans le vague pendant quelques instants avant de lui sourire gentiment. Cette Drakkari était une sœur de sang, alors bien sûr il ne pouvait pas se détourner d’elle comme ça. Même si avec sa première attitude du matin, elle avait failli y avoir droit. Non mais oh, on ne lui dictait pas sa conduite comme ça, elle risquait de s’en prendre plein la figure par ceux de son espèce si elle agissait ainsi. Néanmoins, il évita de la toucher, il lui avait semblé qu’elle était mal à l’aise au moindre contact de sa part même si bien sûr, il ne tentait rien. Une autre demoiselle nécessitait en ce moment toute l’attention de ses tortures mentales.

- Tu as beaucoup à faire, tu t’en doutes… Tu dois renforcer ton corps et pour ça, manger davantage va devenir important. Le mieux que tu puisses faire je pense, c’est essayer de te dépenser physiquement, d’attendre environ une demi-heure le temps que ton corps l’ait accepté puis de manger. Le sport devrait te donner rapidement faim et si tu manges peu au début, tu ressentiras vite le besoin de manger davantage.

Ben oui, il avait quand même remarqué qu’elle mangeait comme un moineau. De toute façon, elle ne serait jamais assez forte si elle ne se musclait pas et pour ceci, elle avait besoin aussi de manger davantage.

- Tu souhaites apprendre à te battre sans arme ou… avec une quelconque ? Laquelle dans ce cas ?

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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Jeu 11 Oct - 13:27

Siiri regardait le ciel avec envie. Tout serait tellement plus facile si elle pouvait déployer ses ailes rouges et partir loin de tout ça. Fini l'école, fini les autres races inférieures, finit les soucis. Il n'y aurait qu'elle, le vent et les oiseaux. Mais elle n'avait pas d'ailes, et elle le regrettait tellement. Son regard s'était perdu dans le vide et elle afficha une mine triste. Descendant des dragons, mais les dragons avaient des ailes non? Ses ancêtres avaient des ailes, pourquoi pas alors alors?!

La Drakkari avait entendu Tristan revenir, il tenait une gourde d'eau. Elle l'avait prit en le remerciant d'un hochement de tête. Elle enleva le bouchon et prit de longues gorgées, toujours à terre. D'ailleurs, elle renversa un peu d'eau sur son visage quand elle l'avait relevée. Mais ce n'était pas grave, elle avait chaud, et ça la rafraîchissait. Quand elle le regarde, il lui souriait, elle lui avait rendu le sourire. Il commença à lui expliquer qu'il fallait absolument qu'elle mange. Mais elle savait tous ça, elle devait manger, car si elle continuait, elle n'allait plus seulement ne plus pouvoir rien porter, mais elle alla it commencer à mourir petit à petit. Mais l'idée de s’entraîner pour avoir faim n'était pas une mauvaise idée. Il lui demanda l'arme qu'elle préférait, elle n'hésita pas et lui répondit d'un air rêveur:

-J'aime bien les katanas, c'est quand même plus léger et je trouve ça plus beau. Il y a aussi les poignards, c'est plus facile à manier. Mais je ne redoute pas vraiment une arme en particulier, même si je sais que les choses comme les massues, même en prenant du poids, je serais incapable de les soulever! Elle je ne me sens pas capable de me battre juste avec mes poings, peut-être avec mes pieds, je suis assez souple et j'ai de l'équilibre, plus que mes fréquentations d'avant.

Elle sourit et reporta son regard vers le ciel. Avant, c'était plus simple, elle survivait, c'était la seule chose qu'elle faisait, les cours, c'était trop dur pour elle et elle n'avait pas vraiment d'ami, voire pas du tout, juste des gens qui la suivaient. Et puis la seule chose qu'elle avait en tête était la haine contre Lula. Maintenant, elle était dans une autre école, elle avait un Drakkari qu'elle considérait un peu comme son frère et tout cela faisait beaucoup pour elle. Mais elle avait fait quelque chose qu'elle voulait faire depuis bien longtemps, se battre, même si ce n'était pas vraiment qui l'avait fait, elle était contente de savoir qu'elle pouvait faire ce genre de chose. Elle pourrait peut-être devenir aventurière après qui sait? Elle serait libre, et elle pourrait avoir une monture volante! Et même un oiseau de compagnie! Et elle combattrait dans les airs en équilibre sur le dos de sa monture! Elle commençait à avoir hâte de tout ça. Mais quel genre de combattante serait-elle? Ca s'était une bonne question à laquelle elle n’avait aucune réponse.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Lun 22 Oct - 18:59

Il était revenu avec la gourde, la lui avait proposée. Elle devait en avoir besoin. Quoi de plus normal après cet entrainement ? C’est qu’elle ne s’était pas ménagée du tout après tout, essayant de se surpasser même si c’était, il fallait l’avouer, en se laissant guider par la haine au départ. Il sourit gentiment, discutant avec elle.
Mine de rien, il évitait de trop s’approcher d’elle, ayant remarqué qu’elle gardait une certaine distance, preuve de l’habitude ou d’une gêne quelconque.

Il ne savait pas qui elle avait imaginé avec autant de haine à sa place, qui elle cherchait tant à détruire… Mais cette personne devait lui avoir fait beaucoup de mal et pas que sentimentalement… aussi physiquement. Cette simple idée le remplissait de colère, le surprenant aussi un peu au passage. Il avait envie de protéger sa cadette malgré tout et penser qu’on ait pu lui porter préjudice, ça lui hérissait le poil !

Enfin bref… si la personne qu’elle détestait tant s’était montrée violente avec elle, il n’y avait rien de surprenant au fait qu’elle évite tout contact. Comment pourrait-elle avoir confiance en ceux-ci si elle ne se remémorait que des… mauvais moments ?
Il avait tout de même gentiment abordé des choses sérieuses et lui assurait, honnêtement, que ce n’était pas si mal. Bien sûr, ce n’était pas comparable à ses propres débuts… les motivations n’étaient pas les mêmes et puis il était un garçon. Et surtout… il n’avait plus rien à perdre et un professeur qui ne le ménageait pas.

Même si cet entraînement avait porté ces fruits, il ne comptait pas imposer cela à la jeune fille. Elle lui parla alors des armes qui l’intéressaient et il se fit attentif. Les poignards oui.. il l’aurait parié, une réponse normale. Elle avait un très bon équilibre de ce qu’il avait pu voir, les armes de proximité aussi courtes, demandant vitesse et souplesse, lui conviendraient certainement. Par contre, elle parlait aussi de katanas et si l’idée était très intéressante, il était quand même un peu surpris.

Tiens donc… elle ne répugnait donc pas à combattre avec une lame longue. Ca c’était bon à savoir, cela signifiait aussi que malgré ce qu’il lui avait imposé, elle n’était pas dégoûtée et comptait continuer, persévérer… Bon signe.
Il sourit, réfléchissant rapidement. Ils ne disposaient pas de telles armes mais rien ne l’empêchait de lui en fabriquer, en bois, pour l’heure afin qu’elle puisse commencer tôt son entraînement. Mais… autant ne pas le lui dire, ça lui ferait une surprise.

- Je pense qu’en effet tu as un bon équilibre… mais ceci se travaille. Je pourrais te montrer comment si tu veux. Même s’il ne sera pas difficile je pense d’être moins sadique que mon propre maître. Tu as l'air de beaucoup aimer les oiseaux... Tu sais que certaines personnes combattent avec, par leurs oiseaux... ce sont des compagnons, des frères, des sentinelles, des éclaireurs, leurs meilleurs amis et leurs plus grands confidents... J'ai croisé des voyageurs pareils au cours de mes voyages... ils sont... surprenants.

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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Ven 26 Oct - 15:39

L’eau lui avait fait beaucoup de bien. L’entrainement avait été rude, même si elle n’était pas vraiment elle-même à ce moment là. La haine l’avait envahie comme un poison. Mais maintenant elle savait qu’elle pouvait plus ou moins se battre. Mais de toute façon, la seule raison pour laquelle elle voulait se battre était pour tuer sa sœur. Oui, elle savait bien qu’elle allait devoir apprendre à se contrôler si elle voulait gagner, mais elle était déjà contente du résultat de son premier combat. Mais elle voulait surtout avoir un premier combat réel avant de combattre Lula, le problème était qu’il n’y avait pas beaucoup de personne à tuer à l’académie. Enfin, elle remit ça à plus tard, de toute façon elle allait devoir attendre un petit moment avant d’avoir un adversaire réellement hostile.

Il lui expliqua qu’il pensait également qu’elle avait pas mal d’équilibre, bien sûr, pourquoi aurait-elle mentit ? Bref, il expliqua autre chose que Siiri avait déjà entendu parler, mais elle ne savait vraiment pas grand-chose de ça. La Drakkari s’était relevée des étincelles dans les yeux avant qu’il finisse ce qu’il avait à dire. Combattre avec un oiseau, elle voulait faire ça ! Elle le voulait absolument ! Et juste le fait d’avoir un oiseau était pour elle le plus beau cadeau qu’elle pourrait avoir dans sa vie. Elle était sûre qu’ils seraient amis et qu’elle serait chaque jour plus heureuse de commencer la journée. Elle avait déjà rêvé de ça, qu’un oiseau la croisait et qu’ils devenaient amis, dans son rêve, il l’avait même aidé à manger comme une personne normale. Mais elle ne pensait pas qu’un oiseau soit capable de faire ça, il pouvait déjà faire beaucoup de chose. Les oiseaux avaient réveillés Siiri et elle se mit à répondre avec entrain, un sourire avait fendu son visage.

-J’en ai déjà entendu parler, mais peu de livre explique cet art ! Ce doit être magnifique à regarder ! Combattre avec un oiseau, coordonner ses mouvements avec, comme un ballet ! Tu as vraiment de la chance d’en avoir croisé un ! Pourquoi moi je n’ai jamais pus sortir de mon quartier ? Je n’ai rien vu d’intéressant là-bas ! J’ai surement raté tellement de chose intéressante !

Les oiseaux, ça la réveillaient vraiment bien, elle commençait même à faire de grand gestes pour montrer son indignation. Bien sûr, elle savait qu’elle n’était même pas encore adulte et qu’elle avait beaucoup de chose à vivre avant de mourir, mais quand bien même, elle ne voulait plus attendre maintenant qu’elle savait que se n’était pas un art oublié ou une légende ! Elle voulait encore plus avoir un oiseau maintenant. Mais par contre, son énergie l’abandonnait déjà, elle s’était un peu calmée. Elle avait croisé les jambes et s’était appuyée sur ses mains pour regarder le ciel en fronçant les sourcils, un oiseau passa dans le ciel, elle l’identifia rapidement. Elle le faisait maintenant instinctivement, c’était un automatisme maintenant. Combattre avec un oiseau, elle se demandait si certain combattait avec des oiseaux géants, des races que l’on pourrait peut-être monter avec beaucoup de maitrise et de confiance. Ca aussi, elle savait que cela devait être magnifique comme combat. Elle voulait combattre avec un oiseau, c’était son nouvel objectif, mais fallait-elle qu’elle aye déjà un oiseau. Elle sourit, patiente, il fallait de la patiente, elle n’aurait pas un oiseau en claquant de doigts de toute manière.
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Sam 3 Nov - 11:19

Quel enthousiasme !
Dès que le sujet « oiseaux » était abordé, elle débordait d’une énergie insoupçonnable. Bon bien sûr Tristan avait déjà compris que sa jeune consoeur adorait les oiseaux, mais c’était une petite vérification de routine. En fait, il se disait surtout que puisqu’elle aimait beaucoup ça, il était stupide de ne pas en parler.
L’air de rien, il s’intéressait quand même à ce qui pouvait lui plaire.

Bon, bien sûr, ça lui arrivait aussi en temps ordinaire mais il ne le montrait pas. Revenir sur ce sujet et l’écouter en souriant par contre, c’était bien une preuve qu’il s’investissait quand même un peu pour elle. Vraiment… elle semblait avoir oublié sa fatigue, oublié son combat et ce qu’elle considérait encore comme une énorme faiblesse. Elle ne serait pas en mesure de battre qui que ce soit, même animée d’une telle rage.

Peu importe la motivation qui la poussait à vouloir apprendre à se battre, surtout qu’il était plutôt mal placé pour la morigéner et lui louer la noblesse d’un tel art… lui n’avait choisi cette voix, même s’il l’avait toujours voulu, par vengeance après tout… désir morbide de tuer.
Néanmoins, tant qu’elle ne contrôlerait pas sa colère, elle serait victime de celle-ci et même en sachant se battre commettrait des erreurs, c’était normal… c’était… ainsi voilà tout.

Bref… Elle avait un long chemin à faire et elle s’en rendait probablement compte mais lui parler des oiseaux chassa tout nuage sombre de son humeur. Elle rayonnait ! Un immense sourire étirait ses lèvres et elle ne semblait pas pouvoir s’empêcher de ponctuer son discours de gestes. C’était en soi la plus belle des déclarations car preuve d’un intérêt, d’un amour profond pour les oiseaux. La voir ainsi lui faisait plaisir.

Même si elle semblait quand même un peu jalouse qu’il ait pu assister à une telle harmonie entre humains et oiseaux et pas elle. C’était tellement mignon. Décidément, malgré la première très mauvaise impression qu’il avait eu d’elle, il l’appréciait cette petite. Même si elle se croyait au-dessus des autres puisque Drakkari, ayant été élevée dans cette idée, sa part d’humanité semblait vraiment importante. Son sourire se fit un peu plus triste. Elle avait beaucoup de chance à ce propos, mais elle ne pouvait bien sûr pas mesurer à quel point, pas encore du moins.

Il rit finalement ses exclamations, peu, mais franchement et lui donna négligemment une petite pichenette, juste pour la forme, pas douloureuse le moins du monde, derrière la tête.

- Calme toi donc ! Tu es jeune… Et tu as la vie devant toi. Tu verras beaucoup de choses ne t’en fais pas et les voyages y participent énormément.


Il lui fit le sourire en coin dont il se départait si peu et dont il usait sans modération devant les demoiselles quand il cherchait à les séduire, même si là ce n’était pas le cas.

- Puisque les livres ne peuvent pas parler de tout, je vais essayer de t’en raconter un maximum.

Lui ? Gentil ? Investi ? Pour une élève ? Comme s’il était presque… un professeur ? Non… non !!! Pas du tout !!!

- Alors…. Comment l’expliquer… C’est normal que les livres n’en parlent pas ou peu… c’est un… art assez secret et il n’est pas offert à tout le monde de l’apprendre. Disons que pour ma part, je me suis retrouvé dans un… groupe disons aux actifs aux multiples talents et expériences, c’est fou ce qu’on peut apprendre des autres. Bref. Si mes souvenirs sont exacts, les guerriers qui se battent avec des oiseaux se lient réellement à eux. Il en existe certaines qui peuvent vivre extrêmement vieux, plus que les Drakkaris même ! Bien sûr ceux que tu voies tous les jours sont généralement fragiles et éphémères, ce qui ne les rend pas moins beaux on est d’accord. Les liens sont établis généralement avec des oiseaux très résistants, souvent ceux issus de milieux dangereux pour ne pas dire inhospitaliers. Mais n’importe quel dresseur te le dira, il faut d’abord commencer par dresser un oiseau plus calme et docile que ces têtes de mule revanchardes. Le dressage, si j’ai bien compris, est tout de même une affaire de patience, de persévérance et surtout d’investissement personnel. Par la suite, généralement c’est avec des oiseaux rapaces que se lient ces dresseurs quand ils deviennent suffisamment bons. La difficulté réside dans le fait qu’avant tout il faut réussir à dominer l’oiseau, et ceci avant d’être réellement son ami. Ainsi, il a une confiance totale en son maître et lui obéira même si le lien entre eux s’avère davantage être celui d’une amitié que du couple domination/ soumission. Les oiseaux peuvent alors réellement guider leurs maîtres et cela peut s’avérer pratique surtout dans les combats nocturnes car leurs cris guident réellement le dresseur et son bras pour se battre.

Il sourit, s’arrêtant en croisant les bras derrière sa nuque, allongé sur le dos, un brin d’herbe entre les dents.
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Siiri Adeilith
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Jeu 8 Nov - 17:13

Il riait, rire… Quand elle y pensait, Siiri se rendait compte qu’elle ne riait quasiment plu depuis longtemps. Mais elle souriait, et c’était déjà ça de pris pour elle. Mais elle ne voulait pas trop s’inquiéter de ça pour l’instant. Elle écoutait attentivement Tristan qui lui expliquait plus en détail ce que c’était de combattre avec un oiseau. Elle hochait la tête à certain moment pour montrer qu’elle comprenait. Son sourire s’était fait moins grand car elle se concentrait pour retenir le plus de chose dessus. Oui, elle voulait maintenant absolument faire ça. Elle savait également qu’elle arriverait avec ça à battre à coup sûr sa sœur.

Elle qui prenait sa passion pour les oiseaux pour des gamineries. Combien de fois l’avait-elle humilié ou s’était moquée d’elle juste pour cette raison ? Elle avait fini par l’ignorer au fur et à mesure, à se renfermer mais surtout à s’accrocher à sa passion. Et avec un oiseau pour compagnon de bataille, elle lui montrerait que ses gamineries, comme elle les prenait, allait être ce qui la tuerait.

Tristan s’était allongé sur l’herbe en souriant. Il devait être content de savoir autant de chose. La Drakkari replia ses jambes contre sa poitrine et posa sa tête sur ses genoux. Un léger sourire flottait sur ses lèvres.

-Tu en sais des choses. Ca doit être super d'être aventurier, être libre comme l'air... Pas le loi, pas de règle ni de méchanceté... La belle vie. Elle marqua une pose. Je me demande quel cours je devrais faire pour avoir la meilleure formation, en plus de trouver, de dresser, ect un oiseau. Ha oui, faudrait-il encore que je prenne de la masse.

Elle sourit, manger, si seulement elle ne vomissait pas à chaque fois qu’elle essayait de manger normalement, bien sûr qu’elle mangerait ! Qu’avait-il dit ? A oui, s’entrainer beaucoup, ça devait lui rendre un peu l’appétit. Elle essayerait quand elle aurait le temps, peut-être quand les cours commenceront, enfin, les cours de combat. Elle n’en avait pas encore entendu parler pour l’instant. Plus tard peut-être. A vrai dire, elle n’en savait rien, mais alors là rien du tout. Elle venait d’arriver. Elle regarda l’unique Drakkari qu’elle avait vu pour l’instant en oubliant sa sœur. Y en avait-il d’autre ? Tristan lui avait dit qu’il n’en savait rien, dommage, elle allait devoir supporter des races inférieures pour profs, pas cool.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   Mar 18 Déc - 16:25

C’était bizarre…S’intéresser suffisamment à une personne pour chercher à la consoler, à l’aider, à se préoccuper d’elle… et sans avoir d’arrière-pensée qui plus est ! Ca c’était nouveau pour Tristan. Il eut une légère grimace, Cassidy serait sans doute ravie si elle le voyait. Elle maintenant qu’il avait de bons côtés et pourrait faire de bonnes choses s’il se décidait à s’ouvrir au monde. Tss… Lui donner raison était décidément une chose bien difficile qu’il n’était pas certain d’apprécier !
Siiri était une drakkari, comme lui, il tentait de se convaincre que c’était pour cette raison qu’il agissait ainsi avec elle mais en fait il n’en était pas aussi sûr qu’il l’aurait souhaité.

Elle semblait contente de tout ce qu’il lui racontait et ça lui plaisait aussi… De voir qu’elle l’écoutait, sans l’interrompre, ravie de ses histoires, conquises par tout ce qui touchait aux oiseaux. Bien sûr il n’en avait pas fait sa spécialité et ne pouvait donc que lui apprendre les connaissances restreintes qu’il avait sur ce sujet mais c’était tout de même certainement bien plus que ce qu’elle aurait pu apprendre dans son village. Et c’était tout à fait normal d’ailleurs, c’est par l’expérience qu’on apprenait.

Malgré ses airs de « je m’en fous un peu au final donc fais ce que tu veux », Tristan avait quand même observé et écouté sa congénères, assez pour comprendre qu’aborder les histoires sur les combattants alliés à des oiseaux la fascinerait. Et il avait vu juste. Ca aussi c’était satisfaisant… ne pas se tromper.

Il s’était rallongé alors qu’elle était plongée dans ses pensées et imaginait sans doute mille et une choses sur le comment devenir un de ces guerriers amis des oiseaux. Elle lui parla d’ailleurs et même s’il ne bougeait pas, il écoutait suffisamment pour se rendre compte qu’elle idéalisait fort malheureusement, sa situation.

Libre ? Oh non… il n’était pas libre du tout. Pour sa mission, il était devenu un Kaär et recevait donc des ordres, devait rendre des comptes, même s’il n’était pas aussi dépendant de la faction que nombreux de ses compagnons. Et là, il était prisonnier… Il avait été capturé et se trouvait à présent cloitré entre ces murs, sous la surveillance de la petite blonde revêche, sévère et terriblement ennuyante qui lui avait tenu lieu de camarade de classe des années plus tôt. Le monde était petit.
Il ne dit rien pour cela, mieux valait ne pas détruire trop vite sa jolie image des aventures. Et puis peut-être serait-elle différente, après tout rien ne garantissait qu’elle suivrait sa voie… mais malheureusement, il avait vu la haine qui l’animait. Même si la sienne prenait moins de temps à être assouvie, sa vengeance guiderait son bras et détruirait une partie d’elle-même, même si elle prétendait le contraire.

Elle avait tout de même de bonnes idées à propos d’elle-même, cherchant à savoir les cours qui pourraient l’aider. Ca c’était déjà un très bon point. Et puis elle admettait manquer de poids. Ca aussi c’était une certitude. Elle avait plusieurs années devant elle pour se former et façonner la jeune femme de son futur mais pour cela il fallait déjà commencer par prendre au plus tôt les bonnes décisions. Il lui donna une pichenette sur le bras, les yeux fermés alors qu’il sentait qu’elle ne le regardait pas, sans doute plongée dans ses pensées avant de se redresser en grimaçant légèrement. Son bras lui faisait toujours mal finalement.

- C’est bien que tu en aies conscience. A force de te forcer petit-à-petit, tu verras, ça viendra tout seul et tu iras mieux. Si tu veux acquérir de l’endurance, il te faudra en effet des muscles et assurément ce n’est pas en mangeant trois miettes de pain que tu y parviendras. De toute façon pour ton objectif, tu auras besoin de suivre une formation de combat, de préférence générale pour commencer et plus axée très rapidement. Mais si la directrice engage un « vrai » prof qui sait ce qu’il fait, il refusera d’entraîner un ou une élève ne se nourrissant pas suffisamment et c’est tout à fait normal. Ensuite… tu devrais suivre un entraînement à la discrétion. Rares sont les drakkaris à s’engager dans cette voie, en particulier à cause de la couleur de nos cheveux mais rien n’empêche de porter une capuche après tout. Je propose ceci parce qu’aucun oiseau n’aura, du moins dans les espèces les plus utiles en compagnon d’arme, envie de s’allier à une personne les faisant repérer. Il faut aussi que tu connaisses l’histoire d’Ascadian car toutes nos légendes ont un font de vérité et peuvent s’avérer des alliées dans certaines situations. Si tu veux devenir aventurière, tu devras aussi connaitre l’astronomie afin de pouvoir te diriger partout. Il faut que tu puisses aussi connaitre les rudiments de potions basiques pouvant t’aider en cas de blessure et si tu n’as pas de village proche. Je pense que c’est déjà l’essentiel… Ca t’aide un peu ?

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MessageSujet: Re: Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?   

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Deux Drakkaris sur un terrain d'entraînement, c'est quoi ?
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