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 Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...

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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...   Lun 3 Sep - 19:37

11/09/285
10h30

Cassidy avait décidé de se promener le long du lac. Après avoir amené l’elfe à sa chambre en attendant de prendre une décision quant à la garder ou à la faire repartir, la demoiselle était assez perturbée comme à son habitude. Il faut dire qu’après ce qui s’était passé la veille avec Tristan, la jeune femme ne savait plus encore sur quel pied danser. Bon bien sûr, elle s’y attendant qu’il aimait regarder les femmes, se désintéressant complètement d’elle mais jamais elle n’aurait pu imaginer ne pas y rester insensible.

Non, l’effet qu’il regarde la nouvelle femme comme si elle était le seul objet de ses préoccupations, et bien ça ne faisait pas vraiment plaisir à Cassidy qui avait repris une attitude plus stricte et sérieuse, ne voulant pas montrer que cela la touchait tant que ça. De plus, après ce qu’elle avait fait la veille et la matinée pour Tristan, ou du moins pour faire des efforts, cela lui faisait encore plus de mal mais là c’était plus de colère que de tristesse. Qu’il pose les yeux sur une autre.

La jeune femme avait posé son bâton dans sa chambre avant de descendre, après tout ça ne lui servait à rien pour le moment et c’était plutôt tentant de l’utiliser alors que là elle ne s’en occupait pas. Ou… elle essayait du moins. A chaque fois que Cassidy était contrariée, il fallait qu’elle utilise sa magie pour penser à autre chose, pour se « vider » magiquement. Sauf que là, ce n’était pas le cas malheureusement. Et ça la frustrait encore plus. Si encore elle était occupée à une tâche, ça irait mieux mais là, impossible de se concentrer sur quoi que ce soit.

Bon, après tout la veille, elle était allée chercher un bouquin qui parlait des « relations » hommes/femmes physiques expliquées pour les débutants. Oui ce genre de chose existait. D’ailleurs elle fut fort surprise d’apprendre certains trucs et même si ses cheveux se hérissèrent sur la tête en voyant certaines choses (les illustrations aident bien), elle avait eu toute la nuit pour se calmer petit à petit. Apparemment c’était une question d’emboîtage, du moins, c’est comme ça qu’elle voyait les choses. On épargnera le genre de questions bizarres et insolites qu’elle se posa sur la technique mais au moins, elle savait à peu près comment ça marchait.

Le livre disait aussi que ce n’était pas des plus agréables pour une première fois et qu’il fallait se concentrer sur une certaine partie pour minimiser les douleurs au maximum. Cassidy comprenait un peu ce que Tristan voulait lui dire même si ce n’était sûrement pas aussi pire que de se faire carboniser la jambe par un dragon mais bon. La douleur elle en avait l’habitude. Enfin plus magique que physique, cela va s’en dire.

Elle avait beaucoup réfléchi la nuit, mais ne comptait pas revenir sur son choix, ou même sa position. Et c’est au petit matin, alors que Tristan semblait déjà être parti s’entraîner, que Cassidy avait décidé de lui faire une surprise de taille. Même si ça ne lui plairait pas forcément. Mais il valait mieux qu’elle ne le voit pas en lui donnant, le Drakkari serait bien capable de la repousser et d’avoir des réactions de colère, surtout après avoir catégoriquement refusé sa proposition.

La jeune femme était partie à Glindel acheter du matériel pour peindre et dessiner. Deux sortes de support, un chevalet et une plaque en bois. Puis elle lui avait prit tout un assortiment de pinceaux, crayons et différentes peintures avec un support pour y poser les couleurs et les mélanger. Il y avait aussi toute une pile de parchemins spécialement conçu pour ce genre d’activité. C’était un bel assortiment flambant neuf et le bois venait des réputées forêts du royaume Faerthas. C’était cher et elle avait donné une bonne partie de son argent à elle, obtenu grâce à ses missions et tâches mais au moins, la qualité était vraiment bonne et ne se détériorait pas au bout de quelques jours.

Elle avait donc attendu qu’il ne soit pas là pour disposer le tout dans sa chambre, bien en évidence, en espérant qu’il ne balance pas tout par la fenêtre. Après tout, sa chambre, c’était son territoire. Il était libre de tout mettre dans un coin ou de s’en servir. Parce qu’au départ, le Drakkari avait montré un refus catégorique d’avoir ce genre de chose, et elle se doutait qu’il ne serait sans doute pas très content. Mais bon, qui ne tente rien n’a rien. Son dessin était tellement beau sur elle qu’il serait bête qu’il n’en profite pas un peu plus. Elle n’allait pas le contraindre à s’y soumettre si l’envie n’y était pas mais lui donnait tout juste l’occasion.

A l’heure qu’il était, Tristan avait du voir cet ensemble dans sa chambre. Après avoir accompagné l’elfe, il devait bien avoir fait une petite halte pour une raison ou une autre. Mais au moins elle éviterait les réflexions, se doutant bien que peut être que sur le coup, si c’est de la surprise qui s’afficherait sur son visage, il montrerait également peut être de la colère au fait qu’elle n’ait pas respecté sa parole. Mais lui, avait-il respecté ses propres limites quand elle lui avait dit qu’elle était contre les contacts ? Pas vraiment ! Alors elle n’allait pas vraiment se gêner !

La demoiselle chassa de sa tête le visage furieux de Tristan en découvrant la « surprise », toute occupée à ronger sa jalousie envers cette grande elfe à la poitrine avantageuse. Seule petite consolation, l’elfe semblait aussi naïve qu’elle, enfin du moins ça c’était avant et peut être aussi inexpérimentée dans les relations amoureuses. En tant qu’initiée, elle pouvait le sentir ce genre de chose.

*Y a des jours je le déteste ! Non mais faudrait lui accrocher un collier ! Ou je sais pas quoi ! Bien sûr je m’y attendais à ce genre de choses mais quand même quoi… Pourquoi ça me fais quelque chose ? Ca fait mal… mais bon supportable là*

Les bras croisés dans son dos, elle avançait devant la surface du lac. Non, hors de question de rester coucher dans son lit et puis elle ne faisait pas d’effort exceptionnel là, de l’air lui ferait le plus grand bien ! Tant qu’une créature ne lui saute pas dessus pour la mordre ou se battre avec, tout irait bien. Mais elle ne pouvait s’empêcher de ruminer ses sombres pensées, le regard sévère, mordillant sa lèvre inférieure.

Puis, Cassidy soupira un coup et regarda l’étendue d’eau. Si le lac devait donner une vérité, elle en aurait bien besoin en ce moment ! Savoir… ce qui se passerait… ou du moins voir quelque chose qui l’aiderait, l’approuverait. Mais bon, il y a des moments où il vaut mieux laisser le temps faire les choses, et vivre au jour le jour.

Encore une fois la « blondasse » apparut dans sa tête. Bon elle n’était pas méchante mais Cassidy n’y pouvait rien, dès que ça touchait Tristan, elle ne pouvait pas s’empêcher de sortir les crocs. D’ailleurs, il valait mieux qu’elle ne croise pas cette Maud, comprenant maintenant ce QU’ILS avaient fait après s’être « instruite » par son livre ainsi que les expressions qui pouvaient sortir dans ce genre de situation, elle ne pouvait pas rester de marbre. Imaginer SON Tristan en train de .. aaaaah ! non ! beurk ! ou du moins beurk avec les autres quoi ! Mais après tout, il ne lui appartenait pas au final. Enfin si un peu avec le tatouage… mais c’était quand même assez particulier.

Elle serra doucement le poing, rien que d’y penser éveillait en elle des envies de meurtres et dos en vrac et magie en moins, la mage n’aurait pas hésité à lui faire mordre la poussière, même si elle devait utiliser ses poings que la dénommée Maud devait être quand même plus grande qu’elle. Un chien de garde elle ? Un peu oui… Même si elle préférait ne pas le montrer.

Cassidy soupira et s’arrêta, décidant de s’asseoir contre un arbre au bord de l’eau. Elle prit un petit bout de bois tout en commençant à regarder le sol et inconsciemment, traça des symboles magiques sans cohérence. Juste comme ça. Parce qu’elle n’en avait pas le droit. Fermant les yeux, elle regarda ses symboles puis passa sa main dessus pour les effacer.

*Je suis idiote, je ne devrais même pas m’occuper de ça ! Je ne devrais même pas y penser !*

Elle se redressa et s’étira doucement. Oui, elle avait vraiment un horrible manque de magie. Fixant l’horizon, la demoiselle décida de s’occuper les mains et s’agenouilla pour prendre un gros galet. Tirant la langue et fermant un œil, elle visa l’étendue de l’eau puis lança sa pierre. Celle-ci fit quelques rebonds sur l’eau avant de disparaître.

Quelques mèches blondes s’agitèrent, portées par le courant d’air qui venait de souffler. Cassidy fronça les sourcils, sa pierre avait été déviée par le vent qui se levait. Pourtant, la jeune femme ne s’arrêta pas là et s’agenouilla pour récupérer quelques pierres dans sa main gauche. Et elle recommença à faire des ricochets, parfois cela rebondissait bien, parfois pas. Elle fronçait les sourcils, continuant de lancer ses galets pour améliorer son tir. Et puis ça la distrayait bien en attendant.

Car en effet, la jeune femme ne voulait pas s’enfermer dans son bureau en ce moment. Après tout elle avait prit suffisamment d’avance pour le moment même si elle devait s’occuper de réclamer des tâches à Glindel pour les professeurs et les nouveaux élèves. Oh mais après tout là elle faisait une petite pause, loin de tout ce qu’elle considérait comme barbant pour elle. Ca ne pouvait pas faire de mal après tout !

Elle inspira doucement après avoir épuisé sa réserve de galets, repensant à Tristan tout en remettant certaines de ses mèches en arrière. Moui à l’heure qu’il était, le beau garçon devait compter fleurette à l’elfe, elle ne voyait que ça pour l’instant. Et si… elle utilisait un peu sa magie. Il ne pourrait pas le voir de toute façon, trop occupé comme il était. Cassidy se mit à sourire doucement.

Dans un premier temps, la demoiselle se pencha en avant et toucha la surface de la rapidement. Des cercles circulaires se dessinèrent dans l’eau, lui renvoyant son propre reflet. Elle semblait un peu inquiète mais bon, vu qu’il avait fini de s’intéresser à elle, peut être qu’elle pouvait utiliser un peu de magie, après tout ça passera inaperçu.

Inspirant profondément, elle traça une rune bleue dans les airs en murmurant tout doucement un mot. La lumière de la rune vint se poser sous ses pieds, l’éclairant un peu. Bon ça va pour le moment elle ne se sentait pas faible. L’envie de se sentir libre, de sentir sa magie en elle, c’était toujours quelque chose qui la fascinait.

Puis elle enleva ses chaussures qu’elle posa dans l’herbe et finit par faire quelques pas à la surface de l’eau, marchant dessus comme si elle se trouvait toujours sur du sol bien dur et compact. L’eau était fraîche et lui chatouillait légèrement la plante des pieds mais elle aimait bien cette sensation. Avançant de quelques pas tout en fermant les yeux. Se sentir au dessus des lois physiques, repousser les limites, c’était une sensation agréable pour elle. Au moins ses pensées s’éparpillaient au fil de l’eau et la jeune femme se sentait un peu plus apaisée.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...   Mar 4 Sep - 9:20

Miam…La nouvelle était plutôt…miam !!!!
Tristan avait été surpris en arrivant près de Cassidy alors qu’elle était partie voir qui se trouvait près de la grille d’entrée de l’Académie.
Bon, à l’origine, c’est vrai qu’il la filait un peu, prêt à la rattraper et une fois ceci fait, à la trimbaler tel un vulgaire sac de patates jusqu’à sa chambre.

Qu’est ce que le guérisseur avait dit hier déjà ?! Ah oui… qu’elle devait se MENAGER. Physiquement et magiquement. Qu’avait-elle fait ? Rien pour s’aider. Si elle n’avait pas utilisé la magie, son dos déjà sacrément éprouvé par sa rencontre inopportune avec un arbre qui semblait s’être placé expressément sur sa trajectoire, avait souffert de ses différentes courses, cascades et… tout simplement maladresses. De toute façon, même en marchant et en regardant où elle mettait les pieds elle arrivait à se faire mal !!!

Bon en tous les cas, elle allait l’entendre. C’est pas qu’il lui courait spécialement après non, mais juste que c’était aussi un peu à cause de lui qu’elle ne s’était pas… arrangé la veille donc autant éviter qu’elle finisse en pièces détachées hein !
Il était arrivée à sa hauteur et là wahou, surprise, une magnifique jeune elfe se tenait là. Elle faisait à peu près leur âge et il y avait de quoi baver sans retenue devant le corps sublime sous ses yeux.Miam !!!

Tout à fait son type de femme, grande, belle comme pas permis, blonde… (bon d’accord, il avait un sérieux faible pour les blondes), et une elfe qui plus est, partenaires de prédilection des Drakkaris ou du moins d’une majorité… Vraiment superbe. C’est vrai qu’il avait été très occupé à la détailler des yeux et que ça n’avait apparemment pas plu à Cassidy. Celle-ci semblait penser qu’elle était de trop et qu’il ne la remarquait d’ailleurs que par défaut quand il se tourna vers elle pour lui dire qu’elle n’avait rien à faire ici et qu’elle devrait être dans sa chambre.

C’est vrai qu’il n’aurait peut-être pas dû le lui dire comme ça mais s’ils avaient été seuls, ces mots n’auraient pas du tout eu la même portée en fin de compte. En effet, il voulait juste lui dire qu’elle n’avait pas à être dehors, qu’elle devait se reposer, rien de plus et honnêtement il le pensait, se souciant un peu de sa santé tout de même mais apparemment elle se sentait en… danger à cause de la jolie elfe.
Finalement ils étaient rentrés au château et pour l’heure la demoiselle était leur invitée. Hum… une invitée de choix il va sans dire. Tristan en avait l’eau à la bouche. Seule fausse note, son regard, son expression étaient de la même innocence que celle qui habitait encore un peu parfois la jolie directrice…
Ah nan hein ! Une jeune innocente à la fois ! Une dans les pattes ça suffit.

Tristan avait regardé Cassidy s’éloigner de la chambre de l’elfe et pour sa part, après un sourire à tomber par terre à l’adresse de celle-ci, suivi d’une phrase bien placée comme quoi si elle avait besoin de quoi que ce soit, elle pouvait l’appeler, il avait rejoint sa propre chambre.
Et là… Surprise. Quelque chose l’y attendait. Enfin plusieurs choses en fait.
En effet, la mage lui avait… rapporté et installé, il ne savait trop quand, sans doute pendant qu’il s’entraînait, tout le matériel à peintures et dessins dont il aurait pu avoir besoin pour se remettre à… ce passe-temps qu’il adorait enfant.

Il resta en arrêt devant les objets posés près ou sur le bureau de sa chambre. D’un seul coup d’œil, il pouvait juger de l’excellente qualité de l’attirail , comme quoi, certains réflexes ne l’avaient pas encore quitté. Des souvenirs lui revinrent en mémoire, la joie qu’il éprouvait quand il peignait. Il était dans son monde alors et rien n’était plus beau, plus parfait que ce monde là.
Ses doigts effleurèrent un pinceau. Il en avait un comme ça aussi. Il se rappelait, sa mère le lui avait offert quand il était encore tout jeune. Son regard s’obscurcit. Sans doute celui-ci était-il responsable du tournant qu’avait pris sa vie. Il serra le poing gauche dans un geste familier et réconfortant. Quand on est fort on peut se battre… se défendre… Pas quand on est faible…

Il leva le bras dans un geste rageur et le retint juste à temps pour ne pas envoyer valser le tout, se forçant à respirer calmement en s’appuyant contre un mur, la main sur les yeux. Le calme parfois le quittait,il devait vraiment apprendre à mieux maîtriser cette part de lui-même, malgré ses progrès… parfois ça n’allait vraiment plus.

Il se calma finalement et fixant les objets, les déplaça dans un coin de sa chambre avant de sortir et de refermer la porte de celle-ci, tenant machinalement, il s’en rendait compte, le pinceau qui avait failli lui faire perdre la tête.
Il détestait qu’on lui force la main. N’était-ce pas ce qu’elle essayait de faire ???!
Cherchant Cassidy, il ne la trouva pas dans son bureau, ni dans sa chambre et décida de retourner s’entraîner pour se changer les idées et ce même s’il était déjà un peu fatigué.

Ce fut en chemin qu’il vit une petite silhouette, reconnaissable entre mille, près du lac, faisant apparemment des… ricochets. Enfin reconnaissable… Pas pour tout le monde hein !!!Parce qu’elle avait quand même pas mal changé du point de vue vestimentaire. Ce qui ne devait pas déplaire à ces messieurs. Il s’approcha rapidement, un air bougon au visage mais décidant de ne pas lui laisser le temps de se préparer à sa petite colère, la contourna.
Bien lui en prit, il eut tout loisir de constater que la jeune femme ne respectait pas du tout, du moins pas à cet instant, les recommandations du guérisseur. Eyyyh oui !!! Elle était en train d’utiliser sa magie.

Bien sûr, il ne se doutait pas qu’elle avait les idées sans dessus dessous. Après tout, elle avait décidé de se renseigner sur les relations hommes/ femmes et avait dû être plutôt choquée de ses découvertes. Surtout en comprenant ce que le jeune guerrier avait pu faire avec ses anciennes conquêtes et ce qu’il avait régulièrement en tête. Ca… Ca vous secoue c’est clair. Qui plus est d’imaginer ce qu’il avait fait avec sa Maud adorée et ce à quoi il pensait plus que certainement en fixant la jolie elfe.
C’est vrai quoi… En plus elle n’était pas très partageuse, très généreuse d’ordinaire mais pour lui…ah…apparemment ce n’était pas trop ça. Elle avait besoin de se défouler, de penser à autre chose et sa magie… c’était son échappatoire après tout.

Elle ne savait sans doute pas que réutiliser la magie trop tôt pouvait s’avérer dangereux pour sa santé, y compris pour cette mauvaise magie qui circulait dans ses veines et qui devait être joliment activée par sa jalousie. De toute façon, Tristan ne se donna pas le temps de réfléchir. Ne prenant même pas le temps de l’interpeller, il s’enfonça dans l’eau jusqu’à mi cuisse pratiquement et attrapa la jeune femme, la soulevant le plus haut possible au-dessus de lui et sans se rincer l’œil sous sa robe avant de faire marche arrière rapidement pour revenir sur la berge. L’eau devait être froide parce que des frissons lui parcouraient les bras.

Ben oui… le sort qu’elle avait lancé était quand même mineur et ne devait s’appliquer qu’à elle… ou un truc du genre… pour éviter une trop grande dépense. Une lueur réelle de colère s’inscrivit dans ses yeux et sur son visage alors qu’il la lâchait enfin une fois sur le sol.

- Mais ça ne va pas !!!! qu’est ce que t’as dit le guérisseur !!! Pas de magie ! Tu vas arrêter un peu ?! Je vois vraiment pas pourquoi il m’a demandé de te surveiller ! C’est vraiment égoïste de ta part ! Si je peux plus tourner les yeux trente secondes sans que tu fasses des bêtises, c’est vraiment pas la peine de me demander quoi que ce soit !!!!


Oui il était en colère, mais il y avait aussi de l’inquiétude sur son visage. Après tout, il ne savait pas ce qui pouvait lui arriver si elle désobéissait. Pourvu qu’elle ne s’écroule pas en hurlant de nouveau de douleur. Il se passa la main dans la nuque, respirant fortement pour se calmer, détournant les yeux. Finalement il l’observa de nouveau, effleurant l’un de ses bras, les jambes toujours trempées et sans sembler gêné par le vent qui soufflait régulièrement.

- Excuse moi, c’est juste que… fais pas ce genre de trucs. Si tu as un problème je ne saurais pas t’aider et… enfin…


Oui, il semblait vraiment gêné, impliqué.Pour une fois, il semblait même très proche de lui dire quelque chose de vraiment gentil et touchant, comme qu’il tenait trop à elle pour supporter de ne pas pouvoir la secourir ou quelque chose comme ça. Mais il baissa les yeux sur sa main serrée et vit le pinceau en question. Ses traits se crispèrent de nouveau. Quand c’était le cas, sa mâchoire se faisait un peu plus carrée, et si ça avait sans doute un charme réel, ce n’était pas toujours rassurant pour autant. Il le leva devant la jeune femme sans rien dire au début, juste pour lui montrer qu’il savait. Mais la colère qu’il ressentait à ce propos semblait s’être évaporée.

- Je ne sais pas à quoi tu joues, je t’avais pourtant dit non mais… enfin tu es vraiment têtue… Je n’ai rien cassé même si c’était limite, tu devrais faire attention quand tu me pousses Cassy, c’est dangereux… par contre ce truc… je ne peux pas le garder dans ma chambre.Ca rappelle…


Sa mâchoire se crispa un peu plus.

- … un souvenir un peu trop douloureux.

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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...   Mar 4 Sep - 18:33

Ce n’était pas si mal que ça d’utiliser sa magie pour une fois. Elle n’avait pas mal et même si elle était un peu inconsciente que ce n’était pas vraiment recommandé à l’heure actuelle. Mais ses récentes découvertes, sa jalousie non dissimulée, n’aidaient en rien dans les choix de la petite mage qui n’avait qu’une seule envie, utiliser sa magie.

Oh bien sûr, elle était très loin de se douter que Tristan arrivait d’un pas plutôt engagé vers elle, même si elle ne l’avait pas remarqué. Mais elle se doutait bien que l’équipement qu’elle lui avait laissé dans sa chambre, ne lui plairait pas vraiment. Après tout, quand il lui avait dit non, c’était sur un ton qui ne souffrait d’aucune protestation supplémentaire.

Sauf que Cassidy avait vraiment eu envie de lui faire plaisir. On peut toujours s’adonner à certaines activités tout en continuant sa vocation, ce n’était pas défendu. Et puis elle ne comprenait pas vraiment la raison qui le poussait à ne pas peindre ou dessiner non. Elle était plus du genre à encourager qu’à le laisser passer ça.

Pourtant, elle était les pieds sur la surface de l’eau, un sourire au coin des lèvres, apparemment assez contente de pouvoir éprouver à nouveau cette sensation qui la faisait se sentir bien et elle-même. Trop dépendante de sa magie pour rester trop longtemps sans la pratiquer.

Malheureusement, alors qu’elle avait l’intention d’aller plus loin sur le lac, sûrement pour s’épater elle-même, la jeune femme fut attrapée fermement par deux bras musclés. Elle lâcha une exclamation de surprise. Il faut dire que même si le Drakkari faisait du bruit en s’enfonçant dans l’eau, Cassidy n’avait même pas fait attention. Sauf qu’elle ne semblait pas vraiment ravie au départ, d’être soulevée de cette manière pour être reposée sur la terre ferme.

Et bien et bien… C’est quand même assez original comme situation ! Et dire que c’était Cassidy qui était sensée surveiller Tristan ! Là on avait tout le contraire, le Drakkari semblait vouloir fermement s’assurer qu’elle ne fasse pas de bêtises. Boh… ça lui fera les jambes quoi ! Cependant, alors qu’il la portait de manière plutôt étonnante, la demoiselle ne se débattit pas et poussa un profond soupir en levant les yeux au ciel.

Allons bon ! Dire qu’un peu avant il était occupé avec l’elfe ! Cassidy était encore un peu vexée par son manque d’attention de tout à l’heure. Moui c’est ça… Elle savait maintenant sûrement ce qu’il avait derrière la tête. Mais pour l’instant, la mage préféra se taire.

*Tiens donc… Il va sûrement me passer un savon pour avoir utiliser la magie ! Mouais hein ! Il n’a pas tort mais… j’en ai besoin en ce moment…*

Et comme elle le pensait si bien, Tristan la lâcha sur le sol en la réprimandant vertement alors que les yeux de la petite mage s’agrandissaient de colère, d’incompréhension. Non mais il s’entendait parler ? Elle égoïste ? En quoi elle était égoïste là ? Après tout elle ne faisait rien de mal !

*Tourner les yeux trente secondes pour séduire une autre charmante demoiselle ? C’est ça la raison que tu trouves ? Mouaaaaaaaaaaaaaaaais !*

Autant ne rien dire de la jalousie ni de la colère qui l’animait à ce moment présent, Tristan ne comprendrait sûrement pas. Elle se contenta de prendre distraitement une de ses mèches de cheveux dorés et de l’enrouler autour de son doigt d’un geste désordonné. Puis la jeune femme redressa vivement la tête en le regardant.

Il lui avait frôlé le bras, comme si il voulait se rattraper, se radoucir, s’excusant et expliquant qu’il ne pourrait rien faire si il se passait quelque chose. Cassidy le regarda avec curiosité, penchant la tête sur le côté. Cela avait déjà plus d’effet que sa phrase en colère, parce que là elle était prête à lui répliquer assez crûment, emportée par son élan mais se calma.

Puis, il regarda ce pinceau qu’il avait toujours dans la main et son regard se durcit à nouveau. Ah ben apparemment il le prenait assez mal, enfin il ne semblait pas très content d’avoir retrouvé tout un attirail artistique dans sa chambre. La jeune femme fit la moue, comme si elle savait qu’il allait mal réagir mais ne baissa pas les yeux, le regardant fièrement sans une pointe de gêne… maladresse. Non, ce n’était pas la peine de faire la fillette blessée pour le coup.

Il la rassura d’une certaine manière qu’il n’avait rien cassé mais que c’était pas loin et qu’elle n’aurait pas du. Surtout à cause de ce pinceau qu’il tenait et qui semblait être assez douloureux pour lui. Un souvenir du passé. Après tout, ce n’était pas sa faute à elle, elle n’y connaissait rien à la raison du pourquoi !

Cependant, la jeune femme préféra faire les choses dans l’ordre. Elle n’avait pas vraiment apprécié qu’il la traite d’égoïste à ce moment là. La demoiselle se mit à marcher et faire quelques pas avant de s’arrêter devant lui, croisant les bras.

« Tu n’es plus avec la damoiselle elfe ? Il me semblait presque évident que tu profites de son arrivée pour lui faire une petite visite guidée, suivi d’un petit jeu de séduction. Je sais que tu aimes les jolies femmes et je suis presque sûre que tu aimerais bien la mettre dans ton lit pour la ‘’faire’’ celle là si tu vois ce que je veux dire »

Regard de défi qui montrait qu’elle savait de quoi elle parlait et avait mis son idée à exécution. Bien sûr que ça l’avait choqué ! Mais hors de question de le montrer après tout, elle avait eu toute la soirée pour biiiiiiien se remettre les idées en place. La mage ramena sa mèche en arrière, puis fit mine d’être pensive, ramenant un doigt sous son menton fin à elle tout en levant les yeux au ciel.

« Sauf que si tu veux mon avis, je pense qu’elle est aussi inexpérimentée que moi dans le domaine, et ne comprendra pas vraiment tes allusions qui tournent autour d’un certain acte d’emboîtement. Enfin, c’est pas pour te décevoir, et je pense que tu l’as aussi deviné plus ou moins »

Se mordant doucement la lèvre, peut être un peu nerveusement, elle n’en était pourtant pas vraiment gênée, mais se radoucit au fur et à mesure, maintenant qu’elle avait sorti ses petites phrases qui la soulagèrent énormément. Manière détournée qu’elle avait bien vu sa façon d’agir et de faire, qui n’étaient pas à son goût après tout.

« Je vais essayer d’éviter de reproduire ce genre de chose mais… faut dire que cette nouvelle arrivante m’a un peu pris de court…

Puis, voyant que Tristan avait les jambes bien trempées, la jeune femme se mit à réfléchir, avant de se diriger vers un des arbres à proximité.

« S’il vous plaît, vous pouvez me passer la serviette que vous avez certainement préparer dans le cas où je chercherais à me baigner ? Je vais en avoir besoin »

Elle tendit la main et une serviette se matérialisa aussitôt. Oui les lutines savaient que la directrice était une sacrée maladroite, bien capable d’annuler son sort pour boire la tasse. Elles étaient devenues prévoyantes avec le temps.

La jeune femme s’approcha de Tristan et prit sa main pour poser la serviette autour de son bras, parlant d’une voix assez douce, un peu inquiète mais rebondissant rapidement sur ses mots.

« Tiens… profite en pour t’essuyer et même enlever ton pantalon, je me tourne si tu veux. Le vent est froid, je n’ai pas envie que tu attrapes froid… et puis… tu es capable de me dire que si tu es malade ça sera de la faute de la petite égoïste qui a décidé de faire une balade non autorisée sur l’eau »

Un léger sourire taquin apparut sur son visage avant qu’elle ne décide de prendre avec beaucoup de précaution le pinceau qu’il avait dans la main avant de lui murmurer une simple phrase, qu’il devait bien connaître.
« Je n’ai pas peur du danger… »

Puis elle s’installa en tailleur dans l’herbe, toute occupée comme elle était à être un peu pensive, fixant la surface de l’eau.

« Je me doutais que tu n’apprécierais pas vraiment mais… tu sais bien que je ne te force pas. Si ça ne t’intéresse pas, tu n’as qu’à le ranger dans un coin et ne pas y toucher. T’inquiète, je n’ai pas l’intention de te contraindre. »

Elle s’étira et respira intensément tout en cueillant une fleur ronde et cotonneuse à côté d’elle, de sa main libre.
« Mais… tu sais… je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire… mais le genre de souvenir douloureux ne doit pas affaiblir, il faut pouvoir l’affronter plutôt que de le fuir. Le transformer en force et surtout… ne pas se laisser déstabiliser… »

Cassidy posa le pinceau dans l’herbe et en profita pour se masser machinalement le mollet. A cet endroit là, se trouvait sa brûlure, qui la rappelait à l’ordre, de son affrontement avec un dragon corrompu. Une victoire pas si épique et héroïque que ça. Après tout, elle en avait beaucoup souffert pendant tout ce temps. La douleur avait beau être physique, elle s’était sentie aussi moralement atteinte, se sentant incapable de tout arranger. Son souvenir qui resterait à vie. Elle devait faire avec. Bien sûr, Tristan en avait aussi des blessures alors elle n’avait pas à se plaindre.

« J’ai cru que j’allais vraiment… y rester ce jour là… »

Son visage semblait un peu tendu mais elle secoua rapidement la tête, reprenant une expression plus tranquille. C’était du passé. Il fallait savoir vivre avec et ne pas se laisser envahir par celui-ci. C’est pourquoi la jeune femme se calma tranquillement tout en s’allongeant dans l’herbe, examinant sa petite fleur qu’elle tenait du bout des doigts.

« Enfin… ce n’est que mon humble avis. Tu prends ou tu laisses. Comme je te le dis, je ne cherche pas à t’imposer ma façon de penser »

Elle souffla doucement sur la fleur et les sortes de pétales se détachèrent, s’envolant dans le ciel, alors qu’elle reposa les bras le long de son corps.

« Mais si tu veux m’expliquer ce souvenir… je suis là pour t’écouter… »

La demoiselle ferma lentement les yeux.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...   Mer 5 Sep - 18:06

Hum… n’était-ce pas censé être lui ? Le gamin insouciant ne prenant pas garde à son état de santé et le détériorant même par un manque d’attention ?
En fait si, mais apparemment, elle avait décidé de suivre la même voie.
Tristan avait été très surpris en arrivant derrière Cassidy et en constatant surtout qu’elle utilisait la magie. En fait, au début, manque d’habitude sans doute ou parce qu’il… avait commencé dans un sens à lui faire confiance, il crut qu’elle marchait vraiment sur l’eau tout… naturellement.

Après tout, si les histoires qu’il avait entendues étaient vraies, les mages possédaient des dons. Et ils pouvaient être de toutes formes, de toutes puissances. Pourquoi Cassidy ne pourrait-elle pas avoir celui de marcher sur l’eau ?
En fait, elle ne le savait probablement pas et ne le saurait plus que probablement jamais, mais il avait marqué en temps d’arrêt en la découvrant ainsi, de dos, marcher sur la surface miroitante du lac. Plus que jamais elle lui avait fait penser à un ange et il avait ressenti cette vive douleur dans la poitrine, qu’il détestait et dont il souhaitait se débarrasser, pas autant que ce besoin de vengeance envers son passé… mais pas si loin au final.

Il l’avait agrippée et soulevée au-dessus de lui, sans se soucier de se tremper au passage d’ailleurs. Bah oui… le manque d’égard pour soi-même c’était son truc après tout. Il se disait que si elle ne touchait plus l’eau, elle n’utilisait peut-être plus la magie, en tous les cas, il devait la faire cesser. Elle poussa d’abord un cri, puis un soupir. Ouais ben si ça lui plaisait pas, elle n’avait qu’à y penser avant hein ?!!!

A peine l’avait-il déposée au sol qu’il commença à l’engueuler. Et pas des plus délicatement qui plus est !
Bon c’est vrai qu’il était vraiment énervé et du coup ses mots étaient plutôt assez directs. Il la traitait d’égoïste non ?
Il s’était rattrapé assez vite pourtant, enfin plus ou moins. Mais son regard trahissait un profond malaise et de nouveau un éclat de tristesse y brillait. Même s’il le fit déguerpir au plus vite.

N’empêche grand bien lui avait pris. Car la demoiselle, si on ne faisait que la secouer, ne se laissait… apparemment plus faire sans rien dire. C’est qu’elle prenait du poil de la bête depuis quelques jours !
Il parla aussi de l’histoire de l’espèce d’atelier d’art qu’elle avait tenté d’installer en douce dans sa chambre. Là non plus il ne put pas cacher la tristesse et la honte qui le hantaient encore assez pour se manifester ainsi. Du moins pas au premier abord.

Il s’arrêta enfin, lui tendant le pinceau en question, mais la demoiselle ne comptait pas en rester là et se faire simplement réprimander sans rien dire.
Elle commença d’ailleurs à répliquer et de l’incompréhension et de la surprise s’inscrivirent très vite sur le visage du grand jeune homme.

Ah… Il était accusé de quoi là ? De faire du rentre-dedans à la jolie elfe ?
S’il entrouvrit la bouche, perturbé par le fait qu’elle ait mis sa menace à exécution en se « renseignant » sur tout ce vocabulaire et ces choses qu’elle ignorait sur les hommes et les femmes, le fait qu’elle se trompe dans l’emploi dudit vocabulaire était au moins aussi amusant qu’enfantin.
Mais malgré tout, elle avait un sacré cran, fermement plantée devant lui, le défiant du regard.
Seulement, quelque chose dans sa voix était différent. Comme si le simple fait de parler de lui et de la jeune elfe était quelque chose d’éprouvant pour elle. Tiens tiens… ferait-elle une petite crise de jalousie ?
Surtout qu’elle lui disait clairement que la nouvelle arrivante devait être à peu près aussi inculte qu’elle avant. Vu son regard, c’était fort possible.
Manière détournée de marquer son mécontentement ? Pas si détournée que ça en fait. Il se mit à rire, l’interrompant avant qu’elle ne continue.

- J’imagine que tu voulais dire « te la faire »… Ce n’est pas en une nuit que tu vas tout comprendre princesse… quoique… c’est tout à fait possible, mais pas avec la théorie… C'est plutôt avec la pratique qu'on obtient un tel résultat.
Murmura t-il en s'approchant très près d'elle.

Regard pervers ? Oui.. à l’extrême bord possible. Il lui fit un sourire d’autant plus taquin la seconde suivante, se mordillant la langue d’un air amusé. Mais malgré tous ses efforts pour rester digne, des larmes de joie témoins de sa tentative pour ne pas rire brillaient dans ses yeux.

- Moui… même si je trouve que ta théorie de l’emboîtement est très intéressante, c’est assez… mais oui, il semble certain qu’elle est aussi… hum… innocente que toi. Sauf qu’elle a une plus grosse paire de…


Il s’interrompit, sortant de l’état vague et rêveur dans lequel il s’était plongé. En fait, le regard assassin de la jeune femme devait y être pour quelque chose. Il sourit innocemment en se passant la main dans les cheveux, lui tirant la langue mais… elle continua et il redevint aussitôt sérieux. Et… elle parlait à des arbres maintenant. Oulà… Elle devait être sacrément énervée par ses paroles là. Ah ben non, c’était pour qu’il s’essuie avant d’attraper froid en fait. Comme s’il craignait un peu de vent, tsss… Sauf qu’un elle avait l’air sérieuse, deux elle lui faisait une drôle de tronche inquiète et trois… elle parlait de se retourner ?! Là il lâcha un soupir dédaigneux, pas gêné le moins du monde pour descendre son pantalon devant elle et passer, en prenant son temps, la serviette autour de sa taille.

Et puis quoi encore ?! Il n’était pas prude lui, elle le savait non –‘ ?!!!
Il avait mis le pinceau entre ses dents pendant son entreprise puis le reprit dans ses mains, lui jetant un regard de reproche qu’un pinceau ne peut pas vraiment ni comprendre, ni rendre quand on y réfléchit bien…
Sauf qu’elle le lui prit doucement des mains en sortant une phrase stupide… le genre de phrase qu’il était le seul à avoir droit de sortir. Parce que lui n’avait rien à perdre justement… contrairement à elle. Il fronça les sourcils.

Que disait-elle ? Qu’il pouvait bien ranger ses affaires dans un coin et ne pas y toucher, c’était à lui de voir ?! Ben encore heureux ! Pas l’intention de le contraindre ?! et comment pourrait-elle s’y prendre hein ?! En le menaçant, en utilisant le tatouage ? L’art ne pouvait pas être forcé ! Alors cette phrase était complètement stu…

Transformer un souvenir douloureux en force… mais oui, bien sûr. Ca c’était autre chose. Bon au moins, il avait le réconfort de la vue étant donné qu’elle s’était assise et qu’il était toujours debout, regard oblique surtout lubrique.
C’est sans doute pour cela que les paroles haineuses qui menaçaient de lui échapper et la colère sourde qui s’était mise à bouillir en lui se retrouvèrent hum… un peu anéanties. A la place, il devait plutôt avoir de la vapeur qui sortait par les oreilles… à la limite…hum… moui l’elfe avait un sacré décolleté, mais là aussi il y avait de quoi… raaahhh !!!
Il secoua vivement la tête, la pauvre ne devait pas comprendre, essayant de se ressaisir. Difficile pour un garçon en manque.

Elle bougea, comme plongée dans des souvenirs et se passa la main sur la jambe, enfin le mollet plutôt. Il baissa aussitôt les yeux vers cette partie de son corps, demeurant silencieux et pour la peine de nouveau maître de lui-même. Cette blessure, ou plutôt cicatrice, il l’avait déjà aperçue à plusieurs reprises, la fois la plus marquante ayant été chez le guérisseur mais…à dire vrai, ce n’était pas ses mollets qu’il fixait à ce moment là… hum… En fait, même après y avoir regardé de près, il avait pris cette marque pour une tache de naissance. C’est pourquoi il n’avait pas été choqué lorsqu’elle avait enfilé sa jolie robe devant lui ou encore lorsqu’elle s’était exhibée très sexy mais un peu saoule à la taverne.

Etait-ce pour ça aussi qu’elle se cachait sous des vêtements aussi longs ? Pour cacher son corps pour lequel elle n’avait pas une haute estime mais aussi pour cacher cette cicatrice ? La trouvait-elle… hideuse ?
Il n’en était rien pourtant… En fait, si elle n’avait pas sorti cette petite phrase comme quoi elle avait cru y rester ce jour là, il aurait certainement continué de prendre ceci pour une marque qu’elle portait depuis toujours et qu’il n’aurait pas remarqué étant enfant. Mais ça… c’était encore et surtout sans doute parce qu’il n’avait pas…plus envie de voir de blessure sur elle. Pour les autres, c’était sans doute… différent.

Il pouvait faire ce qu’il voulait de ses conseils… Tant mieux parce qu’il ne pourrait pas vraiment les suivre, même s’il le souhaitait. Par mimétisme suite au geste de la jeune femme, il se frotta le torse. Certaines cicatrices restaient à jamais, seulement la sienne était visible… et sans doute pour cela, elle n’était pas horrible du tout.
Demeuré silencieux, il l’observa, mignonne, innocente, en train de souffler sur sa fleur et de s’émerveiller des pétales qui s’envolaient sans destination suite à son geste. Et dire que cette petite mage avait passé sans doute une bonne partie de la soirée à essayer de mieux comprendre, de s’informer sur toutes ces choses qu’elle ignorait… dans un but qu’il connaissait et l’attristait. Pour lui hein ?...Pourquoi se faisait-elle autant de mal.

Finalement, il s’assit à côté d’elle en silence toujours. Sa taille toujours ceinte de la serviette qu’elle lui avait donnée, son pantalon séchant, accroché à une branche, il avait replié ses jambes et les bras croisés, appuyait son menton contre ses genoux. Regard vague et air incertain qui se durcit au fur et à mesure alors qu’il fixait, absent, la surface miroitante devant eux.
Il tourna enfin la tête vers elle mais ses traits s’étaient durcis et son regard avait quelque chose de différent, d’inquiétant.

- On ne peut pas tout transformer en force pas sans laisser des traces… ou alors tu souhaites peut-être me pousser un peu plus dans la haine que je porte à mon prochain.
Lui dit-il d’un ton doucereux en approchant trop près son visage du sien

Il la fixa avant d’esquisser un sourire en coin qui n’avait rien de rassurant et de s’éloigner tranquillement, fixant à nouveau l’eau avant de lever sa main gauche devant ses yeux, s’amusant des reflets que le soleil renvoyait dessus.

- Tu te souviens…ce que l’un de nos enseignants a dit lorsque je suis revenu en cours après trois jours d’absence ?... Peut-être pas… l’école n’avait pas commencé depuis longtemps… On ne se connaissait pas… encore assez… Que le cheval que je montais s’était emballé et qu’en tombant, j’avais heurté une pierre… et c’est pour ça que j’avais le bras… immobilisé… c’était des mensonges… mais c’est moi qui les lui avais donnés tels quels.


Son sourire inquiétant s’élargit alors qu’il ne semblait pas vouloir la regarder.

- Je me souviens parfaitement de ce jour. Depuis peu je présentais un vrai… intérêt et talent dans le dessin, la peinture. Ma mère m’avait offert de nouveaux instruments dont des pinceaux comme celui que tu tiens. J’étais allé les essayer à l’extérieur, très fier et heureux… autant qu’un gamin peut l’être du moins.


Un soupir lui échappa et il serra le poing.

- Apparemment… un Drakkari n’a pas le droit d’aimer les belles choses… Il ne peut que se battre… ou devenir un vaurien. Des garçons plus âgés sont venus me rejoindre en dehors du village, là où je m’étais installé pour peindre. Je ne sais pas pourquoi j’ai voulu être gentil avec eux ou me faire accepter… la gentillesse ne sert à rien de toute manière. Ca ne leur plaisait pas qu’un gamin sache peindre, mieux qu’eux, surtout un fils du feu. Je n’ai pas compris sur le coup. Ni pourquoi ils me menaçaient, pourquoi ils ont commencé à me frapper…et pourquoi j’ai été assez idiot pour leur demander d’arrêter, sans me défendre, de me rendre mes affaires. Je n’étais qu’un gosse, pas fichu de se défendre, ils me l’ont bien fait comprendre.

Il fit courir les doigts de sa main droite sur sa main gauche puis son avant-bras. Son expression se durcit un peu plus.

- D’abord les phalanges, puis le poignet… Je maintiens quand même qu’avec un marteau ça aurait été plus… propre qu’avec une pierre non ?


Il lui fit un sourire encore plus sinistre puis sembla se détendre un peu et se rendre compte qu’il était en train « d’accuser » en quelque sorte, ou plutôt de reprocher cela à la jeune femme qu’elle était ou la petite fille qu’elle fut… et qui n’avait rien à voir là-dedans.

- Mais bon, à cet âge là on guérit vite et puis on pallie vite un problème comme celui-ci… Mais… je pense que ça n’a fait que me pousser vers ma vraie nature. Plus fort oui je le suis devenu. On obtient rien en étant faible de toute manière.

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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...   Mer 5 Sep - 20:01

La jeune femme avait été inconsciente oui. Mais hors de question de se démonter devant Tristan ! Et il avait raison, la demoiselle commençait à s’affirmer de plus en plus. Du moins avec lui pour le début. Elle qui avait toujours fermé sa bouche, refusant de dire quoi que ce soit de mal. De chercher à dire tout haut ce qu’elle pensait, de se faire un peu plus rebelle ou farouche, oui elle avait toujours fais attention après tout.

Sauf que là, se faire incendier copieusement, et bien elle n’allait pas le laisser passer comme ça. Même si Tristan s’était radouci au passage. Après tout, elle ne se sentait ni supérieur ni inférieur à lui, plutôt sur le même pied d’égalité malgré leurs statuts apparents. Ce qui n’empêchait pas la jeune femme d’ouvrir la bouche pour dire sa façon de penser. Et ses premières paroles concernèrent la nouvelle, cette elfe à la poitrine complètement imposante.

De la jalousie ? Bien sûr que oui ! Même si Cassidy n’avait jamais été jalouse de qui que ce soit, elle se rendait bien compte que ça la touchait, que le Drakkari regarde ailleurs, qu’il s’intéresse à une autre. Alors, elle lui fit remarquer, mais se rassurant un peu, car elle ne semblait pas plus renseignée qu’elle. Du moins, jusqu’à hier soir.
Sauf que Cassidy se tenait fièrement, sans chercher à se dérober. Après tout, quand ça la touchait, ça se voyait un peu trop bien sur son visage, sa façon de parler et elle ne mâcha pas ses mots.

C’était dit d’une manière assez maladroite et elle avait encore du réfléchir un peu au choix le plus approprié, car cela ne faisait pas parti de son vocabulaire quotidien après tout. Mais cela semblait bien amuser le Drakkari qui en avait les larmes aux yeux, devant cette petite rebelle qui ne semblait pas rougir, ni honteuse de sortir ce genre de mots.

Tristan l’interrompit en plein dans son élan, la rectifiant et affirmant que la pratique aidait beaucoup même si il lui jeta un regard pervers au possible, la faisant légèrement rougir alors qu’elle fronçait les sourcils. Elle n’aimait pas trop ce regard, ayant l’impression qu’il la déshabillait du regard. En tout cas, de charmant ça passait à un peu moins charmant à vrai dire ! D’ailleurs elle faillit lui donner une petite gifle, rien de méchant mais pour qu’il arrête de la fixer comme ça !

Sauf que, même si c’était plus sur le coup de la colère qu’elle parlait, les yeux brillants de Tristan ne le trahissaient pas sur l’amusement qu’il semblait éprouver à ce moment là. D’ailleurs il rajouta une petite phrase, un peu rêveuse sur l’elfe, et avant de prononcer le mot qu’il avait en tête, Cassidy pas vraiment naïve sur ce coup là, se contenta de le fusiller du regard, avant qu’il n’achève sa phrase.

Alors Tristan se calma alors qu’elle lui apporta une serviette, et même si il ne semblait pas gêné, c’était plus fort que Cassidy, elle ne pouvait s’empêcher de faire revenir son petit côté non voyeur au passage. Même si elle l’avait déjà vu dans son bain et… se mit à rougir en le regardant se déshabiller, fixant le… boxer du jeune homme, un point en dessous de la ceinture, repensant aux illustrations de son livre. Etrange petite créature qui habitait là-dessous… Enfin, elle savait pas vraiment à quoi ça ressemblait ! Les illustrations, même si elles étaient proches de la réalité, ne pourraient jamais remplacer la vraie vision après tout.

La demoiselle secoua lentement la tête avant de prendre le pinceau des mains de Tristan, tout en le regardant doucement, cherchant peut être un peu à le rassurer, lui dire sa façon de penser en toute honnêteté tout en bougeant petit à petit. Elle savait qu’elle pouvait très bien se faire incendier une nouvelle fois mais si ça pouvait le défouler… alors elle encaisserait cette rancœur qu’il avait. Un peu comme une éponge quoi. Même si ça lui faisait du mal, il fallait qu’elle soit là… pour lui.

Des souvenirs revinrent en mémoire pour elle aussi, douloureux, comme cette blessure. C’est vrai qu’au départ, la demoiselle avait bien cherché à la cacher. On ne pouvait pas la voir du premier regard mais n’était-ce pas une faiblesse que de l’exposer ainsi ? Après tout, elle n’en était pas fière et avait même honte. On la remarquerait bien cette trace brûlante. Heureusement que le guérisseur avait réussi à enlever le plus gros, sans cela, elle aura eu une jambe complètement ravagée.

Elle s’était couchée dans l’herbe, respirant tranquillement, alors que la voix de Tristan se faisait plus dure, pas vraiment joyeuse et même avec un fond de douleur et pas vraiment rassurant. Il se pencha vers elle, comme si c’était pas une chose qu’on évoquait comme ça. La jeune femme resta calme, ne cillant pas, le regardant juste avec douceur malgré le regard qu’il lui envoyait.

Lorsqu’il parlait, elle ouvrit légèrement la bouche. Bien sûr qu’elle se rappelait ! Comment oublier ce petit garçon aux cheveux rouges flamboyant ? Qui n’était pas dans un bon état. Au départ, elle avait voulu aller vers lui c’était sûr ! Vu comme elle était toujours en train d’aider son prochain. Cassidy avait toujours été gentille… et ne se serait jamais moquée de lui… si elle avait su la vérité.

Alors, Tristan lui expliqua la version de l’histoire. La jeune femme ferma les yeux, l’imaginant en train de souffrir d’une certaine façon et le cœur de la jeune femme se tordit alors que ses mains commencèrent à creuser des sillons dans la terre. Si seulement elle avait su… Peut être que les choses auraient été différentes, la demoiselle l’aurait sûrement soutenu.

Cela lui était douloureux d’entendre ça. D’abord le meurtre de sa mère, la disparition de son père et maintenant ça… Cassidy comprenait mieux ce qu’elle n’avait jamais compris quand Tristan était petit et lorsqu’elle décida enfin d’intervenir, même si il y avait eu d’autres occasions, il était déjà parti. Et c’était elle qui le cherchait, qui le suivait, alors qu’il s’était toujours cru seul, ce n’était et ça n’avait jamais été le cas.

Alors qu’il faisait le gros dur, la souffrance qu’il avait éprouvé était vraiment malheureuse. Alors qu’il se trouvait faible. Cassidy repensa alors à son rêve sur l’autre dimension. Finalement… ce n’était peut être pas plus mal qu’il soit devenu un guerrier. Au moins il savait se défendre maintenant, même si c’était une sacrée tête brûlée qui risquait de se brûler à force de jouer avec la mort…

Elle resta silencieuse, mais la tête pleine de phrases à lui dire, pour le rassurer, lui dire qu’elle était là elle et qu’il n’avait pas besoin… qu’il n’était pas faible là. Et que ce n’était pas parce qu’il s’adonnait à un loisir aussi évident que la peinture qu’il redeviendrait faible, non sûrement pas on peut toujours concilier les deux.

Sauf qu’elle ne dit rien. C’était sûrement un grand pas en avant, assez douloureux d’en parler et la seule chose qu’elle pouvait faire pour le remercier de ça était de se taire. Cassidy le savait, trop insister ne ferait que braquer le Drakkari. C’est comme pour la peinture, elle lui avait laissé le matériel mais c’était son combat à lui, il pourrait s’en occuper lorsqu’il se sentira suffisamment prêt.

Alors, la jeune femme se redressa et se tourna dans sa direction alors que Tristan fixait l’horizon. Et elle posa doucement sa main sur la sienne, juste comme ça, juste pour lui montrer qu’elle était à côté de lui là. Ne sachant pas quelle expression abordé, elle se contenta de rester calme, douce. Peut être un peu pensive. Elle se redressa et se mit en face de lui, assise sur ses genoux, lui faisant prendre un peu de hauteur.

Puis elle posa ses mains sur sa nuque, et s’approcha de son visage, pour déposer un simple baiser sur son front.

« D’accord… je vais déplacer cet objet alors… »

Elle parlait du pinceau bien sûr, avant de se relever tout en ramassant quelques galets supplémentaires.

« Au fait, je pensais à quelque chose. Tu sembles bien t’intéresser à fabriquer du matériel pour le terrain d’entraînement et Siiri… a l’air de t’apprécier. Ca te dirait de former les jeunes au combat et à manier les armes ? »

Plusieurs fois Cassidy y avait pensé mais elle n’osait pas vraiment lui en parler. Bon bien sûr il pouvait toujours refuser mais ça lui permettrait de continuer à s’entraîner tout en entraînant les autres et à les faire devenir plus forts comme lui. Après tout, il avait l’air de se débrouiller plutôt bien.

Elle lança un nouveau galet qui rebondit à la surface de l’eau avant d’en lancer un à Tristan, sourire sur le visage de la demoiselle, l’invitant à se prêter au jeu avec elle. Le jeune homme se redressa et avait récupéré rapidement le galet d’un geste vif avant de faire comme elle.

« Je sais que c’est un peu… surprenant mais… j’y pensais depuis un moment déjà. De plus, ça sera sans doute plus intéressant que de transporter des pierres toute la journée je pense. »

La demoiselle continuait à lancer ses galets, se débrouillant plutôt bien dans le nombre de rebonds, lorsqu’elle aperçut une silhouette au loin qui marchait dans leur direction. Fronçant les sourcils, Cassidy n’arrivait pas à identifier le nouvel individu… qui avait envie de venir à leur rencontre.

*Allons bon… De qui s’agit-il cette fois ?*
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...   Sam 8 Sep - 14:54

Bien sûr que la pratique aidait ! Et énormément même !
Tout bon mage ou guerrier qui se respecte le sait. Le savoir des livres, l’écoute ou l’observation d’un enseignement ne suffisent pas, il faut également s’entraîner. Oui bon là tout de suite, cela prenait une envergure totalement différente, c’était le cas de le dire justement.
Tristan semblait être revenu à son état normal ou du moins y revenait pour l’heure, pervers et ne s’en cachant pas, laissant entendre à la demoiselle en face de lui qu’il était bien plus expérimenté qu’elle, ce qui n’était guère difficile, et le disait haut et fort.

Bah quoi ? Il n’y avait pas de mal quand même ? Malgré tout, il était essentiellement sur les mots et ne tentait rien même s’il s’était beaucoup rapproché d’elle en disant cela, détournant un instant les yeux de son visage pour les fixer hem… plus bas. Ah, y avait pas à dire, ce type de robe lui allait vraiment bien… hum…

Elle était quand même mignonne, s’échinant à apprendre, comprendre un langage dont elle ne savait rien, pas que le langage d’ailleurs. Elle ne semblait pas plus que ça inquiète ou effarée malgré tout. Ce pour quoi il était tout de même assez surpris… mouais… Elle savait vraiment de quoi il s’agissait ou elle se contentait de répéter mot pour mot ce qu’elle avait lu dans son bouquin. Hum… ce n’était certainement pas formulé ainsi non, il n’y avait qu’elle pour sortir ce genre de phrases ! Néanmoins elle marquait un point à propos de l’elfe, celle-ci avait l’air passablement innocente. Hum… deux demoiselles à former donc ?! Intéressant…

Mais cette façon de parler laissant planer la possibilité que la jeune mage ressente de la jalousie fascinait davantage le Drakkari. Elle ? Jalouse ? Allons bon ! Et pourquoi ?
Sa colère avait disparu. Enfin colère… Disons qu’il était inquiet quoi. Et puis ce qu’elle disait aussi comme quoi elle ne recommencerait plus, du moins pas devant lui, il y croyait un peu quand même, dans le fond, il devait lui faire confiance. Un peu.

Après quoi, il eut droit à un étrange numéro et pendant un très bref instant, il crut qu’elle avait… s’était cognée un peu trop fort quelque part parce qu’elle parlait toute seule (bizarrerie de retour) et demandait quelque chose à… quelqu’un d’a priori absent. Pas si absent que cela au final parce qu’il s’agissait des lutines et que ces petites bêtes devaient vraiment énormément s’ennuyer dans la journée pour être toujours à leur coller au train !!! Non mais sérieux !!! Elles savaient tout ce qui se passait dans l’enceinte de l’Académie ou quoi ?!!!Dans ce cas, quand ils étaient dans le bain… hier… elles les avaient vus se bécoter ?! Bouuuuuaaaahhhh ça devenait vraiment bizarre cette histoire !

Bon au moins avait-il une serviette et même s’il ne craignait pas vraiment les courant d’air et plus encore n’avait certainement pas envie de paraître faible, Tristan obéit sans discuter. Elle lui avait dit qu’elle pouvait se retourner s’il préférait mais encore une fois il ne semblait pas être tellement attaché à la pudeur. Enfin, quand même il gardait son boxer, c’était tout à fait décent.
Occupé à ne pas se casser la figure parce qu’un pantalon, ce n’est pas si facile que cela à enlever lorsqu’on porte des bottes, il ne remarqua pas le regard, assez insistant que lui lançait la jeune femme. D’ailleurs quel regard, vu le point sur lequel il était fixé, Tristan n’aurait certainement pas moqué l’occasion de faire une réflexion.

L’honneur de la directrice était sauf au moins… du moins pour quelques minutes encore.
Finalement, il se la jouait à la romaine avec sa serviette autour de la taille, l’ajustant pour ne pas qu’elle tombe bêtement n’importe quand même si encore une fois, il ne courait pas un grand risque.
Elle commença à lui parler, voulant le rassurer sur le pinceau, le matériel plus haut, lui dire qu’en gros, il pouvait bien faire ce qu’il voulait, que ça ne regardait que lui mais qu’il fallait aussi savoir dépasser son passé pour ne pas rester bloqué par celui-ci.

La marque sur sa jambe, elle la fixait et la touchait comme si elle était une marque de son passé et c’est ainsi et seulement ainsi qu’il put se dire que c’était une cicatrice. Pour lui, elle n’avait rien d’horrible justement, sans doute surtout parce que le guérisseur avait fait des miracles. Mais il était certain qu’on ne pouvait pas combattre un dragon sans être blessé. Il le croyait… le savait parfaitement plutôt. Pourtant, il ne dit rien, ne faisant pas preuve d’indiscrétion cette fois, fait plutôt inédit chez lui.

Il se mit à lui raconter cette enfance, ce qui s’était passé, pourquoi il ne pouvait pas vraiment transformer sa faiblesse ou du moins les regrets de son passé en force. Il en avait déjà fait une force justement. Il n’était pas violent au départ, pas du tout même. C’était un petit garçon somme toute très gentil, très doux même. Au départ, il vivait en vase clos avec sa mère, cela jouait énormément. L’école élémentaire avait alors commencé pour lui et c’est là que tout avait basculé. Son accident n’avait eu lieu que très peu de temps après leur « rentrée ». Il n’avait donc qu’eu le temps de se faire connaître comme le garnement brutal, qui se battait quand ça lui chantait, ne craignait pas les coups et les rendait au centuple.

Son regard était devenu sombre alors qu’il parlait. Il se souvenait si bien de ce jour là. Il faisait si beau, il se sentait bien. Il avait envie d’apprendre à l’école, enfin même si pour l’heure, ce qu’il avait entendu l’ennuyait beaucoup. C’est vrai quoi, pourquoi tout le monde comprenait-il si lentement ? Enfin sauf quelques exceptions naturellement.
Il avait envie de peindre ou dessiner il ne savait pas trop. En fait, il peignait mieux qu’il ne dessinait, du moins avec bien plus d’aisance et quand il dessinait c’était généralement à l’encre, pas avec un fusain, dans ses premières années, après il s’était amélioré.

Ils lui étaient tombés dessus et rapidement la situation avait tourné au vinaigre et pas à son avantage. Il ferma les yeux, ayant l’impression d’entendre de nouveau leurs rires alors que l’un d’eux s’était assis sur son dos, le maintenant ventre à terre, un autre riait en le regardant se débattre, un troisième lui tenait fermement le poignet sur une large pierre plate et de sa main libre, serrant un caillou arrondi qu’il leva haut au-dessus de sa tête avant de frapper de toutes ses forces. Le craquement des os sous les coups, de la pierre lorsqu’elle ripait, entaillant sévèrement ses doigts de ses éclats, le choc des deux cailloux l’un avec l’autre, la douleur insoutenable, ses propres hurlements étouffés par l’herbe qui lui rentrait dans la bouche.

Moment de faiblesse. Oui il était faible et stupide surtout de croire qu’en étant pacifique, il pouvait s’en sortir sans dommages dans cette vie. Pas en étant un Drakkari non. Quoi qu’on en dise, le racisme était partout, surtout dans le cœur des jeunes enfants, cruels, qui ne faisaient que répéter les préjugés de leurs parents mais agissant au nom de ceux-ci.
C’est ainsi qu’il avait dû devenir pendant un temps droitier mais rapidement il avait guéri et s’était promis que ça n’arriverait plus. Etait-ce pour cela qu’il était devenu le chien qui mort la main tendue vers lui ? Sans doute… Un enfant n’est qu’innocence au départ mais brisez sa confiance et il le retient à jamais.
Malgré tout, il n’était pas assez fort, oh non loin de là, pour protéger sa mère des brutes qui avaient fait irruption chez eux un soir.

Cassidy avait raison, il avait beaucoup souffert dans son enfance. C’est pour cela qu’elle s’était achevée à ses douze ans. Mais il était devenu plus fort et aujourd’hui, en effet, il savait se battre. S’il avait eu de bonnes raisons, données par quelqu’un en qui il aurait cru, il serait certainement devenu, malgré tout, un grand chevalier, risquant sa vie pour les autres, peu importe qui ils étaient et sans rien demander en retour, tant qu’on avait besoin de lui. Un vrai chevalier servant. Il avait choisi la voie de la vengeance, mais non seulement elle ne serait pas éternelle, mais plus que ça, elle finirait par avoir sa peau, un jour ou l’autre.

Il ne savait pas tellement à quoi il s’attendait. Peut-être de nouvelles moqueries, peut-être quelque chose de cruel, peut-être des conseils ou des tentatives de soutien, sans doute de l’horreur et du dégoût. Oui, il était assez… impulsif pour se laisser aller à la violence après un incident aussi malheureux qu’isolé mais…
Mais non justement, rien du tout. Elle ne disait rien et se contentait d’agir. C’est qu’elle mûrissait et apprenait beaucoup plus vite qu’il ne l’aurait cru, la demoiselle.
Quand elle s’était placée devant lui, il avait juste un peu froncé les sourcils, ne sachant trop ce qu’elle avait en tête. Sa main sur la sienne était fraîche, sans doute à cause des galets qu’elle tenait peu avant. Si la vue devenue…intéressante, lui fit un instant perdre le sens des réalités, elle le ramena bien assez vite en passant ses doigts dans sa nuque et en embrassant son front. Il écarquilla les yeux de surprise et serra fortement les dents quand elle dit qu’elle allait juste éloigner le pinceau. Douce, posée, maîtrisée jusqu’au bout, sa voix avait quelque chose d’infiniment rassurant qui lui rappelait le seul moment où il avait été en sécurité dans sa vie, avec sa mère.

Non, être comparée à la mère du jeune homme n’était certainement pas des plus flatteurs, surtout quand on craque sur ledit jeune homme, donc heureusement qu’il ne dit rien. Mais de toute façon, ce n’était pas vraiment une comparaison, ou alors peut-être maladroite. Pas… volontaire.

Mais elle le laissa vite et il ne savait trop si c’était parce qu’elle avait tout de même encore un peu de mal avec les contacts ou si elle ne voulait pas insister de peur de le gêner d’ailleurs. Elle commençait à s’amuser avec un galet quand elle lui sortit une nouvelle phrase qui le prit d’autant plus au dépourvu. Que… qu’est-ce qu’elle venait de dire ?!!! c’était une blague ?! Elle lui proposait… de devenir professeur dans son Académie ?! Mais… pourquoi.
Le beau garçon la fixait, interdit, de manière très frustrante, pas du tout moins craquant avec ses yeux un peu écarquillés, la bouche légèrement entrouverte, son regard fixé sur elle, ses sourcils arqués sur son front disparaissant sous sa frange inégale. Pour le surprendre, là elle le surprenait.

Avait-elle déjà oublié à quel point il était… malfamé ? Ou voulait-elle passer outre ?
Ou… est-ce qu’elle tenait tellement à lui, du moins s’il se fiait à sa déclaration, qu’elle était prête à tout pour l’aider à s’intégrer. Enfin à s’intégrer dans l’école du moins.
Oui bien sûr, il s’entendait bien avec Siiri et mine de rien il avait commencé à la former plus ou moins en cachette, lui montrant juste quelques bases… très basiques justement, mais était-ce vraiment une raison ?

Ne le laissant pas dans son mutisme, elle lui envoya un galet après en avoir lancé plusieurs dans l’eau et il le rattrapa d’une très légère torsion de la main, le fixant un court instant avant de se relever, d’en ramasser une poignée et de s’installer près d’elle, en silence, les jetant, sans sembler se soucier plus que cela de ce qu’elle lui avait proposé alors que tout son esprit était tourné vers ceci… Elle en rajouta d’ailleurs une petite couche, histoire de l’aider à se décider, lui parlant de ses autres travaux, franchement barbants. Il se renfrogna très légèrement, mais c’était surtout pour ne pas montrer qu’il était surpris et peut-être aussi…un peu touché.

- Mouais pourquoi pas…


Ben quoi ?! C’était une réponse non ?
Enfin il n’allait pas non plus sautiller de joie ou quelque chose comme ça, ce serait carrément bizarre. Et puis ce n’était pas digne d’un Drakkari… enfin pas digne d’un guerrier…bon d’accord, pas digne d’un tombeur voilà tout !!!
Il lui passa un galet en voyant qu’elle n’en avait plus et frôlant sa main, s’arrêta, déglutit et se tourna vers elle, se passant l’autre main dans les cheveux. Chez lui, ce geste trahissait plusieurs choses et là il ne devait pas être aussi à l’aise qu’il le paraissait extérieurement, parce qu’il en oublia qu’il tenait d’autres galets et se cogna la tête avec, grimaçant en lâchant un petit « aie », les lâchant en se frottant le front, relevant du coup les yeux.
C’est là qu’il vit la silhouette qui venait vers eux.D’ailleurs Cassidy, regardait dans la même direction, aussi surprise que lui sans doute. Ah… ce n’était donc pas prévu. Il fronça les sourcils, commençant dès lors à se mettre sur ses gardes.

Et il avait de quoi en effet.
La personne qui avançait vers eux commença à se distinguer et dès que le visage du visiteur fut visible, Tristan s’avança d’un pas, se rapprochant de Cassidy sans même quitter des yeux la silhouette qui venait vers eux et il se crispa tant et si bien que même si quelques centimètres les séparaient encore, elle avait dû le ressentir.
C’était Jordan… le gars, enfin l’espèce de gars, beau gosse qui était au restaurant où elle l’avait amené après leur séjour chez le guérisseur. S’il l’avait trouvé plutôt normal, à l’air gentil, un type fait pour elle, pour une raison inconnu, il ne voyait à présent en lui qu’un profiteur qu’il ne pouvait pas laisser s’approcher de la jeune et innocente mage. Enfin innocente, beaucoup moins justement après ses lectures de la soirée…

D’ailleurs alors que le garçon de leur âge les rejoignait, Tristan se crispa encore plus, adoptant une attitude pour le moins étrange. Il bombait le torse, redressait la tête en se tenant encore plus droit, comme pour paraître plus grand et contractait ses muscles à intervalles réguliers, sa mâchoire toujours crispée plus carrée que jamais et le regard fixé sur son « adversaire ». Parce que c’était exactement ça pour le coup, il se comportait, comme un animal protégeant sa promise. Ni plus, ni moins et prêt à se battre avec celui qui tenterait de la lui chaparder. Et le plus amusant sans doute c’est qu’il ne semblait même pas s’en apercevoir lui-même.

Il se plaça même finalement totalement devant Cassidy, croisant les bras sur son torse. Il été d’autant plus impressionnant que sa tenue était… singulière. Après tout, il portait toujours la serviette de bains autour de sa taille. S’il ne montra pas les crocs, ce fut limite.

- Qu’est ce que tu fiches là toi ?!
Gronda t-il d’un ton peu engageant, les sourcils froncés, pas de la manière la plus polie qui soit.
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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...   Sam 8 Sep - 16:50

Effectivement les étranges lutines s’incrustaient un peu quand elles en avaient envie. D’ailleurs cela leur faisait bizarre de voir la jeune mage se permettre ce genre d’actions. Enfin, faut dire qu’il n’y avait pas beaucoup de population masculine jusqu’à présent. Kymie avait tenté de raisonner Cassidy une soirée, quant au risque de s’attacher à Tristan mais la jeune mage écoutait assez distraitement, et puis n’avait pas hésité à dire à la petite lutine que ça comptait quand même pour elle.

Cependant, les petites créatures surveillaient de temps en temps. Pas tout le temps d’ailleurs car, dès qu’elles voyaient que ça devenait beaucoup plus intime, elles s’éclipsaient mais n’étaient jamais très loin. Il suffisait juste de tourner le dos pour ne pas voir ce qui se passait bien que si un jour Cassidy devait « aller plus loin », là par contre elles ne seraient pas présentes et bien heureusement !

Si Cassidy avait su ce qui se passait à l’école primaire, peut être aurait-elle été beaucoup plus vive et virulente. Tout ce qu’elle avait vu de Tristan n’était que la mauvaise partie de lui et elle aurait été différente dans le cas contraire. Elle ne l’avait jamais compris, parce que le petit garçon n’était pas très bavard et ne voulait sûrement plus passer pour un faible aux yeux des autres et sûrement pas envers une fille. Quand on cherche à impressionner, on se fait remarquer certes, mais dans un côté qui convient.

Cependant, même si Cassidy avait une grande envie de parler, d’approfondir cette confession, ce n’était peut être pas le moment. Tout comme sa douleur dans le haut de la poitrine, mieux valait ne pas en rajouter, Tristan n’était pas un grand bavard et se dévoiler autant ne devait pas être son truc. Pourtant, il avait trouvé en la personne de son ancienne camarade de classe une alliée de choix, prête à le défendre et à garder ce genre de chose pour elle-même. Mais au moins, ils étaient quittes, Tristan savait quelques petites choses sur elle aussi donc c’était un peu mieux.

Cassidy était là pour l’écouter, et elle ne le jugeait pas, ne le trouvait pas vraiment faible et comprenait mieux à présent son terrible blocage. Mais si il fallait chasser la douleur dans son cœur, alors la demoiselle essaierait de l’aider, mais sans le forcer. Tout en douceur, tout en le soutenant en silence et être présente pour parler si il y avait besoin. Alors, elle avait juste fait ce baiser sur son front, comme lui l’avait fait dans le bain, comme il le faisait de temps en temps et qu’elle se sentait bien suite à ça.

Elle n’avait pas l’impression de ressembler à la mère de Tristan. Enfin peut être un tout petit peu, l’envie de le protéger, d’écouter ses confidences et d’être là pour lui. Cela faisait sûrement des années qu’il n’avait pas osé se confier, voulant faire le fort, sans chercher à être dévaloriser. C’est pas avec une bande de Kaärs qu’il allait parler de ce genre de choses. Et peut être qu’avec Maud c’était le cas mais ils devaient être tellement occupés à d’autres activités plus « passionnantes » que de passer son temps à discuter des blessures du passé.

Peut être que ça, Cassidy pouvait le revendiquer face aux autres. Que Tristan ne parlait pas si facilement de ce genre de choses. A voir sa façon d’être aussi crispé et hésitant, rien à voir avec sa drague.

Après l’avoir embrassé, la jeune femme avait hésité à le prendre dans ses bras, l’enlacer doucement et tendrement, mais cela faisait sûrement trop pour le Drakkari qui n’avait pas l’habitude d’autant d’élans d’affection. Même si cela semblait naturel pour Cassidy, elle ne préférait pas tenter d’aller plus loin, pour ne pas le blesser ou qu’il se sente beaucoup plus faible et peut être qu’elle aurait encore plus passer pour sa mère à ce moment là.

Non, elle s’était juste approchée de la surface de l’eau, tout en faisant des ricochets avec ses galets et en changeant totalement de sujet. Peut être que Tristan serait un bon professeur même si au départ, il n’en donnait pas l’impression mais quand quelque chose lui plaisait, il pouvait se montrer passionné et très intéressant. D’ailleurs elle serait bien allée suivre ses cours si elle n’avait rien d’autre à faire.

Un mince sourire apparaissait sur son visage alors qu’elle lançait un galet dans la direction de Tristan et qu’il se rapprochait d’elle. C’est sûr, elle savait très bien qu’il n’était pas très recyclable, un bon à rien comme on aimerait l’appeler mais Cassidy avait toujours fait ses propres jugements, Tristan n’allait pas déroger à la règle. Et puis c’était une persévérante. Ca lui ferait pas de mal et ça lui permettrait de varier avec son entraînement.

Il s’était donc approché d’elle pour l’imiter et la jeune femme se permit de rajouter un dernier argument. Cela finit de l’achever car alors qu’elle jetait un très discret regard à Tristan, ce dernier se laissa enfin convaincre même si sa réponse manquait de conviction. Mais bon, c’était mieux ça qu’une négation absolue et un énervement quant à l’audace de la demoiselle de lui proposer ce genre de chose.

Alors qu’il acceptait, le visage de Cassidy s’éclaira et était beaucoup plus joyeux.

« Je suis contente que tu acceptes. Y a pas beaucoup d’informations à savoir, juste des horaires à respecter, après l’objectif de ton cours c’est de… »

Elle n’avait même pas remarqué qu’elle n’avait plus de galet dans sa main. Juste sentir la main de Tristan frôler la sienne la fit devenir un peu rouge, c’était pas si désagréable que ça ce contact, surtout quand c’est inattendu et cela eu pour effet de l’empêcher de finir sa phrase. Elle regardait Tristan et eut un petit sourire mignon quand il se cogna très légèrement la tête avec ses galets. C’est qu’il allait finir par devenir aussi maladroit qu’elle ce grand gaillard !

Cassidy s’apprêtait à « jouer » un peu avec lui, prenant une brindille pour se faire une fausse arme mais elle n’eut pas le temps de mettre son amusement à exécution qu’une silhouette marchait d’un pas vif dans leur direction. Tristan l’avait vu également car il se rapprocha de la jeune mage assez rapidement et elle put sentir toute la crispation qui l’animait. Il s’inquiétait peut être pour rien, c’était sûrement quelqu’un de l’académie ou pas une personne malintentionnée, on ne vient pas les mains vides dans ce cas là et pas avec autant de visibilité.

La demoiselle fronça les sourcils et si elle avait cherché à prendre la main de Tristan pour le rassurer un peu, elle abandonna vite l’idée puisque le Drakkari eut une réaction assez étrange. Du moins pour la demoiselle. C’était comme si il cherchait à la protéger. Et il le faisait comme par instinct. Cassidy ouvrit doucement la bouche.

Craignait-il pour sa sécurité ? Ca devait être ça ! Lui jaloux ? Pfouuuuuu ! Après le petit numéro qu’il avait fait à l’elfe, ce n’était pas du tout envisageable.

La personne qui approchait était Jordan, le serveur. La surprise de Cassidy s’agrandit. Voir qu’une autre personne craquait pour elle ? Peuh ! Non elle ne voyait rien, tellement obnubilée par ses sentiments pour Tristan, c’était impossible qu’elle voit autre chose pour l’instant. Alors qu’il approchait, Tristan lui parla assez sèchement, comme si il n’avait pas le droit d’être ici, comme si c’était le terrain de Tristan là.

Jordan tenait un beau bouquet de fleurs dans sa main, qui étaient vraiment très jolies. Il se crispa et regarda Tristan. C’est que le Drakkari était beaucoup plus imposant que lui ! Le jeune homme se contenta de faire une grimace. Non mais il se prenait pour qui celui là ? Elle avait un sacré bon garde du corps la Dame Herediane ! Mais pourquoi s’attachait-elle à cette montagne de muscles ?

- Vous êtes bien discourtois Messire Konnogan. La grille du domaine n’était pas verrouillée et comme personne ne venait à ma rencontre, je me suis permis de rentrer pour venir aux nouvelles.

Il jeta d’ailleurs un regard inquiet à Cassidy qui se trouvait derrière, qui semblait même abasourdie, ne s’attendant pas à ce genre de choses. La demoiselle passa la main dans ses cheveux d’un air embarrassé puis jeta un regard tranquille à Tristan.

D’ailleurs, le jeune homme se détourna de Tristan et se mit en face de Cassidy tout en s’agenouillant devant elle, un beau sourire sur le visage.

- Dame Herediane, je suis heureux de voir que vous allez bien mieux que notre dernière rencontre. Je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter à votre sujet, c’est la raison de ma visite en ce domaine.

Il tendit le bouquet de fleurs en sa direction. Fallait-il préciser que Cassidy adorait les fleurs ? A voir la collection dans les jardins, cela paraissait évident mais les femmes aimaient toujours qu’on leur offre des fleurs, pour une petite attention, un bon rétablissement, bref c’était toujours un petit geste qui faisait plaisir au final. Est-ce que Tristan s’était déjà donné la peine d’offrir un truc à Cassidy ? Non pas vraiment… Pourtant lui avait eu droit aux biscuits, à l’atelier de peinture, même la voir dans une tenue beaucoup plus simple dans le bain… Lui qu’avait-il fait de vraiment spécial ? Rien ! A part profiter. Bon il lui avait partagé des confidences mais ce n’était pas pareil.

- J’espère que ce modeste bouquet vous plaira. Mais il n’égalera jamais votre beauté…

Cassidy se sentait quand même assez embarrassée. Ce n’est pas qu’elle ne voulait pas mais… oh et puis zut ! Pourquoi devrait-elle feindre l’indifférence alors que les fleurs ont toujours fait plaisir ? Et puis elle n’avait rien dit à Jordan. La jeune femme se rappela alors d’une des règles de son bouquin de séduction, pour tester un homme, il fallait tester sa jalousie. Elle avait trouvé cela grotesque au départ, pas vraiment intéressée pour faire souffrir Tristan. Mais lui, faisait comme si tout était normal après tout et ne se gênait pas pour lorgner sur l’elfe à côté.

*Hum… bah allez ! Je vais tenter le coup, qui sait… je peux avoir droit à des surprises…*

Un beau sourire apparut alors sur son visage. C’est vrai qu’en plus ça la touchait quand même un petit peu cette attention gentille.

« Merci… C’est vraiment… Ce bouquet est vraiment magnifique Jordan ! »

Elle le prit dans ses mains pour en sentir le parfum. Oui parfois elle ressemblait à une petite princesse qui aimait qu’on s’occupe d’elle, c’est sûr.

- Je n’ai pas reçu de nouvelles de votre part alors j’aimerais savoir si vous acceptez de sortir avec moi ? Je sais que je peux être un peu lourd à insister mais ça vaut vraiment le coup d’œil vous pouvez me croire.

Cassidy se mordit lentement la lèvre inférieure. Pourquoi n’aurait-elle pas le droit de profiter elle aussi ? Et puis il n’y avait rien de mal, elle ne l’embrassait pas à pleine bouche quand même ! Et ce n’était pas comme à l’auberge où elle s’était jetée sur ces hommes. Bon c’est vrai que Jordan était plus mignon même si il n’égalait pas Tristan.

« Eh bien… j’ai beaucoup de travail en ce moment mais… pourquoi pas après tout… »

Elle lança un léger regard à Tristan pour voir comment il allait réagir, même si elle restait très discrète. Ca l’ennuierait qu’il se fasse mal comme hier.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...   Sam 8 Sep - 20:22

Lui parler… de tout ceci. Etait-ce bien raisonnable ?
Elle l’ignorait plus que probablement mais c’était la première fois qu’il se confiait ainsi. Il n’avait même jamais raconté cela à sa mère, même si elle savait parfaitement ce qui s’était passé.
Ce qu’il avouait, jamais il ne l’avait confié à qui que ce soit. Et en fait, se confier, ce n’était carrément pas du tout son truc, qu’il s’ouvre autant pour quelqu’un, surtout quelqu’un qu’il avait cherché somme toute, des années plus tôt, à impressionner en un sens, c’était quand même énorme.

Et fort heureusement elle eut la bonne attitude. Celle qu’il n’espérait même pas puisque ne s’y attendant pas du tout. Pas de commentaires, pas de ces phrases toutes faites qu’on sort en réchauffé par exemple à un jeune ayant perdu un parent : « son heure était venue, mais tu n’y es pour rien, ce n’est pas sa faute, elle/ il voudrait te voir heureux, te voir faire ceci ou cela » Qu’est ce que le reste du monde peut en savoir hein ?! Comment peut-on s’assurer que ce n’est pas la faute de l’enfant et quel enfant cette fichue phrase a-t-elle aidé ?!!

Le silence… c’était un mot qu’il connaissait, plus même, un état d’esprit. Souffrir en silence, apprendre en silence, détester ses camarades en silence, recevoir les coups en silence, les insultes punies par les poings, pleurer en silence, aimer en silence… parce qu’à force d’être silencieux, on oublie comment parler se fait… du moins comment il se réalise sans effort.
L’esprit est clair mais la parole n’est plus là pour traduire les pensées.
Alors à force, ce silence devient un ami, un frère, un allié, une plaie. Tour-à-tour aimé, tour-à-tour détesté, les mensonges ou les faux-semblants deviennent monnaie courante, la sincérité s’oublie ou devient si timide, effarouchée qu’elle craint toujours de se montrer, même quand le bon moment est là… à portée de main. On oublie… à force.

Et elle avait eu la seule réponse qui pouvait le chambouler, l’étreindre, le secouer, l’assommer, le réveiller, le soulager en même temps. Elle avait répondu à son silence. La sincérité était timide, il ne fallait pas l’effrayer n’est-ce pas ?
Ce baiser, cet effleurement alors qu’elle se contentait de dire qu’elle allait éloigner le pinceau, avant de changer rapidement de sujet après s’être relevée, valait tous les discours de soutien, tous les hurlements d’indignation face à ce qu’avaient fait ces enfants, tous les mots de réconfort, pour lui, à cet instant du moins.

Qu’elle ne se méprenne pas, il aimait qu’elle lui parle. Malgré sa timidité, elle avait ce petit quelque chose. Bien sûr elle parlait beaucoup trop, mais elle exprimait ses pensées, elle les faisait vivre, lui les laissait mourir, toujours. Alors, peut-être que dans le fond, il espérait qu’à force d’être proche de sa lumière, sa part d’ombre finirait par reculer…
Il l’avait rejointe. Curieuse petite mage qui ne semblait pas louper une occasion de le surprendre. Bien sûr sa surprise n’avait rien de l’espèce de stupeur peu engageante qu’expriment la plupart des gens. Au contraire, peut-être qu’il l’invitait à continuer, sans même s’en apercevoir. L’avantage d’être proche de la lumière ? S’y habituer… rouvrir les yeux puisqu’il y avait enfin quelque chose à voir.

Elle lui avait donc parlé de ce poste. Ce changement de sujet aussi brusque qu’inattendu, il est vrai, prenait le jeune homme au dépourvu. C’est vrai qu’avec Siiri ça se passait plutôt bien même si on ne pouvait pas vraiment appeler cela des cours. Il se souvenait parfaitement de ce que lui avait appris son maître, les vertus de la patience, rechercher l’entraînement partout, même là où il est invisible. Après tout, il avait appris à s’occuper de certaines plantes, elle l’avait vu ça aussi, difficile de l’imaginer ainsi et si au départ il n’y avait rien compris et avait piqué une colère terrible, le message lui était apparu sibyllin peu après. Le genre de message qui marque une vie. Patience, maîtrise… Mais qu’avait-il demandé à cet homme quand celui-ci était devenu son maître ? « Ne me ménagez pas, jamais, faite-moi vous haïr si vous le pouvez, je dois devenir fort. » Ce à quoi il avait répondu quelque chose de vraiment étrange, un rire, un regard profond et une phrase comme quoi pour devenir fort, il fallait avant tout accepter d’être faible… Il s’en souvenait comme si c’était hier.
Lui.. Pouvait-il enseigner de la sorte ? Sa mémoire était excellente… alors il pouvait peut-être reproduire… mais en allégeant, en améliorant… il avait encore l’âge de se souvenir de tout ce qu’il avait ressenti, de ses doutes, de ses peurs, questions auxquelles il ne trouvait pas de réponse.

Seulement il se posait l’unique et bonne question justement et si son maître avait été là, ou sa mère aussi, ils avaient le même esprit étrange, répondant par énigme, il lui aurait dit… Que s’il se demandait s’il pouvait être un bon professeur… alors il le serait forcément.

Elle lui avait dit quelque chose par rapport aux horaires, il n’y avait pas fait plus que cela attention. Déjà parce qu’il ne voulait pas trop montrer que ça comptait pour lui, ensuite parce qu’il lui mettait justement un galet dans la main et se retrouvait à la fixer alors qu’elle s’arrêtait dans sa phrase.
Ben oui, mine de rien, la façon dont il l’avait arc-boutée un peu plus tôt, même si elle partait d’une excellente attention n’avait rien de très… romantique. Il s’était énervé et seul son geste, ses légères excuses avaient rattrapé cet emportement. Mais après ce geste comme celui de déposer, de la part de la demoiselle, un baiser sur son front, étaient faits exprès. Alors que là, c’était assez accidentel.

Ce qui s’était passé la veille, dans l’après-midi revint aussitôt à la mémoire du guerrier qui se heurtait le front de son autre main pleine de galet. Pourquoi à ce moment là ? Difficile à dire. Peut-être parce qu’il pensait plus tôt à son attitude avec la jolie elfe. Elle semblait jalouse, or si elle avait vraiment des sentiments pour lui, comme elle l’avait prétendu, il l’espérait, dans un moment d’égarement, c’était tout à fait normal. Et cela lui évoquait ce que les sels de bains n’avaient fait que favoriser. Ce rapprochement…. Est-ce qu’il était attiré par elle ? Bien sûr ! Physiquement, elle n’était quand même pas mal du tout et… Pourquoi pensait-il automatiquement ainsi ? Pourquoi rabaissait-il constamment les femmes de la sorte et même elle ? pourquoi ?

En tous les cas pendant un très court moment, il sembla perdu, lointain, comme s’il essayait de repousser quelque chose, un souvenir aussi douloureux que malheureusement, plaisant.
Mais ils furent interrompus avant d’avoir pu se dire quoi que ce soit par une silhouette qui se dirigeait vers eux.
Tristan s’était violemment crispé et adoptait, il est vrai, une étrange attitude pour un indifférent.
Est-ce qu’il cherchait à la protéger ? Dans un sens oui.

Jordan… Si la demoiselle était trop gentille, timide et aveugle pour voir ce qui se passait sous son nez, le Drakkari lui avait très bien compris que le serveur en pinçait et pas qu’un peu pour la jolie mage. Somme toute, ça n’avait rien d’étonnant. Elle était belle, intelligente, intéressante, elle ne parlait pas de banalités sans fondements, avançait des théories parfois amusantes, drôle, souvent sans même s’en apercevoir, passionnée dans ce qu’elle faisait, investie. Il entrouvrit la bouche de surprise. Bien sûr qu’elle était tout ceci. Pourquoi en faisait-il un constat aussi… fier maintenant ?
En tous les cas, il ne pouvait pas laisser ce gamin lui tourner autour, même s’ils avaient le même âge. Parce que… parce que… PARCE QUE !!!Na !!!!

D’ailleurs, il était déjà sur la défensive, comme le prouvèrent ses paroles acerbes à l’intention de l’arrivant. Qui se mit à répondre avec tant de politesses que c’en était écoeurant mais vrai problème surtout, il donna le nom de famille du garçon. Aie… Ainsi, s’il savait pour nom c’est qu’il avait dû le voir sur une affiche et s’il l’avait vu sur une affiche alors il devait se douter qu’il n’était pas quelqu’un de très recommandable. Il se campa un peu plus sur ses jambes, prêt à se battre, même s’il était clair que ce n’était nullement à l’ordre du jour pour le serveur. Après tout, il menait déjà le combat.

Tristan ne s’était même pas tourné vers Cassidy, ne remarquant donc pas qu’il l’avait peut-être un peu gênée avec ses paroles, tout occupé à fixer Jordan d’un regard peu amen.
Celui-ci d’ailleurs choisit de l’ignorer, grossière erreur même si heureusement pour sa survie, la colère était pour le moment contenue. Il se mit à genoux devant Cassidy en sortant un discours totalement ridicule qui dépita un peu plus le guerrier. Pfff !!! Ce n’était pas qu’il trouvait ça ringard non mais ça manquait terriblement de style, plat… fade… enfin bien sûr qu’il y avait de la passion, ce gars était raide dingue d’elle c’était sûr mais… quand même ce n’était pas une franche réussite, en fait c’était vraiment vraiment ridicule à ses yeux !

Déjà il était rentré sans autorisation dans le domaine et Cassidy ne disait rien et maintenant il lui tendait un bouquet après avoir contourné son « garde du corps » ! Non mais franchement, c’était quoi ces manières ?!!! Lui n’était peut-être pas des plus accueillants mais c’est aussi très impoli d’ignorer les gens. Inutile de préciser que Tristan ne se doutait pas le moins du monde que la jeune femme pouvait être fascinée ou du moins sincèrement touchée par ce type de geste ! Eyh oh, lui aussi il faisait des efforts… il s’était confié, il lui avait parlé, il avait en partie brisé son armure pour elle, pour personne d’autres !!! Oui mais apparemment les vrais gestes sincères, qui comptent pour l’un… ne sont pas suffisants pour l’autre.Parce qu’elle avait les yeux à peu près aussi brillants que ce jour là à l’école élémentaire quand le maître avait parlé des mages… elle était… fascinée. Par ce type ?!!! Parce qu’il lui offrait des fleurs ?!!!

Surtout accompagnée d’une phrase barbante au possible totalement ridicule. Oui… il dépréciait tout ce que faisait Jordan… et il ne se rendait même pas compte à quel point c’était ridicule justement. Parce que ce que faisait ce garçon, c’était très bien, et ça plaisait. Elle avait raison. Lui n’avait rien fait pour elle. Alors pourquoi était-elle amoureuse de lui hein ?
Il eut droit à une magnifique baffe… Parce qu’elle semblait vraiment ravie et murmurait des remerciements par bribes de phrases. Le genre de phrases hachées qui prouve l’honnêteté de la personne qui les prononce…
Il surprit aussitôt sur le visage de Jordan un petit sourire, début de victoire qui lui donna la nausée. Il avait envie de lui mettre son poing dans la figure.

Et apparemment ce type de réponse l’encourageait car il débita une autre bêtise, encore plus insistante. Non elle ne lui avait pas donné de nouvelles, elle était bien trop occupée à sauver le crétin de Drakkari qu’elle se coltinait !!! Enfin ça c’est ce que pensait Tristan. Bizarrement, avec la colère qui montait, ses pensées devenaient de plus en plus apocalyptiques. Pourtant, le garçon ne l’avait pas ouvertement provoqué, pourquoi se sentait-il aussi agacé ? Enervé ?
Il insistait pour qu’elle sorte avec lui !!!! Mais rien que cette demande, insistante justement, lourde de sens ou alors c’était lui qui voyait des sens pervers n’importe où, le rendait… dingue !
Mais il y avait pire que cela. Le fait qu’elle accepte bien sûr. Si le soulagement, l’apaisement… du moins quelque part, s’étaient faits ressentir quand il avait entendu le début de sa réponse comme quoi elle avait beaucoup de travail, le reste fut… très étrange.

Etait-ce lui ou le tonnerre venait de gronder au-dessus de leur tête ? Pourtant il était le seul à lever les yeux vers le ciel très bleu au-dessus d’eux. Si elle n’avait pas répondu… sans doute se serait-il placé fermement entre eux en défiant Jordan du regard, lui disant clairement, avec conviction qu’il n’allait pas laisser sa petite princesse se faire embêter de la sorte par un balourd insistant et ce même si le balourd semble être un chic type. Non, il n’aurait pas attendu sans rien dire, il n’aurait jamais tenu, il le savait. Mais qu’elle réponde par la positive… Elle voulait sortir avec ce type ???
Alors… ce qu’elle lui disait comme quoi elle l’aimait… sa façon d’être hier, avec lui, sa façon de réagir tout à l’heure, comme si elle le comprenait, c’était juste… du vent ? Nouveau grondement… qui s’amplifia alors que ses yeux s’ancraient sur le sourire victorieux, fier du serveur qui à présent semblait le défier du regard. Ce fut trop…

Il se plaça entre Cassidy et son « Casanova », le regard sombre mais la tête penchée tant et si bien que ledit regard n’était pas observable et… il tendit la main vers son « adversaire » pour l’aider à se relever. Quand celui-ci, semblant comprendre sans doute que l’autre se rendait ou n’avait qu’un rôle de garde du corps, lui tendit la main, le Drakkari le releva sans mal, ne cherchant pas à le blesser, mais une fois qu’il fut debout… un sourire en coin, moqueur, apparut sur le visage du jeune homme et il releva les yeux. Ses pupilles étaient de nouveau extrêmement dilatées et quelque chose dansait dedans, l’orange de ses yeux semblant se refléter dedans comme une flamme. Il posa une main sur une épaule de Jordan et s’il ne mit pas beaucoup de force dans son geste, du moins pas excessivement, celui-ci, ne s’y attendant apparemment pas du tout, fut quand même jeté à terre.

Le mouvement pourtant léger, et sans doute davantage dû à ses quelques pas précédents, laissa Tristan en boxer, ce qui n’était peut-être pas plus mal et plus sérieux ou menaçant qu’avec une serviette autour de la taille. Même si boxer et bottes c’était quand même une tenue… intéressante… manquait que la cravate ou le nœud pape pour être un parfait chippendale tout en muscles !
Il contractait de nouveau ses muscles et pourtant partit d’un rire franc.

- Alors comme ça tu veux être le chevalier venu délivrer la princesse de son donjon ?... Alors moi je serais le dragon… Approche, on va voir si ton épée peut percer mes écailles…


Il avait rétorqué avec énormément de sérieux mais aussi une provocation certaine dans la voix, comme s’il le mettait au défi d’essayer. Non, il n’allait pas le laisser approcher, hors de question. Même si elle lui avait dit oui… Même s’il s’en sentait d’autant plus faible justement…
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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...   Dim 9 Sep - 7:21

Cassidy avait apprécié les confessions de Tristan. Peut être qu’il en avait déjà parlé ou pas mais dans tous les cas, c’était une marque de confiance et elle la respectait plus que tout, appréciant même si ce n’était pas drôle. Un encouragement dans un sens à discuter et à communiquer. En le prenant par la main, elle avait voulu lui faire comprendre qu’elle était là, avec lui et ne le laisserait pas seul dans ce genre de situation.

Le silence avait un peu remplacé leurs paroles, parlant de banalités, surtout venant de la part de Cassidy qui commençait à lui parler gentiment des horaires, de l’organisation, bref des détails qu’elle aimait préciser comme à son habitude, sans se douter une seconde que le Drakkari cogitait pas mal dans sa tête mais pour une seule et unique raison. Les sentiments de Cassidy le faisaient réfléchir. Elle lui avait dit, alors qu’il ne lui demande pas trop souvent, ce genre de chose a plus de valeur lorsqu’il est sorti une unique fois qu’en plusieurs exemplaires.

Il effleura sa main avant de se heurter la tête, ce qui perturba la directrice dans son organisation bien placée alors qu’elle s’apprêtait à faire preuve d’un peu d’humour, sans se douter que Tristan réfléchissait beaucoup et toujours un peu douloureuse à l’idée de le voir en train de mater l’elfe. Cela ne lui plaisait pas vraiment à vrai dire et lui ne semblait pas s’en rendre compte.

Jordan arriva et même si au départ la demoiselle était plutôt embarrassée face à ses paroles, elle n’avait rien à perdre au final, à accepter son discours. Bien sûr qu’elle aimait Tristan ! Mais tout était-il réellement acquis en un claquement de doigt ? Un amour ça se cultive, s’entretient, tout comme une fleur. Cela demande de la patience en effet, tout comme le combat.

Le serveur faisait des efforts alors pourquoi le repousser ? Cassidy était complètement sensible aux confidences de Tristan, c’était un fait indéniable et elle avait beaucoup apprécié la portée de ce geste. Mais que faisait-il pour lui réellement ? Ce n’est pas tant que ça le superficiel des offrandes qui l’intéressait vraiment mais des petits gestes montrant et prouvant une certaine affection et attirance. Bien qu’elle n’était pas du tout intéressé par Jordan !

Pourquoi Tristan ? Elle ne pouvait pas l’expliquer, c’était du feeling, de l’instinct. Elle sentait qu’il y avait quelque chose qu’il n’y aurait jamais avec les autres hommes à part la capacité à jouer l’indifférent quand une autre demoiselle était dans le coin.

Alors Cassidy changea dans sa façon de faire. C’était égoïste oui. Ca allait lui faire du mal aussi. Mais elle ne se voyait pas continuer avec lui si il prenait tout de ce qu’elle pouvait donner sans rien attendre en retour. A vrai dire, elle s’y connaissait très peu dans ce genre de choses et avait préféré se laisser guider par son livre. Donc, quand elle répondit par la positive, Tristan semblait avoir l’air de changer de comportement, comme si il se bloquait.

*Oula… Il est pas vraiment content là…*

Connaître son nom ? Mais voyons Cassidy lui avait donné au restaurant, à moins que l’écrivaine ait encore inversé ses neurones et a complètement zappé ce petit détail.

Et c’est sûr que le bouquet de Jordan provoqua de la surprise chez Cassidy qui était touchée. Sauf que… même si elle était beaucoup plus touchée par le discours de Tristan, elle ne pouvait pas sautiller de joie devant lui, ni compatir en pleurant dans ses bras, il n’aurait pas vraiment apprécié. Mais le geste de Jordan était plutôt mignon quand même.

Alors Tristan réagit, se plaçant fermement devant Cassidy comme si il défendait sa princesse. Comme un vrai chevalier ou garde du corps. Etait-ce un début de jalousie ? La demoiselle pensait qu’il allait montrer de l’indifférence ou fuir comme la dernière fois. Mais ça le faisait réagir. Et pas en bien car il bouscula Jordan qui n’avait rien demandé, et même si Cassidy ne pouvait pas le voir, elle entendait ses paroles.

*Tu te considère comme un dragon plutôt qu’un prétendant ? Estimes-tu m’aimer vraiment pour réagir de la sorte ? Non… je ne dois être qu’un objet pour toi c’est tout. Même si c’est très chevaleresque de ta part, ce n’est pas la meilleure arme à utiliser dans ce genre de situation*

Il lui faisait clairement un petit numéro de guerrier, réagissait comme un guerrier à qui on volait un beau morceau de steack. La demoiselle fronça les sourcils en se mordillant la langue, venant se placer devant Tristan, peut être un peu déçue par son attitude et voulant lui faire comprendre certaines choses même si elle n’allait pas tout le temps lui dire.

« Ca suffit Tristan… J’ai accepté cette sortie, je… je vais y aller. On se retrouve tout à l’heure de toute façon »

*Si tu éprouves quelque chose pour moi réagis ! Fais quelque chose mais arrête de me faire croire que je ne suis qu’un objet à défendre à tes yeux.*

Elle voulut rajouter un truc mais s’abstint, serrant le bouquet de fleurs contre elle. C’est sûr, elle allait lui faire beaucoup de mal et ce n’était pas dans ses habitudes de faire souffrir. Au pire des cas, il finirait par l’ignorer même si c’était dur de tester ce genre de sentiments.

La demoiselle se détourna et suivi Jordan.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Quand être jalouse n'est pas une bonne idée...   Dim 9 Sep - 11:08

Au fond, ils ne passaient pas vraiment un mauvais moment là.
L’instant de colère de Tristan passé, tout s’était tout de même beaucoup arrangé.
La vérité c’est que s’il s’était énervé ainsi, et il avait plus ou moins essayé de l’expliquer en partie, c’est parce qu’il se souciait d’elle, s’inquiétait pour elle et il n’avait pas envie de la voir souffrir. Le guérisseur avait dit après tout qu’elle devait se ménager, ne pas utiliser la magie, ce n’était sans doute pas pour rien et même si le jeune homme savait la demoiselle forte et résistante, il ne voulait pas qu’elle se blesse bêtement.
Surtout qu’il considérait que son état était…dû à son manque de réactivité et de vigilance. Ca n’aurait jamais dû arriver. Il aurait dû être à ses côtés dès qu’elle était allée au devant de ce monstre, ils auraient dû le combattre ensemble, lui la force brute, elle l’intelligence et la magie. Un duo de choc qui s’en serait sorti sans trop de mal. Au lieu de ça…

C’était aussi pour cette raison qu’il était autant à cheval sur le fait qu’elle doive se ménager, une petite dose de culpabilité carabinée, très efficace.
Mais la colère était passée et il lui avait quand même fait des confidences. Elle devait tout de même être heureuse. C’est ce qu’elle attendait de lui, elle le lui avait dit. Elle attendait qu’il se confie un peu qu’il s’ouvre. Pourquoi ne pas le faire après tout ? Il avait tout à perdre à se cacher ainsi en continue derrière sa carapace de guerrier sans peurs.
C’était un moment spécial. Qui aurait pu être important, peut-être même décisif. Là, alors qu’il avait effleuré sa main, son regard s’était adouci et il avait dans l’idée de lâcher les galets et de la prendre d’un coup dans ses bras, tout contre lui, même si c’était inattendu et un peu maladroit. Il n’aurait pas peur. Sans la regarder de cette façon, il pourrait lui dire merci, peut-être plus s’il s’en sentait la force, probablement pas parce qu’il avait quand même un peu peur au fond.

Oui ça aurait pu…mais ça n’arriva pas.
Parce qu’un visiteur impromptu brisa ce moment avant qu’il n’ait pu réellement commencer. C’était Jordan. Si Tristan s’était contenté de partir la veille, s’éloigner, ce que lui avait dit la jeune femme, ce qui s’était passé dans le bain, ses réflexions, l’instant de confiance quelques minutes plus tôt, lui interdisaient de s’éloigner de la sorte à présent. Non…il ne pouvait pas se contenter de courber l’échine et de dire que ce gars avait l’air bien pour elle, gentil. Bien sûr qu’il en avait l’air mais les repères avaient changé. Cet homme devenait…un rival. Parce qu’il voulait conquérir le cœur de la belle. Lui souhaiter bon courage en ricanant aurait été un choix d’action… mais pas celui utilisé à cet instant.

Ses belles paroles, sa courtoisie baveuse agaçaient Tristan. L’idée du bouquet était excellente et c’est vrai que pour sa part il n’avait pas tellement fait de gestes pour Cassidy… A part la secourir dès que besoin était, lui pardonner pour le tatouage, se souvenir d’elle comme au premier jour, se battre pour elle face aux rustres qui la collaient, choisir de ne pas profiter de son état puis s’en prendre plein la face le lendemain, la sauver de sa vision de cauchemar, la réconforter, la soutenir, lui sauver la vie… Oui c’est vrai que ce n’était pas vraiment des preuves comme quoi il tenait à elle hein !!! Des fleurs, c’est tellement plus chevaleresque après tout !
Il le prenait mal ? Ah bon ?... Oui bon d’accord, très mal. Elle avait les yeux brillants de ces filles devant un acte héroïque ! Mais ça n’avait rien d’héroïque du tout ! Bon d’accord, elle aimait les fleurs, il avait compris le message ! C’est bon, pas besoin d’en rajouter…

Mais en rajouter…ce n’était pas de son chef au départ.
C’est Jordan encore une fois qui était l’investigateur. Il lui proposait de sortir. L’air de rien, au départ, Tristan n’avait fait qu’un pas vers Cassidy, se rapprochant d’elle, pris de l’idée folle de lui prendre la main et de la serrer doucement pour lui rappeler… avec inquiétude sa présence. Parce qu’elle réagissait comme s’il n’était plus à côté. L’idée encore plus folle, l’embrasser devant Jordan ou sortir à celui-ci une phrase comme quoi elle était déjà chasse gardée ou qu’elle avait déjà un prétendant égoïste dans les environs. Ca aurait été aussi un aveu…de faiblesse, d’inquiétude, de jalousie, d’égoïsme. Il n’était pas encore prêt à le comprendre, alors à l’avouer…
Oui mais elle avait accepté… Et il avait l’impression de ressentir une douleur bien plus intense que celle de son tatouage, mais dans la même zone, à gauche… Il lui semblait pourtant que son cœur avait appris à ne rien ressentir de… pareil. Apparemment il se trompait.

C’est pourquoi il eut cette étrange réaction, stupide sans doute. Un homme aussi expérimenté, connaisseur des femmes que lui.. réagissant comme un petit garçon, timide, maladroit, perdu, qui égoïstement, ne voulait pas que la fille qu’il voulait voir comme son amoureuse sans oser le lui dire, prenne la main d’un autre petit garçon…
Bien sûr la comparaison était équivoque et assez…déplacée. Pourquoi un dragon ? Parce qu’on prétendait que les Drakkaris en descendaient ? Parce qu’il n’arrivait plus à se voir comme un chevalier après avoir passé tant d’années à haïr les Cheistams ? Maladroit au possible… Incapable de s’exprimer alors qu’il était si doué pour sortir de belles paroles charmants les demoiselles autour de lui…

Et le fait qu’il se montre brutal, même si ce n’était en rien excessif, devait être la goutte de trop. Parce que le verdict fut sévère. La demoiselle passa soudainement devant lui, une expression qu’il n’arrivait pas à déchiffrer sur le visage. Elle ne semblait pas apprécier son attitude, il ouvrit la bouche, mais déjà elle parlait, lui demandant d’arrêter. Il cessa aussi de contracter ses muscles, obéissant docilement à sa propre surprise.Mais elle continua en disant qu’elle avait accepté. Il craignait de connaître la suite. Et effectivement… elle disait qu’elle partait avec Jordan qu’ils se reverraient plus tard de toute façon… Si ses paroles le blessèrent, le « de toute façon » fut malheureusement de trop. C’était comme si elle lui disait que bien contre sa volonté, elle serait « forcée » de revoir le Drakkari…de toute façon. Oui, c’était normal, ça l’embêtait suffisamment pour qu’elle le dise.

Son expression changea totalement de nouveau, presque instantanément. De la surprise, de l’incompréhension, de la peine alors qu’il reculait d’un pas, puis d’un autre en la fixant, déglutissant difficilement. P… Pourquoi ? Pourquoi elle lui disait ça ? Pourquoi elle faisait ça ???
Et le serveur qui derrière elle, semblait fou de joie, un sourire large, de défi aux lèvres alors qu’il fixait le Drakkari totalement défait. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, pâle et les mains légèrement tremblantes mais déjà de toute façon, elle commençait à s’éloigner aux côtés de Jordan.

Tristan referma la bouche et baissa la tête en serrant les dents, ne comprenant rien aux deux sentiments qui se disputaient la place dans son cœur pourtant censé être imperméable. La colère, une colère sourde qui faisait battre le sang à ses tempes, la tristesse qui lui coupait les jambes et ne faisait qu’amplifier sa colère. Deux sentiments faits pour vivre ensemble à jamais…
Il lui avait parlé. Il s’était confié. Il avait l’intention d’essayer. Oui il allait s’ouvrir, faire des efforts. Après tout, elle en avait fait tellement. Lui aussi bien sûr, mais elle ne pouvait pas vraiment s’en rendre compte parce qu’elle ne l’avait pas connu… avant et puis ils étaient quand même minimes. Mais ces efforts énormes qu’elle faisait pour lui, lui donnaient envie d’essayer, de réussir. Il tourna les talons, se dirigeant vers le terrain d’entraînement en serrant les dents, prenant un visage impassible. A quoi bon lui parler ? Lui avouer des vérités telles que celles-ci ? Elle n’en avait rien à faire… La preuve, un bellâtre venait sonner à sa porte et elle déguerpissait aussitôt à son bras en l’oubliant. Alors ça n’arriverait plus… plus jamais. Il n’y avait aucun intérêt à faire confiance, c’en était la seule preuve dont il avait besoin.

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