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 Un gala pour apprendre à mieux se connaître.

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Tristan Konogan
Professeur Initiation et Maniement des Armes
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Feuille de personnage
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MessageSujet: Re: Un gala pour apprendre à mieux se connaître.   Mar 30 Oct - 14:47

Un quiproquo de plus ?
Au point où ils en étaient après tout.
Tristan avait été un peu blessé de voir qu’au final sa compagne ne semblait plus vraiment « apprécier » ses baisers et caresses. Elle qui lui faisait d’immenses sourires peu avant, qui se mordillait la lèvre inférieure dans une mimique si craquante pour contrôler ses pulsions et ses légers gémissements. Pourquoi le faisait-elle d’ailleurs ? Il adorait lui… Surtout que ce n’était rien… d’exagéré. Mignon, diffus et juste… terriblement satisfaisant. Ah ben oui…Il n’en donnait pas l’air sans doute mais il avait quand même besoin d’être rassuré ce grand Drakkari si spontané.

Tout était parti de la magie. Quand celle-ci avait renoncé à éjecter le jeune homme loin de sa petite mage, elle s’en était prise à ses résistances physiques. Il aurait dû s’y attendre parce qu’avec Cassidy, il fallait s’attendre à tout et bêtement, il s’était laissé surprendre.
Pourtant, le jeune homme ne l’avait pas manifesté. Hors de question qu’elle culpabilise pour quelque chose qu’elle ne pouvait clairement pas contrôler. Et puis il avait dit accepter les risques, ce n’était pas pour faire machine arrière juste ensuite…même si c’était quand même assez désagréable.

Oui mais…si elle, elle pouvait en profiter réellement, découvrir ces nouvelles sensations sans se poser de questions, sans avoir peur de quoi que ce soit, y compris de le blesser, ce serait bien non ?
C’était justement ce qu’il voulait après tout. C’est pour cela aussi qu’il ne disait rien. Non, c’était un moment important pour elle, il ne devait pas l’alerter. Mais bien sûr, comme il ne savait vraiment pas quel degré de douleur il pouvait vivre avec cette magie, il ne s’attendait pas du tout à la décharge qui le prit par surprise et dont il étouffa le signe précurseur, hurlement de douleur, dans le drap et l’oreiller proches de son visage. Aie aie aie !!!!

Une crampe… oui, il était en train de parler d’une crampe. Ce n’était pas vrai mais pas totalement faux non plus. Sauf que la petite mage, loin d’être stupide et surtout commençant à faire des liens logiques de plus en plus rapidement entre le jeune homme et ses attitudes, comprit que c’était tout autre chose. Sa magie… Sa magie se manifestait et l’attaquait… littéralement !!!!
Et bien sûr avec une demoiselle au si grand cœur, très amoureuse qui plus est, on ne pouvait pas s’attendre à une autre attitude que celle qu’elle adopta.

Sauf que tenter de contrôler sa magie nécessitait toute sa concentration et énormément d’énergie. Elle se fatiguait vite et surtout… elle ne pouvait vraiment pas donner le change à son compagnon pour leurs baisers. Il ne comprit pas tout de suite qui plus est, pensant que sa magie s’était calmée, ne faisant malheureusement pas immédiatement le rapprochement. Dommage. Il crut lui déplaire et c’est vrai que ce n’était pas très bon pour son ego et encore et surtout cette espèce… de sentiment bizarre qui le vouait à être le plus « parfait » possible pour la demoiselle.

Finalement, il s’était arrêté, ayant l’impression d’embrasser une statue de marbre. Elle se crispait, entrouvrant à peine les lèvres quand il l’embrassait, une de ses mains restait négligemment posée dans son dos tandis que l’autre agrippait fermement mais discrètement le drap près d’elle. Elle gardait les yeux clos, donnant l’impression de vouloir s’endormir et elle ne frissonnait même plus quand il effleurait sa peau, y compris quand il embrassait sa gorge !

Cassidy avait ouvert les yeux et s’étaient ensuivies des explications, qui bien sûr expliquaient parfaitement son attitude, mais mirent en colère le jeune homme. Il ne supportait pas qu’elle se rabaisse ainsi, ça le rendait presque… malade. Il aurait voulu lui prouver, lui assurer que ce n’était pas sa faute, qu’elle ne faisait que subir. Elle était perdue après tout, jamais elle n’était allée si loin avec un homme. D’ailleurs jamais elle n’avait fait quoi que ce soit avec un homme. Ca aussi était assez étrange aux yeux du jeune homme. Comment pouvait-elle être un bon juge s’il était… son premier baiser volé, son premier baiser conscient, son premier vrai câlin, sa première étreinte, son premier aveu de sentiment… Son premier tout quoi ?!

Ce n’est pas à elle qu’il en voulait bien évidemment et il était heureux, fou de joie, de lui faire découvrir des horizons jusqu’alors inconnus. Il avait avec lui la force de l’expérience, tout pour lui garantir sécurité et sérénité… Et puis… il était plutôt doué quand il s’impliquait. Ce domaine ayant sa prédilection d’ailleurs. Elle s’était tellement rabaissée, s’infligeant l’entière faute dans cette situation un peu chaotique. Il avait répondu… D’accord un peu brusquement au départ mais très vite son discours s’était fait calme, investi et plutôt original.

Ah ben ce genre de conversations, c’est quand même rare !!!
Elle avait raison. Quand quelque chose lui tenait à cœur, il s’efforçait de l’expliquer, d’en parler. Du moins avec elle. Avec elle, oui, il en ressentait l’envie et même le besoin. Parce qu’il savait à quel point elle pouvait se faire du mal et penser rapidement des mauvaises choses sur elle. N’était-ce pas amusant ? Elle qui s’efforçait d’être moins bavarde, lui qui s’efforçait de l’être davantage, pour équilibrer l’autre, pour contenter l’autre.

Il n’avait pas besoin de long discours pour voir l’amour dans les yeux de la jolie jeune femme, sa gêne sur son visage qui s’empourprait pour un rien, sa tendresse et sa reconnaissance quand elle se serrait contre lui, son attirance quand elle le regardait parfois d’une manière tout sauf professionnelle, son plaisir quand il l’embrassait, la caressait et qu’elle y répondait d’un frisson ou d’un léger gémissement.
Elle avait besoin d’entendre des mots rassurants, des mots tendres, des preuves de ce qu’il pensait, de ce qu’il ressentait. Ce n’était pas qu’elle était fleur bleue mais encore et surtout que connaissant l’expérience du jeune homme, même si elle ne le disait pas, elle avait besoin de savoir qu’elle était le seul et unique objet de ses pensées. Il l’apprendrait… il le ferait, pour elle.

Ce fut plus un monologue qu’autre chose mais bénéfique pour tous les deux. Lui parce qu’il remettait un peu les pendules à l’heure et demandait clairement à la jeune femme de ne se préoccuper que d’elle. Elle… parce que malgré les remontrances elle avait quand même de quoi être vraiment rassurée non ? L’air de rien, il tenait pas mal à elle ce grand dadais !!!
En tous les cas, au moins était-ce clair à présent pour l’un comme pour l’autre.

Tristan s’était sagement allongé à côté d’elle et même si ce n’était pas simple, il s’efforçait de rester patient et d’éviter de la toucher pour le moment. Ben oui, c’est que… elle l’attirait quand même pas mal et euh… il arrêtait vraiment de penser dès qu’il commençait à l’embrasser avec ferveur. C’est pourquoi, il se contentait pour l’heure de la presser doucement contre lui, appréciant le frôlement de son visage adorable contre son torse, caressant tendrement ses cheveux.

En fait, il adorait leur contact et puis ils sentaient tellement bons, constamment, qu’il avait envie d’y plonger le nez et de ne plus bouger. Aucun doute qu’elle l’apaisait pas mal ainsi. Une chance qu’elle soit aussi petite, il pouvait agir ainsi dès qu’il la prenait dans ses bras ! Pas bête….
Mouais… elle était toute calme aussi mais sa caresse sur sa hanche, bien que légère n’aidait pas tellement Tristan à oublier les merveilleux instants passés avant que la magie de la jeune femme ne fasse des siennes. Moui… doux frôlement électrique, trop léger pour qu’il perde le contrôle, suffisamment intense pour qu’il ne perde pas le fil de son désir pour elle. Pas bon ça…

Sans doute devrait-il avoir honte que son esprit soit autant… focalisé sur la jeune femme et sur leurs caresses un peu plus tôt, mais en fait ce n’était pas le cas du tout. Après tout, c’était ainsi non. Elle très timide, lui pas du tout. Enfin du moins n’en donnait-il pas l’impression et il n’avait surtout aucune honte à être aussi attiré par une demoiselle aussi…eh bien attirante !!!

Bien sûr, il ne pouvait pas savoir qu’il n’était pas le seul à se remémorer leurs instants avec au moins autant de frustration, que d’émerveillement. C’est clair que le visage rouge de la jeune mage aurait pu lui fournir une indication suffisante mais à autant se blottir contre lui, elle ne lui offrait pas vraiment matière à s’en assurer.
Il aurait sans doute été rassuré de l’analyse qu’elle faisait de l’alchimie entre eux. Peut-être avait-il tort de s’inquiéter, de se dire qu’elle n’était pas bon juge. Après tout, ses pensées le prouvaient. Oui mais là, il ne pouvait pas vraiment le savoir !!!

Et comment se douter que Cassidy avait tellement envie de reprendre, de poursuivre, là où ils s’étaient arrêtés ? Bien sûr qu’il en avait envie aussi mais ce n’était pas pareil. Il était un homme, en tant que tel, il ne pouvait pas se débarrasser ainsi de ses pulsions ! Tsss qu’était-ce donc que ce sexisme ? Hommes et femmes sont tout à fait ego à cet âge jeune et hormonal ! Et non, les hormones ça ne s’arrête pas à la fin de l’adolescence ! Du moins, il fallait croire que non. Seulement, elle se torturait beaucoup l’esprit pour pas grand-chose la petite demoiselle. Lui ? La repousser ? Allons bon !!! Lui sauter au cou était quand même plus proche de la vérité !

D’ailleurs c’est plus ou moins ce qu’il fit lorsqu’elle se mit à briller. Elle lui avait offert un baiser qu’il n’arrivait pas à identifier et il s’était contenté d’y répondre avec douceur, jugeant qu’il l’avait suffisamment éprouvée et qu’il devait calmer son égoïsme. La phosphorescence de la jeune femme, aussi subite qu’inattendue eut tôt fait de lui assurer qu’un autre programme était à l’ordre du jour. Ou plutôt de la soirée.

Surtout qu’elle parut aussi surprise que lui de se mettre à briller et surtout elle se mit aussitôt à rougir, gênée. Lui ne l’avait jamais vue plus belle qu’à cet instant. Sans doute parce qu’elle répondait parfaitement à ses envies en réagissant ainsi. Elle eut une pensée à l’esprit, comme quoi après, ça n’arriverait plus mais il ne put ni l’entendre, ni s’en douter, trop occupé à l’embrasser tout son saoul et à rattraper ces quelques minutes perdues. D’ailleurs, heureusement, il se rendit compte qu’il exagérait peut-être un peu et se calma, en partie du moins, se faisant juste un peu moins pressant mais toujours aussi passionné.

Si au début elle était surprise, intimidée, la jeune mage retrouva très rapidement ses marques et lui répondit avec pratiquement la même ferveur. Il sourit, ravi. Pour l’anecdote, non, le feu en effet, ne s’était jamais éteint et vu sa flambée historique, ils devaient avoir mis de l’huile dessus !!!

Un habile retournement sur le dos permit d’ailleurs au jeune homme de se rincer l’œil comme il se doit et ses yeux quasiment noirs tant ses pupilles étaient dilatées devaient renvoyer une image bien évocatrice à Cassidy. Il frissonna lorsqu’elle passa les mains sur son torse et se redressa rapidement pour la serrer contre lui et surtout l’embrasser… il adorait ça !

Ce sembla être le déclic pour la jeune femme qui se laissa totalement aller, le réambrassant comme avant leur interruption inopportune, à lui faire tourner la tête… ce qu’il s’efforçait bien évidemment de lui rendre. Elle y avait bien le droit elle aussi non ? Joli échange qui durait durait durait… lui ne savait trop depuis combien de temps si ce n’est qu’il adorait !

Bien sûr, la douleur était revenue, manifestation de la magie de la mage mais encore et surtout de son abandon. Il préférait le voir comme une preuve qu’elle était bien et se laissait aller et ce même si à certains moments, les décharges, violentes, l’étourdissaient. Ce n’était rien, rien du tout… pour pouvoir l’embrasser ainsi, il était prêt à conserver ces douleurs jusqu’à la fin de sa vie !!!
Et puis, elle parvenait quand même énormément à les amenuiser. Non pas qu’elle essayât de se contrôler, non, non… Seulement elle l’embrassait, frissonnait à ses caresses…ce qui avait tôt fait d’accaparer l’esprit de son compagnon.

Surtout qu’elle avait rapidement refait basculer le jeune homme en arrière et soumis, il s’était laissé faire, frissonnant de plaisir au moindre de ses effleurements. Et quand une vague plus intense de douleur lui tombait dessus, elle le sentait à la crispation de ses muscles et l’embrassait avec tellement d’ardeur, tellement d’intensité que la crispation en question devenait bien plus d’impatience que de douleur alors qu’il resserrait ses bras sur elle ou pressait ses mains sur sa taille pour la rapprocher de lui, pour la sentir contre lui. Douloureux oui… merveilleux… surtout oui !!!

Et dès qu’il avait un instant de répit, il s’efforçait de la… « remercier » en lui rendant la pareil, doux sadisme, cruelle torture de bonheur. D’ailleurs, ils n’arrêtaient pas de rouler dans le lit, prenant tour à tour le dessus. Bon bien sûr quand c’était justement son tour, il restait quand même en appui sur ses coudes ou ses mains et pouvait bien moins en profiter pour la caresser. Mais qu’à cela ne tienne, il y avait bien des manières de torturer une demoiselle. Etait-ce lui ou sa petite mage devenait non seulement une experte mais également… plus exigeante ? Quand il l’embrassait avec moins d’insistance, il sentait inexorablement une de ses mains s’agripper à sa nuque pour qu’elle puisse l’attirer davantage contre elle. Et il adorait vraiment ! Résister un peu pour mieux céder. Pour lui aussi c’était une torture, mais la récompense n’en était que meilleure !

Ah un moment, faisant preuve d’une force insoupçonnée, elle l’avait repoussée avec tant de force en arrière pour se jucher au-dessus de lui, qu’il s’était retrouvé la tête dans le vide. Avec un sourire complice, elle l’avait embrassé, le taquinant en restant très légèrement au-dessus de ses lèvres pour le forcer à relever la tête, surtout qu’impatient et insatiable, il s’y pliait de très bonne grâce. Ah ben oui, elle veillait à ce qu’il travaille ses abdominaux quand même !!!

Et vlan ! Nouveau retournement ! Il s’y pliait gentiment, n’essayant pas de résister. Il fallait dire que s’il avait tenté de résister, physiquement elle aurait été bien incapable de le faire bouger ne serait-ce que de quelques centimètres. Et puis c’était un jeu… d’amour, de tendresse, de caresses… bon plus de passion que de tendresse là, c’est vrai, mais quand même ! C’était un jeu ! Il se retrouva au-dessus d’elle cette fois alors qu’elle s’était laissé basculer en arrière en l’entraînant à sa suite. Il eut tôt fait de parcourir l’espace entre leurs deux visages pour l’embrasser comme un naufragé en pleine tempête s’accrochant à l’espoir de survie.

Il sourit contre ses lèvres, contre la peau de sa gorge, fine, douce, tellement tentante, qu’il mordillait en faisant tout de même attention à ses canines pointues. Sentant son pied contre sa jambe qui montait et redescendait doucement, nouvelle caresse, il frémit de la tête aux pieds et se crispa un peu, de surprise et d’effet bien sûr pas de désapprouvement, très occupé à lui court-circuiter le cerveau de quelques caresses habiles.
Seul hic ? Elle l’attira un peu plus contre elle. S’il se contrôlait, maitrisait plus ou moins les décharges qui venaient et repartaient sans prévenir, ce fut bien moins facile alors qu’ils étaient l’un contre l’autre. Eyh oh ! S’il cessait de s’appuyer au moins sur un bras, elle allait finir version crêpe ! peut-être ne voulait-elle qu’un câlin, mais… c’était difficile de résister là en sentant sa peau tout contre la sienne, si douce. Il se mordit la langue, enfouissant son visage dans son cou. Il l’avait vue rougir qui plus est ! Et avait très vite compris pourquoi !

Bah euh… oui… il contrôlait bien ses pulsions mais de là à contrôler ses transformations morphologiques euh… non. Bon d’accord, ça faisait peut-être bizarre !!! Mais dans un sens c’était une bonne chose ! Ca signifiait que ça lui plaisait beaucoup en quelque sorte. Euh… non ? Malgré les décharges si désagréables, lui était prêt à la charge justement. Irk quel jeu de mots pourri… Disons juste que la demoiselle lui faisait bien assez d’effet pour ne pas avoir à se préoccuper de sa « forme physique ». De toute façon, elle allait bien devoir s’y faire… c’était… naturel et puis… enfin de toute façon il n’y pouvait pas grand-chose !!!! Même une douche froide n’aurait pas pu le refroidir maintenant de toute façon !!!!!!

Il lui semblait que son attitude évoluait mais peut-être était-ce parce qu’il était lui-même dans un état second. Un peu éprouvé par la magie de Cassidy, Tristan était encore et surtout étourdi par leurs caresses et baisers. Il les trouvait bien supérieurs à tout ce qu’il avait connu jusqu’ici mais commençait déjà à essayer de « désamorcer » la bombe. Ben oui… il ne voulait pas non plus la contraindre à aller plus loin à cause de ses propres envies ou parce qu’elle s’emballait un peu. Bien sûr qu’ils avaient… énormément avancé ! Bien au-delà de tout ce qu’il avait pu espérer. C’était génial… mais justement… il devait la préserver, la protéger, de ses pulsions de mâle impatient, de son égoïsme. Rien que penser avoir cette attitude était tout nouveau pour lui, il en était très fier.

Seulement voilà, Cassidy ne lui donnait vraiment pas l’impression de se forcer à quoi que ce soit. C’était même elle qui amorçait de nouvelles caresses généralement ou donnait une nouvelle dimension à leurs baisers. Il lui semblait qu’elle se crispait pas mal néanmoins depuis quelques minutes et il se demanda si c’était à cause de lui ou si elle s’imaginait qu’il la forcerait à aller plus loin. Bien sûr que non ! Ce n’était pas du tout ça. D’ailleurs, il allait s’empresser de la rassurer, certain que c’était ce qui la préoccupait lorsqu’elle se pressa un peu plus contre lui et commença à lui parler d’une voix qu’il ne lui connaissait pas…

Une voix faible, éprouvée, entre deux respirations hachées et surtout une forme de supplication qu’il ne s’attendait vraiment jamais à entendre chez elle ! Bien sûr qu’il en avait le tournis tellement c’était agréable entre eux, mais il s’efforçait malgré tout de garder une certaine… « distance » de peur d’aller trop loin, aidé grandement en cela par les attaques magiques de la jeune femme. Qu’elle lui annonce de but en blanc, d’une drôle de façon d’ailleurs, qu’il pouvait mettre ses inhibitions au placard et s’occuper d’elle comme il se doit…. Euh… euh… euh…

Il se serait bien mis à danser la macarena mais ça l’aurait éloigné d’elle !
Un immense sourire éclaira le visage du jeune homme qui sentit bien malgré lui une montée d’adrénaline lui étourdir les sens et surtout la raison. Elle était sérieuse là ? Un seul regard sur elle à cet instant suffit à lui garantir qu’il faisait fausse route un peu plus tôt et que ce qu’il prenait pour de l’hésitation n’était autre que de l’impatience. Et puis le regard brûlant de désir qu’il posait sur elle pouvait aussi nettement la rassurer. Non, non, il ne comptait pas s’arrêter maintenant. Surtout après une telle demande.
Néanmoins, alors qu’il se penchait sur elle pour lui offrir un sublime baiser tellement étourdissant, il pressa doucement une de ses épaules, se contentant de quelques mots, de nouveau plus « sérieux », bien qu’essoufflé.

- Si jamais tu as trop mal… arrête-moi… d’accord ?

Quand il fut assuré qu’elle agirait en conséquence suite à un hochement de tête qui lui sembla bien bref, il sourit et se pencha de nouveau sur elle pour reprendre leurs baisers.
D’ailleurs malgré son impatience, son état second et le léger tremblement, témoin du désir fou qu’il lui portait, qui l’agitait, une pointe d’appréhension s’installa dans le cœur du Drakkari.
C’est vrai que ça pouvait… mal se passer après tout. Il jeta un regard inquiet à sa compagne… elle attendait, les paupières closes alors qu’il caressait son ventre d’une de ses mains, passant doucement les mains dans son dos, l’air de « savourer » l’instant.

Il se mordit la langue et pria intérieurement quelques dieux de se montrer cléments envers la jeune femme, franchissant doucement l’espace entre eux avec mille précautions. Moui… sûre sûre… facile à dire hein. Elle était sûre pour l’instant, elle le serait beaucoup moins dans quelques secondes ! Ce n’était pas lui qui souffrirait. Il avait raison… elle allait être beaucoup moins sûre. Il avait tort, elle ne serait pas la seule à souffrir. Il serra une main sur l’un des barreaux du lit pour se forcer à aller doucement, à se contrôler. Bonne initiative, cela lui évita au moins de massacrer l’une des épaules de la jeune femme. Bien sûr elle aurait bien plus souffert pendant un viol mais bon… il avait toujours considéré comme une chance que la nature l’ait bien « doté »… là, finalement ce n’était plus vraiment vu comme une chance.

Et la douleur fut en conséquence.
Il la sentit se crisper, l’entendit étouffer un cri alors qu’elle s’agrippait si fermement à son dos qu’il sentit très vite les légères coupures infligées par ses ongles marbrer ses omoplates et ses côtes, alors qu’elle enfouissait son visage contre son torse pour étouffer ses larmes. Mais qu’elle se rassure, son compagnon au moins aussi crispé qu’elle, mordant fermement l’oreiller sur lequel elle avait la tête avait eu droit au retour de la magie de la jeune femme.

C’était comme si son corps avait brusquement pris feu, commençant par ses entrailles. Comme s’il avait avalé du métal en fusion ! D’ailleurs son front se couvrait de sueur alors qu’il peinait à retrouver son souffle. Le barreau de métal qu’il serrait avait crié sous la pression de sa main et sa force de Drakkari s’étant décuplée, il déforma le métal. En plus de cela, le tatouage s’était activé. Il le sentait… le pentacle doré s’était divisé dans son dos, s’agrandissant et s’entourant de multiples écritures runiques qui semblaient se mouvoir sous la crispation de ses muscles dorsaux… Et qui s’empressa de lui donner au moins un aperçu de la douleur de la petite mage. Ah ben non, la première fois… c’est difficile, c’est même très éprouvant. Il confirmait… Resté parfaitement immobile dès que la douleur l’avait assailli, s’efforçant de ne pas bouger pour ne pas lui faire plus de mal que ce qu’il faisait déjà, Tristan faillit tourner de l’œil, étourdi de douleur.

Pourtant, petit-à-petit, la magie de la jeune femme semblait lâcher prise sur lui, refluant mais pas comme elle le faisait d’ordinaire pour revenir plus virulente quelques instants plus tard, non… elle disparaissait progressivement et il se redressa sur un coude, inquiet, se demandant si elle n’était pas justement en train de tourner de l’œil.

- C… Cassy… ça… ça va ?

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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Un gala pour apprendre à mieux se connaître.   Mar 30 Oct - 20:26

En fait, après leur petite discussion, plutôt monologue de la part de Tristan, tout s’accéléra à nouveau avant même que la jeune femme ait le temps de protester ou de répliquer une chose ou une autre pour justifier son état temporaire. Bah quoi ? Elle ne comptait pas non plus lui faire croire que… que rien !

La première fois devait être la plus difficile car ni l’un ni l’autre ne savait comment s’y prendre même si ce n’était pas une première fois pour Tristan. Mais peut être s’efforçait-il de paraître plus doux, plus attentif sans pour autant brusquer sa compagne qui ne comprendrait pas certaines choses.

Il ne la gênait pas, elle ne savait pas comment s’y prendre et pensait qu’il serait mieux en effet de s’arrêter même si elle avait envie d’aller plus loin avec lui. Oui, peut être lui faudrait-il un peu de réflexion avant de s’engager dans ce genre de chose. Mais la réflexion ce n’est pas que positif. A trop vouloir se torturer le cerveau, elle pouvait devenir crispée et donc moins instinctive.

Non, ce qui marchait le mieux pour ça, c’était l’instinct. Laisser libre court à leurs envies, leurs pulsions. Pour Tristan c’était simple et lui au contraire se forçait de ne pas trop les montrer pour laisser le temps à Cassidy d’agir quand elle le désirait. Mais voilà, vu comme elle était timide, ils pouvaient encore attendre longtemps !

Enfin timide… Elle avait bien réussi à se déshabiller devant lui alors qu’au départ, tout partait d’une confusion monumentale sur cette journée. Malgré la douleur, la tristesse et la culpabilité, c’était comme si la jeune femme cherchait à passer là-dessus, à effacer cette page pour finir la soirée en beauté.

Bon d’accord il y avait toujours quelques fausses notes puisque des moments de doute, bien faire ou mal faire mais au final c’était pas si mal même si la fin de soirée serait sûrement plus calme. Ah non… apparemment pas car sa magie elle, ne voulait pas la laisser tranquille, mettant au sens simple lumière sur les pensées de la jeune femme.

C’est pourquoi ils étaient retournés dans une petite séance de galipettes par ci par là. Si Cassidy semblait au départ intimidée, lorsqu’elle se retrouva au dessus de son compagnon, elle put constater le changement de ses pupilles qui semblait indiquer… une certaine envie et dissipa ses doutes. La demoiselle se perdit dans ses yeux, et à force de caresses et baisers, se lâcha complètement.

En plus de sa brillance naturelle qui ne faisait que grandir au fur et à mesure de leurs échanges, Cassidy lâchait de temps en temps un gémissement lorsqu’elle sentait que le geste à Tristan lui faisait particulièrement beaucoup de bien. Ah qu’elle aimait ce qu’il faisait… quand il la prenait dans ses bras, rendait ses mains plus baladeuses ou l’embrassait avec cette grande passion qui l’animait.

C’était intense et de plus en plus.

Cassidy avait peut être pas réellement perdu la raison car si Tristan lui avait interdit de se contrôler pour repousser sa magie, la seule chose qui lui paraissait évidente pour soulager un peu sa douleur était de l’embrasser de mieux en mieux. De pouvoir occuper son esprit suffisamment pour qu’il ait moins mal. Et cette pensée lui permettait d’agir avec application.

Parce qu’elle avait tellement envie qu’il se sente bien qu’elle redoublait d’intensité et d’efforts dans ses caresses mais aussi parce qu’elle aimait ça. La demoiselle ne se sentait vraiment forcée d’agir ainsi et agissait toujours et encore par instinct.

C’est fou comme certaines choses sont bien faites. Instincts primaires ou nature un peu refoulée, si il y avait bien un truc qu’ils ne pouvaient pas éviter, c’était les besoins de leurs corps. Et là il y avait un énorme besoin effectivement !

Elle lui souriait en l’embrassant. Un sourire magnifique à lui retourner l’estomac alors qu’elle caressait du bout de ses doigts ses bras, elle sentait les brusques contractions qui l’agitait dès qu’une décharge se faisait plus forte et attentive, la jeune femme était prête à lui échanger la douleur avec une autre émotion beaucoup plus agréable au moyen de baisers et caresses.

Une chose de sûre, vu l’état du lit, les domestiques le lendemain auraient quand même quelques questions à se poser au sujet du sommeil agité du… ou plutôt des occupants de la chambre. Tout était en vrac, entre le drap complètement tiré, les coussins au pagaille et le froissement du linge qui prenait de nouvelles formes… différentes dès que la seule action est de dormir uniquement.

Cassidy en profitait énormément. A voir les frissons qui se répandaient sur sa peau, ses gémissements de plus en plus présents et son insistance dans leurs baisers passionnés, il était évident que cela ne la laissait pas de marbre ni figée. D’ailleurs cruel garçon qui s’écartait un peu d’elle parfois, faisant mine de résister. Ah non ! Elle ne pouvait plus se passer de lui maintenant !

C’est pourquoi dès qu’elle sentait qu’il y mettait un peu moins de passion, que c’était un peu moins bien que les précédents, elle n’hésitait pas à poser sa main dans sa nuque pour rapprocher son visage de ses lèvres avec une exclamation appréciatrice. Elle jouait pas mal, elle appréciait et lui redonnait le tout avec ardeur. En fait, c’était comme un feu d’artifices de sensation, qui ne faisait que grandir au fur et à mesure que leurs contacts se prolongeaient, pas facile à arrêter.

Après se faire torturer de cette manière, elle le repoussa avec une force assez grande et il se retrouva la tête hors du lit que la demoiselle était allongé sur son corps même si… elle sentait que quelque chose s’agitait de plus en plus, d’une certaine façon, tirant quand même quelques frissons appréciateurs de sentir sa peau nue contre la sienne. Ils avaient bien chaud en tout cas.

Sauf que la demoiselle le tortura un peu, se plaçant à quelques centimètres de ses lèvres, un sourire taquin sur le visage, le mettant au défi de se rapprocher si il voulait y goûter. Et en plus elle lui faisait faire de l’exercice. Comme quoi il fallait mettre de l’effort pour pouvoir l’embrasser autant.

Nouveau retournement de situation alors qu’elle l’entraîna à sa suite, le laissant reprendre le dessus, le corps de la jeune femme était tiré par un millions de frissons qui lui donnaient des décharges très agréables qu’elle n’aurait jamais remarqué. Ah ben si c’était ça partager un moment privilégié avec un homme, enfin personnellement Tristan, elle était prête à recommencer régulièrement !

Une fois qu’on commence à y goûter, le retour en arrière devient impossible. Et à voir les gestes et les embrassades qu’ils avaient, il y avait fort à parier que Cassidy ne serait peut être plus aussi… timide après ça. Enfin si toujours un peu mais une fois qu’ils étaient lancés, elle se détendait complètement.

La demoiselle écoutait le souffle de son compagnon contre sa peau alors qu’il mordillait très doucement quelques parcelles ce qui fit lâcher à la demoiselle un gémissement assez conséquent. Peut être que les canines des Drakkaris étaient pointues mais ça lui faisait ressentir un effet totalement agréable, tant que c’était bien dosé. D’ailleurs, elle se demanda si elle allait conserver la marque de son passage à cette zone là.

Elle l’attira ensuite doucement à elle, pour mettre le moins de distance possible entre leurs corps. Si la chaleur que ressentait Cassidy était douce, voire torride, Tristan lui avait droit à des décharges pas très agréables pour son cas. En fait, la demoiselle avait bien senti plusieurs fois une chose étrange, enfin pas étrange mais pas habituel pour elle et cela l’avait fait rougir. Bah oui ses bouquins lui avaient appris quelques trucs quand même.

Mais il ne fallait pas négliger un autre point, c’est qu’à force de se tirer des pulsions dans tous les sens, la demoiselle commençait à avoir dans la tête l’envie de franchir le pas une bonne fois pour toute. Il y avait eu d’autres signes avant, comme cette sorte de crispation qu’elle avait eu en se cambrant légèrement, ses gestes qui devenaient un peu plus faible et une envie qui grandissait et qui n’avait qu’une envie, atteindre son paroxysme.

D’ailleurs, elle hésitait un peu mais c’était de plus en plus difficile à résister dans ces conditions. Parce qu’elle en avait tout simplement envie alors la demoiselle regarda Tristan dans les yeux, le regard assuré et loin de l’incertitude, tentant de reprendre son souffle après toutes leurs embrassades. Elle parlait d’une voix hachée, presque suppliante, continuant de le caresser doucement.

Oui son choix était pris. Et elle ne comptait pas revenir en arrière. Même si elle apprécia devoir lui donner le top départ pour qu’il se lance. Mais à voir l’état de la petite demoiselle, il était certain qu’elle ne se sentait pas le moins du monde forcée, au contraire, elle le réclamait, le demandait alors qu’elle parcourait une nouvelle fois son torse du bout de ses doigts. C’est vrai que ça la changeait de d’habitude elle qui était si… bah pas vraiment du genre à se laisser autant aller ça c’est sûr !

Cassidy avait toujours fait preuve de retenue, de sérieux et surtout, ne se lâchait pas aussi facilement. A voir sa façon d’agir là, elle montrait un nouveau visage à Tristan qui avait longtemps été dissimulé mais c’est surtout parce qu’elle découvrait une nouvelle partie d’elle-même à ce moment là. Ses gestes qui semblaient indiquer à Tristan qu’elle le réclamait, l’amour et la passion qui se lisait dans ses yeux, la chaleur qui se dégageait de son corps. Tout montrait qu’elle se sentait définitivement prête même si dans son esprit elle ne pensait pas tout de suite à la douleur qui arriverait.

D’ailleurs, elle craignait un peu que Tristan la repousse cette fois là. Mais celui-ci semblait en avoir autant envie qu’elle, à voir le regard qu’il posait sur elle ainsi que son beau et large sourire qui éclairait tout son visage. Apparemment les deux étaient consentants, une bonne chose en tout cas.

Il l’embrassa une nouvelle fois ce qui donna à la jeune femme le vertige et peut être un peu… d’impatience. Mais c’était comme un signe qu’il était d’accord pour accéder à sa demande alors qu’elle caressait doucement son dos. Sauf qu’il lui chuchota une phrase, charmante et touchante car cela montrait que Tristan était vraiment conscient de l’effet qui suivrait.

La jeune femme le regarda, assimilant dans son esprit ce conseil qu’il lui donnait et hochant très brièvement la tête. Avoir mal ? Hum… pour l’instant elle n’avait pas vraiment mal. Au contraire elle planaiiiiiiiiit ! D’ailleurs dès qu’il se recula un peu, la jeune femme se fit plus calme, fermant les yeux et attendant que le jeune homme s’occupe d’elle. Non elle ne pouvait pas se douter ce qui se passerait même si elle avait eu quelques indications très grossièrement détaillées dans ses livres. Elle savait ce qui allait se passait et ça la faisait rougir d’avance.

En fait, c’était même un peu bizarre car elle n’avait pas vraiment de vue sur les prochaines actions et se trouvait dans l’attente. La demoiselle sentit la chaleur de Tristan contre la sienne avant qu’il ne décide de combler un autre espace jamais franchi auparavant. Elle put quand même constater la lenteur et le temps qu’il prenait, avant de se lancer complètement mais avec une infinie patience.

Et là, c’est le drame. A peine fut-il rentré en contact avec elle qu’une douleur s’empara rapidement de la jeune femme. Whaaaaaaa ! Par tous les dieux qu’est-ce que ça pouvait faire… mal ! Humphf ! Mal était un faible mot car l’expression du visage de Cassidy changea rapidement, se fit plus figée. Malgré toutes les précautions, la détente, elle ne pouvait évidemment pas éviter ça et même si c’était normal, cela n’était pas facile à vivre au final.

De la sueur apparut sur son front et elle étouffa un cri qui sortait du fond de sa gorge, encore un peu paralysée par l’effet nouveau qui n’avait rien d’agréable, cherchant à reprendre contenance. D’ailleurs elle s’arc-bouta et se redressa un peu, juste pour avoir le temps de s’agripper à Tristan et d’enfoncer ses ongles dans son dos, effet de crispation intense pas vraiment agréable.

La jeune femme serra les dents et ferma les yeux, la douleur était vraiment horrible et battait largement sa mauvaise magie sans aucun doute ! Ah ben… heureusement que ce n’était pas tous les jours parce que sinon elle aurait du mal à rester aussi calme. Elle griffa son torse, laissant de fines marques rouges alors que ses doigts glissaient.

Cassidy avait rapproché sa tête du torse à Tristan alors que des larmes s’échappèrent de ses yeux, difficiles à retenir même si ces dernières restèrent uniquement au coin de ses yeux. La demoiselle tremblait un peu, tétanisée, et tentait de reprendre le contrôle de son corps alors que sa magie balança une puissante décharge électrique dans le corps de Tristan.

Ils partageaient la douleur et plutôt bien. Si pour son côté ça se situait plus au niveau du bassin, Tristan n’était pas en reste non plus. Une situation pas très confortable pour les deux. Mais Cassidy était tenace et pensait plutôt à la suite. Sa tête retomba sur l’oreiller où elle fermait les yeux et se mordait la lèvre, évitant de laisser échapper un cri ou les étouffant à moitié, ses bras fermement enroulés autour du dos à Tristan.

Le jeune homme semblait avoir assez mal vu le cri du barreau du lit mais il gardait quand même une certaine conscience, suffisante pour déposer des baisers très doux sur les lèvres de la jeune femme. Faisant particulièrement attention et surtout, il semblait y mettre encore plus d’ardeur pour lui faire oublier la douleur qu’elle pouvait éprouver pour l’instant.

Cassidy se laissait faire et répondit à ses baisers, peut être un peu plus faiblement car ce n’était pas facile pour elle. Jusqu’à sentir une chaleur dans le dos à Tristan. Elle ignorait que le tatouage avait décidé d’être de la partie cette fois là et qu’une fois encore, ce qu’elle ressentait était transmis à Tristan. Une douleur amplifiée et particulière piquante. Ah ben… coucher avec un mage ce n’était pas si simple que ça… surtout que ce jeune couple ressemblait à une espèce particulièrement original.

Cependant, le tatouage avait du bon, car il ressentait plutôt bien les variations de douleur et pouvait juger à quel moment il pouvait bouger ou patienter. Il fallait qu’elle s’habitue, qu’elle se détende. On dira plus facile à dire qu’à faire !

Cassidy luttait pas mal aussi, haletante, cherchant à reprendre sa respiration, des gouttes de sueur perlaient sur son front alors qu’elle tira la grimace, se berçant doucement en se disant que la douleur finirait bien par passer.

Lorsque Tristan écarta un peu son visage du sien, la jeune femme, dans un élan très vif, fit glisser ses mains sur la nuque du jeune homme et l’attira rapidement à elle pour l’embrasser avec une fougue qui dépassait les fois précédentes. Elle se repérait sur ses lèvres, cherchait à se concentrer dessus pour oublier la douleur de son bas ventre et Tristan y répondit avec ardeur, même si ce n’était pas facile pour lui non plus.

Enfin, après un moment, la douleur qu’elle avait ressentie au départ se mit à diminuer petit à petit. Son cœur reprit un battement presque normal alors que Tristan bougeait le moins possible, pour ne pas accentuer la douleur. Et pourtant, ça commençait à aller mieux, de mieux en mieux. Même si la demoiselle était en sueur, la douleur diminuait progressivement.

Tout comme sa magie qui après avoir atteint son point le plus élevé, se calma, témoignant de l’état de la demoiselle qui semblait s’habituer à cette pratique, pour elle étrange mais pourtant normal pour les yeux des autres mortels. Bon pour le moment elle ne ressentait pas les bons effets, mais ça finirait bien par venir.

Elle respirait lentement, les yeux toujours fermés, sa crispation avait disparu et elle recommença à se laisser aller un peu plus maintenant que l’immobilisme l’avait aidé à apprivoiser la douleur. Faut dire aussi… ce n’était pas une habituée !

La demoiselle entendit la voix de Tristan, un peu incertaine, lui demander son état. Il semblait inquiet de ne plus la voir réagir ou se crisper un peu plus à cause de la douleur. La jeune femme ouvrit légèrement la bouche, les yeux toujours fermés, comme si elle s’apprêtait à lui répondre mais elle avait une toute autre idée derrière la tête. Son teint n’était pas pâle ou blanc, c’était normal si on oubliait la sueur sur son front.

Doucement, elle redressa un peu la tête et embrassa Tristan avec passion une nouvelle fois, et même si elle semblait toujours un peu sonnée, la demoiselle n’avait pas perdu le nord. Elle recula un peu son visage avant d’ouvrir les yeux, se permettant même un sourire chaleureux.

« Oui… ça va… Je… je commence… à m’y… habituer »

Nouveau rougissement de la part de la demoiselle qui regarda son compagnon avec tendresse tout en essuyant la sueur qu’il avait sur son front. En fait oui, ça commençait à aller beaucoup mieux comme ça et elle se détendit un peu plus.

Une nouvelle fois elle l’embrassa comme pour l’aider ou encore l’encourager. Bon elle pourrait bien s’excuser pour les griffures dans le dos mais ça ça serait pour plus tard. Doucement, la jeune femme fit glisser ses mains sur les hanches du beau garçon et exprima une très légère pression, l’incitant à bouger. Elle le regarda dans les yeux et hocha doucement la tête, comme pour lui dire que ça allait.

Tristan se contenta de l’embrasser à nouveau, peut être soulagé même si il bougea très lentement. Les choses n’étaient pas encore totalement en place.

La jeune femme grimaça très légèrement mais ne relâcha pas la pression de ses mains. Bah oui mais si il ne bougeait pas, ça n’avait aucun sens ! Elle commençait à s’y habituer à ce mouvement qu’il faisait, telle une sorte de vague, très poétique comme expression…

Au départ, l’amplitude était assez réduite, car Tristan se refusait sûrement d’y aller trop brusquement jusqu’à ce que Cassidy… lâche un gémissement un peu plus important que les précédents. Ah elle devait peut être commencer à ressentir quelques bienfaits ou un peu plus de confort bien que ses mains s’étaient jetées sur le drap sous elle pour le serrer doucement alors qu’elle cherchait à éviter d’être trop… bruyante ou démonstrative.

Tristan l’embrassa encore et elle se détendit un peu plus, ça il pouvait la sentir, son corps était quand même moins contracté que quelques minutes avant. L’amplitude s’agrandit et même si elle gardait toujours les mains sur le tissu du drap par précaution, cela ne dura pas longtemps. En effet, le Drakkari avait glissé sa tête dans le coup de la jeune femme et tout en bougeant toujours, petit à petit, prenant un peu plus de longueur, il déposa quelques baisers bien placés dans le creux de son cou ce qui tira des frissons à la jeune femme alors qu’elle poussa un gémissement appréciateur.

Oulà… elle commençait à s’emballer là et replaçait ses mains dans le dos à son compagnon, laissant parcourir ses doigts le long de sa peau, enfonçant ses ongles par moments dès qu’elle sentait une sorte de pic qu’elle n’arrivait pas à identifier mais pas désagréable du tout. En fait… elle commençait à bien apprécier ce mouvement.

D’ailleurs, elle encouragea Tristan à continuer dans cette voie, lui murmurant quelques mots à son oreille, pour lui dire qu’en fait… ça commençait à lui faire du bien. Ce qui valut un nouveau baiser passionné de la part de Tristan alors que le jeune homme commençait à se détendre aussi légèrement. Elle ne devait pas être la seule à en profiter, c’est ce qu’elle pensait.

C’est pourquoi la jeune femme qui commençait à sentir un peu plus d’assurance et moins de douleur, entreprit de déposer quelques baisers dans le cou à Tristan, faisant glisser ses mains sur le torse du jeune homme et bougea aussi un peu légèrement comme si elle cherchait à se mettre à l’aise. Elle souffla doucement et à chaque étape, posait à nouveau les mains sur les hanches de son compagnon pour l’encourager à faire un pas supplémentaire.

Cassidy se mit à sourire doucement tout en prenant une mèche rouge du Drakkari pour la remettre derrière son oreille avant d’attraper ses lèvres et de déposer un nouveau baiser qui avait l’effet de lui faire tourner la tête.

« Tris’… Je… Je t’aime… »
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Un gala pour apprendre à mieux se connaître.   Mer 31 Oct - 20:02

Passer aux choses sérieuses ?! Ah… Ah ?... AAAAHHHHHH ????!!!!!
Et euh… ça marchait pareil avec une mage ou… pas ? Non sérieusement ! Où était le mode d’emploi quoi ! Il l’avait bien mérité ! Il était gentil, sage, investi et même câlin alors par pitié qu’on lui donne ce fichu mode d’emploi !!!!

La Cassidy.
La Cassidy est une espèce très rare et plutôt farouche. De petite taille, elle est aisément repérable à sa chevelure blond doré qui prend des nuances argentées sous la lune. Si vous avez de la chance, vous pourrez l’observer. Son terrain de chasse se situe aux environs des cuisines et rarement dans un périmètre supérieur à 35 mètres autour de celles-ci. Elle est très craintive de l’eau et prendra peur face à tout bassin dont la profondeur est supérieure à sa taille. Naïve, elle est extrêmement douce et généreuse une fois apprivoisée. Pour l’attirer hors de sa tanière souvent peuplée de livres ennuyeux que personne ne s’échine à lire contrairement à elle, le meilleur atout s’avère être une boite de biscuits au chocolat. Si elle est trop loin, cassez un biscuit en deux, l’arôme qui s’en dégagera fera aussitôt approcher le petit animal qui, si vous avez de la chance, viendra peut-être vous manger dans la main.
Ses sourires sont magnifiques et l’un des défis de tout voyageur est de faire rire et sourire la Cassidy. Une légende raconte que ceux-ci porteraient chances et ramèneraient l’espoir dans le cœur des plus malheureux. C’est donc une denrée très convoitée. Très travailleuse, elle ne sait pas se laisser aller et se tuerait à la tâche pour satisfaire son entourage.
Mais si vous parvenez réellement à l’apprivoiser et à la convaincre de profiter de la vie, elle se montre curieuse et investie dans tout ce qu’elle fait, comme un chaton nouveau-né découvrant avec témérité le monde.
La Cassidy est aussi entourée d’une très grande puissance magique.
L’embrasser sans permission est à vos risques et périls, vous risquez fort de finir sur le derrière quelques dizaines de mètres plus loin.

Pour les proches d’une Cassidy, quelques règles sont à connaître et observer scrupuleusement.
Les amis se verront recevoir une loyauté à nulle autre pareille ! Extrêmement loyale envers ses compagnons, elle risquera jusqu’à sa vie pour les protéger.
Les amants sont ceux qui ont le plus de règles à connaître. Embrasser une Cassidy avec sa permission peut être la plus belle des aventures. Si par chance, vous tombez sur une jeune biche inexpérimentée, tout lui apprendre de l’amour vous garantira le plus grand investissement mais aussi la plus grande passion et la plus grande application qui soient. Parce que la Cassidy s’attache et lorsqu’elle aime ce n’est jamais à demi-mesure. L’heureux élu de son cœur peut s’attendre à conquérir les étoiles avec elle et tout le cosmos !
Néanmoins, la magie de la Cassidy est capricieuse et s’accorde sur ses émotions.
Lorsqu’elle est jalouse, peu souvent à juste titre, elle souffre terriblement et peut se blesser physiquement et sentimentalement, en perdre jusqu’à son identité. Veillez donc à souvent la rassurer même sans raison et lui assurer autant de fois que vous le pourrez de l’authenticité de vos sentiments.

Pour ce qui est de conquérir son lit, avis aux courageux aventureux, prenez garde ! Si vous n’avez qu’en tête de dormir avec elle, peu d’inquiétude à avoir messires. Si elle est d’accord, vous connaîtrez la douceur enfantine de la peau d’une jeune donzelle particulièrement câline. Si elle ne l’est pas, elle pourra vous congédier magiquement mais sans extrême violence si c’est un jeu entre vous. Par contre, tentez de la surprendre et vous passerez par la fenêtre.
Si vous avez à l’esprit quelques galipettes passionnées par contre, l’aventure s’avère dangereuse.

En effet, la magie de la Cassidy se déclenche pour sa première fois, suivant une fois encore ses émotions et rejetant celui que son corps considère comme un ennemi. Et ceci même si ledit corps réclame plus que de raison votre présence. Pour la calmer et la satisfaire, d’innombrables baisers sont nécessaires, des caresses expertes, mais aussi une écoute attentive de son corps, de ses envies et besoins. Ne pensez pas être égoïste messieurs, ce n’est ici que le plaisir de cette jolie demoiselle qui importe et doit être votre but ultime. Oubliez vos pulsions et contrôlez vos besoins car douceur et langueur seront les armes maîtresses pour votre quête. La meilleure des choses à faire est de…



Il avait le début du manuel en question… pas la suite qui lui aurait été tellement utile. Quelle cruauté ! Tristan se mordit la langue. Sa demande qui ressemblait plus à un gémissement qu’autre chose lui avait vrillé les entrailles d’un désir croissant. Comme si leurs multiples baisers et caresses ne lui enflammaient déjà pas assez les reins. Sans compter que ses gémissements lui tiraient d’importants frissons de plaisir. Peut-être était-il une espèce de pervers sadique mais il ne trouvait rien de plus… aguicheur que sa jolie voix, étouffant comme il se doit cette « forme » de contentement. La moutarde lui montait au nez… et c’était tout sauf de la colère, ça piquait pareil, ça brûlait pareil mais ce n’était pas du tout cogner qui lui était inspiré là… oh non, pas du tout !

Cette supplique presque sonnait pourtant comme une délivrance pour le jeune homme. Bien sûr, il subissait toujours les assauts de la magie de la jeune femme. Mais pour être tout à fait honnête, elle parvenait merveilleusement bien à la lui faire oublier sous des baisers et caresses. La Cassidy quand elle s’investit, ne le fait pas à moitié !
Alors… oui, il avait très envie de continuer sur cette voie lui aussi. Pourtant, il s’était déjà préparé mentalement à ce que ça n’aille pas plus loin et il l’accepterait tout à fait parce qu’il pensait à elle avant tout même si c’était diablement difficile de ne pas devenir égoïste quand un corps si sublime était à porté de main !!!!

C’est donc ravi, délivré de ses sermons personnels et de ses incitations à la patience qu’il lui sourit, séduit, prenant tout de même soin d’avancer une petite précision. Oui, elle devrait l’arrêter si ça devenait trop… douloureux et surtout ne pas hésiter. De toute façon, il refuserait de continuer s’il voyait qu’elle souffrait tout. Quoi qu’en en dise, même si c’est un pas important à franchir, s’il est mal franchi justement euh… ça ne donne pas tellement envie de recommencer !
Néanmoins, elle aurait été surprise d’entendre ses pensées. Parce que juste avant qu’elle ne donne cette espèce de feu vert, il était en train de se convaincre de reculer et de tout arrêter, pour une seule et bonne raison :

*Je n’en peux plus*

Eh bien oui, difficile de résister à la tentation en tant qu’homme expérimenté. Même s’il devait avouer que le temps d’attente, extrêmement long, incertain, délectable, était une douce torture dont il avait hâte de réitérer l’expérience.
Elle avait hoché la tête pour dire qu’elle avait compris et suivrait, du moins l’espérait-il, ses conseils.

Combler un espace jamais franchi ? Oui, c’était une façon « sobre » de formuler la chose. Même si cette simple évocation aurait tiré un rougissement à la jeune femme et un sourire pervers à son compagnon ravi bien que surpris par tant de manière. Combler hein ?... Ben euh… c’est que c’était comme ça que ça fonctionnait hein, il n’y avait pas trente-six façons de faire !
Par contre, c’est vrai qu’il prit son temps, peut-être même un peu trop. Honnêtement, il était mort de trouille bien que ce ne semble vraiment pas l’influencer… morphologiquement, à l’idée de lui faire mal. Déjà parce qu’il savait que c’était inévitable, ensuite parce que l’anticipation comme quoi il allait la blesser lui retournait l’estomac, lui faisant prendre davantage encore de précaution. Qui plus est, il ne savait vraiment pas comment allait réagir sa magie et si celle-ci, violente le faisait bouger… il ne pourrait que lui faire plus mal encore. Aie aie aie… pas simple au final.

Avec une Cassidy, les choses les plus simples, les plus naturelles, devenaient de vrais casse-tête. Alors oui, lenteur, douceur, même si personnellement ce n’était pas vraiment de « ça » qu’il avait envie. Bah quoi, il était prêt lui !
Pauvre petite demoiselle. Elle ne se doutait vraiment pas de ce qui l’attendait et en effet, le couperet ne tarda pas à tomber.

Elle se crispa d’un coup, il le sentit dans la crispation de ses muscles, leur corps était trop proche l’un de l’autre pour qu’il ne le ressente pas d’ailleurs, même s’il était au moins aussi crispé qu’elle. Elle s’agrippa avec force avec lui, lui communiquant par le simple dessin de ses ongles sur la peau de son dos toute la douleur qui s’était emparé d’elle mais il fut tout de même un peu rassuré qu’elle réagisse et qu’elle s’accroche à lui. Après tout, elle aurait pu le repousser violemment !
Il sentit quelque chose d’humide contre son torse et identifia rapidement des larmes de douleur qu’elle avait tout de même la courtoisie, la gentillesse de lui cacher. Maligne même étourdie de douleur, elle devait se douter qu’il aurait fait machine arrière à leur simple vue.

S’ensuivit un long moment franchement douloureux. Bien sûr, leur douleur n’était pas la même, lui ne faisait à son sens que recevoir, de manière très juste, le contrecoup de sa magie. Mais elle… il regrettait vraiment qu’elle souffre même si c’était en quelque sorte inévitable. Crispation de la part du jeune couple, tentative d’intériorisation de la douleur pour ne pas trop en montrer à l’autre. Surtout pour le jeune homme en fait.

Tristan se faisait tout un devoir de se montrer… fort et tout simplement inébranlable. Il devait être celui sur qui elle se reposait à la moindre faiblesse, le roc dans le tumulte de sa vie, celui qui résistait à tout. Il devait être son repère, son assurance de sécurité… ce n’était pas en se mettant à geindre parce qu’il avait un peu mal que ce soit à cause de magie ou d’un tatouage qu’il allait être cet homme fort qu’il voulait être pour elle ! Surtout qu’il était certain qu’elle souffrait bien davantage que lui et qu’il avait encore moins le droit de flancher.

C’est pourquoi, demeurant parfaitement immobile, allant jusqu’à respirer uniquement par légers à-coups pour éviter tout mouvement pouvant accroître sa douleur, il commença à l’embrasser tendrement d’abord puis avec plus de ferveur. Elle avait chassé la douleur un peu plus tôt par ses baisers et caresses, c’était à son tour de lui rendre la pareille !!!

Elle répondait faiblement mais répondait… Et puis malgré les élancements de douleurs toujours présents, le tatouage toujours actif, lui assurait quand il devait éviter de bouger. Bien sûr, il ne ressentait pas un dixième de ce qu’elle pouvait éprouver, d’où son acharnement à lui rendre ce moment un minimum « confortable ». Ne pas bouger… ne pas bouger…

C’était une plaisanterie là ? Malgré la douleur, il crevait toujours de désir pour cette jeune femme, avoir franchi en partie le cap et devoir s’abstenir, s’arrêter, se priver… ça c’était cruel !!! Vraiment cruel !!! Et il avait vraiment du mal. Ca n’avait peut-être l’air de rien mais rester immobile… maintenant… ce n’était pas simple. Il devait d’ailleurs à tout son amour pour elle d’être capable de passer outre ses pulsions et envies. Quel pouvoir elle devait avoir sur lui au final !

La douleur de sa magie avait commencé à refluer… et il lui semblait qu’il en était de même pour celle « physique » de la jeune femme mais malgré tout un doute persistait. Est-ce qu’elle n’était tout simplement pas en train de tomber dans les vapes. Il lui demanda si ça allait et au début elle ne répondit pas même s’il sentait qu’elle était moins crispée. Oulààà !!! Elle était vraiment en train de lui faire un malaise là ! Par tous les dieux ! Il n’imaginait pas lui faire aussi m… De plus en plus pâle, paniqué et la gorge sèche, il était toujours en appui sur les coudes et allait se redresser lorsqu’elle le devança et levant la tête s’accapara ses lèvres l’espace d’un moment étourdissant. D’ailleurs, elle n’eut pas bien longtemps à rester dans cette position parce qu’il suivit docilement jusqu’à ce qu’elle se repose sur son oreiller, lui toujours en train de répondre à son baiser. D’ailleurs quand il rouvrit les yeux, ceux-ci brillaient de ravissement. Il était rassuré aussi, se doutant qu’elle serait bien en mal de l’embrasser ainsi si ça n’allait vraiment pas.
D’ailleurs elle s’empressa de lui apporter quelques précisions verbales.

Ah ? Elle s’y habituait, il sourit, rassuré d’autant plus et déposa de petits baisers sur ses joues rougissantes, qu’est ce qu’elle était craquante ainsi !
Peu après, il sentit ses mains fines glisser jusqu’à ses hanches et outre le frisson de bien-être qu’elle lui tira, il y en avait un autre, qui le faisait trembler de désir, qui supplantait le premier. Euh… qu’est ce qu’elle faisait là ? Elle voulait… qu’il bouge ? Il se contenta de lui jeter un simple coup d’œil qui acheva de le convaincre et ce fut dans une myriade de baisers passionnés qu’il commença à bouger le plus doucement possible.

Encore une fois, ce n’était pas facile ! C’était comme avoir croqué un tout petit, touuut petit bout d’un merveilleux gâteau au chocolat et de ne pas avoir le droit de faire autre chose que de ruminer ce merveilleux goût, que d’admirer ce splendide gâteau en se léchant les babines sans pouvoir l’engloutir. Bon, la comparaison craignait pas mal en fait ! Surtout que soudainement la douleur qui pesait sur ses épaules disparut totalement et ses bras en perdirent leur assurance à tel point qu’il faillit lui tomber dessus sans se retenir. Ce fut juste. Wah… Euh.. Wahhhh !!!! Il n’y avait pas à dire, une fois débarrassé de la douleur on se sentait beaucoup mieux et… yaaarrrghhhh c’était super agréable là !

Elle glissait ses mains dans son dos ou sur son torse et répondait à ses baisers avec conviction ! D’ailleurs ses doigts glissaient souvent jusqu’à ses hanches pour l’encourager à bouger un peu plus ou pour l’inciter à continuer. Etourdissement de plaisir, nouveau risque de lui tomber dessus comme un vulgaire caillou !
Tristan secoua légèrement la tête, surpris, le camouflant en enfouissant son visage dans le cou de la jeune femme, bien décidé à lui faire perdre la tête à son tour.

Qu’est-ce que… c’était bizarre ! Comme si le moindre de ses sens était décuplé, multiplié par dix. Le goût de sa peau glissait dans sa gorge comme s’il avait mangé du miel, l’odeur de ses cheveux, son parfum l’entêtait et il serra plus fort le barreau déjà malmené pour s’efforcer à rester calme et… minutieux. Son regard discernait chaque parcelle de sa peau qui se couvrait de petits hérissements lorsqu’elle frissonnait sous ses baisers. Son ouïe se délectait de sa respiration hachée, de ses discrets gémissements lorsqu’il l’embrassait de façon plus passionnée qu’un peu plus tôt. Quant à son sens du toucher…. C’était de loin le plus décuplé de tous, pour son plus grand plaisir !

C’est vrai qu’il faisait très attention au début et se basant sur ses crispations et surtout sur les sensations renvoyées par le tatouage, il s’arrêtait ou ralentissait… même si ralentir davantage s’avérait signifier s’arrêter en fait…
Un gémissement de la part de la jeune femme l’avait rassuré et c’est avec un magnifique sourire qu’il s’était empressé de l’embrasser, encourageant. Le suivant n’avait pas tardé à pointer le bout de son nez et s’il avait senti qu’elle malmenait le drap au début, elle se détendait aussi énormément.

Un sourire complice étira ses lèvres. La douleur commençait à la quitter au profit de sensations totalement inconnues qu’il allait s’efforcer de cultiver un maximum. A présent, ils entraient dans sa sphère, c’était son domaine, à lui d’être le plus… vendeur pour cette toute nouvelle activité. Doucement, il glissa une main le long de son épaule, de son bras, attrapa une de ses mains et la remit dans son dos, elle fit seule, de même avec l’autre et il sourit, la regardant dans les yeux avant de se jeter sur sa gorge qu’il couvrait de baisers, une main baladeuse, se servant de son autre coude comme appui pour éviter de l’écraser !

D’ailleurs, elle ne fut pas longtemps en reste. Elle l’embrassa dans le cou à son tour et parcourait son dos ou son torse de douces caresses électrisantes. Mais pas comme sa magie non, c’était bien plus agréable que cela ! D’ailleurs le tatouage lui délivrait toujours le ressenti de la demoiselle et la dernière impression qu’il lui livra avant de « cesser de fonctionner », c’est du moins l’impression qu’il en eut, lui confirma qu’elle n’avait plus vraiment mal et était prête pour corser la danse.

Parfait… Il se détendit. Il allait pouvoir être plus naturel, continuer de se soucier d’elle mais aussi, se soucier de lui-même. Et c’était exactement ce qu’il fit, se perdant dans des baisers dont il n’avait pas l’habitude dans ses ébats c’est vrai mais qui avec elle lui semblaient totalement essentiels. Encouragé par ses gémissements, auxquels il commençait d’ailleurs à répondre même si les siens étaient plus étouffés, et murmures, il commença d’ailleurs à prendre plus d’élan et petit à petit laissa s’amenuiser puis disparaître ses précautions. Elle n’était pas en porcelaine non plus la demoiselle !!!!

Elle n’avait pas tort, c’était comme une vague. Mais plus de douleur, plutôt de plaisir, qui continuait de s’accroître d’ailleurs. Etourdi, il ne semblait reprendre conscience qu’en pressant ses lèvres sur les siennes et se perdait presque dans un plaisir tout nouveau et qui l’ébranlait jusqu’aux tréfonds de l’âme. C’était… comme ça quand on aimait la personne avec laquelle on couchait ? Okay… ça allait devenait un sport national alors !

Elle lui avait caressé le visage, il avait ralenti pour la regarder et suite à sa déclaration, sans doute décalé par ses hormones, ses yeux s’étaient remplis de larmes alors qu’il se couchait un peu plus sur elle pour la presser contre lui et l’embrasser, pressant son visage contre le sien.

- Moi aussi ma princesse… moi aussi.


D’ailleurs il ne savait même pas comment il avait réussi à articuler ces quelques mots avec autant de netteté alors qu’il était si essoufflé et si… tremblant. Ah ben oui, ses mains tremblaient beaucoup en fait même si cela ne l’empêchait pas le moins du monde de les rendre baladeuses et sacrément expertes dans la quête de frissons chez sa compagne.
Il avait relevé la tête et il lui semblait qu’elle avait essuyé ses larmes du bout de ses doigts fins, délicats. Il avait eu son fameux sourire en coin et provoquant, s’était penché sur une de ses oreilles.

- Je te promets de rendre cette nuit si mémorable que tu t’en souviendras toute ta vie.

Et il s’était efforcé de mettre sa « menace » à exécution avec une application très euh… professionnelle. Son but ? Lui faire totalement oublier la douleur, lui faire découvrir des plaisirs indicibles et dont elle ignorait tout. Dès qu’elle fit mine d’égarer ses mains sur la couverture d’ailleurs il les retint, c’était lui qu’elle devait serrer, pas un vulgaire bout de tissu ! Quand elle fit mine de vouloir continuer à étouffer ses gémissements, il s’empressa de l’encourager à se laisser aller, se pressant plus contre elle et donnant bien plus d’ampleur à ses mouvements dès qu’elle tentait de nouveau de les retenir. Pendant un long, très long moment, il s’empara d’une de ses mains, enlaçant ses doigts des siens et lui communiqua autant la montée de son propre plaisir qu’il prit conscience, avec un ravissement et une émotion toutes neuves, du sien.

Heureusement qu’une soirée battait son plein deux étages plus bas, que la musique était forte et les rires gras et envinés retentissaient parce qu’ils partaient pour une toute nouvelle danse qui faisait fi des convenances et de la discrétion… et qui semblait vraiment vouloir durer une bonne partie de la nuit !
Il l’aurait juré, avec elle, explosion de plaisir, de désir, l’Univers tout entier lui apparaissait, merveilleux, enchanté, feu d’artifice étincelant où le visage de la jeune femme s’imprimait derrière ses paupières closes.


Il peinait à reprendre son souffle, fixant le plafond en espérant sans doute que celui-ci pourrait le lui rendre. Pourquoi pas après tout ? Il avait bien vu des étoiles danser la farandole derrière ses paupières, le monde éclater en un immense feu grégeois… ce même feu qui décimait des forêts et qui ne lui faisait pas de mal, tout Drakkari qu’il était. Avec elle, il en avait ressenti la chaleur, la douceur… sans avoir la moindre douleur qui lui était associée… à moins qu’il se soit un peu brûlé les ailes… mais peu importe, il guérissait vite.

Combien de temps s’était écoulé ? Bonne question. Il avait perdu ses repères et aurait été bien incapable de se situer dans le temps, lui qui y arrivait d’ordinaire sans mal. Cassidy était allongée à côté de lui, au moins aussi essoufflée. Sa main gauche enlaçait la droite de son compagnon. Il sourit, la pressa un peu plus et même s’il n’avait pas encore vraiment récupéré, se tourna vers elle, son regard s’illuminant de plaisir et de ravissement dès qu’il posa les yeux sur elle. Ah ben ça…pour être un feu d’artifice, c’était un sacré feu d’artifice ! ca avait si mal débuté pourtant, il aurait juré ne pas réussir à éprouver le moindre plaisir et au lieu de ça… Le simple fait d’y repenser raviva un feu qu’il croyait pourtant consumé, dans ses reins. Eh bien !!! Ca c’était vraiment… inattendu.

Souriant amoureusement, il posa sa main libre sur une de ses joues, la caressant avec énormément de douceur, comme s’il avait peur de la briser. Puis il la lâcha, se rapprocha d’elle et l’enlaça, pressant ses lèvres sur son front, commençant à glisser doucement une main sur ses bras et son ventre, caresses toutes simples et à présent apaisantes pour l’aider à trouver le repos. Incapable de parler, il se contentait de la presser contre lui, mais avec suffisamment d’émotion pour que son geste soit la déclaration d’un amour passionné !
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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Un gala pour apprendre à mieux se connaître.   Jeu 1 Nov - 13:19

Cassidy aurait été bien surprise d’apprendre que Tristan se faisait un mode d’emploi dans sa tête. Et elle aurait sûrement rit de bon cœur car il n’avait pas tort dans son analyse de sa personne. C’est qu’il commençait à bien la connaître ! En même temps en quelques jours ils avaient énormément appris l’un de l’autre, même beaucoup plus qu’à l’académie et encore plus que pendant leur enfance.

Et ça lui plaisait, d’apprendre des nouveaux trucs sur lui. Plus elle le regardait, plus elle avait l’impression d’être encore plus amoureuse de lui. Et maintenant qu’il avait avouer ce sentiment, c’était quand même un peu plus simple. Bon elle aurait pu aussi se prendre un beau vent ! Un schéma ou un autre pouvait toujours être possible. Mais la tournure des choses était plutôt satisfaisante et elle ne s’en plaignait pas même si la demoiselle doutait parfois, bien malgré elle.

Mais pour l’instant, tout allait pour le mieux entre les deux jeunes gens même si Cassidy serait fortement surprise d’apprendre que Tristan avait du mal à contrôler ses pulsions masculines pour éviter de brusquer la petite demoiselle qui devait être guidée. Il semblerait cependant que cette dernière ne pouvait pas attendre non plus et lui donna le feu vert pour franchir la fameuse étape, laissant aller ses pulsions même si elle confirma le prévenir en cas de problème.

La première chose que ressentit la jeune femme une fois l’espace franchi, c’était une douleur énorme. Son premier réflexe fut de s’agripper à Tristan. Une bonne chose car c’est vrai qu’elle aurait pu le repousser brusquement en arrière tellement la douleur était désagréable. Mais il fallait croire qu’elle s’attachait, dans tous les sens du terme, à lui. La preuve, même si ça lui faisait mal, elle ne le quittait pas, cherchant dans un premier temps à apprivoiser cette douleur inconnue.

Oui peut être que quelques larmes sortirent de ses yeux, non voulues. Elle n’était pas particulièrement bouleversée par ce qui lui arrivait. Juste que son corps réagissait à la douleur et lui donnait des larmes qu’elle n’arrivait pas à retenir.

Combien de temps cette douleur dura ? A vrai dire la demoiselle n’en savait rien, trop occupée à essayer de la contenir. Ce n’était pas facile et il faut dire que pour une première fois, la situation était tout à fait normale mais elle se figea un instant, un peu faible, alors que Tristan s’inquiéta pour elle. Ce à quoi elle répondit par un magnifique baiser alors que la douleur commençait à partir.

D’ailleurs, comme Tristan semblait attendre un peu sur elle avant de faire autre chose, la demoiselle décida de prendre les devants, afin de le convaincre que ça allait bien, qu’elle ne souffrait plus autant que tout à l’heure. Elle l’incita à bouger doucement et whaaaa hum… en fait la demoiselle essayait de garder contenance, ne comprenant pas ce qui lui arrivait, pourquoi elle se sentait aussi bien d’un coup et qu’elle n’avait qu’une envie, c’était qu’il continue.

Pourtant, elle se sentait légèrement gênée par ce qui lui arrivait. Est-ce que ses réactions étaient normales ? C’est comme si son corps agissait à sa place, l’empêchant de se contrôler totalement et cela se voyait avec ses mains qui se serraient contre le drap comme si elle cherchait à se retenir, un peu déboussolée par ces sensations nouvelles.

Ca allait de mieux en mieux et Tristan commençait aussi à être plus à l’aise. La jeune femme serra doucement les dents mais se détendit après un baiser supplémentaire. Qu’il continue comme ça et elle ne contrôlerait plus rien ! Mais pourtant, c’était bien le but.

Alors, dans un moment d’accalmie, Cassidy se mit à sortir une phrase qui sortit du fond de son cœur, témoignant de son état actuel pour le moment. Oh oui, elle l’aimait, elle se sentait bien et appréciait ce qu’ils étaient en train de faire, de plus en plus. Et Tristan la surprit car des larmes apparurent au coin de ses yeux alors qu’il répliqua aussi positivement. Un grand sourire doux et rassurant apparut sur le visage de la jeune femme alors qu’elle essuya d’un revers de mains les larmes du grand Drakkari.

Il se pencha alors vers elle, lui promettant de rendre ce moment le plus agréable possible. La jeune femme eut un sourire. Ah parce que ça pouvait être encore mieux que ça ?

Et elle comprit alors ce qu’il voulait dire par là, car Tristan savait ce qu’il faisait. Il la guidait plutôt bien, s’appliquant dans ses gestes. Cassidy fit mine de remettre les mains sur la couverture mais le jeune homme la bloqua pour qu’elle laisse ses mains sur son dos ou ses hanches. Elle le pincait un peu parfois, à chaque nouvelle vague de plaisir qui s’intensifiait. Sa manifestation se trouvait dans le serrement de ses doigts sur sa taille alors qu’elle essayait d’étouffer ses gémissements avec beaucoup de peine, vu comment c’était parti.

Encore une fois, cela ne faisait que monter crescendo et à chaque fois qu’elle avait l’intention de retenir ses gémissements, Tristan semblait redoubler d’efforts dans ses actions, si bien qu’il était impossible pour la jeune femme de contrôler ces exclamations de plaisir. Il la rendait folle. Dès qu’il la faisait frissonner, dès qu’il se penchait un peu plus vers elle, la jeune femme semblait être absolument ravie et appréciait à sa juste mesure les actions du jeune homme.

D’ailleurs, à force d’agir comme ça, elle n’arrivait plus à se retenir, sa respiration se faisait plus saccadée, ses gémissements plus marqués, elle sentit la main de Tristan dans la sienne et serra ses doigts tout en caressant son dos de son autre main, semblant l’accompagner par moments quand ça lui faisait particulièrement beaucoup de bien.

Elle semblait être dans un autre monde, le temps s’était arrêté et elle ne voulait plus que ça s’arrête. L’amplification montait et ça lui donnait de plus en plus chaud alors qu’elle se faisait plus insistante, embrassant parfois Tristan tout en se laissant aller.

Cela allait de mieux en mieux et elle était en plein dans son plaisir, une danse plus corsée certes mais à laquelle elle s’adapta rapidement jusqu’au feu d’artifice final qui la détendit plus qu’autre chose, ayant l’impression d’avoir passer un trèèèèèèès bon moment et elle se reposa sur le lit, haletante, transpirante mais heureuse, un beau sourire éclairant son visage, montrant qu’elle avait savouré le moment comme il fallait.

Tristan avait fini par se poser à côté d’elle, dès qu’ils avaient terminé, la main l’une dans l’autre, regardant le plafond. Pour la jeune femme, elle essayait de reprendre sa respiration en pensant à ce qu’elle avait fait. Bah oui… avec un peu plus de réflexion elle lui avait finalement offert sa virginité et cela la faisait rougir. Qui aurait cru que la soirée prendrait ce tournant ? Mais au contraire, elle ne semblait pas être déçue ou avoir des remords.

Elle semblait planer, particulièrement bien et calme maintenant. Il l’avait énormément combler pendant cette soirée et Cassidy ne pouvait qu’en être heureuse. Elle se tourna sur le côté pour regarder son Drakkari qui en fit de même avant qu’il ne l’embrasse sur le front. Pas besoin de paroles, des sourires complices, des étoiles dans les yeux, suffisait à rassurer l’un et l’autre sur la conclusion de cette soirée.

Cassidy s’étira un coup puis ferma les yeux alors qu’elle sentit que Tristan continuait de caresser son ventre d’un mouvement agréable alors que la jeune femme se serra un peu plus contre lui en faisant quelques grognements de plaisir, semblant bien se caler contre lui. Elle apprécia la chaleur même si elle n’avait pas la même couleur que tout à l’heure et souffla doucement contre son torse avant de se laisser complètement aller, s’endormant complètement et très rapidement.

La jeune femme se réveilla le lendemain matin et la première chose qu’elle ressentit était la douleur dans le bas du bassin qui n’était pas horrible mais quand même un peu dérangeante. Elle s’étira paresseusement et se redressa, regardant Tristan qui dormait à côté d’elle. Un sourire apparut sur son fin visage alors qu’elle caressa doucement la joue de son Drakkari. Il était tellement adorable quand il dormait, ça lui donnait des airs de petit garçon même si les traits anguleux le vieillissait.

Mais au moins, elle se réveillait d’une excellente nuit, peut être un peu agitée effectivement mais merveilleuse. La demoiselle pouvait bien dire que Tristan l’avait comblée cette nuit là et elle poussa un soupir de satisfaction. Non il n’y avait pas de doutes là-dessus, elle était heureuse, se sentait réellement bien.

Cependant, lorsqu’elle se glissa hors du lit, quelque chose l’arrêta net et elle tira une grimace tellement énorme que cela lui déforma tout le visage. Aiaaaaaaaaaaaaah ! Whaaa… Hum… La jeune femme étouffa un grognement pour ne pas réveiller son compagnon et fit quelques pas. Aie… elle qui avait l’intention de sortir quelques minutes, ça n’allait pas être possible dans ces conditions.

Marcher allait être difficile et elle avait la démarche d’un pingouin. Chaque pas était une vraie épreuve. Si elle s’attendait à ça… Hum… Non, cela ne lui donnait pas de regrets mais la demoiselle ne pensait pas avoir un retour direct dès le matin.

Cassidy se mit à avancer à pas incertains, pour ne pas réveiller Tristan, tout en tirant la grimace à chaque pas qu’elle faisait. Pas très gracieux… ni sexy. Ah non ça perturbait ses projets de la matinée là ! Cela la fit soupirer de déception.

*Bon réfléchissons… je vais quand même pas en rester là…*

La jeune femme inspecta la chambre et remarqua une des tenues de Tristan qui reposait sur la chaise du bureau. Elle se dirigea vers celle-ci et entreprit d’enfiler ses propres sous-vêtements à elle, suivit de la tunique de Tristan, de son pantalon et de sa ceinture. Elle flottait dedans bien évidemment mais c’était mieux que rien.
Cassidy ouvrit doucement la porte, espérant qu’un domestique se baladait. Regardant à gauche, puis à droite, elle en vit un qui marchait dans le couloir.

« Hem… Vous pouvez venir par ici ? »

Le jeune domestique, étonné, rejoignit l’étrange demoiselle qui s’appliquait à ne pas trop bouger de l’encadrement de la porte. Tiens donc, elle portait une tenue d’homme ? Original. Cassidy avait un sourire crispé mais cela ne l’empêcha pas de parler.

« Hum…j’aurais besoin de quelques affaires mais… je me suis fait mal à la cheville alors j’évite de trop marcher… pouvez vous aller me chercher… »

Après avoir donné ses instructions, la jeune femme se reposa sur le lit et frémit. Aie ! Ca mettait combien de temps à passer ce truc là ? Tristan dormait paisiblement et la demoiselle se mit à sourire en le regardant. Rien qu’en pensant à cette folle soirée avec lui, Cassidy se mit à rougir. C’est qu’il lui faisait toujours beaucoup d’effet ce Drakkari.

Le domestique revint rapidement et la jeune femme se redressa pour ouvrir la porte avant de prendre son sac et un plateau qu’il lui tendait en le remerciant chaleureusement et fermant la porte.

Puis la demoiselle, le sourire aux lèvres, commença par déposer le plateau de nourriture, le petit déjeuner du matin, sur le petit meuble du côté du lit de Tristan, toujours avec cette démarche de pingouin qui la faisait grimacer mais bon elle n’allait quand même pas s’immobiliser à cause de ça.

Elle se déshabilla ensuite à nouveau, parce qu’il faut l’avouer, c’est quand même un peu plus agréable de finir la nuit comme on la commencer et elle se coucha dans le lit en fouillant dans le sac. Cassidy en sortit une chaîne en argent, au bout duquel pendait une pierre ovale et lisse de couleur orangée.

Puis, elle ferma le poing sur la pierre et ferma les yeux en se concentrant, libérant la magie qui animait son corps tout en se concentrant sur la petite pierre qui se mettait à s’éclaircir au fur et à mesure que la demoiselle semblait y mettre sa magie à l’intérieur. Elle termina après quelques minutes et déposa l’espèce de pendentif à côté du plateau de victuailles avant de s’étirer une nouvelle fois tout en souriant et se recoucha à côté de Tristan, prenant plaisir à se coller tout contre lui, secouant la tête sur son torse comme une petite fille qui cherchait la position idéale.

Elle ferma les yeux et après un soupir de plaisir, se détendit un peu le temps que Tristan se réveille. Bah oui elle tenait à en profiter jusqu’au bout de ces « vacances » presque idylliques avec son homme, bien consciente que cela ne serait pas toujours comme ça.

Plus tard, Tristan commença à bouger pour se réveiller. Bon au moins, si il y avait bien une chose qui était sûre, c’est qu’il avait pu dormir tranquillement sans être en alerte. La demoiselle se mit à sourire et se glissa sur le torse du Drakkari, se plaçant au-dessus de lui. Bah oui elle voulait lui montrer qu’elle était toujours présente.
Cassidy s’approcha doucement du visage à Tristan et déposa un baiser sur son front, passant une main dans ses cheveux pour le caresser avec douceur.

« Bonjour beau jeune homme, bien dormi ? »

Elle était rayonnante, un beau sourire sur ses lèvres, et la fatigue d’hier semblait avoir disparu car ses cernes n’étaient plus visibles et elle semblait vraiment heureuse à ce moment là. La demoiselle attendit que le Drakkari ouvre les yeux et elle déposa sur ses lèvres un baiser renversant. Il faut bien commencer la matinée non ?

Puis elle fit une petite grimace, semblant vouloir lui parler. Non pas de grand discours ! Elle réfléchissait pour que ce soit bref mais il fallait bien qu’elle le prévienne quand même.

« Au fait… faut que je te dise un truc… »

Cassidy ne semblait pas vraiment gênée non, mais sa voix était douce, simple, alors qu’elle réfléchissait avec attention comment elle allait pouvoir lui en parler même si au final ce n’était pas quelque chose de grave ou de préoccupant.

« En fait… j’ai reçu une lettre de mes parents hier et… ils ont insisté pour que j’aille les voir. Non mais tu sais… tu les connais pas quand ils insistent autant… surtout que comme c’était mon anniversaire y a quelques jours… euh… c’est quoi qu’ils m’ont dit déjà dans la lettre ? Tu ne vas quand même pas rester dans un château ennuyant le jour de ton anniversaire ! Hem… »

Bon ça la gênait un peu de dévoiler ça d’un coup et puis un an de plus, elle prend un coup de vieux ! A tous ses anniversaires elle retournait le fêter avec ses parents mais ce n’était pas une fille extravagante et vive, donc même si le papa et la maman mettaient l’ambiance, Cassidy pour sa part, restait assez sage sans débordement.

Elle se mit à rougir doucement à cause de ses paroles et puis elle ne voulait pas forcer Tristan à la suivre. Si il ne voulait pas venir avec elle, elle le déposerait à l’Académie avant de repartir surtout qu’elle était bien consciente que ce n’était pas si simple que ça pour lui.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Un gala pour apprendre à mieux se connaître.   Jeu 1 Nov - 20:26

Bon moment ? Euh… oui ?
Parce que mauvais… non pas vraiment. Bien sûr au début c’était plutôt mal parti même s’il s’y attendait, du moins pour elle mais le rattrapage avait effacé très vite les mauvais moments.
C’était dans un murmure provocant qu’il l’avait informée de son intention de lui rendre cet instant mémorable. Bien sûr elle ne pouvait pas savoir ce qu’il entendait vraiment par là, le lui montrer était donc… primordial !
Il s’y appliqua d’ailleurs longuement.

Ben euh… oui quoi ! Elle devenait une femme entre ses bras cette nuit-là, c’était un moment important et pour lui, le plus important était justement de rendre ce moment agréable, parce qu’elle s’en souviendrait toute sa vie. Mine de rien, il s’informait un peu le grand Drakkari et s’il ne parlait pas beaucoup, des demoiselles lui avaient souvent parlé de leur première fois désastreuse. Généralement, c’était pour faire une comparaison avec ses talents d’amant et s’il ne donnait pas l’air de s’y intéresser plus que cela, il en avait retenu des choses à force !
L’importance des caresses, de savoir mettre de côté son propre désir pour satisfaire pleinement la demoiselle cette fois-là au moins… Moui… sauf que lui il n’avait pas l’intention de le faire uniquement « cette fois-là » et puis si au début c’est vrai qu’il se retenait beaucoup, très vite, il n’avait plus eu l’impression de se priver… Mais pour sa défense, ses gémissements, manifestations de son plaisir lui faisaient tourner la tête. Toute nouvelle sensation vraiment agréable !

Bien sûr malgré tout, il avait continué, au moins un peu de faire attention, se mettant des limites… qu’ils avaient franchi petit-à-petit parce qu’il lui fut impossible tout simplement de rester éternellement lucide.
Il pouvait l’affirmer… c’était… au-dessus de tout ce qu’il attendait. Est-ce que c’était ainsi avec la femme qu’on aimait ? Est-ce que c’était ainsi avec une mage ?
Il ne partagerait pas… oh non…

Finalement, ils s’étaient endormis blottis l’un contre l’autre alors qu’il prenait du temps à sombrer dans le sommeil, trop occupé à la dévorer des yeux, même si son corps était recouvert pas la couverture. D’ailleurs, juste avant de s’endormir, il posa un dernier baiser sur une de ses tempes en murmurant tendrement un « merci » des plus sincères et ce… même si elle dormait déjà.

Le reste de la nuit passa rapidement et s’il se réveilla tôt, ne cauchemardant pas cette fois, il sourit et se rendormit presque aussitôt après s’être bien assuré que la demoiselle était toujours entre ses bras.
Il ne sut rien de tout ce qu’elle fit par contre à son réveil. Entre l’admiration béate de son petit ami, son levé difficile, son passage de vêtements d’homme, sa commande à un serviteur et son nouveau déshabillage pour le rejoindre dans le lit, il aurait été amusé.

Ses paupières ne tardèrent pas à frémir quand elle l’eut rejoint et il finit par ouvrir les yeux, regardant la jeune femme qui s’était glissé au-dessus de lui. Mh ? Dès le réveil ? La sensation de son corps contre le sien, oulalà… miam ! Elle l’embrassa sur le front et il se laissa faire. Ses cheveux étaient ébouriffés et s’il semblait encore un peu endormi, il était très injustement aussi beau que s’il était réveillé, frais et dispos depuis plusieurs heures. Le regard qu’il posa sur elle était étrange… presque… émerveillé.

Elle lui posa une question après l’avoir qualifié de beau jeune homme, lui demandant s’il avait bien dormi. Il poussa aussitôt un grognement/ gémissement comme s’il voulait justement se rendormir, attrapant la couverture qu’il tira au-dessus de leurs têtes alors qu’il serrait peu après, étroitement, ses bras autour d’elle, commençant à lui caresser le dos et… à les descendre ses mains de plus en plus bas d’ailleurs. Portant il en remonta une à son visage et mit son index sur ses lèvres… Enfin juste après du moins qu’elle l’ait embrassé d’une telle façon qu’il écarquilla les yeux. Wah… ça c’était du baiser… euh… morphologiquement ça n’allait pas l’aider si elle continuait ainsi hein !!! Il allait passer pour un sacré obsédé ! Il sourit.

- Très bien dormi… j’ai rêvé de toi, mais chuuut… c’est un secret, il ne faudrait pas que tu attrapes la grosse tête en pensant que tu m’obsèdes jusque dans mon sommeil.

Sourire taquin de la part du jeune homme qui semblait être redevenu lui-même, joueur et gentiment provocant mais sans retomber non plus dans son imperméabilité sentimentale.

- Et toi princesse ?


Il caressa doucement une de ses joues du bout des doigts avant que son regard ne soit attiré par son cou… ah… oups… euh… hem… Il s’était peut-être un peu trop… lâché la nuit dernière ! Parce que c’était de très jolies marques de suçons qui se découpaient sur sa peau pâle, délicate. Il grimaça doucement en caressant sa gorge même s’il savait qu’elle n’avait pas vraiment mal… et qu’elle serait peut-être même fière au contraire de pouvoir garder encore quelques heures/ jours avec elle, le témoignage de leur nuit… hem… diablement agitée ! D’ailleurs, il ne s’était pas encore regardé dans une glace !

- Je ne t’ai pas ratée on dirait… Au fait, ça va, tu n’as pas trop mal ? Enfin…je veux dire… ça… ça risque de te faire encore mal un petit moment, c’est normal ne t’en fais pas hein… Enfin… il paraît que ça varie en fonction de… l’activité du jour et de celle… particulière passée mais… ça n’a rien d’inhabituel je crois.


Bizarrement, incapable de soutenir son regard, il avait détourné les yeux, un peu gêné l’air de rien. C’est qu’il n’avait pas l’habitude de tenir ce genre de discours aussi !!!! Et puis il s’en voulait quand même un peu de lui avoir fait tant de mal, même s’il s’était bien rattrapé par la suite. Promis le plaisir atteint cette nuit n’était qu’un doux amuse-gueule comparé aux étourdissements qu’il comptait lui faire vivre !

Sauf qu’elle devait apparemment lui dire quelque chose et il se fit gentiment attentif, penchant doucement la tête, étalant un peu plus la masse désordonnée de ses cheveux batailleurs, un beau sourire encourageant aux lèvres. Elle n’avait pas l’air très à l’aise. Elle lui parla d’un courrier qu’elle avait reçu… Ah ? Sûrement quand ils étaient « en froid », de ses parents. Il ne se crispa pas, n’étant pas jaloux et même au contraire heureux qu’elle ait justement encore ses parents. Pour en avoir manqué, qu’elle ait eu une forme de stabilité avant de se priver autant dans la vie, le rassurait un peu.

Mais… que racontait-elle ? Il cessa de l’écouter ou du moins n’écouta pas ses dernières phrases. Il les entendit bien évidemment mais ne les écouta pas. Elle devait aller les voir, ça ce n’était pas un problème en soi ! C’était même très bien, elle avait sans doute besoin de revoir sa famille même s’il était en train de comprendre à ces mots qu’il n’était pas invité, ce qui ne le gênait pas outre mesure, préférant qu’elle passe un bon moment… sauf qu’apparemment ils insistaient parce que c’était son anniversaire. Qu… QUOOOOOOIIIIIII ?????!!!!!!!!!

Il se raidit tant et si bien sous elle qu’elle aurait été allongée sur une statue, il n’y aurait pas eu énormément de différence ! Sauf pour la température bien évidemment. Son anniversaire… C’était son anniversaire et elle ne lui avait rien dit… rien dit du tout !!! Pourquoi ?!!! Comment ?!!! Pas difficile de comprendre pourtant. Ils étaient encore en froid quelques jours plus tôt, ne s’adressant la parole que pour des expressions d’usages : « bonjour » « bon appétit » « bon cours » « bonne journée » « bonne nuit »… Des bons quelque chose qui sonnaient tellement faux. Néanmoins il était un peu blessé.

Qu’aurait-elle perdu à lui dire que c’était son anniversaire ? Bon bien sûr elle croyait qu’il n’en avait rien à faire d’elle alors qu’au contraire, il s’efforçait de camoufler ses sentiments pour ne pas la gêner… les gêner, elle et Jordan. Grossière erreur bien sûr, il le savait maintenant, mais il était peiné à présent. Ainsi elle avait 25 ans… comme lui ? Au final peut-être n’était-il pas le seul à avoir reçu un cadeau de taille. Elle son amour, enfin… Lui sa virginité… Son amour aussi bien sûr mais il lui était en réalité acquis depuis un moment !

Il s’était fermé, comme s’il faisait machine arrière justement, comme s’il rejetait tout ce qui s’était passé entre eux depuis quelques jours, ce qui bien entendu n’était pas le cas.
Poussant finalement un profond soupir en essayant de ne pas montrer son trouble, il lui sourit.

- Bien… si tu souhaites aller voir ta famille, ma présence ne ferait que te gêner, je rentrerai seul à l’Académie ou t’attendrai dans un village proche.

Elle eut tôt fait de s’expliquer un peu « mieux » ou du moins lui sortit de la tête l’idée comme quoi il était persona non grata… dont la présence n’était pas désirée !
Même si elle le fit assez maladroitement au début et en rougissant beaucoup.
Comprenant qu’elle avait plus ou moins l’intention de… passer le plus de temps possible avec lui et de le présenter ni plus ni moins à ses parents (surprise de taille pour le Drakkari), il comprit mieux son rougissement et sourit, touché.

Ce qui bien sûr du coup ramena un souvenir douloureux à ses pensées. Bien sûr… c’est pour cela qu’elle était aussi hésitante. Ses parents vivaient toujours dans leur village d’enfance, celui qu’il avait fui, celui où il avait perdu sa mère. A l’expression catastrophée qu’elle arborait, elle avait dû saisir et identifier la peine dans son regard mais il la devança avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit.

- Je viendrai avec plaisir.


Rien de plus, courtois, simple, gentil, sans exagérations quelles qu’elles soient. Il lui sourit un peu plus et caressa tendrement son visage du bout des doigts avant de la faire basculer sur le côté, la pressant doucement contre lui.

- Je pense qu’il est temps que je t’avoue quelque chose.


Et même si elle connaissait déjà la vérité, preuve de son amour et de la confiance qu’il lui portait, il se mit à lui raconter ce qui s’était réellement passé juste avant son départ précipité. Pourtant, il évitait les détails et ses yeux ne se remplissaient pas de larmes. Il avait dû vivre bien assez cette scène pour réussir à l’évoquer sans pleurer… et puis il était un homme, censé être fort !!! Néanmoins, c’était sans doute une chance que le tatouage ait montré bien plus tôt ce qui s’était vraiment passé à la jeune femme, parce qu’il minimisait fortement la situation. Il n’évoqua que très brièvement la cicatrice de sa gorge, la faisant presque passer pour une coupure anodine alors que la vie l’avait quasiment quitté à cause de celle-ci.
Il s’arrêta enfin, caressant tendrement une de ses hanches.

- Je voulais que tu saches, pas par pitié ou pour excuser mes attitudes bien sûr… mais parce que… j’ai confiance en toi. C’est la première fois que j’en parle à quelqu’un et ça ne pouvait être que toi parce que… je ne suis pas parti… tout de suite en vérité… La fête de l’école était trop proche et je voulais partir avec un bout de toi, te laisser un bout de moi. C’est pour cette raison que je t’ai volé ce baiser… désolé d’ailleurs c’était… nul comme attitude…

Il baissa les yeux, se mordillant la lèvre inférieure l’air de nouveau gêné, comme quoi ça lui tenait quand même pas mal à cœur. Il avait tout de même appuyé deux de ses doigts sur les lèvres de la jeune femme alors qu’il évoquait ce souvenir et n’avait pu s’empêcher de sourire avec nostalgie. Pourtant quand il redressa la tête c’était une colère feinte qui y brillait.

- Par contre tu aurais dû me dire que c’était ton anniversaire ! Je vais devoir me venger !!!!


Ricanement peu rassurant avant qu’il ne s’étire paresseusement à la manière d’un tigre conscient de sa puissance et… qu’il ne se mette à grimacer. Aiiiieeeee !!!!! par le caleçon filé de Klartos !!!! Pourquoi il était totalement engourdi par des courbatures aussi… virulentes ?!!! C’était sa magie qui lui avait fait ça ? Pas drôle !!! Il grogna d’ailleurs et l’embrassant sur le front tenta de se relever, ce qu’il fit sans trop de mal d’ailleurs… allant, sans gêne et dans son plus simple appareil jeter un œil à la fenêtre sur le soleil qui se levait. Non, il n’était pas du tout gêné par son corps, bien au contraire !!!!
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MessageSujet: Re: Un gala pour apprendre à mieux se connaître.   Jeu 1 Nov - 22:56

Il fallait qu’elle le reconnaisse. Tristan était un très bon guide. Bon ça elle ne pouvait pas le juger vraiment, n’ayant pas eu pire, ni de viol. Mais heureusement qu’il n’y avait pas eu de viol même si quelques fois ce n’était pas loin. Il n’y avait rien de plus traumatisant comme première expérience. Alors oui, la demoiselle s’en sortait bien.

Après la fin de leur échange de la nuit, Cassidy n’avait pas vraiment ouvert la bouche mis à part le joli sourire qui s’affichait sur son visage, heureuse et comblée. Bah oui elle ne savait pas trop quoi dire et ne voulait pas sortir une bêtise, comme quoi c’était bien ou qu’il le faisait bien. Enfin ça faisait bizarre. Peut être qu’il n’y avait pas besoin de mots pour communiquer qu’on aime ce genre de choses.

Mais ce soir là, elle se surprit elle-même, ne pensant pas qu’elle pouvait ressentir des émotions nouvelles qu’elle ne connaissait absolument pas. Et malgré un début catastrophique qui s’annonçait pas terrible au final.

Heureusement, ce n’était pas le cas et Tristan semblait être content lui aussi. D’ailleurs la demoiselle n’attendit pas longtemps avant de se caler un peu plus dans ses bras. Ah oui, y avait pas de doute là-dessus ! Elle mettait au placard ses préjugés de dormir toute seule, d’être pudique même si elle conserverait quand même un peu de pudeur quand même. Quant à l’idée d’avoir un petit ami, il semblerait qu’elle acceptait plutôt bien ce principe.

C’est pourquoi, elle qui jusqu’alors n’avait jamais réellement éprouvé le besoin de dormir en étant accompagnée, se serrait contre lui comme si sa vie en dépendait et surtout qu’elle voulait être sûre qu’il reste bien à côté d’elle. Elle sombra rapidement dans le sommeil, la journée était éprouvante, le début de soirée aussi mais la nuit effaçait tout le reste.

Cependant, lorsque Cassidy se réveilla le matin, elle avait quand même quelques idées derrière la tête, voulant satisfaire son Drakkari en apportant le petit déjeuner et se concentrer sur autre chose qui pourrait être important par la suite. Bah oui ils avaient beau avoir la tête dans la nuage, la jeune femme ne perdait quand même pas le nord et n’était pas du genre à provoquer les mauvaises surprises. Prévoyante oui. Et puis, leur remise en question de la soirée lui donnait envie de rapidement appliquer son idée.

Sauf que… petit souci technique ! Difficile de se déplacer. Elle ne comprenait pas vraiment la raison au départ. Bon la cible de son mal être se situait au niveau de… hum… mais elle pensait que ça se déroulait juste pendant et que ça guérissait plutôt vite ! Ah non ce n’était pas agréable du tout et elle tirait une grimace de trois kilomètres tout en tentant de se déplacer, démarche de pingouin. Tristan aurait bien rit sans doute et elle ne s’en serait pas offusquée.

Qu’à cela ne tienne ! La demoiselle espérait bien quand même réussir à faire ses actions et par chance, un domestique passait dans le couloir. Heureux hasard ! Bon bien sûr, elle devait sûrement être surprenante dans ses vêtements d’homme trop grands pour elle, sa touffe de cheveux dorés telle une crinière de lion rebelle, et surtout, ce qu’elle n’avait pas vu, les fines marques rouges dans son cou. Et ben oui elle n’avait pas de miroir à proximité.

Pourtant elle avait un sourire renversant et le jeune homme se dépêcha de satisfaire ses demandes alors que la demoiselle attendait dans la pièce, avant de revenir chercher le tout.

Elle s’empressa alors, enfin de sa vitesse de pingouin, de déposer l’assiette du petit déjeuner du côté du meuble à Tristan et s’occupa d’un étrange pendentif qu’elle regarda attentivement. Oh bien sûr, encore une de ses babioles magiques ou souvenir sûrement. Après tout elle avait beaucoup voyagé et en avait accumulé des choses.

Mais pourquoi gardait-elle ce pendentif dans son sac ? Parce qu’elle en avait déjà un autour du cou pardi ! Qui ne la quittait pas. Elle semblait avoir pris sa décision après avoir intégrer un peu de magie à l’intérieur, avant de poser l’objet à côté du plateau à nourriture.

Puis elle se reposa dans les bras de Tristan sans demander son reste pour finir sa nuit contre lui. Autant en profiter ! Et puis mieux valait bien terminer sa nuit plutôt que d’être réveiller en sursaut. Du sommeil ils en avaient bien besoin ! Malgré le fait que ces derniers jours, on pouvait reconnaître qu’ils avaient particulièrement bien dormis.

D’ailleurs Cassidy avait toujours dans la tête de faire venir Tristan dans sa chambre à l’académie. Et puis on ne lui poserait pas de question gênante, ce à quoi elle répondrait que ça la regardait totalement. Juste qu’il fallait éviter d’être trop… bruyant… Cela la fit rougir.

Elle remarqua que Tristan commençait à remuer à côté. La jeune femme rouvrit les yeux et vint se glisser au-dessus de lui pour l’accueillir comme il fallait. Ah ben oui une demoiselle sur son torse au réveil, ça ne pouvait que le charmer. Cassidy lui sortit une petite phrase comme ça, lui demandant si il avait passé une bonne nuit. C’était important de le savoir ça !

Et puis, elle constata injustement que lui semblait particulièrement réveillé même si il avait des mimiques encore ensommeillées. Visiblement le beau Drakkari n’avait pas l’intention d’émerger rapidement car il prit la couverture pour leur confectionner un toit sur la tête. Cassidy se mit à rire doucement puis rougit et enfin frissonna quand elle sentit les mains de Tristan glisser le long de son dos.

Mais qu’à cela ne tienne ! Elle allait lui faire un baiser magnifique au réveil et s’empressa de mettre sa pensée à exécution. Pour lui montrer qu’elle était toujours présente, façon de lui dire bonjour de manière plus… romantique sûrement. D’ailleurs il porta son index à ses lèvres à elle et la demoiselle se mit à rougir en entendant sa phrase. Elle ne savait pas bien sûr que la plupart de ses rêves à lui étaient agités de cauchemars mais ça pouvait pas lui faire de mal de rêver à autre chose. Et si c’était à elle, elle ne pouvait que trouver ça flatteur.

« Ah moi… trèèèèèès bien ! D’ailleurs je retire tout ce que j’ai dis au sujet de dormir en solitaire. A deux c’est beaucoup mieux ! Enfin juste avec toi. »

Bah oui il fallait bien le préciser qu’elle aimait dormir en sa compagnie. Cassidy avait l’impression d’être en sécurité et puis ça l’apaisait énormément. Pas besoin de fixer le plafond en se posant une série de questions et puis son sourire chaleureux témoignait de sa bonne humeur après cette magnifique nuit.

Tristan portant ensuite les mains à son cou et elle le regarda avec interrogation… avant de comprendre quand il lui expliqua. C’est vrai elle n’avait pas eu le temps de se regarder dans un miroir et puis il lui expliqua autre chose, tout en semblant assez gêné et que la douleur continuerait encore un peu. La jeune femme poussa un grognement tout en tirant une grimace malicieuse.

« Je comprends mieux maintenant ! J’avais pas compris pourquoi quand je me suis levée ce matin ça faisait encore mal et… embêtant pour marcher quand même. Non rassure toi ça n’a rien à voir avec hier heureusement. Enfin je passe pas inaperçue comme ça ! »

Nouveau sourire complice alors qu’elle s’occupa de passer la main dans ses cheveux rouges.

« En fait… j’avais l’intention d’aller récupérer le petit déjeuner et mon sac dans la chambre à côté… mais à marcher de cette façon j’en aurais bien eu pour une bonne heure alors heureusement qu’un domestique passait pour répondre à ma demande. J’espère que tu ne m’en voudras pas… comme je ne voulais pas me montrer hem… enfin tu vois quoi, j’ai mis ta tenue là bas… »

Elle rougissait tout en baissant lentement la tête mais pas vraiment gênée. Tout en lui parlant elle avait remarqué que lui aussi avait des sortes de marques rouges sur le cou. Ah… elle y avait été aussi fort que ça ? Pourtant elle ne faisait que reproduire les mêmes actions que Tristan par moments… et puis elle ne s’était pas encore vu mais elle le croyait quand il disait qu’il ne l’avait pas raté même si elle n’avait pas pu encore constaté l’ampleur des dégâts… qui susciterait quand même des réactions, ça c’était certain !

Après avoir parlé de ça, la jeune femme se fit un peu plus sérieuse, voire intimidée, comme elle ne savait pas comment tourner les choses et tout en parlant en cherchant ses mots, elle tapotait du bout des doigts le torse à Tristan, jusqu’à ce qu’il se fige au mot anniversaire. Cela l’étonna. En effet, dans quel contexte et quelles circonstances aurait-elle pu lui en parler ? Cela lui semblait grotesque ! Et puis il ne fallait pas oublier qu’elle était quand même perdue à ce moment là, pas vraiment la tête à penser à son anniversaire trèèèès loin de là !

En fait, en y repensant bien, le plus beau cadeau qu’elle avait pu avoir cette année là, mis à part la tentative de viol, c’était la déclaration de Tristan. Cadeau oh combien plus important et précieux que toute la magie du monde. Il répliqua alors qu’elle ne ferait que le gêner et les yeux de la demoiselle s’agrandirent alors qu’elle se redressa sur lui, secouant rapidement la tête. Ce qui la gênait c’était plutôt pour Tristan… pas pour elle. Et puis ça serait complètement déplacé de sa part alors que lui avait beaucoup souffert des souvenirs dans ce village. Elle ne voulait pas le forcer, c’est tout.

C’est pourquoi la demoiselle répliqua en lui donnant une pichenette sur le nez pour qu’il se fasse plus attentif.

« Me gêner ? Tu ne me gênes pas du tout au contraire… Je serais flattée que tu m’accompagnes et puis je veux passer le plus de temps avec toi. C’est comme une période de vacances alors que tu sois là est un vrai beau cadeau pour moi. Et puis… je comptais aussi… te présenter à mes parents… »

Elle baissa la tête et se mit à rougir encore plus que tout à l’heure, sauf qu’à parler de ça, elle comprit rapidement que Tristan avait fait le rapprochement même si il ne semblait pas y avoir fait attention avant. C’est pourquoi l’expression de la jeune femme changea alors qu’elle ouvrit la bouche pour lui dire qu’elle ne voulait pas le forcer à venir si… enfin il fut plus rapide.

Le cœur de la jeune femme se fit plus calme et rassurer. Et puis elle préférait quand même l’avoir à côté d’elle-même si ses parents allaient avoir une surprise de taille. Il fallait dire qu’elle en parlait beaucoup du petit Drakkari à l’époque…

Il la fit basculer sur le côté et la demoiselle se laissa faire. Tristan semblait vouloir aborder un autre sujet… un peu plus douloureux à en voir la mine de son visage. La jeune femme se fit attentive et l’écouta sans l’interrompre une seule fois. Enfin il en parlait ! De ce qui l’avait pousser à partir et même si lui n’avait pas de larmes dans les yeux, c’était bien Cassidy qui avait les yeux brillants. Elle n’était pas à sa place mais elle avait énormément regretté… ce qui s’était passé ce jour là… Leur dispute. Ca en faisait des choses pour lui. Elle en était véritablement peinée et si elle avait pu revenir dans le temps, elle aurait sans doute tout fait pour sauver sa mère…

Mais c’était trop tard. Elle remarqua qu’il semblait minimiser les choses au maximum, contrairement à ce qu’elle avait vu mais la demoiselle ne lui en tint pas rigueur. C’était suffisamment dur et elle était extrêmement touchée qu’il lui en parle et puis cela lui confirmait ce qu’elle avait toujours soutenu durant toutes ces années. Il n’était pas coupable.

Cassidy prit une des mains à Tristan et la serra doucement dans la sienne. Il lui expliqua qu’il avait confiance en elle et ça aussi c’était un beau cadeau. Et ce secret… et tout ce qu’il racontait… jamais elle ne le trahirait… touchée par tous ces mots, ces hésitations, le malaise qu’il avait. Il ne méritait qu’à être heureux au final peu importe ce qu’il avait fait par la suite.

Elle l’imaginait très bien perdu, sans repères… et elle qui lui avait encore fait la morale… elle s’en voulait horriblement et s’en était toujours voulu. Il semblait aussi regretter son baiser volé à la fête de l’école et la jeune femme fronça les sourcils. Apparemment désireuse de répliquer quelque chose. Elle frissonna quand il posa ses doigts sur ses lèvres et se mordillant la lèvre, chose qui lui était habituellement réservée, mimique de la demoiselle quand elle était gênée.

Sauf qu’il changea d’expression et parla de vengeance pour son anniversaire. Aïe ! Que pouvait-il encore trouver comme idée ? Elle redoutait un peu vu le rire qu’il avait même si elle lui fit un sourire gêné. Lui s’étira en grimaçant avant de l’embrasser doucement et de se diriger vers la fenêtre sans aucune pudeur.

La jeune femme se mit à rougir en se rendant compte qu’elle se rinçait bien l’œil et évita une phrase au sujet d’une certaine partie du corps du garçon, constatant que… hem que rien ! et elle rassembla la couverture pour s’enrouler dedans tout en se levant un peu plus couverte mais toujours avec sa drôle de démarche qui n’était vraiment pas gracieuse.

Elle se posta derrière lui puis enlaça le garçon en se collant derrière lui avec son drap même si ça les enroulait juste tous les deux. Elle se mit ensuite sur la pointe des pieds, remontant sa main vers la tête à Tristan et lui donna une petite tape.

« Hum… Soyons clairs… En ce qui concerne ce baiser… j’étais furieuse ! Déjà je pensais qu’on me trouverait jamais et puis… mon mystérieux agresseur n’a même pas pris la peine d’enlever son masque. J’ai vraiment cru qu’on avait cherché à me faire une blague et puis tu sais à cet âge là… les bisous hem… enfin je pense que le garçon aurait appris à voler dans le bassin d’eau de la fontaine… »

Elle resserra sa prise autour de son corps, l’enlaçant un peu plus fort.

« Mais si j’avais su que c’était toi… alors… bon tu n’aurais pas pu le savoir mais je ne pense pas que… j’aurais mal réagi au final… bon peut être un peu au départ. Mais tu aurais du me montrer que c’était toi ! Enfin non… je t’aurais pas laissé partir après… ou je serais peut être partie avec toi… ou ça aurait été encore plus dur de te voir partir… t’aurais du m’attacher à un arbre au final.»

Elle s’embrouillait… ça la touchait énormément aussi et la jeune femme tremblait aussi en se remémorant ce souvenir et puis elle y avait toujours pensé à son petit Drakkari, il n’avait jamais quitté ses pensées… même dans ses rêves.

« Avec du recul… je suis heureuse que ce soit toi. Tu n’as jamais manqué de culot… Et puis si je dois t’avouer quelque chose… tu m’as toujours attiré sans que je sache vraiment pourquoi… »

Cassidy se mit à rougir doucement dans son dos… ça elle l’avait reconnu que bien des années plus tard et quand son maître lui avait ouvert les yeux. Ce qui d’ailleurs l’avait aidé à apprivoiser sa magie.

« Une dernière chose importante… peu importe les rumeurs… les dires des autres… je n’ai jamais cru une seule seconde à ce qui se disait… je ne sais pas pourquoi… une impression… et puis je pense qu’heureusement que la dernière année n’était plus très longue… depuis que tu es parti j’ai mené la vie dure aux autres… il y a certaines paroles que je n’ai jamais supporté en fait. Ca a été un déclic »

Grosse révélation aussi même si il le savait plus au moins grâce aux souvenirs du tatouage. Quand elle l’avait défendu… quand elle avait toujours cru en lui sans écouter les rumeurs autour d’elle.

Elle invita Tristan à se tourner vers elle, les yeux toujours brillants car ce qu’elle lui disait la touchait énormément. Ce n’était pas facile d’en parler non plus… Le tissu tomba et elle s’agrippa au cou de Tristan pour déposer sur ses lèvres un baiser tendre et doux tout en se serrant contre lui, comme si elle ne voulait pas le laisser partir.

La jeune femme caressa doucement la joue à Tristan avec un sourire avant de se tourner vers le lit et d’y retourner toujours de sa démarche bizarre. Elle s’assit sur le matelas et prit une brioche qu’elle croqua doucement avant de regarder Tristan.

«Viens par là… j’ai un truc à te montrer… »

Elle attendit qu’il la rejoigne puis prit la fine chaine argentée avec cette étrange pierre orangée et lisse qui y était attachée au bout, discrète et pas trop dérangeante avant de la mettre sous le nez de Tristan.

« Je ne sais pas si tu as déjà vu ce genre de pierre… D’après mes recherches et prises de renseignement, il s’agirait d’une pierre de dragon. Il paraît que dans les anciens temps, les dragons transmettaient ce genre de pierre aux humains… même si ça restait vraiment très rare. On dit que c’est fait à partir d’une écaille de dragon qui, grâce à leur souffle, permet de former cette pierre dans cette composition. La raison de ce cadeau… peu d’informations dessus même si on sait que ce n’était pas donné à n’importe qui. Je ne l’ai pas reçue moi-même mais je l’ai trouvé au cours de mes voyages dans des ruines… Je préférais le garder plutôt que ce soit récupérer par des pilleurs de tombe »

Elle prit la main de Tristan et déposa le pendentif dans le creux de sa main avant de refermer ses doigts dessus et le regarder avec douceur.

« Je veux te l’offrir pour deux raisons. La première est qu’étant proche des dragons, je considère que ça fait parti de ton héritage. La deuxième… j’ai inséré un peu de ma magie à l’intérieur. On peut dire que les dragons résistent facilement à la magie, surtout à celle du feu mais j’ai un petit avantage là-dessus. Donc cette magie te permettra de me retrouver… peu importe l’endroit où je me trouve. On parlait hier du risque d’être séparés… si un jour je devais me retrouver dans une situation inconfortable et que tu ne te trouves pas à côté de moi… la pierre te préviendra et te guidera »

Ce n’était pas évident à expliquer en peu de mots mais elle n’avait pas trop le choix là. En même temps, ça faisait office de GPS son improvisation !

« Si je me retrouve dans une mauvaise situation, la pierre brillera et grâce à ça, tu devrais être capable de voir une sorte de… poussière violette qui représente ma magie. Suis là et tu me retrouveras »

Bon dans un sens… ce n’était pas très optimiste mais dans un autre… Cassidy ne voulait pas croire au risque zero. Il fallait qu’il se tienne prêt à n’importe quel moment et puis elle considérait le tatouage assez traître, marchant un coup sur deux et elle ne voulait pas que certaines choses se reproduisent comme la veille par exemple. Oh des mystères autour de Cassidy… il y en avait encore et ça elle en était aussi consciente bien qu’on ne tenterait rien tant qu’elle se trouvait à l’Académie. Mais en dehors tout pouvait être différent après tout.

Il y avait une autre chose qui était étonnante, son avantage qu’elle avait donné très succinctement bien que c’était encore un de ses mystères, qui se révélerait en temps et en heure.

Elle caressa doucement la main à Tristan, espérant qu’il accepte car ça tenait beaucoup à cœur à la petite mage.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Un gala pour apprendre à mieux se connaître.   Ven 2 Nov - 17:59

Ah elle avait bien dormi… Tant mieux. Mais c’est vrai qu’il lui semblait que c’était le cas vu la rapidité avec laquelle elle avait sombré dans les bras de Morphée. De quoi presque le rendre jaloux. Enfin… cette journée avait tout de même était éprouvante il fallait l’avouer, riche en émotions et en particulier… la soirée, il devait bien l’avouer. Un sourire amusé éclaira le visage du garçon qui caressait tendrement sa joue alors qu’elle affirmait préférer à présent dormir à deux, enfin seulement avec lui. Le contraire l’eut tout de même étonné.

Il lui parla des marques qu’elle avait dans le cou et de la douleur qu’elle risquait de garder quelque heures au moins encore à cause de leurs… euh… effusions de la nuit passée. Elle lui répondit aussitôt, lui apprenant qu’elle s’était levée, ce qui le fit grimacer quand même un peu. Aie… il aurait bien voulu la prévenir avant, mais si elle se précipitait aussi… Néanmoins une lueur d’inquiétude s’alluma dans son regard même si elle affirmait que ça allait. Peut-être bien oui, mais elle allait devoir se ménager un peu et il y veillerait justement. Tss, tsss, imprudente jeune femme.

D’ailleurs elle expliqua rapidement pourquoi elle avait bougé et il se fit beaucoup plus attentif, tournant une mine gourmande vers le plateau qu’elle désignait. Ah ben… le sport ça creuse ! C’est bien connu non ?
Sauf qu’il retourna bien vite la tête vers elle, elle semblait… gênée. Comment ça elle avait enfilé ses vêtements. Son visage se ferma, son expression se durcissant alors qu’elle tentait de s’excuser, de lui demander de ne pas lui en vouloir.

- En effet je t’en veux…

Il la vit tourner, interdite, les yeux vers lui. Après tout, elle s’attendait sans doute à une indifférence caractéristique, chez lui, tout à fait normale mais il secoua la tête, mécontent.

- Je n’ai même pas pu te voir avec… c’est dommage…

Il soupira mais lui sourit gentiment en effleurant son visage du bout des doigts.

- Mais ce n’est peut-être pas plus mal parce qu’à tous les coups tu aurais été terriblement… sexy et j’aurais voulu te déshabiller et je ne me serais pas contenté… de te déshabiller justement.


Sourire carnassier, plutôt pervers alors qu’il profitait qu’elle soit sur lui pour glisser doucement les mains sur son corps mince. Miam ! C’était vraiment à lui tout ça ? Slurp !!! Finalement le petit déjeuner pouvait attendre. Non, le vrai… bonheur là-dedans était qu’à présent elle comprenait un peu mieux ses allusions et encore et surtout… qu’elle les assimilait à sa propre expérience, même si pour l’heure celle-ci était encore très limitée (ce qu’il avait bien l’intention de changer). Il s’amusa de la voir rougir et reposa sa tête sur l’oreiller, fermant les yeux, les muscles de sa mâchoire de contractant et se relâchant par intermittence.

Elle se fit plus sérieuse, récupérant à peu près une teinte normale en commençant à lui exposer eh bien… les futures « festivités ». Ainsi, elle devait se rendre chez ses parents. Dans leur village quoi. Pour son anniversaire. C’est vrai qu’il avait tiqué à ce mot, ignorant que c’était son anniversaire. En fait il avait toujours eu quelques difficultés avec les dates, la seule qui restait dans son esprit n’était même pas celle de son propre anniversaire, dont il se souvenait grâce à la gravure sur sa chevalière, mais bel et bien l’anniversaire de mort de sa mère. Pour une seule et bonne raison… que la jolie mage risquait fort de découvrir sous peu.

Néanmoins, il aurait voulu savoir pour son anniversaire même s’il est vrai qu’il y a peu encore, ils étaient sacrément en froid. C’est fou comme tout pouvait rapidement changer. Il disait qu’il ne ferait que la gêner et en fait, il n’était même pas vexé de comprendre à ses paroles qu’elle voulait être un peu seule avec ses parents. Bien sûr, il n’y était pas du tout. La jeune femme avait passé beaucoup trop de temps seule, à se priver de vivre pour renoncer à tous les petits moments, même brefs, passés avec lui. Et puis… l’air de rien, elle devait quand même avoir envie de le surveiller un peu. Son livre devait le dire et le redire non ? L’amour des hommes se mesure à la réaction dans leur pantalon !

Elle tapotait doucement son torse du bout des doigts et il se surprenait à apprécier cet effleurement mais quand il déclara ne pas vouloir la gêner, elle cessa et se redressa. Autant dire qu’il ne réagit pas tout de suite à ses paroles et qu’elle le prit sans doute, pendant quelques courtes secondes pour un garçon buté qui ne se préoccupait pas de ses dires. La vérité c’est qu’il avait le regard braqué sur sa poitrine et la vue splendide qu’il avait dessus l’expliquait parfaitement. Eyh ! Il pouvait bien laisser les convenances au panier là ! De toute façon faire autrement n’était pas vraiment… envisageable. Hum… c’était pas l’heure du dessert ? Il secoua la tête et la regarda.

Elle venait de lui dire qu’elle voulait passer du temps avec lui, qu’il ne gênait pas du tout et qu’elle voulait le présenter à ses parents. Tristan pâlit un peu. Il était loin d’être idiot et malgré ses relations très libertines, il savait parfaitement ce que pouvaient signifier ces mots. Pas… forcément la jolie jeune mage. C’était pas… une forme d’engagement là ? Après tout… elle le connaissait non ? Enfin… de ce qu’elle avait entendu sur lui, elle devait avoir compris que ses relations ne duraient jamais et qu’il valait mieux éviter de parler d’engagement tout simplement parce qu’il en était effrayé. Non pas comme la plupart des hommes craignant pour leur sex-appeal, plutôt… parce qu’il savait à quel point il la décevrait. Enfin bon… Il était vrai aussi que pour la jeune femme, c’était tout nouveau, tout beau, tout chaud, tout rose et brillant. Il sourit tendrement… C’était ses moments… des moments rien qu’à elle, de douceur, d’innocence. Dans un sens, il était heureux de pouvoir lui offrir une relation « normale », pour ne pas dire idyllique… pour l’instant du moins.

Finalement, il l’avait fait basculer pour aborder un sujet plus sérieux et surtout plus morbide, décidant de s’expliquer sur ce qui s’était vraiment passé juste avant son départ et expliquer enfin le pourquoi de celui-ci. Encore une fois, bien sûr, elle savait ce qui s’était passé, mais qu’il le lui avoue, c’était toute une déclaration d’amour en soi !
Et il parla longuement l’air de rien même si c’était sans paraître trop… chamboulé par ses aveux. Par contre, sa compagne elle, l’était. Cassidy avait les yeux brillants de larmes, sans doute autant à cause de cette histoire que du fait qu’il lui faisait enfin suffisamment confiance pour lui en parler mais au final elle ne semblait pas si… triste, peut-être en particulier émue par cette preuve.

Peu après, il se remit de ces émotions en la menaçant. Oui oui, il allait devoir se venger de cette petite mage cachottière et elle risquait de le regretter. Il ne lui en dit pas plus, la laissant mariner, même si elle avait toutes les raisons de s’inquiéter à présent. Il l’embrassa, s’étira et se leva avant d’aller près de la fenêtre. Encore une belle journée qui s’annonçait, ils étaient gâtés… surtout que s’il avait fallu ajouter un mauvais temps à la douleur de la jeune femme pour une chevauchée qui risquait d’être pénible… elle n’aurait pas été de très bonne humeur au final, il en avait la conviction.

Tout à fait conscient qu’il était nu comme un ver et pas du tout gêné par ceci… d’ailleurs comment aurait-il pu l’être ? Qu’elle lui désigne un homme aussi… hum… miamioum dans le coin pour voir !!! Elle avait quand même tiré le gros lot la petite mage !
Il l’entendit le rejoindre alors que pour sa part la jeune femme ressemblait plus à un paquet cadeau fait à la hâte avec la couverture enroulée n’importe comment autour d’elle. Il l’avait vue venir dans le reflet de la vite et ses lèvres s’étaient étirées en un sourire amusé.

Elle lui donna une tape derrière la tête après s’être collée contre son dos. Elle commença alors à avoir un discours incohérent à propos d’eux deux. Comme quoi elle ne lui en voulait pas vraiment pour ce baiser même si au début elle avait été furieuse enfant. Parce que ça n’avait pas du tout la même signification qu’aujourd’hui, parce qu’elle n’était peut-être pas prête et parce que c’était quand même un vol. Elle disait qu’il aurait dû se dévoiler, qu’elle ne l’aurait pas gêné, ou alors qu’elle l’aurait retenu, ou qu’elle serait partie avec lui… bref, elle tenait un discours typiquement cassidyen… on n’y comprenait pas grand-chose mais le principal était quand même là.

Elle tremblait contre lui, lui avouant l’air de rien qu’elle y tenait à son petit voyou qui se bagarrait tout le temps et passait son temps à faire le trouble-fête. Il ne dit rien, la laissant faire. L’interrompre maintenant n’était pas une bonne chose, il ne voulait pas qu’elle se taise, sachant à quel point exprimer ce qu’elle ressentait était important pour elle. Bien lui en prit puisqu’elle avoua avoir toujours été attirée par lui, même sans comprendre pourquoi. Il ne se retourna pas mais sourit, un peu trop victorieusement pour nier que son ego en était ravi mais pas de manière exagérée non plus !

Elle parla aussi de ces rumeurs qu’elle avait toujours repoussées, jamais crues. Il allait justement se retourner quand elle l’incita à le faire et il prit tendrement son visage dans ses mains. Drôle de contraste d’ailleurs. Il était si grand, si fort et pourtant capable d’agir avec une infinie douceur. Sauf que les yeux de Cassidy brillaient de larmes et elle s’agrippa à lui avant de l’embrasser.
Il laissa ses mains glisser sur ses hanches et la pressa contre lui, profitant de la chute du drap, en parcourant son dos de caresses.

Elle retourna s’asseoir et même si elle marchait un peu… bizarrement, il en profita pour se rincer l’œil avec un air narquois, la rejoignant avant même qu’elle ne l’appelle, croquant un petit bout de sa brioche au passage alors qu’il s’allongeait paresseusement sur le ventre, la regardant.
Elle sortit un drôle de médaillon et se lança alors dans plusieurs explications très intéressantes certes mais qui l’interloquèrent. Il l’écouta sans piper mot, l’air vraiment intéressé, pour ne pas dire passionné par ce qu’elle disait, le menton posé sur une de ses mains relevées, attentif.

Et il commença très vite à comprendre où elle voulait en venir. Non seulement elle voulait lui offrir ce caillou parce qu’il était rattaché aux dragons, selon une légende, ensuite parce qu’elle y avait mis de la magie pour qu’il puisse toujours la retrouver en cas… d’absence prolongée. L’idée lui plaisait énormément et il fixait le médaillon sans crainte, pas du tout gêné par la simple allusion de magie qui l’aurait auparavant fait fuir !
C’était quand même un très beau cadeau ! Il en était surpris et touché… Mais sans doute parce qu’il n’avait plus vraiment l’habitude de montrer ses sentiments, parce qu’il ne s’y faisait pas encore tout simplement, il ne fut pas extrêmement démonstratif, se contentant de fixer longuement son poing qu’elle avait fermé sur le bijou.

Bien sûr elle avait dit des choses étranges, qu’il n’avait pas toutes comprises et qui laissait encore planer le mystère autour de la petite mage, mais il n’avait pas l’intention de l’ennuyer avec cela. Alors il se redressa, s’asseyant et attrapant la main de la jeune femme, lui remit la pierre dedans avant de lui faire un beau sourire.

- Tu me le mets s’il te plait ?


Et oui, il était toujours aussi poli et surtout il acceptait son cadeau avec un plaisir certain, préférant le porter directement autour du cou plutôt que de l’avoir dans une poche. Après tout, c’était l’avoir toujours près de son cœur même si… pour être honnête il s’inquiétait par rapport aux réactions de sa marque… rune qui ne broncha pas un instant fort heureusement… ça… il n’était pas encore prêt à l’avouer… pas tout de suite…
Sauf que s’il murmura un « merci » avec un sourire alors qu’elle attachait le collier dans sa nuque, en étant si proche d’elle et cette fois pas à contre-jour, il lui offrit tout loisir de fixer les jolies marques de griffures qu’elle lui avait laissées ça et là sur le dos et sur le torse aussi bien évidemment mais moins profondes celles-ci par contre. Par contre, il n’en souffrait pas le moins du monde… surtout que les courbatures qui le hantaient auraient chassé une douleur aussi minime très rapidement.

Tristan ne tarda pas à se retourner et dans un grognement animal à se jeter sur la jolie jeune femme, la faisant basculer dos contre le matelas alors qu’il la couvrait de baisers. Son nouveau collier tinta légèrement contre celui qu’elle portait et un sourire éclaira le visage du jeune homme, peu rassurant, une idée était en train de germer dans son esprit… Se venger de cette non annonce de son anniversaire ? Oh il allait parfaitement y arriver.
S’allongeant sur elle, mais sérieusement décalée puisqu’il posait négligemment son menton sur son ventre après avoir déposé des baisers sur celui-ci, il l’observa.
Son expression changea un peu alors qu’il la regardait avec une mine assez enfantine.

Quelque chose lui trottait dans la tête… Jordan. Bien évidemment…
Ce qu’elle faisait, même si cela le ravissait, n’était pas bien. Elle avait un petit ami officiel là-bas à Glindel… Or… elle en avait embrassé un autre sans l’avoir quitté, voulait annoncer, il le savait bien, qu’ils étaient ensemble –en particulier pour défendre son bifteck- à tout le monde, elle avait passé plusieurs nuits avec lui, de plus en plus dénudée et finalement… elle avait couché avec lui… Lui qui était un autre que son « vrai » petit ami. Ce n’était franchement pas génial comme attitude et surtout très peu moral, ça ne lui ressemblait pas. Elle devait vraiment être à bout… ou très amoureuse de lui… vraiment très amoureuse. Il sourit doucement.
Jordan ne le prendrait pas aussi… bien c’était clair. Il avait déjà en tête un moyen de lui rendre en quelque sorte son « honneur » Sali par la demoiselle.

Tristan finit par se redresser après avoir passé quelques minutes à embrasser la jeune femme et se mit en tête de la nourrir comme un petit oiseau blessé… ou à la mode romaine, c’était à voir. Au début, il ne faisait que tenir doucement de la brioche au-dessus de ses lèvres, la baissant quand elle en réclamait, mais très vite, il détachait de gros morceaux qu’il mettait en partie dans sa bouche, tendant le reste à la demoiselle. C’était totalement idiot et ils auraient bien besoin de s’entraîner pour éviter de mettre des miettes partout mais ils riaient beaucoup tous les deux… et c’était le principal sans doute !

D’ailleurs heureusement qu’elle l’arrêta après l’avoir vu fixer un pichet de jus d’orange avec la même idée de becquée. Ah non… là, ça allait finir en catastrophe. Finalement, il se leva et sans lui laisser le temps de protester, la porta jusqu’à la douche, affirmant dans un murmure provocant en la plaquant contre un mur dans celle-ci, qu’il serait son chevalier servant et la porterait où il faudrait pour lui éviter toute douleur supplémentaire… même si le discours en question se perdit dans les baisers qu’il distribuait généreusement à son cou.

- Cette fois c’est moi qui te lave !

Vu son regard, peut-être n’était-ce pas des plus… rassurant ! Pourtant il se montra très sage, très gentil et surtout très attentif, évitant tout geste déplacé et réussissant même à être sérieux, ne se rinçant pas l’œil sur son corps même si ce n’était pas l’envie qui lui manquait !!!
Il la laissa s’habiller tranquillement après lui avoir apporté son sac demandé au domestique dans la salle d’eaux.
Lui-même enfila rapidement des vêtements dans la chambre, se passant négligemment la main dans les cheveux en les laissant sécher et se coiffer… comme ils le souhaitaient, attendant tranquillement. Ils ne devaient pas tarder à partir après tout… la chevauchée serait longue s’ils devaient régulièrement s’arrêter. Bien sûr elle, elle ne dirait rien, mais il imposerait une pause au moins toutes les deux heures… toutes les heures au début sans doute, qu’elle le veuille ou non.
Et puis il fallait aussi aller saluer et remercier leur hôte… et Maud si possible. En pensant à la noble, il eut un sourire complice. Eh bien… l’air de rien, elle était quand même encore plus extraordinaire qu’il ne le pensait sa maîtresse jusqu’alors préférée !
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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Un gala pour apprendre à mieux se connaître.   Ven 2 Nov - 19:49

Une bonne nuit de sommeil et tout va pour le mieux ! C’est du moins ce que pensait Cassidy. Et puis malgré tout ce qui s’était passé la veille, la demoiselle avait récupéré des jolies couleurs même si elle avait mal à un autre endroit. Mais bon, elle était résistante et ne semblait pas tellement être affectée. Du moins tant qu’elle ne bougeait pas.

Tristan lui expliqua, avec du retard, qu’elle aurait mal. Et il semblerait que la petite mage était plutôt soulagée de l’apprendre. Pas qu’elle appréciait avoir mal loin de là mais elle imaginait encore que sa magie avait quelque chose à voir là dedans. Plus ignorante qu’elle, c’est pas possible ! Alors, elle expliqua ce qu’elle avait l’intention de faire.

Pendant son discours, Tristan commença une phrase qui la laissa interdite. Quoi ?! Il lui en voulait d’avoir porté ses vêtements ? Arf… elle n’aurait peut être pas du le faire sans sa permission. D’ailleurs le sourire de Cassidy se crispa et elle était sur le point de se confondre en excuses lorsque Tristan lui sortit une autre phrase… très typique de lui.

*Me voir avec ? Je flottais dans tes habits je ne sais pas si j’aurais été très sexy à tes yeux… Plutôt une naine oui…*

Elle se mit à piquer un fard en comprenant son allusion. Oh bien sûr elle se doutait de ce qu’il pensait et il se peut… qu’elle n’aurait pas dit non au final. Elle se serait contentée de le regarder avec malice et de se laisser faire sûrement. Pour encore passer un très bon moment. Même si… aïe ! La douleur qu’elle éprouvait encore dès qu’elle se mettait à marcher… c’était pas trop ça.

La demoiselle évoqua alors le besoin de retourner dans leur village pour rendre une visite à ses parents. Et puis, il n’avait pas tort, le surveiller était une bonne chose et puis ça montrait aussi qu’elle était attentive à ses mouvements. Le laisser tout seul et imaginer une bande de filles qui tenteraient de le séduire… aaaaah ! Mais désormais, elle n’avait pas l’intention de partir se cacher. Tristan lui avait bien dit qu’elle n’avait pas de raison de s’inquiéter, d’accord. Mais que cela ne donne pas des idées et permissions aux autres demoiselles.

C’est sûr que si l’une d’entre elle tentait quoi que ce soit et que Cassidy s’en rendait compte, la malheureuse prétendante risquait fort de devoir gérer une mage en colère et pas vraiment partageuse. C’est qu’elle pouvait devenir violente quand elle s’y mettait ! Hem… couché Cassidy, ce sont les garçons qui ont ce type de comportement… Une dame doit au contraire continuer à faire des efforts pour son homme et capter toute son attention. C’est tout. Et pas faire le garçon manqué en griffant et mordant tout ce qui a des poumons fortement développés ou une tête un peu trop aguicheuse.

Elle se redressa un peu, et trouva que Tristan avait le regard un peu vague. Réaction de la jeune femme, une petite tape sur la tête pour lui remettre les idées en place mais tout gentiment. Et puis, elle n’avait pas vraiment l’habitude d’être aussi déshabillée.

Enfin, Cassidy lui expliqua qu’elle voulait qu’il vienne avec elle, que ça ne la dérangeait pas et puis l’occasion était bonne pour le présenter à ses parents. En même temps ! C’était une occasion ! Un imprévu ! Si elle n’avait pas reçu de lettre, elle n’y serait pas allée. Pas qu’elle n’aimait pas ses parents, loin de là, mais elle jugeait qu’elle était restée suffisamment éloignée de son Académie. Pas très sérieux tout ça.

Si ils n’avaient pas autant insisté, elle n’aurait pas vraiment réagi. Bah oui… Tristan venait avec elle et la demoiselle ne comptait pas dire qu’il s’agissait de son garde du corps, son professeur d’Académie, son prisonnier ou autre chose de ce style là. Juste son petit ami suffirait. Bah oui, elle l’aimait, elle n’allait pas inventer des trucs, surtout pas après ce qui s’était passé la veille évidemment.

C’est pourquoi malgré le teint pâle de Tristan, elle le regarda avec étonnement, ne le comprenant pas sur le coup. Bon bien sûr, il en avait séduit des femmes, n’était pas quelqu’un de très… fidèle, du moins trop récent pour se faire une idée mais après tous les beaux discours qu’il lui avait sorti ces derniers jours, si elle avait osé lui dire « Boh après tout ça sert à quoi que je te présente mes parents ? Je sais même pas si ça va durer… Si tu vas être fidèle… et puis avec ta réputation de coureur de jupons ça risque d’être assez… surprenant ». Pas sûr que Tristan apprécie ce genre de réflexion… Mais ça ne voulait pas dire que Cassidy ne réfléchissait pas.

La discussion changea et Tristan révéla la vérité, ce qui s’était passé le jour de son départ. Et c’est vrai que Cassidy avait les yeux brillants, peut être touchée mais ce souvenir elle ne l’avait toujours pas digéré. Elle se rappelait encore ce qui s’était passé le jour où elle avait eu cette vision, elle avait sombré… dans le noir et elle s’était réveillée contre Tristan et sûrement pas à l’endroit où elle se trouvait avant. Des larmes… de la tristesse… elle en avait énormément versé et pas que pour ça. Elle avait mal pour Tristan, pour sa vie, d’avoir eu sa mère séparée de lui. Elle en voulait à ceux qui avaient osé faire ça. Comme si sa vie n’était pas aussi compliquée !

Cependant, elle digérait plutôt bien la nouvelle. En tout cas mieux que la première fois. Parce qu’elle avait eu le temps de se préparer. Mais le fait qu’il en parle là maintenant, cela éviterait à la jeune femme de garder encore plus longtemps ce secret qu’elle avait appris bien malgré lui.

Sauf que Tristan partit vers la fenêtre et il faisait preuve d’aucune pudeur lui ! Pour elle, c’était plus difficile, elle avait encore ses réflexes et même si cela ne l’avait pas gêné plus tôt pour s’habiller, là elle avait enroulé la couverture autour d’elle avant de s’approcher de lui. Il ne lui avait pas laissé le temps de s’exprimer et elle tenait un discours tout à fait désordonné, à l’état de sa chambre ou plutôt de son esprit. Elle ne savait pas comment lui dire, à quel point ça l’avait marqué, à quel point elle s’était énormément inquiétée pour lui. Mais qu’aurait pu faire une petite fille devant des adultes ? Absolument rien !

Elle le fit se retourner et l’embrasser. Il semblait attentif, sourire, sans l’interrompre, sans répliquer. Bon si il n’avait plus rien à dire… Elle se reposa sur le lit à nouveau, en prenant soin de ramener la couverture avec elle.
Sauf qu’avant même d’appeler Tristan, ce dernier se posa à côté d’elle, affalé de tout son long et l’écoutait avec attention. Cassidy commença à parler de ce médaillon qu’elle possédait. Mais si elle lui donnait, autant qu’il comprenne un peu pourquoi et comment elle l’avait eu. C’était important qu’il le sache même si elle ne savait pas que Tristan n’y comprenait pas grand-chose.

Elle omis exprès un détail, qui n’intéresserait sûrement pas Tristan, et qui lui ferait sûrement dresser les cheveux sur la tête si il apprenait. Bah après tout il ne comprendrait pas et surtout ça ne l’intéresserait pas de savoir le processus qui lui permettait d’intégrer un bout de magie d’elle dans une pierre qui ne peut, en temps normal, pas recevoir de magie… étant donné que les écailles de dragons repoussent la magie comme un véritable bouclier. Du moins de la magie classique.

Il ne comprendrait pas une autre chose, qui était quand même un sacré hasard. En tant que pierre qui repousse la magie, le fait d’avoir un peu de magie juste à l’intérieur l’isolait des coins extérieurs de la pierre, il n’y avait donc aucun risque que sa magie entre en contact avec sa peau, contrairement comme avec le bâton. Totalement différent.

Tristan ne semblait pas démonstratif ou reconnaissant mais la demoiselle ne s’en formalisa pas car il s’était déjà assis et lui demandait de lui mettre. Les yeux de la petite mage s’illuminèrent et elle se pencha vers lui pour lui attacher le pendentif autour du cou. Qui allait très bien avec la couleur de ses yeux en passant. Elle remarqua les griffures dans son dos et fit une petite moue désolée en effleurant du bout des doigts les marques et murmurant quelques mots.

« Désolé… j’espère que tu n’as pas trop mal… »

Apparemment tout allait bien, il souriait et elle l’observa avec son pendentif. Oui ça lui allait bien. Héritage des dragons hein ? Cassidy se mordilla doucement la lèvre inférieure et par réflexe, toucha sa cicatrice sur son mollet, le regard un peu perdu dans le vide.

Mais Tristan l’occupa rapidement en se jetant sur elle tel un affamé et la couvrant de baisers alors que la jeune femme se mit à rire doucement, le suppliant d’arrêter sinon elle n’allait pas pouvoir bouger du lit, ça c’était sûr ! Il se fit plus sage, sûrement perdu dans ses pensées et elle aussi.

Il avait bien tort de penser qu’il était son petit ami officiel le jeune serveur. Jamais elle n’avait donné sa bénédiction en sa présence. Non en fait avant qu’elle ne parte, ils étaient toujours en phase de découverte et lui tentait toujours de la séduire. Auquel cas la jeune femme répondait ou ne répondait pas, le laissant répandre des fausses rumeurs. C’est qu’il allait vite en affaire. Elle avait réfléchi à la manière de s’y prendre avec lui et puis, elle n’avait pas non plus caché l’endroit où elle allait. Disant à Jordan, cette fois un peu plus ouvertement, qu’elle se ferait peut être courtisée ou des choses comme ça. S’en était suivie une longue discussion. Oh non… Cassidy ne s’inquiétait pas vraiment, elle avait déjà tout prévu. Ramenant ses bras derrière sa tête, la demoiselle soupira lentement.

Tristan semblait bien décidé à s’amuser car il se rapprocha d’elle et après quelques baisers, entreprit de la nourrir alors que la jeune femme ouvrait elle la bouche pour parler. Elle fut bien obligée de s’arrêter, en train de mâcher les morceaux qu’il lui tendait. Mais la becquée tourna rapidement au jeu ce qui fit rire la jeune femme vu la tête qu’ils devaient avoir tous les deux avec leurs morceaux de brioche en bouche. Le regard du Drakkari se porta sur la carafe et la jeune femme l’attrapa par la taille, l’interdisant fermement de faire la même chose. Ca risquait de tourner au drame même si ils ne risquaient rien. Mais bon… ça colle, ce n’est pas très agréable.

Il l’emmena dans la salle de bain et elle rougit quand il décida de la porter pour éviter qu’elle souffre trop.

Délicate attention mais il faudrait qu’ils s’expliquent aussi sur la raison de ce geste. Elle fit un sourire crispé quand il insista pour la laver. Ah… ça pouvait très vite tourner au… ah non rien du tout au contraire, tout allait pour le mieux, il était sage, pas de quoi se faire des idées.

Tristan sortit de la douche et la demoiselle se sécha avant de prendre son sac et d’enfiler une robe violette. Bah quoi ? Elle s’était toujours baladée sur un cheval en robe jusqu’à présent. La jeune femme entreprit de se coiffer avant de grimacer en voyant les marques dans son cou. Encore quelque chose à expliquer.

Elle marcha de sa démarche hésitante et Tristan en profita pour la porter. D’abord ils passèrent dans sa chambre pour récupérer ses affaires et elle prit son bâton et le reste.

Enfin ils descendèrent dans la grande salle où se trouvait le baron, fort étonné de voir la mage dans les bras de son… hem garde du corps. Cassidy expliqua alors brièvement qu’heureusement que Tristan avait été là, elle s’était fait mal à la cheville et difficile pour elle de marcher dans ses conditions. Elle le remercia pour son accueil et son hospitalité et ils continuèrent leur chemin.

Plus loin, Maud rangeait ses affaires et elle leva la tête en voyant approcher le petit couple. Surtout qu’elle n’évita pas les marques dans le cou de Cassidy… et sur celui de Tristan. La petite mage eut encore un sourire plus frustré et balbutia quelques mots… des banalités pour se souhaiter un bon voyage.

Ils continuèrent leur chemin et Cassidy demanda à Tristan de s’arrêter.

« Je dois rendre cette robe, elle n’est pas à moi… »

Elle descendit de ses bras et l’invita à entrer dans une petite boutique. Où les trois femmes qu’elle avait aidé se trouver. A la voir arriver, ces dernières l’accueillirent chaleureusement.

- Alors alors petite demoiselle ? Ta soirée s’est bien passée ?
- Rhooo ! Ne sois pas si curieuse ! Elle est déjà en train de rougir !
- A cette réaction je penche pour un oui…


« Hem… je viens vous redonner votre robe et… »

- Ne serait-ce pas le beau Drakkari dont tu nous parlais ?

Une des femmes venait de voir Tristan. Elles se dirigèrent toutes les trois vers lui, l’examinant, assez enthousiasmées mais sans pour autant lui faire du charme, gardant un intérêt poli.

- Il est mignon…
- Craquant oui !
- Veinarde ! Mon mari devrait prendre exemple sur lui…


Et encore des gentilles phrases, plaisanteries et rigolades même si une des trois femmes donnait un coup de coude à Cassidy d’un air qui en disait long. La jeune mage fit mine de tousser, un peu gênée mais ne fit pas de remarques. Il n’y avait pas que des femmes qui souhaitaient charmer le Drakkari. Celles là restaient plutôt simples et pas du genre à être infidèles à leur propre compagnon.

Quant à la robe, elles insistèrent pour que Cassidy la garde pour elle. Après tout, elles pouvaient bien faire ça. Après les avoir remercier, Cassidy se laissa reprendre par Tristan.

« Une longue histoire… Je les ai aidé le premier jour où on est arrivé ici et ce sont elles qui se sont occupées de moi le soir du bal… »

Ils préparèrent leurs cheveux et Cassidy indiqua à Tristan qu’ils allaient utiliser un portail pour se rendre dans une ville plus proche de leur village natale. Après avoir utiliser la téléportation, il leur fallut encore quelques heures avant d’apercevoir les limites de leur ancien village. Tristan avait quand même insister pour faire des pauses et même si Cassidy râlait, elle devait reconnaître que ce n’était pas si évident que ça de chevaucher quand on a mal.

Elle souffla un instant, peut être un peu nerveuse en regardant les habitations. Puis elle avança avant de conduire Tristan à une étable qui permettait d’attacher les chevaux des voyageurs. La jeune femme hésitait, ils n’avaient encore croisé personne pour le moment mais elle ne savait pas si elle devait retourner sagement dans les bras de Tristan ou bien… adopter cette étrange démarche qui ne passerait pas inaperçue.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Un gala pour apprendre à mieux se connaître.   Sam 3 Nov - 17:01

Réveil agréable avec une somptueuse jeune femme au-dessus de lui, très peu habillée et qui l’embrassait très vite. Que demander de plus ? Il se retint de rire. Magnifique jeune femme certes mais dont les cheveux attestaient de sa nuit… agitée. La pauvre…

Ils avaient un peu parlé, d’abord de choses sans grand intérêt et il avait même soulevé l’idée qu’elle devait être séduisante avec ces vêtements trop grands pour elle. Elle pensait ressembler à une naine, il lui aurait sans doute affirmé qu’elle avait plutôt des airs mignons, comme une adolescente. Mais en même temps toutes ses mimiques étaient mignonnes !
La discussion par rapport aux parents de la jeune femme et la visite qu’elle comptait leur rendre avait été plus sérieuse.

Mais au final, il avait accepté de venir avec elle, de bon cœur et avait fini par lui avouer, enfin, ce qui s’était réellement passé. Non il n’avait pas tué sa mère. Comment l’aurait-il pu ? Il adorait sa mère !
Ca avait été un moment d’émotion et il ne pouvait certainement pas se douter à quel point elle était heureuse qu’il exorcise enfin ses démons en parlant avec elle. Et puis… elle était sa petite amie à présent donc elle devait s’attendre à ce qu’il franchisse le pas.

Elle lui avait offert une étrange pierre, qu’elle disait de dragon et il ne lui avait pas posé de questions dessus, jugeant qu’elle lui donnerait plus d’explications dessus si elle le souhaitait et seulement si elle le souhaitait, pas autrement. Il n’insisterait pas, sachant trop bien ce que cela pouvait faire d’être pressé par des demandes auxquelles on ne souhaite pas répondre.
Il était quand même content du présent, ayant l’impression d’avoir ainsi toujours un petit quelque chose d’elle avec lui. C’était agréable. Pourtant, quand elle le lui passa autour du cou, il eu l’étrange sensation que la pierre chauffait paresseusement contre sa peau. Etrange…

Quant aux marques de ses ongles sur sa peau dont elle s’était excusée, il s’était empressé de lui assurer qu’il n’avait pas mal du tout et qu’il avait même trouvé très… prenante, sa façon de s’accrocher à lui. Il faut dire que la pauvre petite demoiselle ne savait pas, vivant avec lui sa première expérience, si tout ce qu’elle ressentait était normal ou si c’était juste elle mais la sensation de ses ongles sur sa peau n’avait rien de désagréable, bien au contraire. Et il était vraiment sincère.

S’en était suivi un long moment de rires, de baisers alors qu’ils jouaient, s’embrassaient et qu’il tentait de lui donner adroitement la becquée. Puis était venu le moment de se préparer et de rassembler leurs affaires. Il avait eu un sourire en voyant sa robe même s’il maintenait que ce n’était vraiment pas adapté, sauf si elle comptait monter comme les dames, les deux jambes du même côté.
Il l’avait ensuite portée et ils étaient allés remercier leur hôte.
Celui-ci fut surpris de la voir portée par Tristan même si elle s’efforça de donner une excuse toute prête. Il semblait un peu déçu qu’elle parte déjà et surtout qu’ils n’aient pas profité de ce séjour tous les deux pour se rapprocher un peu. Oh elle s’était rapproché elle, mais seulement du Drakkari de son cœur.

Ils étaient repartis et avaient croisé Maud en train de commander à une horde de serviteurs comment ranger ses affaires et où les mener. Apparemment elle avait prévu de se rendre dans plusieurs endroits avant de rentrer chez elle, tout à fait habituel chez la noble. En les voyant elle leur fit un grand sourire et vint à leur rencontre en les saluant d’une main, toujours aussi dynamique, même si l’espace d’un instant son visage avait reflété de la tristesse et une certaine… jalousie.
Elle allait les harceler de questions quand elle remarqua les marques sur le cou de Tristan et celles sur celui de Cassidy. Son sourire se fit sincèrement heureux et elle fixa la pauvre petite mage qui rougissait comme pas permis.

- J’espère que vous ferez bon voyage. Venez me voir à l’occasion et… je suis contente pour vous deux. Par contre, toi la petite mage, tu as intérêt à le surveiller parce que ce vilain garçon est un coureur de jupons qui saute sur tout ce qui bouge.
- Eyh !
- … Alors surveille tes arrières parce que des femmes seront toujours prêtes à te le chaparder et les hommes sont faibles dès qu’il s’agit de femmes ! Autant de volonté qu’un artichaut ! Et puis… je ne serais jamais très loin non plus moi.


Façon de dire qu’elles restaient plus ou moins rivales même si par rapport aux paroles qu’elle avait eues pour Tristan la veille au soir, rien n’était totalement… sûr.
Elle avait fait un sourire angélique au jeune homme un brin vexé et après un nouvel échange de banalités, ils étaient tous les deux partis.
Sauf que Cassidy avait voulu aller rapporter sa robe et il l’avait laissé faire alors qu’elle avait une bien étrange conversation avec ses nouvelles amies… qui se donnèrent de petits coups de coude discrets en désignant le cou de la jeune femme pendant que celle-ci était, comme elles, en train de regarder Tristan.  Ah ben non, ce n’était pas très discret et elle pouvait bien affirmer que c’était des piqûres de moustiques, ce ne serait pas très… convaincant…
D’ailleurs, il la rejoignit rapidement et s’inclina poliment devant ses amies avant de leur faire un baisemain impeccable qui donna de jolies couleurs à ces dames…

Le jeune homme se montrait justement absolument adorable. Eh bien quoi ? Il ne fallait pas les faire mentir quand même ! Et puis son honneur était un peu en jeu. Après tout, il avait très bien compris qu’on parlait de lui… comment ? Oh une intuition… qui s’avérait être la couleur de tomate bien mûre qu’arborait sa jolie compagne. Ah non, décidément, elle n’était pas très discrète !!!!

Ils finirent par prendre congé et ce fut elle qui mena leur petite troupe. Elle lui annonçait qu’ils prendraient un portail et il obéit docilement sans poser la moindre question. C’est qu’elle devait bien savoir comment s’y prendre après tout. Lui n’avait pas beaucoup l’habitude de les prendre à vrai dire et il se contentait de suivre avec une pointe d’admiration très bien camouflée.

Par contre il s’inquiétait pour elle. En effet, le Drakkari avait vu sa grimace de douleur quand elle était montée sur son cheval alors qu’ils prenaient un chemin après le portail pour pouvoir rejoindre le village natal de la jeune femme. Même si elle essayait de faire bonne figure, certains signes ne trompaient pas. Et puis, lui il s’y attendait à cette douleur persistante, parce qu’il se fiait à ce qu’il avait entendu… elle, ce n’était sans doute pas une conversation qu’elle avait eu l’habitude d’entendre de la part des filles de son entourage.

Prétextant de multiples raisons qui généralement ne concernaient pas la jeune femme, il insistait donc pour s’arrêter. Eyh oui, assez gentleman pour inventer d’autres prétextes afin qu’elle ne se sente pas surprotégée ou surtout considérée comme faible. Ce n’était pas du tout le cas dans l’esprit du jeune homme. D’ailleurs très égoïstement il songeait que plus tôt elle serait rétablie… mieux ce serait… pour tous les deux… Hem…
Non non, il n’avait aucune idée déplacée en tête, pas du tout !

Enfin ils arrivèrent au village et elle le guida dans celui-ci. Bien des choses avaient changé depuis son départ et il fixait son environnement d’un étrange regard. Ils laissèrent les chevaux dans une étable prévue à cet effet et il la vit hésiter. Elle n’avait pas besoin de parler pour qu’il sache à cet instant ce qui la tracassait et avant même qu’elle ne fasse ou ne dise quoi que ce soit, il sortit quelque chose de son propre sac et s’approcha d’elle… pour s’agenouiller à ses pieds… avant de nouer une bande autour d’une de ses chevilles, habilement et rapidement.

Enfin habilement… pas vraiment… Il lui fallut plusieurs essais pour arriver à quelque chose de concret mais il finit par se relever satisfait, lui faisant un clin d’œil avant de lui tourner le dos pour qu’elle s’accroche à son cou et qu’il la porte ainsi, c’était quand même un peu plus pratique… surtout s’il trébuchait. Moui… Sauf qu’il ne trébuchait jamais !

- Ca sera quand même plus pratique et plus évident si tu sembles réellement blessée princesse. Je vais porter tes affaires, essaie juste de garder ton bâton s’il te plait que je ne me prenne pas les pieds de dedans…

Pourquoi ? Parce que son épée battait déjà son flanc et qu’il préférait éviter de se casser la figure même si à tous les coups, il le ferait avec une certaine grâce. Après tout… l’injustice se faisait toujours présente dès qu’il faisait quelque chose de censément ridicule pour les autres mais bien sûr pas du tout pour lui !

Et puis… c’était bien qu’elle ne voit pas son visage… bien mieux pour tous les deux. Parce qu’il ne voulait pas vraiment avoir une expression triste ou au contraire fermée, directement devant elle.
Tristan lui demanda de la guider et c’est avec un sourire et en essayant de la secouer le moins possible qu’il avança dans le village, s’approchant rapidement de la maison des parents de la jeune femme. D’ailleurs, un couple était en train de s’affairer dans le jardin annexe alors qu’il soufflait, juste pour l’embêter parce qu’ils étaient très proches justement de leur arrivée :

- Mh… Dommage… que tu aies cette robe, ça me rappelle hier soir quand tu me faisais des câlins inopportuns sous la douche… ça va me donner des idées de te porter ainsi.

Insupportable taquin ? Oui, bien sûr !!!



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