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 Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?

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Cassidy Herediane
Directrice de l'Académie Hysandra
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MessageSujet: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Dim 22 Juil - 22:38

(Suite de :Qu'a-t-elle de plus que moi ?)

06/09/285
22h

Cassidy était encore partagée dans ses sentiments. L’après midi avait été assez bizarre après tout même si son énergie était rapidement revenue. En fait, c’était uniquement la magie qui la rendait dans cet état, de la même façon que des actions ou gestes physiques, la magie était aussi épuisante, il fallait donc faire très attention quant à son utilisation prolongée.

Pourtant la jeune mage ne s’était pas ménagé cet après midi là. Elle allait bien certes, mais la crainte de voir débarquer à nouveau une ennemie l’avait contraint à épuiser tout son capital assez rapidement plutôt que de lui laisser une opportunité. Tristan n’avait pas vraiment compris, à vrai dire il ne connaissait pas grand-chose en magie même si elle s’était forcée de lui expliquer que son entraînement, l’utilisation de sorts puissants était une manière de calmer cette jauge. Elle avait essayé de comparer ça à quelque chose de plus normal et quotidien pour qu’il comprenne.

Quant à la raison du pourquoi, la jeune femme lui avait caché. Car cela concernait cette femme, cette Maud, qui l’avait énormément choquée même si cela ne restait qu’un souvenir. Cassidy ne montrait rien en public, se contentant d’afficher un masque, un visage naturel mais qui cachait le poids de ses secrets. Elle n’en parlait pas vraiment et il était très difficile de la faire parler sur quoi que ce soit. Seul Tristan y arrivait… un peu.

Enfin maintenant, elle n’était plus très sûre de rien. Cassidy aurait voulu lui avouer, de manière très détournée, que le Drakkari lui plaisait bien mais c’était trop tard à cause de ce qu’elle avait vu. Ou peut être que c’était mieux au contraire. Comment aurait réagi Tristan si elle lui avait avoué une vérité, le doute dans ses sentiments, le conflit intérieur à cause de ce qu’il faisait, qui provoquait cet état qui lui donnait envie d’aller plus loin avec lui.

Cassidy, après avoir bien réfléchi, avait énoncé deux hypothèses. Dans la première, il ne lui aurait rien dit au sujet de Maud et se serait rapproché malgré cela, sûrement pour faire comme il faisait avec toutes ces autres femmes pour mieux la trahir et la faire souffrir à la fin, lui donner une déception. Après tout, il avait toujours clamé haut et fort que les femmes l’appréciaient et qu’il n’était pas réticent à ce genre de contacts. De viols, on passait à un accord commun, pour s’amuser le temps d’une soirée.

Dans la deuxième hypothèse, elle voyait qu’il la repousserait d’une certaine façon, se moquant sûrement de ses sentiments naissants et se demanderait peut être pourquoi la petite fille qui semblait le détester à l’époque avait alors un faible pour lui. Se vantant sûrement sur sa façon de s’y prendre, qu’il l’avait fait craqué. Au départ, il s’était montré assez gentleman quand il ignorait son identité.

Lorsque Cassidy avait repris ses esprits tout à l’heure, elle l’avait vu écrire la lettre mais était bien décidé à ne pas laisser paraître sa souffrance. Mais dans sa tête, il était certain qu’elle ne le laisserait plus approcher ou tenterait de le repousser en douceur si elle en avait l’occasion. Enfin… elle essaierait parce qu’il fallait bien l’avouer, Tristan n’était pas le genre d’homme qu’elle pouvait repousser aussi facilement. Elle sentait que malgré toute sa bonne volonté, cela serait assez difficile. Même si dans ses gestes surprenants et inattendus, elle pouvait très bien se laisser avoir, tenter, montrer qu’elle n’était pas si indifférente que ça. C’est difficile quand on commence à aimer quelqu’un et que cela reste… interdit !

Elle repensait toujours à cette image de pintade nue comme une larve, et cela lui suffisait pour prendre une bonne douche froide qui lui remettait les idées en place. Elle ne serait pas froide et distante avec lui, continuerait à agir de la même façon mais cacherait ses sentiments qui ne lui servaient à rien ici. Surtout si c’est que pour après il retourne la queue entre les jambes voir sa maîtresse, elle ne le supporterait pas et pourrait faire de grosses bêtises. Explosive la mage !

En même temps, il valait mieux que Maud ne se pointe pas dans les environs car sinon, Cassidy aurait bien du mal à retenir ses pulsions… de colère ou de jalousie. La traitant de dévergondée et perverse, en la giflant jusqu’à ce que la demoiselle sente le poids de la douleur s’envoler. Alors oui, il valait mieux. Parce qu’elle imaginait la pire des choses pour elle. Et pour une fois, l’esprit de la sorcière n’y était pour rien.

Après cette mésaventure, Cassidy était retournée au château et était directement entrée dans sa chambre, s’enfermant de l’intérieur, ne voulant pas retrouver Tristan à côté d’elle. En fait, même si elle allait plutôt bien, du moins en apparence devant Tristan pour ne pas montrer que la lettre de Maud l’avait vraiment… troublée, il n’en était rien. La jeune femme s’était jetée sur le lit et avait poussé des grognements de rage, frappant l’oreiller de ses mains, même si devant Tristan elle paraissait tout à fait normale et habituelle.

Et comme elle aimait le faire d’habitude, Cassidy parlait toute seule.

« Pourquoi ?! Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fallu que ça m’arrive à moi ? En même temps j’aurais du m’y attendre alors pourquoi est-ce que j’ai aussi mal quand je la vois ? Pourquoi est-ce que j’ai mal au cœur ? Cela n’est rien à mes yeux ! Alors pourquoi ? »

Et elle frappait de ses mains l’oreiller, se défoulant, faisant sortir sa hargne et sa colère pour une relation interdite, totalement confuse dans ses sentiments et son cœur. C’est à ce moment là que Kymmie apparut derrière elle, se posant doucement sur la table, un regard peiné sur le visage alors qu’elle regardait la puissante mage complètement défaite.

« Ca ne sert à rien de te laisser ronger par tes sentiments… Pourtant, tu le connaissais un peu, tu m’en as déjà parlé… Il cache beaucoup de choses »

Cassidy resta sur son lit puis se retourna pour dévisager Kymmie, le visage rougi, les cheveux décoiffés et l’air las. Puis elle s’adossa contre ses oreillers et ramena ses genoux à sa poitrine, posant la tête sur le haut de ses genoux.

« Que dois-je faire ? Je suis complètement perdue Kymmie ! J’essaie de me conduire normalement mais c’est impossible… c’est malheureux quoi… en même temps c’est lui qui provoque ça ! Décidément je ne comprendrais jamais les hommes ! C’est trop compliqué »

Elle soupira longuement.

« Le temps est le seul à soigner les blessures. Essaie de te concentrer sur autre chose, tu devrais même essayer de t’amuser un peu, qui sait, si ça se trouve cela te changera les idées »

Cassidy soupira de nouveau, pas vraiment convaincue.

« Mouais… peut être… »

Puis elle se retourna sur son lit et s’endormit. Parce que pour l’instant, il n’y avait que ça à faire. Kymmie sortit doucement de la chambre. Elle hésita à aller voir Tristan mais au final, s’abstint de retrouver le Drakkari. Après tout il n’y avait rien à dire et il n’écouterait rien. Mais si il y a bien un truc que Kymmie avait du mal à digérer, c’était bien l’état de la redoutable mage qui avait le cœur brisé. Et ça, elle doutait qu’elle s’en remettrait aussi rapidement que ce qu’elle lui disait.

Cassidy dormit toute la soirée, elle n’était même pas descendu manger avec les autres, continuant de dormir de tout son soûl, jusqu’à être complètement reposée et rechargée. Même si elle savait qu’elle avait la force de manifester une attitude correcte avec Tristan, elle n’avait pas envie de le croiser maintenant, elle ne pouvait pas soutenir ce regard sans réfléchir à ce qu’elle ressentait en risquant de se trahir. La fin sur le terrain d’entraînement avait été un supplice, elle s’en était voulu, horriblement et dire à Tristan que c’était Maud qui la perturbait autant n’était même pas envisageable.

Lorsqu’il se réveilla, il était tard. Son outil de mesure du temps lui indiquait qu’il était plus de 22 heures. La jeune femme bailla longuement tout en se grattant la tête et se redressant dans le lit. Cependant, Cassidy se rendait compte que Tristan lui manquait, elle serait bien allée le voir, mais c’était se faire du mal. Même si elle voulait le prendre dans ses bras, continuer d’approfondir ses sentiments pour lui, elle devait l’éviter pour l’instant car elle n’était pas assez forte pour montrer une attitude différente.

« M’amuser hein ? » murmura-t-elle lentement le regard perdu dans le vague.

Puis, un léger sourire apparut sur son visage et l’éclaira doucement. Après tout, pourquoi ne pas essayer ? Tristan faisait ce qu’il voulait lui. Et puis, elle était peut être à un point désespéré qu’il lui faudrait quelque chose pour changer la donne. Cassidy sourit et se leva, cherchant une robe en particulier dans son armoire. Satisfaite de celle qu’elle venait de trouver, elle l’enfila puis s’empressa de prendre sa cape pour bien se recouvrir entièrement.

Elle grimaça un instant. Les blessures qu’elle avait reçu au terrain d’entraînement à cause de l’esprit, elle ne les avait pas soignées ni montrées. A vrai dire, elle ne pouvait pas vraiment se soigner toute seule et puis pour l’instant, cela lui importait que très peu. Même si ça faisait un peu mal et qu’elle sentait les plaies qui se rouvraient de temps à autre quand elle tirait trop. Mais bon on ne peut pas tout faire !

La jeune femme s’examina dans le miroir, fit apparaître un peu d’eau dans une bassine puis se nettoya doucement le visage. Elle fit disparaître les traits tirés, la mine pâle puis sélectionna une fiole qu’elle but d’un trait dans un tiroir. Cette potion permettait de donner une mine plus agréable et de rendre le visage éblouissant et en pleine santé. Elle arriva même à faire disparaître sa bosse sur le front avec un peu de magie. Avec le sommeil, tout était parfait.

Enfin, elle approcha une brosse de ses cheveux et les démêla avec douceur, tirant la langue sur le côté comme à chaque fois qu’elle effectuait une tâche qui lui demandait de la concentration. Sa crinière dorée en était brillante, des mèches rebelles venaient se placer naturellement sur son visage, pas vraiment plaqué sur sa tête mais on aurait dit que les mèches se courbaient savamment de chaque côté de sa tête pour lui donner une allure plus audacieuse voire légèrement rebelle.

Cassidy hésita sur la palette de couleurs pour se maquiller, puis se dit qu’elle ne serait sûrement pas du tout à l’aise avec ça, elle s’abstint donc. Malheureusement dans sa précipitation, la demoiselle en avait oublié son bâton. Mais après tout, que pouvait-il lui arriver aujourd’hui alors que la lune était haute dans le ciel.

Elle déverrouilla la porte, jetant un coup d’œil du côté de la porte de Tristan, plissant les yeux, attentive au moindre bruit. Mais l’absence de lumière sous sa porte devait indiquer qu’il était en train de dormir, ce qui lui fit tirer un sourire de soulagement.

*Parfait ! Il ne risque pas de venir me voir pour me poser des questions embarrassantes, je peux m’éclipser tranquillement… *

Tout en vérifiant le bruit qu’elle faisait, la jeune femme avançait en regardant derrière elle. Cependant comme ça, elle heurta un petit meuble qui se trouvait contre le mur avec une statuette représentant un cerf sur le dessus.

Bam ! L’objet tomba au sol et le visage de Cassidy vira au rouge, alors qu’elle courut dans le couloir, pour mettre le plus de distance possible entre elle et les appartements des adultes. Pour un peu, Tristan vérifierait la cause du bruit… si il ne dormait pas. Et comble de maladresse, la jeune femme avait laissé la porte de sa chambre entrouverte, avec le bruit qu’elle avait causé, elle avait eu la négligence de ne pas faire attention à ce détail.

Et pourtant Cassidy n’y pensait pas, pour elle, la porte de sa chambre était fermée, même si elle marchait très hâtivement dans le château, cherchant à se faire la plus discrète possible pour que personne ne remarque sa présence. En fait, ce n’est qu’au moment d’arriver en bas qu’elle constata l’oubli de son bâton et grommela.

*Flûte ! Et je ne peux pas remonter en plus ! Si Tristan a décidé de faire une petite ronde nocturne, il me croisera forcément. Et je n’ai pas trop envie… de le voir pour l’instant.*

Cassidy murmura alors un nom de sort tout en traçant une rune en direction de ses yeux. Sa vision en était amplifiée et elle voyait très bien ce qui se passait autour d’elle, même si les reflets de la lune éclairaient. Sans un regard en arrière, elle se hâta vers le portail de l’académie qu’elle ouvrit d’un geste de la main, le visage déterminé par sa ‘’fugue’’ ou plutôt sortie nocturne.
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Tristan Konogan
Professeur Initiation et Maniement des Armes
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Lun 23 Juil - 23:42

Spoiler:
 

Tristan était allongé sur son lit. Les yeux obstinément fixés sur le plafond, il semblait… ailleurs.
Ca avait encore été un moment… étrange.
Les évènements s’étaient enchaînés sur le terrain d’entraînement. Au début c’était plutôt bien. Il ferma les yeux, se remémorant ce qui s’était passé. Il lui avait sauvé la mise. Elle était plus puissante que ce qu’elle pensait elle-même, ça se voyait. Elle semblait vraiment surprise d’avoir fait venir ces armes. Elles avaient bien failli lui faire du mal. Un frisson glacé lui parcourut l’échine. Il avait eu peur en fait, pour elle… Si les armes avaient rebondi, il aurait certainement été blessé mais il s’en fichait parce que… elle était en sécurité sous lui.
Un sourire plana sur son visage. Il l’avait serrée contre lui après. Ils étaient très proches l’un de l’autre. Tellement proches mais il se sentait bien…

Après, l’incident dans le local lui tira un nouveau frisson mais beaucoup plus agréable.
Il avait été pris de l’envie aussi furtive qu’irrépressible de l’embrasser, de la toucher… de pousser leurs… « contacts » beaucoup plus loin. Il soupira. C’était étrange, mais pas vraiment désagréable. Se retenir ça… ça c’était désagréable et douloureux qui plus est.
Tristan rouvrit les yeux, tendant un bras devant lui, fixant l’anneau à son doigt. Il luisait dans la pénombre, son poids avait quelque chose de rassurant. Il grimaça. Il ne devait plus se laisser déborder de la sorte. Il s’était retenu mais.. ça aurait pu être pire.

Ses sourcils se froncèrent alors que son bras retombait paresseusement à côté de lui. Il avait détesté qu’elle l’enferme. Vraiment.
Plus que ce… sentiment qu’éprouvaient la plupart des Drakkaris face à l’enfermement et qui était eh bien dans leurs gènes tout simplement, plus que la frustration d’être enfermé par une mage, par une fille, par elle… Il avait craint pour sa sécurité, il était profondément frustré qu’elle l’ait tenu à l’écart. C’était ça au final ? Elle ne le croyait pas capable de l’aider ? Tout ça parce qu’il avait un bras un peu en vrac ? Déjà il récupérait vraiment super vite et il était adroit de son bras droit alors… pourquoi cette attitude ? Est-ce qu’elle culpabilisait encore pour cette blessure qu’elle avait aggravée ? C’était une bien curieuse manière de le montrer ! Après tout… elle lui avait parlé d’elle, elle lui avait parlé de ce « mal » qui la rongeait…pourquoi le mettre à l’écart après cela ? Il n’avait rien dit… Qu’imaginait-elle ? Qu’il allait la railler, raconter à tout le monde son secret ? Si elle le lui avait confié c’est parce qu’elle savait qu’il n’en serait rien alors… à quoi jouait-elle ?

Le beau jeune homme soupira. Il ne l’avait pas vu au réfectoire. En fait, il avait écrit rapidement sa lettre après le… problème de magie (puisqu’elle n’avait rien voulu lui expliquer) de la jeune directrice. Il la lui avait donnée et elle l’avait lu. Au départ il pensait qu’elle allait hurler et ne même pas poursuivre sa lecture tant certaines de ses insinuations pouvaient être… osées pour une demoiselle si prude. Mais elle avait achevé sa lecture et s’il avait cru voir passer de la peine, de la résignation mais aussi une pointe de dégoût, il en avait été aussitôt démenti par le sourire de la jeune femme. Au final, elle lui avait dit qu’il pouvait lui-même envoyer sa lettre et était repartie elle aussi vers le château pour se reposer apparemment. Il l’avait suivie des yeux, sans rien dire, ni merci… ni n’avait cherché à l’envoyer paître d’une façon ou d’une autre.

Il pensait qu’elle était réellement allée se reposer car il ne l’avait pas recroisée. Mais après, obstinée comme elle était, peut-être était-elle encore penchée sur différents documents en train de régler la paperasse de son Académie. Pourtant, là, il n’avait pas cherché à l’approcher, d’une quelconque façon. Non, il ne voulait pas la voir. Parce qu’il savait qu’il s’énerverait s’il était près d’elle… du fait qu’elle l’ait enfermé et parce qu’il était vexé par son manque… de réaction face à sa lettre pour Maud. Ben elle était où la petite mage pudique pour laquelle un homme dénudé représentait tout une épreuve ?! Même pas drôle ! Sa vengeance tombait totalement à l’eau là !!!! Elle s’en rendait compte au moins ?

Il avait envoyé sa lettre puis était retourné s’entraîner mais le cœur n’y était pas vraiment. Alors il avait couru, longtemps jusqu’à ce que la fatigue l’emporte, le forçant à s’asseoir. Une bonne douche l’avait requinqué et il s’était à son tour allongé un peu, se rapprochant inconsciemment de la porte de la chambre de Cassidy lorsqu’il passa devant. Un bon repas avait prouvé sa forme. Il avait de l’appétit, même si l’absence de la mage le taraudait. Qu’est ce qu’elle avait encore fichu hein ?!

Et là il y repensait. Un soupir lui échappa de nouveau. Il se leva et alla s’asseoir devant sa fenêtre, s’y accoudant en fixant l’extérieur. Un léger frottement attira son attention et il tendit l’oreille. Bof, c’était probablement Jace, le nécromancien, sorti de sa chambre pour aller, qui sait, chasser des rats pour ses expériences étranges. Il grimaça. Ce n’était pas le genre de chose qui l’attirait… Alors que la magie de Cassidy… Cet arbre était tellement… unique. Un rêve interdit, un de plus voilà tout.

S’il avait décidé d’ignorer le frottement, il ne put pas en faire autant avec le fracas, témoignant d’un bris d’objet qui suivit. Le guerrier qui avait mis son menton dans l’une de ses mains se redressa aussitôt. Il s’était rallongé directement en remontant du réfectoire et de ce fait était encore habillé. Tristan fronça les sourcils et alla ouvrir sans bruit sa porte avant de passer dans le couloir. Un objet était effectivement cassé et la porte de la mage entrouverte. Il n’avait même pas besoin de passer la tête à l’intérieur pour savoir qu’elle ne s’y trouvait plus. C’était instinctif, évident. Elle était comme ça, elle refermait toujours sa porte quand elle dormait… comme si elle avait peur de ce qu’un visiteur impromptu –lui- pourrait lui faire.

Or, elle était réellement prudente. Même si elle cherchait juste à aller se détendre dehors… comme ce fameux soir sous les étoiles dont le souvenir lui bondit dessus comme une bête affamée sur une faible proie, elle fermerait sa porte. Elle ne l’avait pas fait. Il y avait un problème… peut-être quelconque mais quelque chose était différent de d’habitude. Intrigué et se dirigeant sans mal dans les couloirs et dans les escaliers, le jeune homme suivit les traces de la mage… qui ne se doutait certainement pas qu’elle avait un… pisteur aux trousses.

Elle avait beau marcher vite à ce moment là, il faisait des enjambées nettement plus grandes que les siennes et finalement il l’aperçut, la suivant en silence alors qu’il avait d’abord prévu de l’interpeller. Elle se dirigeait vers le portail, de plus en plus étrange et… elle l’ouvrit. Tristan se crispa légèrement alors qu’un sourire éclairait son visage. Tiens donc. Il la rejoignit en quelque seconde et alors qu’elle allait sortir il retint la grille, serrant la main sur l’un des barreaux, proche de la tête de la demoiselle.
Sous la lune, il se découpait dans des traits plus anguleux. Son visage reflétait un amusement sincère comme s’il venait de la prendre en faute, comme s’il avait oublié ce qui s’était passé plus tôt.

- Alors princesse ? On fait le mur ? Tu comptais te faire une petite virée sans moi ? C’est bien vilain ça…

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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Mar 24 Juil - 16:16

Cassidy était un peu perturbée. Pendant un moment, elle s’était sentie très bien dans ses bras, contre lui. Elle repensa avec une certaine douleur que si il n’avait pas eu d’aussi bons réflexes, la demoiselle aurait été embrochée contre l’arbre. Elle s’était surprise à apprécier ce contact, où elle était contre lui, tout simplement, où Tristan lui paraissait encore plus beau et qu’elle se sentait irrésistiblement attirée par lui.

Cela lui allait difficilement. Elle la mage qui ne s’était jamais laissé tentée par qui que ce soit ? Qui repoussait tous les hommes sans la moindre hésitation et ne dévoilait jamais ses sentiments au grand jour. Tristan l’avait un peu changé c’est vrai et elle agissait plus naturellement quand elle était avec lui que sans lui. C’était bizarre rien qu’en y pensant. Bien qu’il y avait un peu d’attirance physique, ce n’était pas que ça.

Tristan avait beau dire qu’il était un vilain garçon, il possédait des qualités indéniables et visibles. Son envie de protéger mais tout en le faisant passer de manière désinvolte, sa façon de la regarder, ses petits gestes attentionnés, sa façon de la surprendre à chaque moment comme si c’était impossible de le deviner à l’avance, son énergie et sa détermination dans sa vocation et aussi, lui au moins, ne se prenait pas la tête pour des broutilles comme elle le faisait. Il était lui, il était vrai. Du moins dans son attitude. Tout cela, elle l’aimait chez lui. Bon quand même, la demoiselle regrettait son côté charmeur de ces dames et surtout… cette Maud.

Alors, lorsqu’ils se retrouvèrent dans le local et qu’il avait eu une pulsion d’envie, Cassidy avait eu énormément de mal à résister. Cela lui faisait un peu peur, elle éprouvait une certaine crainte de ses sentiments à elle mais c’était tellement agréable ce qu’il faisait. Encore un peu et leurs lèvres se seraient rencontrés… A quoi elle pensait ? C’était beurk ça pourtant ! Enfin avec Tristan elle avait du mal à l’imaginer… et encore pire avec quelqu’un d’autre ! Alors pourquoi éprouvait-elle ce besoin, cette envie d’aller plus loin ? Mais non c’était toujours le petit garçon de son enfance… enfin… plus vraiment… puisque le jeu avait changé.

Elle avait eu des symptômes bizarres, d’abord un arbre qui symbolisait les amoureux chez les dieux et qui était tellement rare qu’il était difficile d’en créer un, puis sa vision sur Maud qui lui avait fait vraiment beaucoup de mal. C’était même pire que sa lettre même si celle là l’avait complètement achevée. Que faire contre ça ?

Cassidy avait enfermé Tristan et elle avait affirmé que c’était une bonne chose qu’elle venait de faire. Non pas qu’elle le croyait incapable de se défendre contre une armée de monstres mais surtout et encore, la voir dans cet état face à Maud serait vraiment une très mauvaise chose. Elle était honteuse, humiliée, de s’abaisser face à une femme mais c’était peut être la pire de tous.

C’est vrai que Cassidy avait été choquée par la lettre mais après avoir vécu une scène des plus éprouvantes face à un esprit ayant pris l’apparence de Maud, elle était trop épuisée pour être scandalisée. Même si c’était le cas. Car en effet, la demoiselle ne savait pas comment réagir face à la lettre. Déjà, Tristan semblait apprécié ce qui s’était passé avec cette femme et cela lui avait donné une première pique au cœur. La deuxième était d’imaginer leurs ébats passionnés, leur façon de se toucher, elle avait l’impression de le vivre puisqu’elle avait eu une vision.

Voilà ce qu’il faisait LUI quand ELLE le cherchait ! Cassidy avait été stupide d’avoir toujours un espoir de le retrouver. Non, Monsieur prenait du bon temps et c’était trop tard. Il ne savait même pas ce qu’elle avait enduré, vécu, tout ça pour le revoir… à devoir se cacher, à voyager avec son maître et toujours à sa recherche, constamment, inlassablement, y laissant son énergie, dépassant sa timidité, non il ne pouvait pas se rendre compte et d’ailleurs, à quoi bon ? Qu’il l’apprenne ne lui ferait ni chaud ni froid…

Alors Cassidy était restée dans sa chambre. Pour qu’elle n’aille pas travailler c’était assez surprenant de sa part. Il y avait deux choses dont elle ne se détournait pas pourtant. La nourriture et le travail. Or là, elle était restée dans sa chambre sans bouger, juste un peu désespérée de commencer à aimer un Drakkari qui peut être s’en fichait complètement d’elle. Il ne laissait rien paraître ! Elle ne voyait rien ! Et elle, elle aimait bien comprendre, savoir si elle faisait un truc de stupide ou pas. Pas assez d’instinct et trop de réflexion.

Kymmie était restée avec elle, lui conseillant de penser à autre chose. La fatigue, le travail… Cassidy en oubliait de s’amuser. Bon à vrai dire elle ne s’était jamais vraiment amusé… elle était toujours restée sérieuse et c’était bien dommage.

Alors, lorsqu’elle se réveilla, la demoiselle n’avait qu’une seule idée en tête. Chasser Tristan et Maud de son esprit, aller voir ailleurs et prendre l’audace de s’amuser un peu. Elle avait commencé donc par se préparer, même si elle n’était pas vraiment à l’aise. Mais bon, ça viendrait avec l’habitude, après tout, n’avait-elle pas prouvé jusqu’à présent qu’elle était capable de faire des efforts ?

Pour la jeune mage, c’était une nouveauté, cela ne lui arrivait pas vraiment ce qu’elle comptait faire. Bon ce n’était pas grand-chose, juste passer à la taverne de Glindel pour voir d’autres personnes, d’autres hommes et peut être se laisser distraire par la musique pour se changer les idées.

Elle avait essayé d’être discrète mais après tout, ce n’était pas évident du tout. En effet, Cassidy était toujours maladroite et en cherchant à bien faire, c’était à ce moment là qu’elle faisait le plus de bêtises. Elle fit tomber une décoration en s’échappant bien rapidement, serrant un peu le haut de sa cape contre elle, se déplaçant légèrement mais furtivement jusqu’à se rendre compte qu’elle sortait sans son bâton. Mais tant pis, elle avait envie d’être audacieuse ce soir… ou peut être inconsciente plutôt ?

En effet, elle n’avait besoin de personne pour se promener et Cassidy comptait bien le prouver. Au moins là Tristan ne la verrait pas passer, ne lui poserait pas de questions. Il avait même peut être l’intention de se moquer d’elle un peu, c’était tout à fait possible. Il avait bien dit qu’il l’embêterait, la tourmenterait alors voilà. Mais… si elle était complètement confiante, alors peut être ne serait-elle pas partie aussi discrètement, ou du moins essayer. Que Tristan soit dans le passage ou pas, elle n’aurait pas réagi.

Mais là, ce n’était pas le cas. C’était comme si elle s’en voulait à l’avance. Pourtant, la demoiselle ne faisait rien de mal, elle faisait juste une petite sortie ! Elle avait bien le droit de s’amuser un peu aussi… Enfin… Cela paraissait un peu irréel pour elle mais c’était comme ça.

La jeune femme avait utilisé un sort de vision nocturne même si la lune haute dans le ciel, brillait et reflétait sa lumière sur les endroits dégagés. Elle avançait rapidement, prudemment, comme si elle craignait de se faire remarquer. Surtout par Tristan en fait. Mais après tout, elle ne l’avait pas entendu bougé alors bon, pas de souci à se faire avec ça.

Cependant, elle ne se doutait pas que quelqu’un la suivait et c’est juste au moment où elle allait franchir la grille qu’une main apparut près de sa tête, empoignant un des barreaux de la grille. Cassidy sursauta un peu, ne s’attendant pas du tout à ça. Il avait été tellement discret qu’elle ne l’avait pas entendu arriver. Mais elle savait d’instinct, avant même de l’entendre parler, avant même de voir ses traits anguleux se dessiner sous la lune qu’il s’agissait bien de Tristan.

La surprise était apparut sur son visage. Elle était discrète pourtant ! Comment avait-il su ? Et puis, pourquoi était-il là alors que c’était évident qu’il lui en voulait après ce qu’elle avait fait cet après midi ?

Cassidy ne savait pas comment réagir, quelle attitude adopter. Attendez, de quoi il parle là ? Une virée sans lui ? Il insinuait quoi là ? Elle pensait qu’il voulait mettre de la distance avec elle, il pourrait très bien négliger ses sorties. La jeune femme en était perplexe.

D’un geste automatique, elle porta sa main sur le devant de son manteau de voyage qui recouvrait vraiment toute la robe qu’elle avait décidé de porter ce soir là. Encore plus couverte que d’habitude si c’était possible. Sous les rayons de la lune, Tristan pouvait constater qu’elle s’était appliquée à enlever les traces du combat de tout à l’heure, la bosse sur la tête, la coupure sur la joue. Et ses cheveux… la rendaient un peu moins sage que d’habitude. En effet, ses mèches rebelles dorées étaient savamment coiffées pour donner un effet légèrement audacieux et plus libre. Elle faisait un peu… différente même si c’était toujours la même Cassidy, pudique, réservée.

Elle respira calmement puis ferma doucement les yeux, cherchant à faire le vide dans son esprit, oubliant ce qui s’était passé cet après midi pour ne pas lui montrer la douleur qu’elle avait à cause de ce qu’il lui avait fait.

*Arrête de t’inquiéter pour rien ! Alors garde le sourire et renvoie le gentiment dormir…*

Cassidy lui fit un sourire un peu coupable, comme si après les différentes expressions de crainte, d’inquiétude et de gêne, elle cherchait à reprendre ses marques, décidant de trouver une tournure pour lui faire rebrousser chemin. Mais juste en douceur, elle ne comptait pas lui parler méchamment ni se moquer de lui.

« Et toi ? Que fais-tu là ? Envie d’une petite sortie nocturne ? »

Elle respira doucement puis s’approchant un peu de lui, le regardant dans les yeux. Il semblait oublié sa colère de cet après midi. Elle ferait de même, dans un certain sens. Cassidy fit mine de s’offusquer quand il déclara que c’était bien vilain mais prit un air amusé.

« C’est vilain de sortir sans toi ? Mais pourquoi tu viendrais avec moi ? Après tout je suis toujours la vilaine petite intello stricte et sévère. Je pensais que je ne t’intéressais pas… »

Auto-dérision, elle essayait de lui faire comprendre qu’il l’avait toujours jugé comme tel et que ferait-il avec une fille aussi coincée alors qu’il pouvait claquer des doigts pour avoir toutes les demoiselles qu’il désirait à ses pieds ? Qu’il avait une Maud prête à satisfaire le moindre de ses désirs. Alors qui était-elle à côté ? Rien ! Absolument rien ! Rien qu’une vilaine fille qui ne lui plaisait pas. Après tout, même si il lui avait voler un baiser, même si il s’amusait à la prendre dans ses bras, ce n’était que du réconfort ou de l’amusement non ?

Et puis d’ailleurs c’était bien étrange qu’il s’intéresse à ses sorties. Un peu douteux quand même mais bon, Cassidy devait se faire des idées. Elle croisa doucement les bras devant elle, un air intrépide et rebelle sur le visage. Penser à Maud et Tristan lui donnait envie d’aller voir ailleurs mais autant le faire gentiment, sans chercher à le brusquer. Elle semblait joueuse, un peu différente dans sa façon de parler, comme l’annonce de quelque chose de plus gros. Oh non elle n’était pas possédée, elle n’avait pas fumé le sol en marbre de sa chambre non. La demoiselle ne comptait pas s’afficher en public non plus.

D’ailleurs, le fait qu’elle porte un manteau qui recouvrait tout était bien contradictoire avec son attitude. C’est étrange. Elle allait bien, c’est juste que ce soir, Cassidy se sentait capable d’aller un peu plus loin, du moins de sortir et elle ne comptait pas lui cacher où elle allait.

« Je vais juste à la taverne de Glindel. J’ai juste besoin de me changer les idées en ce moment. Avec tout ce travail, je n’ai jamais réellement pensé à me distraire ces derniers temps. J’ai même cru comprendre qu’il y avait une soirée dansante ce soir »

Hors de question qu’elle y aille avec Tristan ! Parce que le voir danser avec une autre…. Aaaah ! Non c’était sa soirée ! Pas la sienne ! Et puis elle ne voulait pas danser, juste regarder, c’était une piètre danseuse.

« Enfin, je regarderais de loin. J’ai jamais appris à danser et je suis sûre que je suis capable de marcher sur les pieds pendant toute la durée de la musique… »

Elle se mit à rire doucement, c’était la vérité, jamais elle n’avait eu l’occasion de danser même pendant les soirées mondaines, restant dans son coin ou du côté du buffet plutôt. Puis, la demoiselle le regarda malicieusement, n’enlevant pas le sourire de son visage.

« Mais ne t’inquiète pas, je ne pense pas qu’il m’arrivera quelque chose ce soir là. Ce n’est pas parce que j’ai cette attitude que je ne reste pas sur mes gardes quand je décide de sortir »

Cassidy se rapprocha très dangereusement de lui. Audacieuse ce soir là. Oui un peu. Mais elle savait très bien que Tristan, c’était interdit pour elle. Pourtant… l’envie de finir ce qu’elle avait commencé sur le terrain avec lui était assez grande. Enfin, elle aurait bien voulu savoir ce que ça faisait un baiser quand c’était elle qui le donnait. Le garçon avait éveillé sa curiosité à ce sujet.

Non décidément il ne la connaissait pas cette facette d’elle. Bon elle devait jouer un peu… peut être ! Pour mieux berner dans les sentiments qu’elle avait pour lui. Pour ne prendre ça qu’à un jeu, peut être qu’il arrêterait d’avoir des gestes inattendus avec elle. Cela lui faisait mal au cœur mais tant qu’il se tenait éloigné d’elle, tout irait bien.

La demoiselle s’écarta ensuite de lui. Même si à l’intérieur de sa tête c’était un peu le conflit interne. Elle se mordilla doucement la lèvre inférieure. Cela lui arrivait de jouer un peu, enfin d’être vraiment joyeuse pour montrer que tout allait bien… en apparence seulement. Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Elle savait être une véritable tigresse si un homme prenait cela pour une invitation.

Cassidy rejeta légèrement sa tête en arrière, ses mèches dorées prenant des couleurs brillantes sous la lueur de la lune. Et puis… même si il était à la porte de l’Académie, le jeune homme ne pouvait pas sortir comme ça. Comme il avait son tatouage, dès qu’il y avait une sortie si ça arrivait, si ses intentions étaient de prendre la fuite, la douleur deviendrait tellement insupportable qu'il serait incapable de bouger. Même si ce n'était pas Cassidy qui le déclenchait ça. Alors elle n’était pas plus inquiète que ça.

« Tu devrais retourner te coucher… Enfin… ce n’est pas un ordre hein… c’est juste qu’il est un peu tard quand même. Mais fais ce que tu veux si tu as prévu autre chose. Je vais juste faire un tour, manger un bout et revenir. Enfin… si ça t’intéresse de savoir, fais ce que tu veux de mes informations »

Elle sourit doucement avant de faire quelques pas de plus comme quoi la discussion était terminée.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Mer 25 Juil - 0:18

La rattraper n’avait pas été bien difficile même si elle avait quand même un peu d’avance sur lui. Tristan était bien plus grand et durant les entraînements de son adolescence, il avait eu droit à de longues et douloureuses marches à vitesse maintenue. Ca n’avait franchement rien de drôle au départ et il en avait souffert malgré son endurance et le fait qu’il s’étai sacrément endurci depuis la mort de sa mère mais il s’était très vite dépassé et c’en était devenu… normal.
Aujourd’hui, même s’il s’était affaibli en prison, une allure soutenue ne lui posait plus aucun problème. Même s’il avait l’intention de s’améliorer encore.

En marchant justement, en pensant qu’il n’aurait aucun mal à la rattraper du fait des entraînements parfois très rude de son maître, son regard se perdit dans le vague. Repenser à lui le chagrinait un peu. Même s’ils se chamaillaient parfois et que le jeune homme avait la fâcheuse manie de vouloir provoquer mais encore et surtout défier son maître pourtant bien plus fort que lui… quasiment en permanence, il avait adoré cet homme.
Un des rares à avoir vu quelque chose chez lui, un potentiel…même si c’était pour se battre.

Tristan savait parfaitement qu’il avait attisé discrètement mais sûrement, sa rage, sa haine pour le pousser à devenir plus fort, à se dépasser. Selon lui, il pouvait devenir un guerrier tout simplement incroyable. Parce qu’il n’avait plus rien à perdre. Il ne risquait plus de blesser quelqu’un en s’effondrant avec douleur sous des entraînements trop intensifs. Il ne risquait plus de faire pleurer quelqu’un s’il se blessait, s’il était blessé, s’il était tué… Il n’hésiterait pas à se lancer dans une bataille, même perdue d’avance, il prendrait goût à cette adrénaline, cette chose étrange pour un combattant qui le faisait se sentir tout simplement vivant. Il deviendrait l’une de ces têtes brûlées, un intrépide, un courageux… le genre de guerrier qui n’a pas froid aux yeux, qui ne craint pas la mort… Les meilleurs des guerriers, ceux qui avaient été brisés tout simplement.

Etait-ce mal ? Il essayait de se convaincre que non. Après tout, il lui donnait une bonne raison de vivre à ce gamin. Devenir plus fort, pour se venger de ceux qui avaient détruit sa vie.
Il avait un objectif. Il en fallait toujours au moins un dans la vie. Bien sûr, il pensait à une personne qui le pleurerait… Maud, sa sœur.
Elle était beaucoup plus jeune que lui mais encore… assez gamine. Ce n’était pas par choix qu’elle s’était mariée à cet homme et elle avait eu de bien cruelles déceptions amoureuses lorsqu’elle était jeune. Fleur bleue, elle avait vite compris que les hommes ne l’étaient pas, pas du tout… Combien de fois pourtant l’avait-il vu pleurer ? Et elle avait changé. Elle s’était affirmée en tant que femme, décidant que puisque les hommes n’étaient que des êtres cruels et sans vergogne eh bien elle deviendrait impitoyable, l’objet tellement désirable qu’on ne peut pas toucher.

Et elle avait parfaitement réussi même s’il n’approuvait pas tellement.
Et puis il y avait eu Tristan. Quand elle le lui avait présenté, un bon moment après le début de sa relation avec lui, il avait été frappé par la jeunesse du garçon… et ses traits bien trop durcis pour cet âge justement. C’était un adolescent… Il en avait formé dans sa vie et continuait d’ailleurs de superviser quelques formations dans différents camps d’entraînement de temps à autre. Mais celui-là… était particulier. Ils étaient allés se promener à cheval avant de faire une promenade à pied.
Il montait aisément, malgré tout, était très respectueux devant le guerrier. Il ne se collait pas à sa sœur, comme s’il savait se comporter. Ca lui avait plu… mais bien plus son regard. Il n’avait pas du tout peur de le regarder dans les yeux.

Pourtant, il était connu pour être un guerrier sacrément fort et qu’il valait mieux ne pas provoquer. Beaucoup baissaient les yeux. Tristan le fixaient par contre, sans sembler intimider, avec un calme et une absence de peur impressionnante pour son âge. C’était quelque chose de nouveau. Ce fut un peu plus tard que Maud lui demanda de le former et il accepta immédiatement. Même s’il parlait peu ce garçon, quelque chose chez le persuadait qu’il ferait un guerrier d’exception. Et en tant que maître, il voulait forger ce guerrier.
Il n’avait pas été déçu. S’il était parfois très… eh bien disons qu’il exprimait ce qu’il pensait, Tristan était un adolescent impliqué, qui écoutait sans broncher les reproches, semblait boire les paroles de son maître et les comprendre bien plus vite que ses anciens disciples, il ne rechignait jamais à la tâche et ce même lorsque cela s’éloignait de son entrainement… classique. Enfin si, il râlait parfois, mais seulement pour la forme, ça s’entendait… parce qu’il ne voulait pas avoir l’air docile…

Tristan secoua légèrement la tête. Son maître, maître d’armes lui avait tellement appris. Il ne lui avait rien dit, n’était pas doué pour ça mais… dans son esprit, l’image de ce père qui n’avait jamais été là pour lui… avait pris un visage.
Il avait rattrapé Cassidy et s’était enfin manifesté. Elle était tellement… ancrée dans son idée de s’échapper au plus vite et en toute discrétion qu’elle ne l’avait pas entendu venir. Cette idée lui faisait plaisir. Il la surprendrait encore longtemps. Elle se tourna vers lui et il ne put s’empêcher d’hausser un sourcil, surpris.

Bien sûr, il avait remarqué avant même d’agripper le barreau qu’elle portait une cape de voyage même s’il doutait qu’elle souhaite se déplacer très loin étant donné qu’elle n’avait pas pris de cheval. Mais le visage qu’elle lui offrit était différent de ce à quoi il s’attendait. De la colère éventuellement, de l’agacement sûrement, pourquoi pas une attitude boudeuse ou sacrément euh… pleine de répartie colérique ? Mais non… Elle arborait une mine étrange qui lui tordit le ventre. Elle avait quelque chose… l’expression en quelque sorte d’une jeune femme surprise bien sûr mais aussi… d’une petite fille prise en faute, qui était aussi surprenante que… vraiment mignonne et qui contrastait énormément avec… eh bien sa façon de se tenir, d’être à cet instant.

Effectivement, elle avait soigné sa bosse et sa joue et quelque part, il en était un peu rassuré. Par contre, il ne l’avait encore jamais vu coiffée ainsi. Elle avait de très beaux cheveux, ça il ne pouvait pas le contester bien sûr mais là elle semblait… différente. Pendant une seconde, il changea totalement d’attitude. Il n’était pas vraiment gêné, mais s’appuya un peu sur son bras tenant le barreau, dans un geste pour s’approcher, un peu séducteur alors qu’il lui faisait un sourire absolument charmant, ses yeux brillaient d’un nouvel amusement… un amusement intéressé.
Il se reprit rapidement mais ça avait été tout de même bien assez voyant pour qu’il détourne les yeux et grimace une seconde.

Il y avait chez elle quelque chose de vraiment attirant. Qu’il était surpris de voir… de ne pas avoir remarqué plus tôt. Ca ça l’agaçait…
Il ne savait pas bien sûr qu’elle était malheureuse à cause des souvenirs qu’il lui avait inconsciemment transmis, ni à cause de la lettre, enfin pas vraiment, même s’il avait cherché à se venger et qu’elle l’avait d’autant plus vexé en réagissant comme la miss perfection qu’il ne supportait pas. Sa colère la rendait tellement plus humaine, tellement plus jolie et intéressante. Et… Il secoua légèrement la tête, l’écoutant. L’espace d’un court instant les souvenirs qu’elle lui avait transmis lui étaient passés devant les yeux, pourquoi le cherchait-elle et surtout… pourquoi la cherchait-on ?!

Elle répliqua à ses quelques mots par une question et il haussa un sourcil de nouveau, la regardant, amusé, intéressé. Elle avait plus de répartie qu’en temps normal même si encore une fois, elle le faisait très innocemment.
Non, il n’était plus en colère contre elle. Même s’il lui en voulait encore un peu. Bien sûr, il préférait réagir violemment, s’énerver, montrer un mal-être, la faire culpabiliser, quitte à la blesser. C’était tellement plus facile qu’avouer qu’il se souciait d’elle.

S’il ne répondit pas à sa première phrase, la suivante, pour laquelle il resta tout à fait imperturbable était trop importante pour qu’il l’ignore. Elle s’était approchée. Elle sentait bon comme toujours. C’en devenait un peu agaçant tout de même. Ses yeux de chat aux pupilles très dilatées à cause de l’obscurité la fixaient intensément. Des éclats argentés s’y reflétaient, des plus brillants, ses cheveux auréolés par la lune. Il émit un petit son moqueur.

- Tsss tsss tsss. Tu mélanges tout princesse.


Il mit les mains dans les poches de son pantalon et se pencha un peu vers elle, son sourire en coin immanquablement collé aux lèvres.

- Le vilain dans l’histoire ce n’est que moi. Je ne t’ai jamais trouvé vilaine et je n’ai pas l’intention de commencer maintenant.

Manière détournée de dire qu’il ne la détestait pas… pas du tout même à l’école ? Ou de lui faire comprendre qu’il ne l’avait jamais trouvée moche ou quoi que ce soit de ce genre ? Même si dans ce cas « vilaine » pouvait prendre bien des sens. Après tout, elle était l’innocence incarnée. Alors elle… vilaine, c’était pousser le bouchon un peu loin quand même !!!
Alors non, il ne la trouvait pas du tout… comme elle se prétendait être. Plutôt doué non ? Il venait de faire flamber son autodérision en quelques mots. Et à voir son petit sourire en coin persistant, il en était plutôt content certes, mais il était aussi… foncièrement honnête. Tristan était un séducteur, pas un menteur. Il ne s’amusait pas à dire des choses qu’il ne pensait pas. Sa mère le lui avait bien assez répété.

N’empêche il n’avait pas répondu à sa question de pourquoi il viendrait avec elle. Même si quelque part il avait été un peu blessé par ces mots… n’était-ce pas une façon de lui faire qu’elle ne voulait surtout pas qu’il l’accompagne ? Qu’elle n’avait aucune raison de vouloir de lui dans une… sortie. Oh elle avait bien raison après tout, mais dans sa bouche, ça sonnait étrangement… assez douloureusement. Enfin bien sûr ce n’était pas du tout ce qu’elle sous-entendait, mais chacun pouvait bien croire ce qu’il voulait non ?

Elle croisa les bras. La mine qu’elle avait à cet instant lui montrait vraiment une image d’elle qu’il ne soupçonnait pas. Etait-elle ainsi sur les routes, lorsqu’il voyageait ? S’il l’avait croisée, sans la reconnaître, cet air là lui aurait certainement beaucoup plu et donné envie de la connaître et ce pas uniquement pour la séduire. Enfin peut-être pas.
Oui il y avait quelque chose de différent chez elle. Etait-ce en rapport avec ce qui s’était passé un peu plus tôt. Une idée lui traversa l’esprit aussi choquante à ses yeux que blessante. Peut-être qu’elle essayait tout simplement… de sortir pour retrouver son petit ami ou son amant… ou peut importe le nom qu’elle lui donnait. Il se sentit soudainement aussi gêné qu’interloqué. L’imaginer avec un homme lui paraissait totalement irréel à présent. C’était plutôt étrange puisque jusqu’alors il n’avait pas vraiment… enfin il n’avait pas essayé mais il se doutait bien que même si elle était timide elle avait du en connaître… des garçons. Maintenant qu’il imaginait qu’elle sortait pour en retrouver un… non seulement ça l’écœurait parce qu’il voyait aussitôt une espèce de gros porc vicelard (difficile de faire autrement, elle faisait tellement jeune fille innocente aussi…)… deux… ben il n’était pas d’accord voilà !!!!

A sa grande surprise pourtant, même si elle gardait cette attitude juste un peu plus ouverte et… quelque part intimidante, elle expliqua où elle allait et pourquoi. Hein ? Elle voulait juste sortir s’amuser un peu ? A une soirée dansante ? Un ange passa. Tristan pencha la tête. Il avait beau essayer de l’imaginer en train de s’amuser, il ne la voyait qu’en train de se tordre de rire devant un livre ou un sort assez… amusant, enfin pour les mages comme elle quoi, pas pour les gens ordinaires. Non, elle, danser, en train de s’amuser… dans… une taverne ???!!! Euh… non… c’était beaucoup trop décalé. Il fit un léger rictus, voulant retenir son rire du fait d’une image assez… drôle venant de se matérialiser dans son esprit. Ah non…

Pourtant ce rictus disparut aussitôt de son visage. Une autre image venait d’apparaître, bien moins réjouissante. Elle était mignonne, particulièrement ce soir au clair de lune. Il l’observa une seconde et de l’inquiétude passa dans ses yeux. Elle se ferait immanquablement draguer. Or le souvenir qui l’avait assailli, quand elle le cherchait, montrait, du moins à l’époque, sa franche innocence et naïveté… touchante certes mais dangereuse. Il se remémora toutes ses petites phrases, ses sous-entendus à propos de lit, de placard, qu’elle ne comprenait pas. Si l’idée qu’elle n’avait tout simplement jamais été avec un homme ne lui vint, encore une fois, pas à l’esprit, celle qu’elle était vraiment naïve parfois lui tomba immanquablement dessus.

Non seulement elle allait se faire draguer mais il y avait des risques certains. Soit elle ne comprendrait pas les sous-entendus, les propositions et se ferait peut-être… coincer. Il ignorait comment elle réagissait à l’alcool. Or n’était-ce pas dans l’ordre des choses d’offrir un verre à une demoiselle. Saoule elle pouvait peut-être… ne plus utiliser la magie ou pas de la même façon. Peut-être se ferait-elle piéger. Soit ils profiteraient de sa gentillesse, de son innocence. Sa colonne vertébrale le lança douloureusement alors qu’un frisson d’horreur le parcourait en même temps qu’une rage sourde faisait battre le sang à ses tempes. S’ils espéraient la toucher ils…
Elle l’interrompit dans ses pensées, lui faisant légèrement secouer la tête pour se faire attentif.

Quoi ? Elle ne comptait pas danser en plus ?
Si l’imaginer danser par contre faisait curieusement très féérique dans son esprit, la penser justement assise et vulnérable aux regards et désirs des sales types souvent à l’ordre du jour dans une taverne lui arracha un nouveau frisson.
Quoi ? Elle ne savait pas danser en fait ? Ca aussi ça le surprenait. A tel point qu’il pencha la tête de côté, intrigué. Elle était maladroite bien sûr… mais elle se sous-estimait sans doute un peu aussi.. c’était habituel chez elle. Il ouvrait déjà la bouche pour répliquer mais elle enchaina.

Elle disait qu’elle ne risquait rien. Mais même avec l’assurance dans sa voix, il savait que c’était faux. Une femme ne risquait jamais rien quand elle sortait seule. C’était ainsi. Et elle était belle, désirable. Ne le comprenait-elle pas ? Elle était une cible d’autant plus intéressante. Et comment comptait-elle se défendre correctement sans son bâton hein ?
Il lui aurait bien dit d’aller le chercher mais… ça aurait montré qu’il s’inquiétait pour elle et ça il ne voulait pas l’avouer bien entendu.
De toute façon, une sortie lui ferait également le plus grand bien et il pourrait surveiller ces porcs s’ils s’approchaient de trop près d’elle.

Le visage curieusement inexpressif du garçon changea, se refaisant taquin.
Mais alors qu’il rouvrait la bouche, elle s’approcha de lui, dans cette attitude un peu provocante, attirante. Non, il ne pouvait pas la laisser sortir seule. Peut-être était-ce un effet de sa sieste à rallonge mais en tous les cas comme ça… elle ne ferait qu’attirer davantage la convoitise. Il se refusait à la laisser seule dans ces conditions. Elle ferait des bêtises… il s’en voudrait longtemps, il le savait. Mentir lui était encore possible pour l’heure, peut-être pas éternellement mais même s’il faisait beaucoup de mauvaises choses… ça il pouvait au moins bien le faire, ce soir du moins.

Elle commençait à partir, après s’être, semblait-il, désintéressé de lui. Ce qui était quand même un peu vexant.Ben quoi il n’était pas aussi… plus divertissant qu’une soirée dansante. S’il avait en tête au départ de la convaincre de rester en sachant qu’il perdait son temps, Tristan lui lança un regard moqueur, son sourire taquin s’agrandissant alors qu’il faisait un pas à sa suite, sans franchir pour autant la grille, se doutant que ce n’était pas possible sans ;.. conséquence. Son instinct le lui soufflait. Bon… la provoquer… pourquoi pas.

- Tu as raison… Va t’amuser à la taverne… en laissant ici un jeune homme plein de… bonnes intentions. Si mes souvenirs sont exacts, il y a déjà pas mal de… filles dans les dortoirs. Enfin c’est encore bien peu mais je devrai pouvoir me satisfaire avec ces jeunes filles… Certaines m’ont l’air tout à fait… innocente et j’ai toujours adoré déflorer les filles innocentes. Ce sont celles qui crient le plus fort. C’est tellement… hum… réjouissant de les entendre gémir de douleur puis de plaisir…


Petit rappel des casseroles qu’il traînait derrière lui, sa réputation de tueur et violeur. Enfin même s’il était considéré comme un Kaär juste assez… avide tout simplement. Bien sûr, il n’avait pas fait dans la dentelle en lui parlant ainsi et il ne cherchait justement pas à faire dans la dentelle. Son but était de la provoquer, de lui faire peur, pas pour la pousser à rester mais…

- Un homme a des besoins que veux-tu…

Et soudainement il changea totalement, son visage n’exprimant que de l’innocence… ce qui lui donnait un air plus jeune… contrairement à ce regard impitoyable qui le vieillissait au contraire quand il l’arborait.

- Par contre si tu m’emmènes avec toi… peut-être que si je me détends en voyant d’autres gens et en m’amusant un peu… surtout tant qu’il y a à boire pas loin… je devrai pouvoir contrôler ces pulsions… Mais bien sûr il est sans doute préférable que tu sortes t’amuser seule… tu as raison. Bon… amuse-toi bien, à plus tard… Je vais aller… hum… me détendre, moui c’est ça.


Ses dernières phrases, provocantes par contre, pleine de cette menace qu’il avait formulée plus tôt semblaient des plus sérieuses et à son tour, il se détourna d’elle. Décidé à lui mener la vie dure. Bien sûr ! Mais elle le savait pourtant, il n’y avait rien de surprenant là dedans !!!
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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Mer 25 Juil - 18:34

Cassidy songeait à Tristan et ses nombreux entraînements. Elle repensait avec une certaine douleur comment elle lui avait brisé le bras sans le faire exprès mais cela l’avait blessé elle aussi. Parce que, même si elle n’appréciait pas l’attitude du Drakkari, même si parfois elle le trouvait agaçant, irritant, le voir souffrir était au dessus de ses forces. Si il y avait bien une personne qui craignait pour lui c’était bien cette petite mage.

Car à chaque fois elle cherchait à minimiser les dégâts. N’avait-elle eu un élan de folie en prenant sa propre magie d’attaque à sa place ? A éviter certaines choses avec lui. Après tout, Cassidy était celle qui faisait attention à lui, soignait ses blessures pour le moment. Elle ne voulait pas le voir souffrir, parce qu’elle avait ce cœur qui lui faisait faire des choses attentionnées et agréables.

Même si elle ne doutait pas de ses capacités, si il montrait ne serait ce, de l’inconscience au combat, frôlant la mort, elle interviendrait. Contrairement aux autres femmes fragiles, elle, avait ce pouvoir. Et Tristan serait surpris que sa magie s’était déclenchée grâce à quelque chose de bien particulier, et qui le concernait en plus. Elle pouvait le soutenir, l’aider, elle le traiterait de fou si elle le voyait sur le point de mourir.

Cassidy ignorait encore beaucoup de choses, surtout ces nouveaux sentiments qui avaient un certain mystère à ses yeux, mais en allant plus loin, elle risquait de devenir plus puissante que ce qu’elle n’était. Son utilisation de la magie n’avait toujours pas atteint ses limites. Après tout, elle était encore jeune, elle avait le temps. Ils se retrouvaient avec Tristan. Toujours en train de se dépasser, sauf qu’elle, faisait preuve de prudence.

Si Tristan était en danger, elle réagirait. A force de tenter la mort, ne finit-on pas par y succomber ? Ils avaient tous les deux beaucoup à apprendre l’un de l’autre. Elle, à repousser ses limites, et lui, à faire preuve de plus de réserve à certains moments.

Cassidy semblait un peu perdue dans ses pensées. Elle ne l’avait pas encore vu mais son cœur était en vrac. Douloureux de se rappeler les souvenirs sur Maud, la lettre. Oui il lui avait fait du mal. Mais elle était fière, et ne pouvait donc pas montrer de tristesse pour l’instant. Non mais c'est quoi cette ramollie que rien ni personne n'attend ? Jamais personne n'avait réussi à la blesser, jamais elle n'avait eu autant d'impact, témoignant toujours d'une indifférence bien placée, d'un sérieux montrant toute sa rigidité et elle savait rester impassible. Alors pourquoi avec lui c'était différent ? Pourquoi elle souffrait ? Il la rendait dingue ! Mais Cassidy était bien décidée à ne rien montrer, ne pas lui faire ce plaisir, il n'en serait que plus amusé.

Cependant, elle afficha une attitude fort surprise de le voir ici. Non mais il faisait quoi ? Comme si ça l’intéressait de comprendre ce que faisait Cassidy ! Ou plutôt rajouter une petite couche ? Il en était bien capable ! Pourtant, après l’étonnement, la demoiselle reprit rapidement une attitude un peu farouche mais point ennuyée, lui montrant que voilà, elle n’était pas toujours triste, rongée par les remords ou tout simplement… trop explosive.

Elle l’observa lentement. L’attitude de Tristan avait changé, se faisant un peu plus charmeuse alors qu’il se rapprochait dangereusement de la mage, reprenant ses instincts de prédateur. Qu’il essaie un peu plus, ce n’est pas parce qu’elle était comme ça qu’elle n’était pas capable de le repousser. En revanche si c’était le cas, elle se montrerait plus douce qu’avec un autre homme mais ferme. Comme quoi ça ne fonctionnait pas avec elle ce petit manège. Et c’était vrai ! Même si il était magnifique et que son sourire la faisait fondre. Mais cet amusement… intéressé ne lui plaisait pas à elle.

Oh bien sûr, elle gardait une attitude correcte, pourtant elle bouillonnait à l’intérieur d’elle. Cassidy avait mal. Mais lui avouer le ferait jubiler et insister, c’est tout. Ce n’est pas une hystérique non plus !

Il répondit à son auto-dérision, un petit sourire du coin des lèvres. La jeune femme haussa un sourcil, légèrement surprise. Ce n’est pas ce qu’il montrait à l’école pourtant, il avait toujours clamé haut et fort qu’elle était agaçante, irritante, bref le genre de fille qu’on fuit comme la peste. Alors là oui elle le prit comme un compliment mais se retint de dire quoi que ce soit d’autre pour répliquer.

Si Cassidy se doutait une seule seconde que Tristan imaginait qu’elle retrouvait son amant, elle aurait beaucoup rit la demoiselle. Ca par contre c’était même pas possible pour elle. N’avait-elle pas dit que personne ne l’intéressait, qu’elle ne voulait pas aller plus loin dans une relation ? Alors c’est sûr, elle lui aurait prouvé le contraire, retrouver quelqu’un… boh elle ne connaissait pas grand monde à Glindel sauf d’une manière distante. Alors oui elle aurait bien ri.

La jeune femme ne passa pas par plusieurs chemins pour lui donner ses intentions. Lui montrant inconsciemment qu’elle n’avait pas apprécié ce qu’elle avait vu de Maud et que si lui était capable de s’amuser, elle aussi ! Elle était très têtue quand elle le voulait. Pourtant, son objectif la laissa confronter au silence, d’un Tristan qui ne devait certainement pas comprendre. Il sortit un léger rictus, ce qui enflammait encore plus Cassidy, bien décidée à lui montrer que ce n’est pas parce qu’elle est une intello qu’elle n’était pas capable de sortir pour aller s'amuser. Non mais oh ! Il la prend pour qui ? C'est une humaine après tout ! Bon techniquement c'est vrai, elle ne s'était jamais vraiment aventuré dans une taverne sauf pour prendre un repas, des renseignements pour ses missions mais cela s'arrêtait là.

Inconsciemment elle attirait l’attention, elle attisait sa curiosité et des pensées qu’elle ne pouvait pas lire. Mais à sa tête, il semblait bien surpris. Parfait c’est ce qu’elle voulait. Et bien oui ! Bon hein, elle voulait juste faire planer le mystère, qu’il ne vienne pas avec elle pour qu’ensuite il puisse se poser mille et une questions sur cette sortie nocturne. Ah oui cela lui aurait bien plu. Non elle n’était pas bonne qu’à lire des livres.

Bon c’est sûr, quand elle était sur les routes, elle évitait soigneusement les tavernes, n’était pas particulièrement à l’aise bien qu’elle savait le cacher. Si Tristan venait avec elle, il verrait qu’elle en avait uniquement dans la fierté mais qu’en pratique ça ne donnait rien. Elle avait l’intention de se mettre dans un coin, manger un morceau et repartir. Repousser les hommes trop mal intentionnés.

Elle assura qu’elle ne savait pas danser, ce qui était vrai. Si elle savait ce que pensait Tristan, la demoiselle serait fortement surprise, qu’il voulait la protéger contre les hommes. Qu’il ne voulait pas qu’on la touche aussi facilement. Bien sûr, elle se doutait que peut être des hommes chercheraient à l'aborder mais la demoiselle comptait rester sur ses gardes, et puis, on la connaissait comme une grande mage, cela suffisait à décourager en général.

Cependant, alors qu’elle se détournait de lui pensant que son petit discours avait suffit pour le convaincre de rebrousser chemin, la réaction de Tristan… était bien joué.

Il énonça un discours tout à fait typique de lui. Faisant planer la menace qu’il pouvait s’en prendre aux filles, utilisant des mots assez… choquants et écoeurants pour la demoiselle qui n’appréciait pas du tout sa façon de parler. Au départ, elle se crispa et étant tournée, se mit à grimacer. Non mais il racontait quoi là ?

*De la douleur puis du plaisir ? Nan mais si ça fait mal on commence pas non ? Qu'est ce qui peut faire mal comme ça ? Décidément ça reste toujours un gros mystère. Déflorer ? Nan mais ça veut dire quoi ça ? Tu peux pas parler moins techniquement ?*

Cependant, le choc passé, elle eut un petit sourire au coin du visage. Oui elle était choquée mais après tout, en matière de choc elle avait vu pire tout à l’heure avec lui. Et puis, pas vraiment décidée à jouer l’effarouchée ce soir là.

Tristan évoqua alors la solution de l’emmener avec elle et que cela lui permettrait d’être un peu plus calme et surtout de ne pas toucher aux élèves de l’académie. La jeune femme s’arrêta, le dos toujours tourné, l’écoutant, un sourire apparaissant sur son visage à elle. Il avait des arguments convaincants quand il le voulait…

*Finalement, qu’il vienne. Le voir tripoter des femmes me dégoûtera encore plus de lui, ça sera parfait*

Il commençait à tourner les talons pour reprendre le chemin du château lorsque Cassidy revint rapidement se placer devant lui, l’empêchant d’aller plus loin. Elle souriait toujours. Mais à quoi donc pensait-elle ? Loin de là l’idée de l’avoir choquée, même si c’était le cas, elle n’en laissait rien paraître, un regard de défi dansant dans ses yeux. Tiens donc, cela allait le surprendre ça.

La jeune femme fixait intensément Tristan, laissant planer un doute et un silence. Qu’allait-elle donc faire ou dire ? Puis, sans crier gare, Cassidy se mit sur la pointe des pieds et posa sa main sur le front du jeune homme, marmonnant quelques mots bizarres. Cela ne faisait pas vraiment d’effet mais ce n’est pas parce qu’on ne ressent rien qu’il ne se passe rien.

Puis elle approuva d’un signe de tête. Encore que de la fierté, elle savait très bien qu’elle serait moins à l’aise à la taverne, ça c’était une évidence. Et puis… elle ne pourrait pas prendre le risque de se séparer de sa cape, pas avec lui à côté. Pour qu’il lorgne encore sur sa robe, même si elle était bien couvrante comme à son habitude.

« Tu marques un point. Alors… allons-y »

Il devait s’étonner du drôle de geste qu’elle avait fait. Cassidy faisait mine de réfléchir puis le fixa à nouveau, l’air extrêmement tranquille.

« Ne t’inquiètes pas pour le tatouage, tu ne devrais pas avoir mal je viens d’étendre la zone d’effet. Tant que tu restes dans les alentours, il ne se déclenchera pas »

Cassidy commença à faire quelques pas, puis plissa les yeux tout en le regardant. Là par contre, elle paraissait plus sérieuse et se rapprocha rapidement de lui, le ton de sa voix ne demandant aucune réplique.

« En revanche, petite information. Que tu ailles tourner autour des dames et des demoiselles présentes………… ne me regarde pas….. et… je ne dirais rien »

Elle avait laissé un gros silence, s’appliquant à dire cette simple phrase qui lui demandait énormément d’efforts pour éviter de souffrir encore une fois. Un pic de jalousie l’envahit mais Cassidy le chassa rapidement de sa tête. Non ! Elle ne pouvait pas avec lui ! C’était simple !

« Par contre, si on peut éviter les conflits et bagarres ça serait pas mal. Les gens ici se fichent de savoir si on est Kaär ou Cheistam. Ils ne veulent pas se mêler aux histoires politiques. Donc ils ne jugent pas pour du passé, juste pour des actes du présent. »

Elle fit style d’épousseter sa cape puis eut un geste presque automatique, Cassidy approcha sa main de la sienne pour la prendre et le conduire mais eut une expression gênée en y pensant et se ravisa rapidement, laissant tomber son bras le long de son corps.

« Allez on démarre. Je meurs de faim ! »

La jeune femme se mit à sourire une nouvelle fois. Elle avait des arguments pour le faire rester à l'académie mais s'était abstenu. Si il voulait venir... on verrait bien ce qui se passerait. En effet, elle aurait très bien pu lui dire qu'il était impossible d'accéder aux dortoirs d'élèves pour les adultes, et que si elle le désirait elle pouvait tout à fait l'endormir avec un sort et une potion. Mais... voilà elle préfère lui laisser sa chance ou sa malchance de lui prouver encore une fois, de lui montrer bien devant elle sa façon d'agir avec les autres femmes.

La soirée s’annonçait déjà riche en rebondissements…
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Jeu 26 Juil - 3:40

HS : bon, je ne sais pas trop trop quoi mettre alors ce sera sans doute un tout ptit mess…

Tristan ne voulait pas qu’elle pense qu’il se souciait d’elle, d’une façon ou d’une autre. Surtout qu’il y avait eu cet incident… Elle l’avait enfermé et il avait horreur de ça et même s’il ne lui en voulait plus vraiment, il avait le droit de se montrer rancunier ou un peu boudeur. Il n’en ressentait bien entendu pas le besoin mais toutes les excuses étaient bonnes… Toutes plutôt que d’avouer qu’il se souciait réellement d’elle et qu’il ne voulait pas laisser des sales types l’approcher et ce même si elle était capable de se défendre. Surtout que cette petite idiote n’avait même pas son bâton de mage avec elle ! Mais à quoi pensait-elle ?! Elle n’était pas prétentieuse d’ordinaire pourtant ! Elle ne s’imaginait quand même pas pouvoir se débarrasser d’hommes trop insistants, surtout s’ils étaient nombreux sans utiliser une magie assez… puissante.

Bon bien sûr elle pouvait utiliser ce drôle de machin là, qui la protégeait quand elle était en méditation mais si jamais elle n’était pas dans cet état hein ?! Ca marchait aussi.
Tristan avait aussi besoin de s’aérer. Il n’avait que peu profité de sa liberté. En fait pas profité du tout. Quand il était sorti de sa fichue cellule on l’avait enfermé dans une chambre le temps qu’il se remette, le temps que ses blessures les plus importantes disparaissent et ensuite on l’avait transporté à l’Académie, mais sous bonne garde.
Il voulait toujours s’échapper bien entendu mais pas parce qu’il trouvait cet endroit insupportable, seulement… eh bien parce qu’il ne pouvait pas aller où bon lui semblait, juste pour la forme, et parce qu’il n’avait pas encore accompli sa vengeance.

Mais mine de rien… cet… emprisonnement qu’il voyait plus comme… eh bien une pause le temps d’être vraiment en forme n’était pas désagréable. Après tout, il était en sécurité… même s’il n’avait pas de demoiselles à draguer et il y avait Cassidy, qui même s’il s’amusait un peu, il ne draguait pas vraiment, du moins pas avec insistance.
Il pourrait être bien pire, elle ne s’en rendait pas compte, pareillement quand il avait prétendu lui pourrir la vie. Il la taquinait la torturait en douceur, ça n’avait rien d’extraordinaire comparé à ce dont il était capable. Même si bien sûr il ignorait qu’il faisait bien plus… frappant, touchant que ce à quoi il avait seulement pensé. Après tout.. il la faisait un peu tomber amoureuse de lui non ?

Le jeune homme ne pouvait pas réellement exprimer ce qu’il pensait, ce qu’il voulait alors il avait trouvé une parade.
Cassidy le surprenait en fait. Ce n’était pas qu’il la croyait incapable de s’amuser mais ils étaient si différents l’un de l’autre qu’il ne parvenait pas à l’imaginer prendre goût pour les rires gras des tavernes. Et puis franchement, les mains baladeuses des hommes venant se poser sur les hanches des serveuses puis sur celles des clientes lorsqu’ils étaient trop imbibés… ça n’avait rien de réjouissant, surtout pour une jeune femme aussi timide et pudique, presque allergique aux contacts physiques.

Quelque part, ça l’avait un peu rassuré qu’elle lui dise que c’était là bas qu’elle allait, même si c’était une image très décalée. Malgré tous ses efforts, il ne pouvait pas imaginer sa petite mage en tenue affriolante ou non, prendre part aux plaisanteries salaces, se laissant entraîner par les hommes sur des musiques hum… nécessitant de nombreux contacts, accepter les verres qu’on lui offrait et… être un peu saoule. Non, il avait beau faire tous les efforts possibles et imaginables, elle saoule… il n’avait aucun retour dans son esprit.

Parce qu’il en avait vu des demoiselles saoules. Certaines se mettaient à pleurer, d’autres se faisaient beaucoup plus provocantes, aguicheuses. Certaines se lançaient dans des danses hum… très suggestives ou se déshabillaient en public, se collant lascivement contre les hommes à leur goût.
Lorsqu’il se déplaçait de ville en ville avec son « groupe » de guerriers, faisant des pauses dans des tavernes, il avait vu la lueur de jalousie dans les yeux de ses collègues. Eux c’étaient de vrais guerriers. Bestiaux, de grosses barbes hirsutes, les cheveux mal coiffés mais loin de son style rebelle craquant. Et puis si lui attachait une grande importance à son physique et à l’hygiène, ce n’était pas le cas de tout le monde. L’un de ses camarades ne se lavait… eh bien que lorsque cela devenait trop insupportable pour ses collègues. Bref, ils étaient certainement beaucoup moins attirants. Les demoiselles l’approchaient bien plus qu’eux tous réunis. Elles l’approchaient tout simplement, lui souriaient.

Celles qui avaient bu venaient se coller contre lui en minaudant contrairement à ses amis même si certaines, se rendant compte que la place était prise, se rabattaient sur ses « amis ». Il y avait celles qui cherchaient à tous prix à se rendre désirable, essayant d’être intéressantes, riant à ce qu’il disait en faisant les yeux doux, et ce même lorsque ce n’était pas drôle, l’embrassaient. D’autres étaient plus directes et montraient clairement ce qu’elles attendaient en mettant une main sur une de ses cuisses, quand elles… étaient encore… hum… sages et pas trop suggestives disons. Il y avait pire…

Alors non, il n’imaginait pas Cassidy ainsi. Dans aucune des situations. Elle était tellement… eh bien elle… ce n’était pas qu’il ne la voyait que comme un rat de bibliothèque, même s’il s’apercevait qu’il y avait beaucoup de ça au final, mais… il n’y arrivait pas.
Lui laisser entendre que si elle le laissait là il irait s’occuper des jeunes élèves était bien sadiques et surtout totalement faux mais ça elle ne le savait pas évidemment.
Mais elle ne réagit pas du tout comme il s’y attendait.

Tristan entendait déjà des grognements, au moins une colère difficilement dissimulée, une preuve qu’il lui tapait sur les nerfs, lui pourrissait la vie et sa soirée même si en l’occurrence il cherchait plus à la sauvegarder qu’autre chose.
Elle allait s’énerver, lui montrer qu’il était impossible avec elle. Il avait plus ou moins compris que quelque chose la tracassait… à cause de l’après-midi ou plutôt par rapport à l’après-midi mais il n’avait pas encore réussi à fixer réellement ce que c’était même s’il pensait bien que c’était à cause de sa lettre pour Maud. Elle lui avait bien fait comprendre qu’elle désapprouvait l’adultère non ?

Mais en tous les cas il ne s’attendait pas à ce qu’elle fit.
Déjà il pensait qu’elle l’appellerait, le retiendrait d’une voix pleine de colère ou d’horreur. Or, elle lui était juste rapidement passé devant et elle souriait, de quoi le mettre sur ses gardes.
Elle lui toucha le front et s’il s’immobilisa, une forme de méfiance était apparue dans ses yeux. Après tout c’était une mage, les dieux seuls savaient ce qu’elle pouvait lui faire ainsi.
Et dans une simple, une seule petite phrase elle prouva qu’elle acceptait son marché. Hein ? Pas de cris ? Pas de résistance ? Mais c’était à croire qu’elle voulait depuis le début qu’il vienne avec elle. Tristan avait l’air surpris, d’ailleurs il ouvrait légèrement la bouche, interloqué.

Elle était bien trop calme, bien trop… directe et indifférente par rapport à sa menace. Ce n’était pas comme ça qu’il le connaissait. Pendant une seconde il craignit qu’elle soit en mode zombie mais ce petit sourire et surtout cette lueur satisfaite dans ses yeux… elle s’amusait à ses dépends voilà tout. C’était plutôt bien joué, il devait au moins le reconnaître… hum… mentalement. D’ailleurs il n’eut rien besoin de dire qu’elle prit, sur un ton calme et mesuré, l’initiative de lui expliquer son geste, ce petit tour de magie simple. En gros s’il s’éloignait trop d’elle il serait… mis hors d’état de fuir c’est ça ? De toutes manières il ne comptait pas fuir, pas ce soir.

Alors qu’ils allaient se mettre en route elle le prit encore au dépourvu.. Et pourtant il détestait avoir l’air surpris, le prouvait le fait qu’il se force à maîtriser ses émotions, les traits de son visage mais la première seconde, il agissait selon… la vérité. Et là, il était surpris parce qu’en gros elle lui disait qu’il pouvait draguer qui il voulait, elle s’en fichait. Bien sûr Tristan était très loin d’imaginer que la jeune femme était jalouse et qu’elle voulait juste se dégoûter de lui, en fait il n’aurait pas sérieusement prétendu qu’elle l’était, même pour rire d’elle. Mais il y avait tout de même des limites, elle qui s’accordait à dire qu’il devait être correct et tout… Enfin elle lui rappela quand même qu’elle tolérerait moins les bagarres et autres… mais tant qu’on ne leur cherchait pas des noises il n’avait pas de raison de se battre, si ?

Si elle se tourna vers le chemin, commençant à marcher après avoir interrompu son geste de lui prendre la main par un automatisme simple, lui avait beaucoup moins de scrupules et surtout était bien moins… gêné comme garçon.
Il se mit à sa hauteur, riant alors qu’elle parlait de nourriture et la pinça doucement au bras avant de lui prendre la main, sans prétention encore une fois, un sourire taquin aux lèvres, le regard amusé.

- Faudrait pas que t’essaie de m’échapper non plus… bon, je te suis, je ne connais pas le coin…

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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Jeu 26 Juil - 18:58

Cassidy n'avait pas vraiment oublié son bâton. En effet, c'est sûr qu'en sortant de sa chambre, sûrement concentrée sur l'adrénaline et son objectif elle avis omis cette pensée. Cependant, en sortant du château et après la crainte d'être suivi, l'image du bâton apparut à elle. Mais il était trop tard pour faire demi-tour. Elle avait fait du bruit donc peut être que quelqu'un allait se poser des questions et vérifier si tout allait bien. Et ça, Cassidy ne le voulait pas.

Elle semblait certes prétentieuse de sortir sans son arme mais après tout... dans une taverne les gens n'ont pas d'armes. Enfin, ça dépend des heures, des moments, bien sûr qu'on pouvait garder une arme discrète au cas où, mais certains taverniers n'aimaient pas le désordre, alors ça dépendait des lieux. Le respect était plus ou moins élevé. Pourtant, elle semblait ne pas s'en soucier ce soir. Ou surtout, ne pas se démonter devant lui. C'était ridicule, stupide mais que fait-on parfois dans des élans de défi.

Tristan voulait lui mener la vie dure, être toujours derrière elle, telle une ombre prête à fondre sur sa proie. Bon en pratique, ce n'était pas vraiment ça, il n'avait pas vraiment été casse pieds. Et la seule fois où il avait vraiment été dur, dans le sens méchant, c'était à l'arrivée de Lilly où il s'était renfermé sur lui-même mais cela s'était vite calmer grâce à la petite mage qui avait désamorcé le conflit et lorsque... elle lui avait cassé le bras. C'était toujours très douloureux d'y repenser.

Un autre moment que la jeune femme ne parvenait pas à percer était ce fameux soir sous les étoiles où il avait été très distant pendant un moment, s'éloignant d'elle comme si elle était atteinte d'une maladie particulièrement contagieuse. Ca non plus elle n'avait pas compris. Cela lui faisait mal. Ne comprenait-il pas ?

Sinon, c'était plutôt de la taquinerie qui partait dans des airs... de séduction, un jeu un tout petit peu... amoureux. Ses gestes attentionnés, ses sourires, il était aux petits soins avec elle. Un peu moqueur parfois mais dès que la demoiselle avait un souci, il était là, présent, veillant sur elle et lui faisant ressentir des émotions jusque là inconnues. Et cela était dur pour Cassidy qui ne comprenait pas vraiment ! Il était toujours confiant, sûr de lui, comme si tout était normal, comme si il ne devinait pas qu'il la faisait réagir comme ça.

Lorsqu'ils étaient dans le local, elle avait eu une décharge électrique dès qu'il avait commencé à déposer des petits baisers, fins mais tentants, dans le creux de sa gorge. La chaleur l'avait envahit mais ce n'était pas ce chaud qui annonçait l'arrivée d'un danger chez Cassidy mais une certaine envie, que son corps réclamait. Il fallait préciser que le bougre savait s'y prendre ! En même temps, pour quelqu'un qui se vante d'avoir eu un tableau de chasse bien rempli, il devait savoir comment faire pour activer ses... sentiments... et cette envie. Et elle se sentait ridicule de tomber dans le panneau aussi facilement !

Pourtant, parfois elle croyait. Qu'il était sincère, vrai. Mais c'était sans compter sur Maud qui remettait tout en jeu et en questions. Cassidy était jalouse oui. De chaque femme qui pourrait séduire Tristan, de sa facilité à attirer les contacts pour s'amuser avec et éprouver sûrement... un plaisir, peu importe la personne. C'était des pulsions après tout.

Cassidy était le cliché type de la femme innocente et même enfantine. Elle n'avait jamais bu une seule goutte d'alcool. A vrai dire, elle prenait soit un verre de lait soit un truc sucré mais jamais quelque chose qui faisait tourné la tête. D'ailleurs, elle n'aimait pas cette odeur qui imbibait les fêtards, les rendait différents et on pouvait facilement déraper et faire des bêtises. Dans ses voyages, elle en avait vu des clients qui, parfois supportant mal l'alcool, étaient soit très heureux et entreprenant, soit au contraire... agressifs. Elle devait garder toutes ses capacités.

Tristan l'avait encore choqué, mais ayant le dos tourné, elle pouvait laisser libre cours à des expressions du visage plus agressives et une colère l'avait envahi. Non qu'il n'a lui même été... touché par une adulte à son adolescence il voulait faire subir le même sort aux autres ? On nageait en plein délire là ! Ce n'est pas parce que Monsieur avait apprécié que c'était le cas pour tout le monde. Ce n'était pas une académie de débauche ! Une île de soumises ! Alors, elle était choquée et horrifiée.

Pendant un instant, la jeune femme pencha entre deux attitudes, l'insulter royalement, lui faisant comprendre qu'elle n'accepterait pas ça dans son école, lui dire qu'il lui pourrissait la vie, qu'elle ne pouvait pas faire ce qu'elle voulait tant qu'il était là mais rien de tout ça n'apparut sur son visage. A part qu'elle décida de jouer le jeu, montrant qu'elle n'était point choquée par son comportement, après tout, de la part d'un dragueur et d'un violeur, on pouvait s'y attendre non ?

Elle avait enlever la protection du tatouage et comme il était méfiant, la jeune femme lui expliqua. Toujours sincère, en plus comme cela concernait directement Tristan, elle préférait dire ce qu'elle comptait faire, pour ne pas le surprendre en mal, pour ne pas qu'il s'inquiète, contrairement quand elle tombait dans l'inconscience et là, la parole n'existait plus. Il semblait de plus en plus surpris, ne s'attendant pas à sa réaction. Après tout, elle avait mal alors... autant prendre sur soi pour ne pas montrer qu'il l'avait touché au coeur à ce moment.

Cassidy insista sur les relations. Pas de doute qu'il se passerait des choses avec les femmes. Après tout, son Drakkari était vraiment un homme charmant, il savait s'y prendre et... les pulsions revenant comme il disait, cela serait sûrement en jeu. Elle en était jalouse, de ce petit côté rebelle, craquant, celui qui la torturait parce que comme toutes les autres femmes, Cassidy appréciait son physique. Etait-ce honteux de penser cela ? D'aimer un homme qui était beau ? Etait-ce interdit ? A vrai dire, elle ne le savait pas, mais peut être en voyant son comportement dans un environnement qui le caractérisait, cela serait plus simple d'ouvrir les yeux tout simplement.

Encore une fois, il fut surpris, ne se doutant de rien. Elle chercha à le prendre par la main, puis s'arrêta. Ce n'était peut être pas une bonne idée et puis elle ne comptait pas le traîner à côté d'elle pour bien s'assurer qu'il la suivait non, elle ne voulait pas lui donner l'impression que la mage dirigeait ses mouvements. Cependant, ce fut lui qui la surpris.

Car sans se formaliser, il commença par rire en lui pinçant son bras... qui était bien camouflé sous son manteau. Seul les mains en ressortaient et un peu des poignets qui dévoilait une couleur pas trop visible à cause de l'obscurité. Elle était bien camouflée. Elle sursauta. Là c'est lui qui la surprenait.

"Aieuh ! Je suis consciente hein... pas besoin de..."

Il ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase que le Drakkari prit sa petite main dans la sienne et la mâchoire de la mage se crispa, surprise que ce soit lui qui le fasse, qu'il lui tienne la main comme si rien n'était. Elle le regarda, un peu avec surprise puis secoua la tête. Non mais ok quoi ! Il déclara qu'il la suivait puis Cassidy hocha la tête avant de s'engager sur le chemin.

Les deux jeunes gens traversaient la forêt qui était un peu sombre pour rejoindre Glindel. Cassidy était perdue dans ses pensées, ne parlant pas vraiment, parce qu'elle n'avait rien à lui dire et puis, elle était déjà en train de se demander quelle attitude adopter à la taverne. Depuis qu'elle avait arrêté de voyager, les soirées en taverne ce n'était plus pour elle. Parfois elle s'y arrêtait pour manger ou prendre des informations mais ne s'y attardait guère.

*Me voilà dans une jolie situation ! Il va se rendre compte que je ne suis pas spécialement à l'aise dedans... encore moins puisqu'il est à côté ! Mon plan tombe à l'eau ! Moi qui voulait un peu le faire mijoter en rentrant c'est loupé... Je n'aurais qu'à me mettre dans un coin et manger... et puis... je l'observerais*

Une pensée lui traversa l'esprit. Le fait qu'il lui tienne la main pouvait avertir les habitants d'une certaine chose. Ils étaient ensemble. On ne tient pas la main à un étranger, cela reste un contact assez... rare voire inexistant. On peut tenir la main d'une jolie demoiselle, d'une fille de joie ou autre mais la tête de Cassidy montrait tout à fait qu'elle n'avait pas d'intérêt et d'amusement... et bien comme Tristan aimait s'en vanter en fait.

Au fur et à mesure qu'ils avançaient, le visage de la mage devint un peu moins fier, moins... rassuré. Tristan allait la voir comme d'habitude. Une coincée... Par moments, elle pressait doucement sa main, appréciant la chaleur du contact avec Tristan mais sans s'en rendre compte. Un peu de crispation, elle était tendue, pas vraiment à l'aise après tout. Cependant, la demoiselle ne dit rien, ne fit rien remarquer, s'enfonçant dans le silence.

Elle aurait pu plaisanter tout le long du trajet, cela aurait noyé le poisson dans l'eau, mais cela allait au-delà de ses capacités à témoigner cet air de défi. Pas de suite dans les idées pour l'instant, elle marchait, simplement, le regard fixé sur le chemin alors qu'elle semblait savoir où elle allait malgré l'obscurité. Sa vision grâce à son sort aidait beaucoup. La forêt était plutôt tranquille, les monstres ne traînaient pas souvent par ici.

Enfin, ils arrivèrent à Glindel. De la taverne s'élevaient déjà de la musique entraînante, quelques citoyens étaient à l'extérieur et tournaient autour, des torches étaient allumées, l'ambiance semblait accueillante, chaleureuse et on avait l'air de s'amuser dedans. Arrivés à proximité, Cassidy souffla un bon coup comme si elle s'apprêtait à lancer un sort particulièrement puissant puis poussa la porte, toujours accompagnée de Tristan.

Instinctivement quand elle entra à l'intérieur, la jeune femme lâcha la main de Tristan pour serrer un peu plus fort son manteau, sans aucune intention de l'enlever pour l'instant. Elle déglutit. Les regards se tournèrent vers eux mais ce fut surtout des gloussements de demoiselles qui fixaient le beau jeune homme qui s'élevèrent dans la salle.

*Ne dis rien, ne fais rien, surtout, ne te fais pas remarquer*

Cassidy tentait de se faire discrète. On la regardait aussi, mais elle prit un air strict et sévère, celui qu'elle collait à la mage qu'on ne pouvait pas chercher à embêter, par peur de se retrouver transformer en crapaud ou autre animal humiliant. Car même si la taverne regroupait des voyageurs, les habitants de Glindel s'y trouvaient aussi et connaissaient la mage de réputation. Une bonne jeune fille dévouée mais pas très causante et tournée vers les contacts, on évitait de la contrarier.

Elle se tourna vers Tristan, toute trace de... joie, d'amusement ayant disparu et juste une concentration extrême animait son visage, montrant qu'elle faisait preuve de prudence. Pas vraiment ce qu'elle voulait à ce moment là. Si elle était venue sans Tristan, peut être aurait-elle cherché à sympathiser avec quelques hommes, s'amusant un peu, enfin surtout discutant mais là... elle ne pouvait pas. Pourquoi se sentir aussi gêné ?

"Hum... je vais voir ce qu'ils proposent en repas ce soir..."

Aux différentes tables, il y avait des joueurs, des clients qui admiraient les danses d'autres clients, certains qui parlaient de sujet et d'autres encore se trouvaient au comptoir où ils commandaient des boissons au tavernier.

Elle s'attendait à ce que Tristan le suive, mais une demoiselle vint se planter devant lui dès que Cassidy eut le dos tourné. C'était une de ces femmes attirantes, au décolleté vertigineux et au sourire carnassier, séducteur, le genre de femme qui aime s'amuser et surtout, prendre du bon temps avec ces Messieurs. Elle était vêtue d'une robe bleue nuit, presque noire, qui épousait ses formes gracieuses et féminines. La dame avait la démarche chaloupée de celles qui aimaient séduire. Tout dans son attitude n'était que provocation.

Alors, dès qu'elle avait vu le beau mâle qui entrait dans la taverne, avec une femme particulièrement... boudeuse et coincée, l'occasion était trop bonne. La nuit allait être magnifique ce soir. Dès que Cassidy s'était un peu éloignée, elle en avait profité pour se mettre en travers de son chemin à Tristan, le fixant avec audace et séduction, ce petit regard langoureux tellement intéressé par un petit jeu.

"Bonsoir beau jeune homme. C'est bien la première fois que l'on vous voit dans le coin. Accepterez-vous de boire un verre en notre compagnie ? Nous aimons bien les étrangers, il y a toujours beaucoup de choses à raconter... hum... et plus si affinités"

Tout en parlant, elle s'était rapprochée dangereusement de lui, n'y allant pas par plusieurs chemins. La position permettait de voir à Tristan le décolleté plongeant, sa peau douce. Ses cheveux étaient noirs comme ceux d'un corbeau et ses lèvres fort bien dessinés. Une peau un peu pâle mais qui lui donnait des allures de poupée de porcelaine. Ses yeux de la même couleur que ses cheveux, dans les tons foncés, lui donnait un regard envoûtant et charmant.

Plus loin se trouvaient deux autres demoiselles attablées qui attendaient que leur "collègue" revienne avec le beau jeune homme.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Ven 27 Juil - 4:02

Ils marchaient tranquillement l’un à côté de l’autre. Tristan avait adapté sans mal son rythme à la jeune femme proche de lui et tenait sa main comme si c’était la chose la plus naturelle au monde. Difficile à croire venant de lui ? Peut-être.
En tous les cas, comme elle l’invitait à venir avec elle, il n’allait ni rechigner, ni trop en faire, autant rester calme pour l’heure. Et puis, en vérité il n’avait pas de réelle exigence si ce n’était eh bien sortir un peu bien entendu mais avant tout, veiller à ce qu’elle ne fasse pas de bêtises.
C’est fou comme une petite mage maladroite et mignonne… un peu trop innocente pouvait attirer les ennuis. Etait-ce une seconde nature chez elle ?

Le jeune homme était silencieux et ses yeux fixés sur le chemin devant eux. Il ne cherchait pas à la dévisager et donc ne se rendait pas compte que Cassidy perdait peu à peu cette belle assurance qui l’avait plutôt pris au dépourvu et plu un peu… peut-être.
Pour sa part, il voyait plutôt bien dans la nuit, sans doute à cause de ses gènes soi-disant hérités des dragons. Cela ne valait certainement pas la vision parfaitement nocturne des Nekos mais elle surpassait tout de même de très loin celle assez… faible et inutile des humains. Même si à voir la jeune mage évoluer sans mal à ses côtés, il était clair qu’elle avait trouvé moyen de pallier ce problème. Un sourire éclaira son visage. Avec elle, ça n’avait rien de surprenant, elle cherchait toujours des solutions…

Sa petite main se serrait un peu plus dans la sienne de temps à autres et il ne faisait rien pour la lui retirer. Même s’il n’avait pas vraiment agi ainsi avec une raison particulière, Tristan n’avait pas dans l’idée de la lâcher, du moins pas tout de suite. Certes c’était un geste assez particulier qui montrait bel et bien un lien entre deux personnes et il… pensait qu’elle n’en était pas vraiment gênée puisqu’elle ne retirait pas sa main et semblait en quelque sorte s’assurer de sa présence en pressant ainsi sa paume contre la sienne à certains moments.
C’est qu’elle n’avait rien à cacher, rien à se reprocher. Dans un sens, ça n’avait rien de désagréable, c’était même plutôt…sympa de sentir ainsi la présence de l’autre. Il comprenait un peu mieux pourquoi tant de personnes le faisaient.

Enfin ils arrivèrent à la taverne. Elle semblait un peu stressée… Ah non, ça devait juste être un soupir parce qu’il lui collait au train voilà tout. Bah elle allait devoir s’y faire. Il avait une bonne raison au final même s’il était hors de question qu’il la lui révèle !!!!
Mais elle eut un geste auquel il ne s’attendait pas. Alors qu’ils entraient et qu’il s’était mis à légèrement bouger la tête au rythme de la musique, à peine mais assez pour avoir l’air d’apprécier, elle lui lâcha la main. En fixant les personnes déjà présentes dans la taverne. Si elle l’avait giflé devant eux, ça aurait été certainement pareil. Quoi ? Elle avait honte d’entrer ici avec lui hein ?!
Tristan calma rapidement sa colère en choisissant d’ignorer cette raison qu’il avait pourtant, d’être vexé. Mais il eut un sourire charmeur accompagné d’un clin d’œil pour les « glousseuses » même s’il ne s’adressait à personne en particulier.

Oh il n’avait pas l’intention de faire n’importe quoi, mais pour un peu, il était rassuré. Ah… Il avait fini par croire que son potentiel de séduction s’était envolé en prison. Après tout entre une mage coincée, une prof timide et des élèves… qui étaient des gamines !!! Franchement… il n’avait pas énormément la côte ! Enfin pas celle dont il avait l’habitude du moins. Entendre des soupirs et voir de beaux visages féminins tournés vers lui… lui faisaient un bien fou. D’ailleurs le beau jeune homme carra les épaules, se redressant en bombant le torse. Ca ne se voyait pas énormément vu qu’il se tournait toujours droit mais il semblait soudainement bien plus à l’aise… si tenté qu’il ait pu être mal à l’aise précédemment !

Elle essayait d’être discrète au final ? Ah… Eh bien c’était plutôt mal parti. N’avait-elle pas remarqué la couleur des cheveux de son compagnon ? Il ne passait pas vraiment inaperçu avec ce rouge ? Et puis franchement, c’était un grand et beau garçon et il n’aimait pas se cacher. Franchement, discrétion ? Avec lui dans le coin ? Ce n’était pas très… réaliste.
Elle lui dit qu’elle allait chercher à manger et il baissa les yeux sur elle, penchant légèrement la tête de côté. Il était encore vexé qu’elle l’ait lâché à cause du regard des autres. Pourtant il n’y avait rien entre eux. Faisait-elle pareil avec ses petits-amis ? Lui ça l’énerverait !

- Fais ce que tu veux. Moi j’ai mangé, je n’ai pas faim…


Ce n’était pas un reproche et il avait parlé très calmement comme s’il n’y avait aucun problème, se contentant d’hausser les épaules d’un air indifférent.
Apparemment elle s’attendait à ce qu’il lui emboite le pas comme un bon toutou et il soupira en faisant un pas, occupé à admirer juste avant les poutres au plafond. Après tout, il ne fallait pas oublier qu’il s’intéressait à beaucoup de choses, l’architecture en faisait partie et celle-ci était simple mais intéressante. Bon, il n’avait pas faim, mais il ne serait pas contre quelque chose à boire. Pas trop fort tout de même pour qu’il puisse garder un œil sur sa protégée au cas où, mais assez pour lui faire oublier qu’elle avait l’air aussi peu à l’aise ici que son attitude à l’Académie avait prétendu le contraire. Alala… est-ce qu’elle frimait avant ? Parce que là, elle n’avait franchement pas la tête de quelqu’un qui avait envie de s’amuser.

Alors qu’il commençait à la suivre, une silhouette se dressa entre lui et Cassidy qui lui tournait le dos. Tristan s’arrêta en penchant légèrement la tête comme souvent. Devant lui se tenait, assez fièrement, une sublime jeune femme… hum… qui n’avait pas peur de mettre ses formes en valeur. En fait pour un peu qu’elle veuille les mettre légèrement plus en valeur, il n’y aurait plus qu’une option, qu’elle se déshabille. Elle avait le regard de ces femmes sûres d’elle et de leur charme, le même que Maud. Elle avait en particulier un atout de choix qu’elle semblait vraiment s’amuser à mettre ostensiblement sous le nez des hommes pour leur faire perdre la tête.

Oh sans doute avait-elle vu bien des habitants ou simplement voyageurs les yeux obstinément fixés sur son décolleté, incapable de la regarder dans les yeux, déjà tout excités à l’idée de pouvoir ne serait-ce que toucher l’objet de leurs convoitises, incapables de réfléchir, totalement impatients et sans contenance. Pour les femmes, c’était une petite victoire. Après tout… les hommes pouvaient être bien cruels et affirmaient tant leur supériorité qu’elles avaient droit de se venger, au moins sur ce point, non ?
Mais Tristan n’était pas du tout du même gabarit. Il était surpris bien sûr d’être abordé si… rapidement, mais ni perturbé, ni complètement gaga.
D’ailleurs la demoiselle lui parla et il l’écouta en la fixant dans les yeux avant de relever la tête pour adresser un sourire aux deux autres demoiselles.

Il rabaissa ses yeux orangés et adressa un superbe sourire à la séductrice avant de faire un pas en arrière, s’inclinant en prenant la main de la jeune femme pour y déposer un léger baiser en fermant les yeux, les rouvrant peu après avec une lenteur calculée.
Le guerrier se redressa, passant négligemment une main dans ses cheveux en désordre. Son sourire était à la fois séducteur et taquin.

- Je suis flatté damoiselle… Et je vous prie de croire en ma sincérité lorsque j’affirme que vous êtes radieuse. Néanmoins, je ne peux accepter immédiatement votre requête.


Il accentua un peu son sourire en s’approchant un peu d’elle, l’air vraiment ennuyé.

- Ne vous offusquez pas surtout, j’ai bien l’intention de rejoindre sous peu votre table et de passer au plus vite au tutoiement mais… voyons les choses en face, un étranger débarque et rafle d’un coup les trois plus belles demoiselles de la salle ? Que d’autres dévorent des yeux depuis sans doute plusieurs heures déjà sans oser tenter quoi que ce soit de peur de ne pas être à la hauteur sans doute.


Cette fois il semblait parfaitement sûr de lui.

- A la hauteur je le suis c’est certain, mais j’aimerai éviter de trop provoquer ces lourdauds. Je ne les crains pas le moins du monde mais ce serait vraiment ennuyant de perdre du temps ainsi non ? Accordez-moi donc juste quelques minutes et je vous rejoins en… toute innocence. Oh… et je suis un spécialiste des affinités…


Et là son sourire était aussi entendu que faussement innocent.
Et oui, quand il le voulait il savait parler aux dames. Il avait très vite compris de quel genre était celle-ci. Elle cherchait un homme, un vrai mais voulait aussi être traitée avec respect comme le prouvait son petit air supérieur et certain de plaire. Il n’allait pas la démentir car elle le méritait bien. C’est pourquoi il l’avait vouvoyée au lieu de la tutoyer ce qui aurait été une attitude certes bien plus provocante mais surtout très rustre, les demoiselles aimaient rêver de temps à autres et ce même si elles étaient des plus courtisées. Son ton était poli quoique très suggestif et au son de sa voix elle avait dû comprendre qu’il était plutôt… assuré et certain lui-même de ses atouts. « La hauteur » qu’il suggérait avoir ou du moins pouvoir prouver était aussi subtile que son regard un brin pervers à cet instant. Elle était désirable cette fille, il n’avait pas l’intention de dire le contraire.

Ce fut avec un clin d’œil aguicheur et un beau sourire qu’il s’éloigna d’elle en articulant silencieusement un « à tout de suite » alors qu’il suivait Cassidy qui avait sacrément avancé d’ailleurs. Il ne savait pas si elle l’avait écouté, attendu ou simplement vu. De toute manière, elle avait dit qu’elle ne l’empêcherait pas de draguer et n’avait rien contre alors il n’allait certainement pas se gêner et puis vu qu’elle avait tellement honte d’être vue en public avec lui, il allait faire en sorte que personne ne pense qu’ils étaient ensemble, au pire les prendrait-on pour des cousins ou des amis, voilà, na !!!!
Il vint négligemment s’accouder au bar à côté d’elle et lui fit un léger sourire. Elle n’avait pas l’air spécialement à l’aise encore une fois… loin de ce qu’elle avait prétendu jusqu’alors.

- Je vois que ma présence t’importune mais ne t’en fais pas, je ne vais pas te gêner davantage. Fais donc ce que tu voulais, moi je vais aller boire un verre avec ces demoiselles, elles semblent avoir plein… d’histoires à raconter. Et arrête donc d’être si coincée, amuse toi, tu es là pour ça non ? Je ne te juge pas alors lâche toi un peu !


Là son ton était un peu désespéré même s’il regardait la jeune mage avec un certain amusement. Son petit sourire en coin, qu’il n’avait pourtant pas utilisé avec la jeune aguicheuse était revenu sur ses lèvres.

- Allez… bon appétit…

Après tout c’est bien pour cela qu’elle était allée au bar non ? Elle voulait aussi commander à manger. Tristan aperçut, du coin de l’œil, deux hommes qui fixaient la jeune directrice. Eh bien… grand bien leur fasse, s’ils avaient l’intention de parler dans le vide. Elle ne semblait même pas écouter ce qu’il disait, ce qui l’agaçait tout de même un peu. Enfin, tant qu’elle restait dans la salle il n’avait pas de soucis à se faire, si ?

Il la salua tout de même d’un sourire, évitant de la toucher puisqu’elle semblait vraiment glaciale avec lui en public et il se dirigea vers la table des trois jeunes femmes. La plus attirante restait quand même certainement celle qui l’avait abordée ou peut-être était-ce tout simplement la moins gênée. Il s’assit après avoir salué les demoiselles et leur fit un beau sourire, s’asseyant dans une posture simple, que beaucoup d’hommes dans la salle avaient également prise… mais qui avec Tristan, comme bien des choses qu’il faisait, était plutôt sexy… à croire que petit il était tombé dans une marmite de philtre d’amour !!!! Ou plutôt de séduction… voire les deux. Quelqu’un avait-il tenté d’adapter la comptine pour enfants. « Un ptit Tristan, qui courait dans les champssss, je l’attrape par la jambe, je le montre à mes amies sorcières. Ces damoiselles me disent, trempe le dans ce chaudron, trempe le dans cette marmite et ça fera un beau Tristan terriblement sexy, séducteur et prompt à charmer ces dames, relâche le dans la nature et il les rendra toutes dingues !!! »
Ah ben ils avaient bien su l’adapter alors…

- Navré de vous avoir fait attendre damoiselles. Je m’appelle Tristan. Quels noms donne t-on par ici à d’aussi sublimes jeunes femmes ?
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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Ven 27 Juil - 5:11

Cassidy devenait de plus en plus tendue. Elle se sentait totalement ridicule à évoluer ainsi, aussi coincée qu'à son accoutumé. Rien que de la frime et rien de plus, pas capable de jouer jusqu'au bout. Alors, lorsqu'ils marchaient silencieusement l'un à côté de l'autre, la demoiselle se sentait inconsciemment rassurée quand elle serrait un peu plus sa main. C'était ça. Avoir la présence de Tristan à ses côtés sonnait comme une... sécurité. Hé ! Non ce n'est pas vrai ! Puisqu'elle voulait y aller seule au départ. Alors...

Confuse oui c'était le mot qui la caractérisait pour le moment.

Ils entrèrent dans la taverne alors qu'elle était encore plus stressée que ça. Les regards qui se tournaient vers eux et surtout vers son compagnon, Cassidy avait du mal à s'y faire. Pourtant elle était bien couverte ! Rien qu'à cette pensée, la jeune femme lâcha la main de Tristan pour vérifier cette affirmation. Sa main tenait à présent le haut de son manteau et le serrait comme si elle allait le broyer. La main avait pris une couleur blanche, montrant un arrêt du sang à ce moment là. Puis Cassidy se calma et desserra un peu, mais sans lâcher son manteau. C'était sa protection, sa sécurité.

Cassidy n'avait pas lâché sa main par choix, mais elle prenait toujours une nouvelle attitude... encore plus distante et coincée en public. Elle n'avait pas honte d'être avec lui mais pour la mage, ça l'agaçait de voir ces regards de femme qui la fixait jalousement, telle des vipères prêtes à sauter sur la moindre occasion. Elle aurait pu rester avec Tristan, garder sa main mais... elle ne s'en sentait pas capable. Parce qu'elle ne le méritait pas, qu'elle ne voulait pas le retenir tout simplement.

Alors que les demoiselles gloussaient et que le Drakkari s'était redressé, prenant une autre démarche et position, la jeune marmonna toujours aussi tendue qu'elle allait cherché à manger. En même temps, elle avait posé une autre main sur ses yeux pour désactiver son sort de vision nocturne, après tout elle n'en avait pas besoin ici.

Tristan lui déclara qu'il n'avait pas faim et Cassidy avait déjà fait quelques pas. Ce n'est pas comme si elle voulait qu'il la suive, d'ailleurs elle ne l'attendait pas, qu'il pouvait évoluer comme il voulait dans la taverne. Oui après tout, il n'était pas toujours obligé de la coller, il la trouvait bien agaçante cette petite mage comme il le sortait de temps à autre. Et puis au moins, il se sentirait moins enfermé et entravé dans ses mouvements si la demoiselle lui laissait le champ libre. Même si ça lui faisait mal au coeur. Mais bon c'était Tristan. Elle devait ouvrir les yeux.

Cependant, elle entendit un bruissement de robe juste derrière elle. Alors qu'une demoiselle qui semblait fortement intéressée par le Drakkari entama la conversation. Dès que Cassidy avait tourné les talons, celle là venait d'en profiter pour faire son petit manège. La mage plissa légèrement les yeux, écoutant ce qu'elle disait.

*Voyons voir comment tu réagis maintenant...*

Elle continua de marcher en direction du bar, mais assez lentement, comme si elle écoutait l'échange verbale de son Drakkari avec la... pintade. Mais cela restait très discret. Et elle fut quand même fascinée de voir que Tristan était un homme des plus courtois. Pas étonnant que les dames tombent dans ses filets. Il savait s'y prendre, la langue bien placée et maniant les mots avec dextérité, ni trop cru et vulgaire, ni trop innocent pour être tout à fait vrai.

La demoiselle qui l'avait abordé semblait ravie. Tiens donc, un homme assez intelligent pour ne pas se jeter dessus dès le premier coup d'oeil comme une bête enragée. C'était... prometteur. Et puis il n'avait pas l'air d'être gênée même si ses yeux qui brillaient d'une lueur intense avaient remarqué la petite blonde qui l'accompagnait et semblait désintéressée. Quelle idiote ! Un homme pareil... elle allait le regretter de le laisser sans surveillance mais bon, la vie est fait d'amusements.

Cassidy continua d'avancer alors que ses sourcils s'étaient froncés et sa main serrée un peu plus fort en l'écoutant parler. Elle s'attendait à quoi ? Qu'il se couche et vienne la retrouver. Hum non ! D'ailleurs elle même lui avait fortement indiqué qu'il n'avait pas à se gêner pour elle, qu'il pouvait faire comme dans ses... habitudes. Alors elle s'attendait à quoi hein ?

*Tsss... un vrai coq de basse cour...*

Elle accéléra sa marche pour se placer contre le comptoir du bar sans faire plus de manières.

La jeune femme semblait un peu perdue mais concentrée, sévère et stricte, tout comme son Académie. Tristan la rejoignit mais elle ne daigna même pas s'occuper de ça. Non, la jalousie... est vraiment un très vilain défaut. Sa présence l'importunait ? Un peu oui ! Mais c'était pour son bien ! Toute façon qu'est ce qu'il en avait à faire d'elle hein ? Un homme comme lui ne pouvait pas être avec une coincée comme elle. C'est pour cette raison qu'elle feigna l'indifférence. Ils n'avaient pas la même façon d'être, de jouer. Alors... qu'il aille voir ses pintades et la laisse en paix.

Tristan tourna les talons et vint rejoindre les demoiselles à leur table. Elles faisaient des grands sourires, gloussant par moments et finirent par se présenter.

"Je m'appelle Gwen, et voici Helena et Julie. Alors beau jeune homme, qu'est-ce qui vous amène dans ce petit coin sans prétention ? Votre... compagne n'a pas l'air très heureuse"

Juste envie de s'assurer de certaines choses, même si cela ne la dérangeait pas plus que ça, elle voulait savoir si Tristan était capable de faire des actions même si la petite mage semblait vraiment boudeuse, ne les regardant que du coin de l'oeil mais très discrètement, si bien que cela ne se voyait pas.

Elles se mirent à discuter avec lui alors, d'une bonne animation. Des verres furent apportés alors que les demoiselles buvaient et riaient au discours de Tristan, se rapprochant toujours un peu plus. Une d'elle empoigna son verre avec un sourire, effleurant la main de Tristan avec un regard très significatif.

Cassidy ruminait un peu à la taverne même si elle ne le montrait pas. Bien que le fait que Tristan soit avec elle ne soit pas vraiment… dérangeant mais elle était encore en train de se demander comment elle avait réussi à se laisser convaincre. Surtout qu’elle voulait s’amuser un peu et avec lui à côté, ce n’était pas vraiment envisageable. Elle prenait alors un grand intérêt à observer l’animation des alentours, après avoir détourné ses yeux des... protagonistes principaux attablés plus loin, soupirant un coup.

La jeune femme était debout contre le comptoir, un bras posé négligemment sur la surface en bois, ses yeux se tournant vers les nombreux clients. Elle n’avait pas enlevé sa cape. Savoir Tristan à côté était encore plus… gênant et même si il disait que se découvrir un peu évitait d’attiser des curiosités malsaines plus tôt dans l'après midi, la mage était restée renfermée là-dessus, refusant de dire quoi que ce soit sur cette objection de se mettre un peu plus à l’aise.

Tristan était parfaitement calme, séducteur et charmants. Il attirait les regards des demoiselles et de ces messieurs qui le fixaient en se demandant ce qu’un Drakkari comme lui faisait ici avec une compagne particulièrement boudeuse et surtout coincée comme Cassidy. Même si la plupart des gens ici connaissaient Cassidy, ils faisaient preuve d’un certain respect pour ne pas parler de choses pas très attentionnées en sa présence. Certains avaient entendu les rumeurs sur sa façon de remballer les hommes et d’autres étaient juste courtois car elle en témoignait toujours en retour.

Cassidy leva les yeux au ciel en voyant une de ces pintades s'approcher un peu plus de lui et que justement, le Drakkari ne mouftait pas une seule seconde. Décidément, il cherche toujours à se mettre en avant le Drakkari ! Mais cela ne la dérangeait plus. Enfin si quand même ! Mais elle devait bien s’habituer à ne plus avoir de sentiments pour lui-même si la demoiselle avait détourné le regard, un peu écoeurée et leva la main pour appeler le tavernier.

« Un thé grenadine s’il vous plaît »

L’homme hocha la tête et se tourna pour préparer la boisson demandée par la damoiselle. Cassidy lançait quand même de temps à autre des petits regards à Tristan sans trop se préoccuper de la boisson. Il était souriant, charmant, un homme qui pouvait être jugé idéal si on oubliait ses pulsions meurtrières et perverses. Elle soupira. Au lieu de le voir comme quelqu’un de bien, elle devrait se contenter de se concentrer sur ses défauts, au moins, elle finirait par l’oublier.

Le barman déposa la boisson devant la jeune femme qui avait toujours la tête tournée sur le côté. En revanche, ce qu’elle n’avait pas vu, c’était qu'un des hommes qui la regardait depuis tout à l'heure qui jeta un truc dans son verre. Après tout, elle avait d’autres préoccupations et sa méfiance en était bien réduite pour le moment. Elle était troublée, confuse, sans savoir vraiment où elle en était. Ca faisait mal de le voir comme ça... Mais en même temps, c'était lui au quotidien.

*Non mais regardez le se pavaner ! C’est bien Tristan ! Tu peux faire des choses bizarres à toutes les filles d’Ascadian ! Pfff ! A part t’amuser tu ne sais pas arrêter ton choix. Ah si sûrement sur Maud.*

Elle prit le verre dans sa main, puis regarda son reflet dans la mixture rouge, un regard légèrement peiné et triste. Non c’est sûr, elle ne pouvait absolument rien faire pour l’instant. Et le voir ici l’empêchait de s’amuser parce qu’après tout, elle avait toujours été coincée. Cassidy ne put s’empêcher d’avoir certaines pensées.

*J’aurais tellement voulu… que ce soit différent. Qu’on apprenne à se connaître mieux que ça, que tu ne sois pas aussi coureur de jupons. Alors là peut être, que je t’aurais montré un peu plus. Même si je me prends une claque… je t’aurais dis que tu comptes pour moi*

Cassidy but son verre à petites gorgées puis grimaça. Drôle de goût cette boisson ! Elle secoua doucement la tête puis se surprit à sourire tout en regardant Tristan, appuyant sa tête contre son bras. Y a pas de doute, c’est vraiment un homme qu’elle aurait rêvé avoir un peu pour elle, même si il a quand même un sale caractère.

C’est alors qu'après quelques minutes de silence, la jeune femme commença à avoir bien chaud, comme si la température de la salle avait augmenté. Cassidy s’éventa doucement de la main, cherchant à attraper un peu de fraîcheur mais c’était tout à fait inutile. Non mais c'est un four ici ! Il n'y a pas idée de mettre trop de bois dans la cheminée ! Son regard se contrastait, on aurait dit qu'elle ne réfléchissait plus trop pour le moment.

Tristan avait le dos tourné à elle, sûrement trop occupé pour la regarder à cause de ses occupations présentes.

Alors, la demoiselle enleva lentement sa cape qu’elle portait depuis le début, dévoilant une magnifique robe rouge, digne d’une demoiselle haut placée.

C’était une de ces robes qu’elle ne portait jamais, qu’une dame couturière lui avait offert pour un service rendu, lui affirmant que Cassidy serait vraiment radieuse avec cette robe sur elle, digne d’une princesse. Et c’était le cas, car elle mettait particulièrement bien en valeur ses formes féminines ainsi que sa taille.

Le tissu rouge était dans une sorte de soie qui lui moulait la taille et ses formes fines et gracieuses. On pouvait constater que malgré l’absence d’une poitrine fortement rebondie, ses hanches étaient bien dessinées, la mettant en valeur. La robe portait un décolleté en V mais pas choquant et trop vertigineux non plus, juste ce qu’il faut. Le bas de sa robe était savamment fendu sur la cuisse gauche, dévoilant la finesse de ses jambes et elle lui arrivait en bas des genoux. Elle n’allait pas plus bas, ce qui n’était pas plus mal avec sa petite taille, l’évitant de ressembler à une naine car c’est connu, plus il y a de longueur, plus les petits se tassent.

Les manches de sa robe rouge étaient un peu bouffantes sur la fin des poignets, dans un tissu aérien et doré. On est loin de la petite princesse toute sage et coincée à vrai dire.

Et les regards des hommes se tournèrent dans sa direction, semblant vraiment surpris de voir la directrice de l’académie afficher une aussi belle tenue, certains semblaient même intéressés alors que Cassidy était un peu indifférente, restant accoudée contre le comptoir, avec des gestes un peu moins maladroits que d’habitude. Y avait de quoi être surpris ! Elle souriait... non ce n'était pas normal ni voulu. Elle n'avait pas écouté le conseil de Tristan de se détendre, elle ne voulait pas s'amuser ! Mais là l'ambiance... l'invitait et l'entraînait et elle n'avait plus la tête à réfléchir.


A ce moment là, la troupe qui se produisait ce soir là commença un air assez entraînant, voire dynamique. La jeune femme tapa du pied sur le sol, accompagnant le début de la musique puis regarda Tristan qui était toujours au milieu de ces dames. Oh et pourquoi le laisser en si mauvaise compagnie ? Après tout ils étaient venus ensemble.

Un sourire éclaira le visage de la jeune femme. Visiblement, ce n’était pas encore son état normal, rien que l’absence de gêne avec les regards autour d’elle en était un signe évident. Elle s’approcha du jeune homme et sans jeter un coup d’œil aux pintades, le regarda et lui sourit. Peut être qu'il ne l'avait pas reconnu au départ parce qu'avec ses cheveux blonds un peu plus rebelles que d'habitude, cette robe qui la mettait en valeur et qu'elle ne mettait jamais, ce n'était pas vraiment la Cassidy coincée.

Sans lui laisser le temps de répliquer ou de riposter, lui laissant juste le temps de se remettre de sa surprise et surtout sans gêne, elle l’entraîna sur l’endroit aménagée pour danser. Elle le regarda en souriant, peut être qu’elle était un peu plus différente là, attirante mais sans partir dans le trop provocant et surtout, beaucoup plus décoincée que d’habitude.

« Alors beau jeune homme ? M’accorderez-vous cette danse ? »

Elle attrapa ses mains et sans lui laisser le temps de réagir, la jeune femme commença à danser avec lui, au rythme de la musique assez énergique, mais qui mettait en avant tout le côté tigresse et farouche de la demoiselle. Et pour une maladroite, elle se débrouillait vraiment très bien !

Cassidy commença lentement, doucement, puis au coup de percussion, se mit à danser à côté lui offrant un spectacle assez séduction.

Ses pas étaient légers, aériens, frappant le sol par moments, s’écartant un instant de Tristan pour déhancher un peu son corps de manière gracieuse et aérienne avant de se rapprocher dangeureusement de lui, sensuellement, collant son dos contre le sien, continuant à danser.

Cassidy semblait s'envoler par moments, variant les moments de danse entre un rapprochement dangereux et certain mais s'écartant par moments pour avancer un peu plus près de lui. Un jeu de séduction, un pas en avant, un pas en arrière, reculer pour mieux sauter alors que ses cheveux flottaient au rythme de la musique, vraiment très différent que d'habitude. Parfois quand elle le tenait, la demoiselle s'amusait à rentrer les pieds dans les siens pour le faire reculer un peu puis se mettait à reculer elle même l'entraînant à sa suite.

Lorsqu’elle le tenait par les mains pour danser tout en le regardant droit dans les yeux, elle avait ce petit regard si sincère qui ne trompait pas sur ce qu’elle pensait du Drakkari. Peut être qu’on pouvait dire que des étoiles brillaient dans ses yeux mais son regard était peut être un peu… séducteur, celui d’une demoiselle charmant l’homme au centre de ses attentions.

La musique s'intensifiait et elle suivait parfaitement le rythme, loin de la petite directrice qui peinait tant à avoir une attitude convenable ça c'était une évidence. C'était dur à concevoir mais aucune maladresse dans ses mouvements, à croire qu'elle lui en mettait plein les yeux. Elle était un peu rouge, chaleur ou... boisson bizarre ? En tout cas comme ça elle allait attirer les regards sur elle.

A la fin de la musique, dès que les musiciens s’arrêtèrent et qu’elle le regarda droit dans les yeux, la jeune femme l’attrapa par la tunique sans lui laisser le temps de riposter, attirant son visage vers le sien très dangereusement.

Puis, sans crier gare, et même encore pire que tout ce qui pouvait être possible, Cassidy posa ses lèvres sur celles de Tristan et l’embrassa. Mais ce n’était pas ce petit bisou maladroit, ce simple effleurement des lèvres mais un vrai baiser, pas bestial ni intéressé, juste un vrai baiser qui pouvait correspondre à ses sentiments naissants.

Parce que la demoiselle y allait au culot alors que tout le monde les voyait. Alors là elle faisait vraiment fort ! Non elle n’était pas dans son comportement normal c’était évident, pas après ça. Qu’avait-elle donc fait pour se retrouver dans cet état ?

Elle n’avait pas cette douceur ni ce romanstisme, ne se perdait pas en hésitation mais fonçait dans le tas et lui avait offert un baiser franc et direct. Même si il y à fort à parier que dès que ce qu’elle avait ingurgité aurait disparu, la demoiselle ne se souviendrait peut être de rien. Quelle belle aubaine pour Tristan ! Là il ne pouvait pas dire que c’était lui le responsable !
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Sam 28 Juil - 11:44

Cette femme était apparue sans crier gare mais elle était séductrice, très séductrice, peut-être même à l’excès. Tristan avait marqué un très léger temps surpris mais il fallait croire que ni l’emprisonnement, ni côtoyer une petite mage coincée n’avaient altéré son côté gentleman bourreau des cœurs. Oh oui il savait manier les mots avec aisance et adapter un peu, juste un peu, sans se changer réellement puisqu’il ne considérait pas son attitude comme mauvaise, son comportement à la demoiselle en face de lui. Celle-ci avait, comme beaucoup, besoin d’être rassurée sur sa beauté, avoir droit à un peu de respect, un petit numéro de charme qui était certainement bien différent de ceux que lui proposaient d’ordinaire ses conquêtes.

Non, parce que se contenter de lui dire quelque chose comme « T’es bonne » ou quelque chose de ce genre, c’était franchement très léger et peu adapté. Un peu de retenue messieurs. Les femmes sont comme des fleurs, mal les traiter n’est jamais bon, pour qui que ce soit.
En tous les cas, lui savait être… eh bien un gentleman justement.
Bien sûr qu’il en avait de la retenue et ce même après tout ce temps enfermé. C’était… eh bien dans sa nature d’être particulièrement charmant. Et pour une jeune femme habituée à des rustres, il était clair que ce n’était pas facile de résister. Mais là elle ne semblait pas avoir en tête de résister. Après tout, ce n’était pas lui qui l’avait abordée mais bien le contraire.

Courtois, gentil, un peu provocant mais sans exagération, il ne remarquait pas la lenteur calculée des pas de la jeune mage qui l’écoutait en fait parler. Il ne pouvait pas vraiment s’en douter en fait. Qu’elle ait lâché sa main et se soit éloignée en le concertant à peine, déclarant juste qu’elle avait faim et quoi de plus normal vu qu’elle avait sauté le diner, signifiait pour lui qu’elle voulait mettre de la distance entre eux. Donc il n’y avait pas de raison pour qu’elle l’écoute et le surveille, si ?

Il la rejoignit tranquillement au bar mais ce n’était que pour lui annoncer qu’il allait avec les jeunes femmes un peu plus loin. Ce fut à peine si elle lui répondit et il fronça les sourcils.Ca l’agaçait quand même un peu, même si c’était elle, sans doute parce que c’était elle en fait. Comment ça ? Il l’intéressait aussi peu ? En tous les cas son attitude boudeuse, indifférente le conforta dans l’idée qu’elle voulait vraiment se la jouer la demoiselle qui ne connaissait pas ce vilain voyou. Et ça c’était blessant. Allons bon, elle craignait d’être associée à sa réputation ? Ou elle pensait qu’il la gênerait dans ses tentatives de séduction des hommes autour d’eux. Il jeta de brefs regards autour de lui. D’accord il avait quand même extrêmement confiance en lui mais tout de même !!!! Il était mieux que les hommes présents non ? Enfin deux trois pouvaient encore faire l’affaire mais les autres… franchement. Des paysans bourrus ou des guerrier/ aventuriers rustres et bêtes comme leurs pieds. Elle avait de drôles de goût la petite mage.

Il s’éloigna en retenant les paroles amères qui menaçaient de lui échapper. Sans doute parce qu’il était vraiment vexé par son attitude. Plusieurs fois il avait pu remarquer qu’elle était différente avec lui quand il y avait des gens autour d’eux, Jace, Lilly… Tout ça pour sa réputation ? Il était profondément déçu. Il n’imaginait pas qu’elle était aussi… superficielle à se soucier de ce que les autres pensent d’elle. Enfin bien sûr qu’elle s’en souciait puisqu’elle recherchait toujours à faire plaisir ou aider son prochain mais là… il était tellement écœuré qu’il en avait des envies… de la gifler et pourtant les dieux seuls savaient à quel point il se refusait à lever la main sur une femme. Il risquait de ternir sa réputation alors il ferait mieux de se tenir loin. D’accord, puisque c’était ce qu’elle souhaitait, il agirait sans regrets, sans avoir l’impression de l’abandonner. Pourquoi avoir envie de protéger une fille pareille déjà ? Qu’on la drague, qu’on l’agresse, il ne bougerait pas le petit doigt !!!

Tristan s’assit à la table des trois demoiselles avec force sourires et légères expressions séductrices mais sans trop en faire. Quand il s’était levé, toujours habillé, il portait une tunique sans manches. Si à l’extérieur les légers courants d’air ne l’avaient pas vraiment gênés, à l’intérieur, elle était un atout de choix puisque mettant en valeur les muscles de ses bras. Et les demoiselles, quoi qu’elles disent préfèrent généralement un homme prenant soin de lui et donc de son physique à un rustre mal habillé et au ventre bedonnant. Rien que songer à ça, un léger frisson d’horreur le parcourut. Ah non, il ne se laisserait jamais aller de la sorte, jamais !
Elles se présentèrent, il sourit.

- De charmants prénoms… pour de charmantes demoiselles. Gwen… je ne sais pas pourquoi mais je m’attendais vraiment à un nom de la sorte pour vous caractériser. Bien des légendes ont circulé, celle de Gwenaëlle la prêtresse m’a toujours beaucoup plu… en vous voyant, j’arrive davantage à m’imaginer cette héroine… merci.

Oui… il savait TRES bien s’y prendre même si son ton léger bien qu’un brin charmeur et son regard étaient des plus honnêtes.

- Tout d’abord… tutoyez-moi damoiselles… Il n’y a pas de raison pour rester aussi formelles. Ensuite… eh bien… en réalité je suis pour l’heure de passage à l’Académie Hysandra. Je n’ai pas l’intention de vous cacher que c’est pour des travaux d’intérêts généraux.


Il fit un sourire de brigand avec un clin d’œil.

- Il paraît que j’ai été un très vilain garçon et qu’il faut que je paie pour cela. Alors si vous craignez cela, il faudrait mieux que vous vous éloignez damoiselles… même si loin de moi l’idée de faire du mal à d’aussi… belles jeunes femmes. Enfin… des idées j’en ai, sont-elles mauvaises, je ne pense pas non.


Il sourit d’un air un peu moins faux criminel dragueur, croisant tranquillement ses mains sur la table après y avoir posé ses coudes, appuyant négligemment son menton dessus en souriant toujours. Rien qu’en souriant, il avait conquis, mis en confiance, tellement de personnes dans sa vie. Par contre la phrase sur Cassidy lui tira une très légère grimace. Il avait parfaitement compris le manège de Gwen, qui l’amusait beaucoup d’ailleurs. Et ne comptait pas jouer dessus, préférant une franchise qui le mettait bien plus à son avantage. Prenant un air affligé, il se pencha un peu en avant comme s’il allait leur faire une confidence, même s’il s’était un peu plus penché vers Gwen justement.

- Pour être honnête, je crois qu’elle ne m’aime pas beaucoup. J’ai insisté pour l’accompagner et elle doit sans doute me maudire pour lui pourrir la soirée. Il faut croire que je ne suis pas du tout son type et que ma présence l’importune plus qu’autre chose, autant me tenir loin dans ce cas, on ne sait jamais ce qu’une mage en colère peut vous lancer comme sort… je ne pense pas qu’en crapaud j’attirerai autant votre attention.


La dernière phrase avait été dite sur un ton complice qui laissait entendre qu’il savait parfaitement leur avoir plu du fait de son physique. Et qu’il était tout à fait d’accord avec cette attitude si cela leur convenait aussi. D’ailleurs, il se passa une fois encore la main dans les cheveux pour dégager ses yeux de quelques mèches rebelles qui lui masquaient un peu les yeux. En même temps il rappelait aussi une des raisons des méfiances des gens… normaux envers les mages. Imprévisible, la magie faisait peur parfois, même si elle émerveillait. Combien de personnes évitaient de contrarier les mages de peur de retours de sorts plutôt… contraignants ?

Ils continuèrent de discuter. Il plaisantait et les écoutait parler. Il avoua être un guerrier et avoir parcouru de nombreuses contrées, leur citant quelques anecdotes amusantes. Orateur doué, parfois exceptionnel, il usait de ce don quand il en ressentait l’envie et la nécessité, par choix mais aussi par plaisir. Il se sentait bien, dans son élément à « discuter » avec de jeunes femmes. Même si d’un côté comme de l’autre, il y avait de légères allusions perverses de temps à autres. Il ne prétendit pas qu’il était un amant exceptionnel et ce même s’il avait eu bien des déclarations dans ce sens, mais le laissa entendre par ci par là, sans la moindre prétention.

Effectivement, il y avait des approches. Peu de la par du jeune homme mais ses compagnes le fixaient comme s’il était une friandise particulièrement rare et il n’esquivait aucun contact, bien au contraire. Quand l’une d’elles l’effleurait, il tournait la tête vers l’auteur du geste, souriait d’un air entendu avec un petit regard laissant comprendre qu’il appréciait.
Tristan s’était désintéressé des hommes qui lui lançaient parfois des regards assassins… mais pas autant de la petite mage qu’il l’aurait souhaité.
En effet, s’il prétendait s’éloigner d’elle et s’il lui avait ostensiblement tourné le dos pour ne plus être une gêne pour elle ne serait-ce qu’en croisant accidentellement son regard, il guettait les bruits derrière lui, sans en donner l’impression.

Des bruits de conversation, quelqu’un parlant à la jolie jeune femme. Des sons qui l’alerteraient que ça n’allait pas et dans ce cas… même s’il s’était fortement convaincu qu’il la laisserait seule, qu’il ne lèverait pas le petit doigt pour l’aider, si jamais il sentait que ça n’allait pas et/ou qu’elle était menacée d’une façon ou d’une autre, il interviendrait. Et même s’il ne fallait pas se battre, du moins même si elle ne le souhaitait pas et plus encore même si elle boudait par la suite, si le malotru qui l’ennuyait venait à ne pas comprendre la courtoisie et sa menace à peine voilée… il volerait à travers la salle. Eyh ! Un petit stage de haute voltige, ce n’était pas gentil peut-être ?
Il n’était pas là pour rien… il ne fallait pas l’avouer et ce même s’il était vexé et blessé.

Mais il lui tournait le dos. Pour ne pas être tenté de la regarder, pour ne pas être surpris, soupçonné de la surveiller parce que ça aurait été pire. Aussi bien pour son honneur que pour leur « relation ». S’il la gonflait déjà à simplement être dans la même pièce qu’elle, qu’est ce que ce serait si elle se rendait compte… qu’il s’assurait qu’elle allait bien. Auparavant, il aurait dit qu’elle en serait flattée en quelque sorte, assez contente, peut-être même touchée. Elle avait un caractère si particulier, un peu fleur bleue oui… comme si elle attendait encore le prince charmant et ses belles manières, ses beaux sourires timides et ses compliments tendres et toujours honnêtes. Mais à voir son caractère, son attitude depuis qu’ils étaient entrés dans la taverne, il en doutait, elle se moquerait certainement ouvertement de lui… Devant tout le monde et s’il ne punissait pas cet affront, il allait passer pour un faible… Et il détestait ça.

Elle commanda un thé grenadine, il l’entendit. Il n’était pas loin après tout. Un mince sourire étira ses lèvres, amusé. Les filles le prirent pour elle et l’une d’elle posa une de ses mains contre une de ses cuisses. Il ne sursauta pas et camoufla bien sa surprise… même si elle était bel et bien présente.
Bouaf… et lui qui pensait pouvoir apercevoir la jeune femme ayant bu. Ca aurait été intéressant quand même. Il ne savait toujours pas à quoi elle ressemblait avec un verre dans le nez, mais ce n’était pas avec cette consommation qu’il le saurait. Pour sa part, il reporta sa chope de bière à lui, buvant une longue gorgée, nullement troublé, toujours aussi calme, charmant. Ne se doutant pas qu’il l’agaçait énormément sa petite mage ainsi.

Lui tournant le dos, il ne vit pas celui qui versa quelque chose dans son verre, qu’elle ne remarqua pas, qu’elle but. Il ne remarqua pas qu’elle le fixait avec intérêt mais aussi un peu de tristesse en quelque sorte.
Elle ôta son menton mais encore une fois il ne le sut pas immédiatement. Pourtant il y avait eu des réactions autour de lui. Les hommes qui tournaient la tête, désirs et convoitises qui s’allumaient dans leurs yeux, suffisances aussi. Les jeunes femmes avec qui il était relevèrent aussi très brièvement les yeux et la dénommée Julie déglutit en lançant un regard à Maud.Waouh… La jeune femme boudeuse qui n’avait rien d’extraordinaire venait de changer radicalement la donne et à voir la lueur de défi dans les yeux de la somptueuse brune, elle n’était pas certaine de gagner le combat… mais confiante tout de même en ses atouts, même si… elle était franchement sacrément jolie cette fille !!! Pourquoi diable être restée couverte si longtemps ? Etait-ce un jeu ? Les laissait-elle se mettre en confiance avant de leur faire comprendre qu’elle n’était pas une adversaire si… facile à battre. Voulait-elle lutter contre elles avec les hommes dans la salle… ou juste celui à leur table ?

Elle répondit d’elle-même à cette question. Non Tristan ne s’était pas encore retourné même s’il se doutait que ça avait un rapport avec Cassidy, cette attention générale. Allons bon ! Elle avait déjà changé quelqu’un en crapaud ? La curiosité était bien présente mais il ne pouvait pas se montrer curieux face à elle, pas maintenant… pas faiblir… maintenant.
Bien sûr, il n’avait rien entendu de ses pensées, il ne pouvait donc pas savoir que la demoiselle s’était plongée petit-à-petit et pas volontairement du tout, dans une espèce de transe, inconsciente, voulant juste jouer un peu… regrettant de ne pas pouvoir être avec lui comme ces filles, regrettant de ne pas pouvoir jouer à son petit jeu, pourtant très sobre pour l’heure.

Une musique entraînante se mit en route et bien malgré lui, le Drakkari se mit à taper légèrement la mesure de deux doigts sur le bois de la table. Un mouvement sur sa gauche, il vit l’éclair d’un tissu d’un rouge intense, sans doute autant que ses cheveux, même si ceux-ci avaient différentes nuances. Une nouvelle demoiselle ? Il aimait la compagnie des femmes. Si celle-ci voulait aussi discuter… Poliment, il tourna la tête vers elle avec un léger sourire très simple et en même temps mignon… Sourire qui se figea sur son visage.

Si… Il l’avait tout de suite reconnue. Seulement il n’en revenait pas. Il l’avait tant vue engoncée dans des robes plus propres aux nonnes les unes que les autres qu’il avait commencé à se dire qu’elle ne devait pas être… enfin physiquement très… belle. Pourtant même s’il n’avait fait qu’apercevoir rapidement son corps dans la salle de bains quand elle l’avait sauvé de la noyade, quand il avait les yeux fermés et masqués, essayant de la toucher le moins possible, il avait la certitude que ce n’était pas du tout le cas, bien au contraire et son instinct le trompait très rarement !
Il avait bien raison.

Devant lui se tenait une sublime jeune femme… qui éclipsait à ses yeux toutes celles de la salle. Parce qu’elle n’avait pas non plus cette prétention, cette façon grotesque de mettre des déshabillés… trop prononcés. Sa robe était magnifique, d’un rouge qui rendait d’autant plus éclatantes les mèches blondes qui brillaient comme de l’or clair, presque de l’or blanc à la lueur de la salle, de ses cheveux. La pâleur de son peau lui donnait une fragilité démentie par la lueur indomptable dans ses yeux étrangement brillants dont les pupilles un peu plus dilatées que la normale lui renvoyaient son reflet hébété. Ses lèvres semblaient bien plus rosées justement, ressortant sur son teint pâle, étirée en un sourire fin, amusé et diaboliquement joueur.

Corps mince enfin mis en avant, tous les yeux se tournaient vers elle et Tristan était totalement pris au dépourvu. Il s’était habitué à l’image de la petite mage coincée, même s’il avait du mal. Alors que là… eh bien c’était comme si elle était Cendrillon mais… en sens inverse, au douzième coup de minuit (si tenté que ce soit l’heure actuelle), la petite mage timide se transformait-elle en redoutable tigresse extrêmement attirante, terriblement séduisante et dont le regard l’attirait comme le miel les abeilles ?
Elle était… vraiment belle.

Et se désintéressait totalement des trois femmes qui la regardaient avec catastrophe. Gwen semblait sur le point de se défendre et de défendre Tristan avec conviction même si elle serrait les dents, prête à combattre à armes… plus ou moins égales. Si elle mettait son décolleté vertigineux sous les yeux du bel éphèbe, il se désintéresserait sans doute de la petite blondinette, même si elle était radieuse. Mais à vrai dire, pour cela il aurait fallu que Tristan soit en train de se soucier d’elle. Mais même s’il était surpris, il se remettait vite et un sourire amusé, intéressé mais aussi un brin admiratif, presque… vibrant de compliments, étirait ses lèvres, taquin. Mais déjà il se levait, entraîné par la demoiselle apparemment impatiente d’aller… sur la piste de danse. Elle était tellement différente de d’habitude. Il commença à se dire qu’elle s’était trompé de verre et avait bu de l’alcool dans un autre par inadvertance, toute occupée à le détester… mais il occulta bien vite cette pensée de son esprit. Elle était provocante, mais pas à l’excès, elle jouait au même jeu que lui, avec les mêmes distances, les mêmes limites. A franchir que lorsqu’ELLE l’avait décidé.

- Avec plaisir…

Puisqu’elle voulait danser…
N’avait-elle pas dit qu’elle était une piètre danseuse ? eh bien il la démentait quand elle voulait car elle se trompait lourdement. C’était tout le contraire en fait, audacieuse puis prudente, le regard tellement expressif, elle se déplaçait avec une aise qu’il ne lui connaissait pas et qui le fascinait tout autant qu’elle l’impressionnait. Si au début il la suivait des yeux, essayait de saisir son rythme pourtant parfaitement calé sur la musique, de comprendre ce qu’elle voulait, il finit bien vite par cesser de s’en soucier et simplement danser. Et là ils formèrent réellement un duo de choc. Le peu de conversations encore en cours cessèrent immédiatement alors qu’ils dansaient tous les deux avec talent. Mais il s’était repris un peu tard et la musique cessa. Les filles qu’il avait quittées, enlevé par sa camarade, les fixaient avec appréhension. Ah oui… dur de lutter là.

Mais Cassidy était bien une petite Cendrillon apparemment. De mage timide à femme sublime délurée qui aimait s’amuser. Il comprenait mieux pourquoi elle tenait à venir ici, ne regrettait pas de l’avoir accompagnée. Elle l’attrapa dès que la musique cessa, par la tunique, l’attirant vers elle en passant un bras dans sa nuque pour le forcer d’autant plus à se pencher et l’embrassa avec une ferveur qui le consuma littéralement sur place.

En fait, des sifflements admiratifs et rires gras s’étaient élevés d’un peu partout dans la salle alors qu’elle était tout contre lui et qu’il avait sacrément chaud tout à coup. Mais il ne se rendit compte de rien de tout cela. Tout était devenu silencieux, si ce n’était son cœur qui s’était mis pour sa part à battre à ses tempes, un rythme lent, très loin du véritable qui martelait puissamment son torse et il avait fermé les yeux sans même s’en apercevoir. Ses organes avaient explosé et il ne savait trop si c’était du plaisir ou de la douleur qu’il ressentait justement à cet instant. Ce n’était pas du tout ce vol de baiser simple qu’il lui avait déjà fait. Cela ressemblait plus à ce qui s’était passé dans le local, quand il l’avait plaquée contre un mur, cédant un court instant à ses pulsions en l’embrassant… mais ce n’était que sa gorge. Et là… c’était elle l’investigatrice.
Elle se recula et la tête bourdonnante, il la fixa, un peu surpris, mais surtout ravi.
Un sourire taquin vint illuminer son visage.

- J’ignorai que tu avais une telle carte dans ta manche princesse… je suis impressionné...


Ses yeux brillaient légèrement et il semblait avoir vraiment envie de poursuivre, de recommencer, d’essayer… encore. Il fit glisser ses deux mains sur les joues de la jeune femme. Elles étaient légèrement rouges, sûrement dû à la chaleur, elle ne se ménageait pas la petite demoiselle quand elle dansait. Tristan semblait vraiment avoir envie de jouer et de la prendre très au sérieux à cet instant.

- Je ne crois pas avoir été très performant alors si tu veux bien… puisque tu souhaites danser.


Il la lâcha, se redressant et porta la main à son torse, délaçant avec une classe indéniable tant ce geste négligé, indifférent et pourtant important était voyant et marquant, les lacets qui fermaient…plus ou moins le col de sa tunique, comme pour avoir moins chaud… même si bon avec une tunique sans manche pour être moins couvert pour sa part, il n’avait plus qu’à se mettre torse nu. Il tourna la tête vers les musiciens et leur fit un sourire de prédateur.

- Mettez-nous donc quelque chose qui bouge messieurs.


Une mélodie qui faisait très rock/ electro commença à se faire entendre et le jeune homme n’hésita pas une seconde à se lancer dans une danse endiablée avec sa compagne, délaissant totalement ses précédentes « conquêtes », sans se soucier le moins du monde des autres personnes, dont la plupart sifflaient et battaient la mesure des mains, totalement focalisé sur Cassidy…
Tristan était un excellent danseur qui avait le rythme dans la peau à un point presque injuste. Il improvisait et pourtant ses pas semblaient répétés pour cette mélodie depuis des semaines. D’ailleurs c’était à dégoûter tous les bons danseurs de la salle. Partenaire de talent, il découvrait en la petite mage timide, une redoutable danseuse.

Avec sa robe et les expressions engagées, un peu dragueuses qu’elle arborait, elle lui avait donné l’air d’un petit ange déchu. Sa crinière blonde y était aussi pour beaucoup. Un petit ange qui se dévergondait alors que ce n’était pas du tout attendu. Apparemment elle n’était pas souvent comme ça vu la surprise des gens présents. Cela lui plaisait encore plus. Tristan la soulevait parfois en l’air, les mains sur ses hanches, les muscles de ses bras contactés mais n’ayant pas l’air de faire vraiment un effort. Elle y mettait du sien et semblait savoir exactement quel mouvement il allait amorcer avant même qu’il ne l’esquisse.Quand il la soulevait elle donnait une impulsion au sol pour lui faciliter les choses même s’il n’en avait pas besoin, écartait les bras au-dessus de sa tête ou au contraire les nouait autour du cou du garçon.

Quand leurs corps se frôlaient, il l’attirait un peu plus contre lui, jouant à son jeu de séduction, avançant puis reculant, dominant puis la laissant dominer à armes égales, à parts égales. Plusieurs fois elle avait fermé ses doigts fins sur les muscles de ses bras, lui provoquant quelques frissons électriques de plus en plus agréables. Ils ne s’apercevaient même pas que les musiques s’enchaînaient, variant de rythmes, de genres, suivant parfaitement, comme s’ils les connaissaient par cœur. Ils finirent par s’arrêter, le front luisant de sueur, un sourire ravi aux lèvres, amusés comme deux gamins. Il l’entraîna à sa suite et s’assit sur un banc mais au lieu de la laisser faire de même, sans doute encore terriblement séduit par son attitude, par ce jeu, par cette danse, il l’attira à lui alors qu’elle était encore debout. Du coup, elle était un peu plus grande que lui et les mains sur sa taille, se mit à l’embrasser avec au moins autant de ferveur qu’elle un peu plus tôt. A quoi bon user d’armes si légères si elle était aussi…

Elle n’était pas comme d’ordinaire mais… il la reconnaissait dans certains gestes, regards et il adorait la Cassidy un peu déluré. Elle l’attirait, elle lui plaisait, il avait envie de l’embrasser. Seulement alors qu’il glissait doucement une main dans son dos, la remontant (alors que oui, la plupart des hommes feraient l’inverse) avec douceur, prêt à reculer si elle jugeait qu’il exagérait même s’il n’en avait franchement pas envie, il sentit une main sur son épaule et recula avec une peine pas du tout dissimulé, son visage de celui de la jeune femme. Dieux qu’elle avait les lèvres douces !!!!
C’était un homme, grand et massif qui regardait la demoiselle comme si elle était… une superbe jeune femme et lui un sale type avec des idées mal placées… c’était le cas. Tristan se crispa aussitôt et elle dut le sentir puisqu’elle avait une main contre les muscles de son cou. Trois autres hommes attendaient un peu en retrait, le même sourire pervers aux lèvres. Il savait déjà ce que ce porc allait dire et… déjà ses muscles se contractaient, instinctivement, prêts au combat.

- Dis donc jeunot. Ca va maintenant t’as assez fait mumuse avec la ptite dame, laisse donc faire les vrais hommes maintenant. Ca te dirait de voir ce qu’un vrai mec à en réserve chérie ?

Il souriait d’un air vraiment pervers, lorgnant sur les formes, c’est vrai très engageantes, de la jolie jeune femme. Tristan se releva, tendu comme un tigre prêt à bondir sur sa proie… la crinière flamboyante en plus. Son regard s’était considérablement durci alors qu’il était émerveillé avec la jeune femme un peu plus tôt, comme s’il voyait un ange… Pourtant un sourire de défi s’inscrivit sur son visage.

- Tss tss tss ! Du large messieurs. Je suis plutôt jaloux et peu partageur, je n’ai pas l’intention de laisser n’importe qui importuner ma compagne. Et je vous mets une rouste quand vous voulez…


Ma compagne... Il la considérait comme sa compagne et n'avait plus d'yeux que pour elle, comme s'il avait complètement oublié les autres filles. Elle était là, elle était bien plus importante... il n'avait pas envie de se poser de question. Pas maintenant après le baiser incroyable qu'elle lui avait donné... elle savait embrasser la princesse !!!!
Son sourire assuré prouvait qu’il ne plaisantait pas du tout et pendant une seconde la grosse brute en face de lui sembla comprendre qu’il n’avait pas à faire qu’à un bourreau des cœurs particulièrement charmant. Mais alors qu’il parlait, avec provocation, les traits durs et menaçants, le jeune homme avait passé une main dans son dos, attrapant l’une de celles de la jeune mage et la pressant en douceur, comme pour la rassurer que tout irait bien.

- Tu crois ça ptit gars ?

Ah ben ça par contre c’était nul comme répartie, il était aussi grand que ce colosse, heureusement pas aussi gros, mais aussi grand… c’était une certitude.
Spoiler:
 
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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Sam 28 Juil - 21:04

Effectivement, la dénommée Gwen aimait bien s'amuser. Elle croisait plutôt des gaillards pas vraiment très charmants, la courtoisie se perdait de nos jours. Alors non seulement heureuse de constater que cette "proie" qu'elle venait d'attirer dans ses filets était un homme possédant un très beau physique, il avait une bonne façon de parler. Un sourire se dessina sur ses lèvres, apparemment son choix était bon et le jeune homme semblait aussi joueur qu'elle. C'était parfait !

Gwen était une de ces femmes ne trouvant pas vraiment de satisfaction auprès des hommes, cherchant toujours le bon. Une fille de la nuit, qui enchaînait les relations courtes distances pour mieux briser, une experte du cassage de couple, attendant le bon moment pour s'étendre et capturer le malheureux compagnon. Un homme qui est capable de "tromper" sa compagne était faible. Et elle adorait ça, surpasser les autres, voir les couples se déchirer entre eux. Jamais elle ne perdait oh non. Victorieuse, intrépide, elle utilisait ses charmes avec une grande aisance comme si c'était une habitude chez elle.

Cassidy elle, avait vaguement écouté, sans se tourner vers la dinde qui parlait à Tristan. En effet, il était libre de parler avec qui il voulait bien qu'elle se crispait dans son dos. Oui elle voulait le voir succomber à la tentation, pour mieux être dégoûtée. Elle avait toujours terriblement mal à cause de Maud. Alors il vaut mieux ouvrir les yeux maintenant que jamais sinon elle risquait de le regretter à la fin. Secouant la tête, elle avait continué sa marche vers le bar, feignant l'ignorance et l'indifférence totale, se convainquant qu'elle agissait pour le mieux. Mais qu'est ce qu'elle avait mal ! Jalouse qu'une autre femme l'aborde, lui. Mais bon il était comme ça.

La jeune femme était accoudée au comptoir lorsque Tristan vint la voir, non pas pour rester avec elle mais d'aller voir les autres femmes. C'était sympathique de l'avoir prévenu oui en effet ! Qu'il insiste bien là dessus, sur le fait qu'il allait draguer sûrement, c'était ça l'idée qu'il avait derrière la tête. Un peu de souffrance supplémentaire ne fait pas de mal. Alors pour cette raison, elle resta froide et distante. Non elle n'allait pas lui courir derrière pour lui dire qu'elle était jalouse, cela ne valait pas le coup. Après tout, c'était bien elle qui lui avait dit qu'il pouvait faire ce qu'il voulait avec les femmes.

C'est à peine si elle marmonna quelques mots, regardant ailleurs comme si ça ne l'intéressait vraiment pas. Même si dans sa tête c'était extrêmement dur de ne rien laisser paraître. Peut être qu'elle le repoussait un peu, pas vraiment gentiment mais en observant les alentours, aucun homme ne dégageait la même chose que Tristan. C'est malheureux quoi ! D'être fixé sur une seule personne ! Il y avait bien quelques hommes qui sortaient du lot mais... Tristan c'est Tristan quoi ! Cela la vexait encore plus, de voir que son esprit n'avait en tête que le Drakkari. Pourquoi ? Elle pourrait très bien aller voir ailleurs, pour le provoquer, le rendre un peu jaloux mais bon, ce n'était pas son style et puis rien ne la tentait plus que ça.

En y repensant, Cassidy se sentait bête de défendre une image bec et ongles en public. En fait, c'était plus que comme elle craignait être... trop gentille avec lui justement et que cela soit trop visible qu'elle l'aimait bien son petit locataire moqueur et taquin qu'on lui fasse remarquer. Que se passerait-il si elle lui avouait la vérité ? Comment devait-ils réagir ? Comment se comporter ? Après tout ils sont dans une Académie, il y a certaines valeurs à avoir, si même la directrice était un peu étrange alors comment pourrait-on lui faire confiance ? Si elle cédait à toutes les demandes du Drakkari ? Non ça c'était sûr elle ne céderait pas à tout ! Mais elle avait juste un peu peur de ses réactions c'est tout. Et si il l'embrassait en public ? Aaaaah !

Il est vrai que lorsque Tristan s'assit tranquillement à la table des demoiselles, les jeunes femmes le regardait avec envie tout en gloussant. Un aussi bel homme à leur table, autant en profiter ! Et effectivement il y avait de quoi. Car ce Drakkari était très appliqué dans sa tenue, travaillait son attitude et pas un gramme de graisse ! Un aussi bel homme devait peut être être un de ces héros de passage. Ou un homme très important. Bref, il était très bien. Dommage pour Cassidy qui ne comprenait rien et ne voulait même pas en profiter.

Les femmes autour de lui buvaient de ses paroles, minaudant, sourires carnassiers et regards explicites. Oh un brigand ? Très intéressant ! Elles adoraient les hommes rebelles qui défiaient toutes les règles élémentaires de la société. Cela en était encore plus excitant si cela était possible. Elles sourirent, il avait une bonne manière de parler. On finirait sûrement par une soirée au lit, l'impatience se lisaient sur les visages, désirant en connaître davantage sur le jeune homme.

De l'autre côté de la salle, Cassidy n'avait d'yeux que pour Tristan. Parfois elle croisait les bras. Il avait le dos tourné et même si elle ne pouvait pas voir les expressions de son visage, la mage pouvait entendre ses paroles, en se concentrant uniquement dessus. Un peu de drague, de la séduction, il avait une façon de parler qui plaisait, et qui ne ressemblait en rien à ce qu'elle connaissait. Pfff ! Il ne lui parle pas comme ça à elle ! Tout ce qu'elle arrive à en tirer c'est des moqueries, taquineries et des choses pas aussi... courtoises. Cassidy grogna. Elle ne savait pas comment interpréter les choses. Mais tout dans le ton de sa voix, mesurée et posée, la manière de faire les pauses, montrait qu'il était habile et savait jouer. Au moins il ne faisait pas ça avec elle, il se serait fait remballé depuis très longtemps.

Non mais regardez le parler ! Beurk quoi ! Comme si elle supporterait ça ! Ca sonnait tellement faux dans sa bouche. Hein pardon ? Pourquoi elle lui cherchait des excuses tout à coup ? Bref ! Cassidy préféra passer à autre chose et commanda son fameux thé grenadine. Cela l'apaisait et elle aimait bien ce petit goût sucré et agréable. Une des boissons qu'elle commandait en général, soit ça, soit le verre de lait. A vrai dire, elle ne tenait pas du tout l'alcool et n'aimait pas l'odeur déjà alors... non ce n'était pas son style. Une petite mage bien coincée, vaccinée, sans vices ni perversion.

Il avait raison, les mages n'aimaient pas être contrariés et même si l'histoire du crapaud était une rumeur, un mythe, c'était juste un bon moyen de menace pour être tranquille après tout. Seulement, ce n'était pas le genre à Cassidy de faire ça. Parce qu'utiliser la magie aussi bêtement pour son simple intérêt n'était pas aussi simple. Mais c'était une bonne sécurité quand même de laisser planer la menace.

Cassidy continuait de fixer Tristan. Ce n'était pas avec elle qu'il allait parler d'anecdotes ! Non mais oh c'est injuste ça ! Il ne lui disait pas grand chose. Quand elle lui avait demandé une fois ce qu'il avait fais dans sa vie, il avait juste dit qu'il était très méchant et qu'il avait beaucoup tué. Alors... elle regrettait. Cela signifiait qu'il ne s'intéressait pas à elle, qu'il ne voulait rien partager avec elle. C'est injuste ! Tout ça parce qu'elle n'est pas une femme séduisante à ses yeux.

Elle ne se doutait pas que Tristan observait ou plutôt écoutait même si il était tout à fait détendu de dos. La jeune femme aurait été forte surprise de l'apprendre, touchée qu'il s'inquiète pour elle même si... il prouvait tout le contraire encore une fois ! L'attitude qu'il avait lui donnait envie de faire des bêtises. Si elle était un peu plus sûre d'elle, Cassidy se serait jetée directement dans les bras d'un autre avec un petit air de "Regarde moi, je sais le faire aussi". Mais non parce qu'elle n'était pas comme ça. Elle préférait la souffrance en silence. Et ça lui faisait extrêmement mal. Même à un moment elle serra les dents.

Froide, glaciale, complètement glacée, personne ne pouvait lui parler pour l'instant alors qu'elle prit son verre pour en boire une gorgée en tirant la grimace. Beuuuh pas terrible ce mélange ! Ils ne savaient pas préparer le thé grenadine ça c'est une évidence ! Elle posa son coude sur le comptoir et observa le manège des dames. Très intéressées par les paroles de Tristan et qui le touchait de temps en temps. Un courant électrique parcourut le corps de Cassidy. Bon sang ! Si elle était un peu plus sûre d'elle, elle se serait interposée depuis longtemps ! Non mais, son sang bouillait dans ses veines. Elle leur aurait fait payer. Pourquoi était-elle autant jalouse ?

Elle but un peu plus de sa "boisson" alors que l'ambiance commençait à devenir bizarre. Ses pupilles se dilatèrent légèrement, elle se surpris à sourire tout en regardant Tristan. Il était vraiment beau ce Drakkari, c'est vrai. Pourquoi n'agissait-elle pas ? Pourquoi rester là à l'observer de loin en regardant ces pintades attirées par lui comme des mouches. Non elle avait de plus en plus de mal à le supporter. Après tout, c'était son Tristan !

Le mélange de la boisson... n'agit pas très bien sur son organisme. Car peu de temps après elle tomba dans une sorte de transe. Toujours consciente mais différente. D'abord, il faisait très chaud dans cette salle. Non sérieusement qui avait rajouté du bois dans la cheminée ? Hum, c'était le moment d'enlever le manteau sinon elle allait se transformer en un sauna vivant !

Lentement, avec des gestes mesurés, la jeune femme enleva sa main et défit le noeud du haut qui maintenait le tout attaché. Puis, elle fit glisser le manteau avec grâce sur le côté, dévoilant sa robe rouge magnifique qui la mettait si bien en valeur. Pas une seule trace de gêne, d'indifférence et de choc, non elle était toute simple, l'enlevant comme si c'était normal. Sauf qu'une robe rouge, ça crève les yeux ! L'objectif du rouge est de mettre en valeur et d'attirer l'attention après tout. Alors beaucoup de regards dans la salle se tournèrent vers elle, intéressés, surpris et pas vraiment au courant que la mage de l'académie Hysandra s'habillait souvent comme ça. A voir la surprise, ça n'arrivait jamais !

Cassidy fit comme si de rien n'était même si elle avait vu l'une de ces pimbêches la regarder étrangement. Un petit sourire de défi apparu au coin des lèvres de la jeune femme qui se sentait plus intrépide à l'heure actuelle. Des ailes semblaient lui pousser. Elle aperçut la main qui traînait sur la cuisse de Tristan et là c'était trop pour elle ! Une nouvelle décharge électrique dans le corps. Gracieusement la jeune femme s'avança dans leur direction, la démarche sûre et confiante. Non mais elles allaient comprendre à qui elles avaient affaire celles là ! C'était sûr ! Elle voulait le séduire son Tristan et montrer qu'elle était plus que les autres. Parce que c'était elle.

Joueuse, entraînante, les notes de musique donnèrent un bon prétexte à la petite mage pour retrouver son homme. Elle se plaça à côté de lui, et sans jeter un regard aux femmes qui l'accompagnait, posa une main sur son épaule tout en souriant doucement. Tristan se retourna et la regarda. Il y avait de la surprise sur son visage alors qu'il la regardait comme si c'était la première fois mais sachant qu'il s'agissait vraiment d'elle, cette petite mage qu'il aimait.

Elle lui proposa une danse, et sans lui laisser le temps de répondre, si il voulait ou pas, l'objectif de Cassidy était de l'éloigner des demoiselles présentes, surtout que Tristan ne semblait pas indifférent, ce qui l'encourageait à aller plus loin. Elle était d'humeur joueuse, farouche, prête à aller plus loin dans leur relation, la mixture qu'elle venait ingurgité aidant beaucoup. Si ce n'est que ça, elle allait prouver devant tout le monde que personne ne faisait le poids, elle allait se battre pour séduire Tristan, mais sans le laisser gagner. Il n'y avait ni gagnant, ni perdant, juste un accord commun qui les départageaient.

Cependant, elle n'eut pas besoin de le forcer car il la suivit directement, apparemment ravi de venir avec elle. Cassidy l'entraîna au milieu de la piste et se mit à danser alors que son partenaire semblait un peu pris au dépourvu. Pourtant elle s'amusait elle, un peu une danse de charme, elle se surpassait à chaque fois, s'éloignant et se rapprochant de lui, dans un petit jeu de loin/près, se collant parfois à lui avant de s'écarter d'un coup. Elle était bien comme ça. Et la facilité qu'elle avait à bouger son corps en était déconcertante.

A la fin de la musique, la jeune femme avait en tête une idée bien placée. Ce soir, elle osait. Parce qu'elle n'était pas dans son état normal, parce qu'elle était intrépide et redoutable, et aussi pour clouer le bec aux autres. Là elle démentait la version de Tristan à un point impressionnant. Car elle était tout sauf boudeuse et sans envie de rapprochement, au grand malheur de Gwen qui venait de se faire piquer son homme de la soirée par une "petite" blonde. Et ça elle ne supportait pas.

Alors Cassidy attrapa la tunique de Tristan, puis comme il ne semblait pas comprendre, elle passa sa main autour de sa nuque pour le forcer à se baisser un peu plus. La jeune femme ferma les yeux et posa ses lèvres sur les siennes, sans la moindre hésitation, sans regret, juste qu'elle en voulait, que c'est ce qu'elle désirait à ce moment là. Parce que oui elle l'aimait... un peu et était prête à lui prouver. Même si cela s'apparentait plus comme un jeu et un amusement pour le moment. Ce n'était pas un de ces baisers maladroits qu'on pouvait s'attendre de sa part mais un baiser prolongé, doux, qui provoque des frissons un peu partout. Même dans son semi-état elle appréciait bien.

Elle sourit, rompant le contact alors que les cris de la foule se firent entendre. Mais la jeune femme ne s'en souciait pas puisqu'elle était concentrée uniquement sur Tristan. Et lui semblait totalement enchanté mais quand même surpris par ce qu'elle lui avait fait, déclarant qu'il ne savait pas qu'elle avait cet atout. La jeune femme continua à lui sourire sans répliquer pour autant, tout ce qu'elle voulait, c'est passer du temps avec lui.

Il posa ses mains sur ses joues et elle se laissa faire, appréciant la caresse et fermant doucement les yeux, sans se rendre compte que tout le monde les observait. Pour quelqu'un qui n'aimait pas s'afficher avec son voyou, voilà qu'elle démentait aisément toutes les versions possibles, se montrant fièrement à ses côtés comme si il n'y avait que lui, uniquement lui. Tristan déclara ne pas avoir montré toutes ses capacités et défit les lacets du haut de sa tunique, laissant apparaître un peu son torse, ce qui le rendait incroyablement séduisant et la demoiselle semblait apprécié.

La musique qu'il demanda était vive, animée, le genre de chose difficile à danser car cela demande d'exécuter des pas très rapides. Les échanges avec le partenaire sont très importants mais Cassidy ne se laissait pas démonter. Car avec une assurance comme cella là, elle était capable de faire n'importe quoi. Et surtout parce que dans le fond elle connaissait son cavalier, était en harmonie avec lui, devinant tous ses pas et l'accompagnant sans aucune fausse note. Elle arrivait comme à lire dans ses pensées quand il la soulevait dans les airs, donnant l'impulsion qui donnait un mouvement encore plus beau. On aurait dit que ces deux là était en union complète. Un véritable couple qui se connaissait par coeur, sans détour.

Elle évoluait avec grâce, souriante, telle une tigresse assurée qui ne craignait rien et était capable du meilleur. Quand on connaît la Cassidy complètement coincée, difficile d'imaginer cela. Non elle serait vraiment maladroite sans cette mixture, incapable d'aligner deux pas, ou plutôt, gênée. Car c'était ça qu'il lui manquait, ce petit élan de folie qui la faisait se lâcher.

Tristan était vraiment le partenaire idéale. Comme leur jeu de séduction verbale et gestuelle, l'un avançait et l'autre reculait et vice versa. Ils se complétaient parfaitement. Lorsque l'un prenait le dessus, l'autre laissait la main libre et inverse. Elle appréciait cela. Leur danse était à l'image de leur relation. Agitée de vagues, parfois en haut, parfois en bas. Cassidy n'avait d'yeux que pour Tristan. Elle le regardait sans se détourner une seule seconde, sauf quand il la prenait dans ses bras. Elle avait ce petit regard qui semblait vouloir dire tellement de choses, se plongeant dans le regard de chat de son partenaire comme si il était le seul qui existait.

Après bon nombre de musiques où le duo brillait par les performances, Tristan entraîna Cassidy qui marchait doucement à sa suite alors qu'il s'asseyait sur un petit banc, sans lui laisser le temps de faire de même. Il l'attira doucement vers lui et l'embrassa de la même façon qu'elle avait fait plus tôt. Pas une seule seconde elle ne se crispa, se déboussola. Après réflexion, il pouvait bien lui rendre ce baiser qu'elle lui avait offert, c'était naturel. Et la jeune femme décida de ne pas reculer à ce moment là. Elle répondit à son baiser montrant qu'elle appréciait et prolongeait le contact. Oui peut être qu'au final, la demoiselle en avait envie. En même temps quand on regarde bien, c'était le seul qui l'avait embrassé.

Cassidy aurait été dans son état normal, elle aurait été choquée, complètement paralysée, impossible à décoincée et sûrement rougissante à cause du malaise. Mais là c'était totalement différent ! Elle posa ses mains autour de son cou puis caressa doucement son dos, arrêtant une de ses mains à hauteur de sa nuque, la laissant reposer.

Soudain, elle sentit les muscles de Tristan se crisper à hauteur du cou. Il s'écarta de son visage alors qu'un homme, un grand gaillard pas vraiment charmant voulait prendre... la place. La Cassidy dans son état normal se serait offusqué par cet affront et n'aurait pas très contente, repoussant l'homme. Mais là... c'était une Cassidy bourrée pas vraiment normale après tout.

Tristan se releva et voulut chasser les hommes en parlant de sa négation à... partager. Oh... Cassidy leva un sourcil. Maud lui revint souvint en mémoire. Partager hein ? Aimait-elle partager ? Non ! Et puis il l'avait bien fait souffrir tout à l'heure ! Il lui avait fait du mal avec cette lettre alors de quoi il parlait là ? Cassidy... n'était pas normale et au lieu de rester sagement à côté de lui, elle s'apprêtait à mettre sa vengeance à jour. Il n'y aurait pas eu cet évènement, peut être qu'elle serait restée tranquille, aurait même frappée l'homme qui lui faisait l'affront au passage. En plus il était moins charmant que Tristan !

Mais là... il lui avait fait du mal. Tristan passa une main dans son dos et lui prit la main. Cassidy agit d'instinct, avec une certaine intonation dans la voix, mélangée par une douleur et une envie... ce qui n'avait rien de bon. Elle se plaça devant lui et le força à se pencher encore une fois mais contrairement à tout à l'heure, pour parler ou plutôt chuchoter tout contre son oreille.

"Partager hein... Moi non plus je n'aime pas partager avec les autres... et encore moins... avec Maud. Je n'aime pas être l'entrée et elle s'occuper du plat principal et du dessert... Alors... je vais voir ce que ça fait de compter les rainures du plafond avec certains de ces Messieurs. Après tout, c'est une invitation non ?"

Pas l'intention du tout de se laisser avoir par ces rustres mais Tristan le méritait bien au final. Elle ne faisait que lui rendre la balle, se sentant d'un coup beaucoup plus attirante et plaisant à la gente masculine. Cassidy avait aussi reprit une des ses phrases qu'il avait évoqué dans la lettre. Compter les rainures du plafond.

"Je ne suis qu'un jeu pour toi, alors jouons !"

Qu'il regrette ses paroles minables ! La douleur... rendait folle. Il ne se rendait pas compte du mal qu'il lui avait fait ? Alors, elle se tourna vers les hommes qui ricanaient, sûrement très satisfaits de voir une belle jeune fille qui s'approchait d'eux sans la moindre gêne. La convoitise, l'envie, se lisaient sur leurs visages de pervers. Cassidy continuait d'avancer, sans aucune peur.

Puis, un des hommes leva une main en direction de Cassidy pour la mettre autour de sa taille. La jeune femme ferma les yeux pour s'empêcher de réagir, de frapper l'homme même si elle ne montrait pas vraiment agressive. Il déclara qu'une jeune femme tellement appétissante apprécierait sa "virilité", qu'il allait la faire monter au plafond comme personne.

Bah quoi ? Tristan avait eu trois femmes pour lui tout seul ! Ce n'était que le côté tranchant du couteau. L'homme continuait de lui sortir certains compliments, tout en rendant ses mains plus baladeuses. Fichtre ! L'envie de le frapper était grande, d'utiliser sa magie pour le repousser mais alors qu'il allait poser une grosse patte sur sa poitrine, l'homme se fit sauvagement écarter en arrière alors qu'un éclair rouge passa devant lui et écarta rapidement Cassidy, pas vraiment très content par la scène.

Ils commencèrent à se battre et les acolytes vinrent aider leur camarades, voulant faire mordre la poussière au prétentieux qui les empêchaient de pouvoir profiter de leur "coup".

Cassidy s'écarta comme si de rien n'était, pas vraiment tentée pour dire à Tristan d'arrêter de se battre, contrairement à l'avertissement qu'elle lui avait donné tout à l'heure. Elle s'éloigna d'un pas léger et retourna en direction de sa boisson, la terminant d'un trait et le reposant d'un coup sec sur le comptoir. Son regard se fit un peu plus lointain et elle sautillait sur place. Et pourtant...

Soudain, la brune de tout à l'heure vint se planter devant elle, apparemment furieuse. La fameuse Gwen. Cassidy haussa un sourcil en la regardant de haut.

"Sale dévergondée ! Ne t'approche pas de cet homme ! Il est à moi !"

Cassidy la fixa droit dans les yeux avec un air de défi.

"Il est grand pour choisir qui il veut et je n'ai pas à recevoir d'ordre d'une dinde comme toi. Non mais sérieusement c'est quoi le délire ?! Un homme ça ne suffit pas hein ? Il faut tous les avoir n'est-ce pas ? Frimeuse !"

Elle regarda son verre avec une drôle d'expression puis tenta de boire les dernières gouttes.

"C'est un homme qui a des pulsions, je suis tout à fait bien placée pour satisfaire tous ses besoins. Il est trop bien pour toi... Tu verras quand il reviendras vers moi, oh je peux te dire qu'il ne regrettera pas sa soirée. Qui aimerait rester avec une coincée de mage ?"

Cassidy se lécha le contour de ses lèvres. Puis, d'un geste vif, le sang montant rapidement au cerveau, elle gifla de toutes ses forces Gwen et la regarda, menaçante, s'approchant dangereusement d'elle pour lui faire peur. La femme brune recula de quelques pas. Oulà... elle ne plaisantait pas. Se touchant la joue encore surprise par le choc, elle on ne l'avait jamais frappé ! Quel affront ! Par une femme en plus !

"Tais-toi vilaine fille ! Tu crois pouvoir jouer longtemps avec ton petit jeu comme ça ? Combien de couples as-tu brisé ? Combien de coeurs as-tu délaissé ? L'amusement ça va un temps mais il faut savoir évoluer"

Elle s'approcha encore un peu d'elle alors que Gwen semblait avoir un peu peur.

"Tant que je serais là, je ne te laisserais pas l'approcher ! N'ose même pas le toucher une seule fois, désirer son corps, envier ses paroles, je serais devant toi pour t'en empêcher."

La jalousie se réveillait. Ce qu'elle n'avait pas oser faire tout à l'heure, elle avait l'audace d'y accéder. Des bruits de verre se firent entendre plus loin, on dirait que la bagarre faisait rage alors que des bris de verre brisés se retrouvèrent étalés au sol.

Gwen fronça les sourcils.

"Je ne laisse personne me parler sur ce ton !"

Elle leva sa main en direction de Cassidy pour la gifler mais ce fut trop lent car la mage anticipa le mouvement et attrapa d'un geste vif son poignet, le regard furieux et vraiment pas envie de se laisser taper.

"Je te déconseille de faire ça... je ne garantis pas ton état si tu me cherches un peu trop"

On était loin de la Cassidy pacifique qui ne voulait toucher à personne et surtout pas à se battre. Ses pupilles étaient dilatées, elle avait beaucoup trop bu et son sang tapait à ses tempes, et faisait rage dans sa tête, elle serra les dents, ne baissant pas le regard, ne cillant pas une seule seconde.

"Débarrasse le plancher tu me feras plaisir !"

Elle relâcha le poignet et passa devant elle. Une des acolytes de la fameuse Gwen, celle qui se prénommait Julie, dans un élan de stupidité ou de courage, poussa Cassidy violemment dans le dos. Cela ne lui aurait rien fait, si elle n'avait pas ses blessures non soignées faites sur le terrain d'entraînement qui lui déchirait le dos de temps en temps.

Surprise par la douleur, la jeune femme se mit à pousser un gémissement témoignant sa souffrance, trébucha et tomba au sol, posant ses mains pour amortir la chute et sa main droite eut le malheur de tomber sur des bouts de verre brisés qui s'enfoncèrent dans sa peau. Nouveau cri de douleur.

"Ca t'apprendra à oser lever la main sur moi... on ne joue pas sur le même terrain ma petite..."

Cassidy respira lentement, non elle n'allait plus être gentille alors que le sang coulait lentement de sa main. La jeune femme serra les dents puis se redressa lentement, enlevant le plus gros morceau de verre de sa main, des gouttes de sang tombaient sur le sol.

Puis, dans un élan de rage, aidé par la mixture, elle se jeta sur celle qui l'avait poussé et la gifla de toutes ses forces de sa main gauche. Celle-ci vacilla sur le côté, un peu sonnée.

Cassidy se concentra sur la fameuse Gwen puis la plaqua contre un mur d'une main sur sa gorge, hargneuse, puis lui collait encore une gifle monumentale avant de la pousser vers une table, laissant un peu de sang sur sa robe. La Gwen s'étala, piteuse.

La dernière des trois attrapa Cassidy et la tira par les cheveux. Nouveau gémissement, la jeune femme se dégagea rapidement puis continuait de se battre avec elle, toutes griffes sorties.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Lun 30 Juil - 2:57

Spoiler:
 

Ne pas la reconnaître… Et en même temps savoir que c’était elle, seulement elle. Pas une imitation, pas le mode zombie. Non parce qu’il avait plus ou moins compris que le monde zombie la protégeait un peu en quelque sorte, même si c’était en faisant quand même du mal autour d’elle, d’une façon ou d’une autre. Ce mode là l’éloignait des hommes, du danger. Or là, elle se dévoilait, se rapprochait.
Pour être honnête, Tristan n’avait franchement pas envie de se poser de questions. Il voulait juste profiter de l’instant présent en mesurant sa chance, l’incroyable du moment… son côté rare et précieux.
Elle avait éclipsé en un quart de seconde la présence des trois jeunes femmes à la table desquelles il était assis. Et au regard à la fois surpris et ravi qu’il lui lançait, il ne pensait plus qu’à elle.

C’est vrai que la façon dont le Drakkari avait de se préoccuper avant tout du physique n’était pas vraiment louable. Peut-être était-il superficiel au fond ou… simplement ne voulait-il pas se prendre la tête. De toute façon, s’attacher à quelqu’un… c’était hors de question, les sentiments étaient une faiblesse de chaque instant. Ils ramollissaient, ne favorisaient que l’erreur, l’échec. S’en encombrer était inutile, voire même dangereux. Pourtant même si le physique justement comptait beaucoup pour lui, bien malgré lui, le jeune homme venait de faire un compliment à la mage. Après tout… il avait complètement oublié les autres filles… pour elle, uniquement pour elle. Parce qu’il la trouvait bien mieux… même si elle n’était pas aussi plantureuse que Gwen.

Ils s’éloignèrent et dansèrent et même s’il se débrouillait bien, Tristan semblait un peu dans un état second au début. Il n’imaginait pas du tout Cassidy ainsi. Aussi joueuse, aussi… douée en danse, surtout qu’elle avait prétendu tout le contraire mais après, il la connaissait aussi pour son manque de confiance en elle, injustifié à son goût mais ça… il n’allait pas le lui dire non plus !
Alors il avait beau se convaincre que c’était elle, il était impressionné, amusé et totalement sous le charme. Elle savait jouer… avec les mêmes règles que lui et avec peut-être même encore plus de talent. Car comme toutes les femmes, elle avait du pouvoir sur les hommes. Lui les surpassait en général parce qu’il était patient, calme contrairement à ses compatriotes qui ne savaient pas contrôler leurs pulsions du moins pas très bien et ne pensaient qu’à se jeter sur la première jolie fille venue. Mais étant donné qu’elle jouait au même jeu, étant donné qu’elle maniait bien les armes de son côté, il ne pouvait pas rester insensible. De toute façon, là il n’en avait pas envie. Il était venu la surveiller, sans se douter qu’il allait s’amuser à ses côtés. Il ne regrettait absolument pas sa menace, ni l’air bougon qu’elle lui avait fait peu avant.

Pourquoi donc avait-elle si radicalement changé d’un coup ?
Pourquoi alors qu’elle semblait vraiment le bouder ou peu apprécier sa présence était-elle venue directement vers lui pour l’arracher aux jeunes et jolies glousseuses qui cherchaient à l’attirer dans leur lit ? Peu importait au final. Ils dansaient… et c’était un moment vraiment spécial. A la fin, elle l’avait embrassé sans la moindre gêne. A tel point qu’il se remit à douter. Etait-ce vraiment elle ? Pour lui plus qu’une certitude… la demoiselle avait bu un verre, ne tenait pas très bien l’alcool mais celui-ci lui donnait un aspect bien moins coincée qu’il appréciait beaucoup.

Il se reprit et ils enchainèrent des danses entraînantes, parfois rejoints par d’autres personnes sur la piste, plus généralement observés avec attention… et jalousie. Les trois jeunes femmes fixaient Cassidy avec un mélange d’effroi et d’envie, totalement prises au dépourvu, pensant que la demoiselle n’était qu’une petite mage timide à qui il n’était pas bien difficile d’ôter un si charmant compagnon… de voyage, qui n’avait rien à faire avec elle. Tristan de son côté était sévèrement jalousé. La jeune femme entre ses bras, radieuse, qui lui jetait des sourires et des regards au moins aussi charmants et intenses que les siens attirait les regards et au combien la convoitise.
Elle avait ce petit quelque chose en plus que peu de femmes ont. Cette espèce de vulnérabilité très passagère alors que justement elle était puissante, sa magie plutôt reconnue quand même. Dans cette robe, elle semblait d’autant plus petite et fragile, qu’elle en jetait, inspirait le respect, le désir et ce besoin justement typiquement masculin et macho de possession…

Enfin ils s’arrêtèrent. Tristan respirait profondément pour calmer le rythme effréné de son cœur après cet instant plutôt sportif. A peine formulait-il cette idée qu’il pensa avec honte qu’il avait une autre idée de jeu sportif pour la demoiselle… mais qui demandait plus d’intimité. Il s’en insultait presque mentalement. Pour une fois qu’il trouvait qu’il allait trop vite…
En tous les cas, ils avaient besoin d’une pause. Le propriétaire, plutôt content du spectacle qu’ils avaient donné qui incitait les autres personnes à la consommation leur fit même apporter des verres par une serveuse… mais ce n’était ni du thé grenadine, ni de la bière, c’était bien plus fort !!!
Pour sa part, il ne les remarqua pas immédiatement, ni eux, ni la jolie serveuse qui les avait apportés. Il s’était assis, glissant doucement ses mains sur la taille de la jeune mage toujours debout et l’embrassait, loin de sa légèreté, distance par précaution d’auparavant. Il n’agissait pas non plus comme un sauvage impatient mais semblait débarrassé de sa « retenue ».

Elle y répondait en plus. Devoir légèrement lever la tête pour embrasser Cassidy, les bras passés autour d’elle, contrôlant parfaitement des gestes… pervers ou plutôt… ne semblant pas manifester le besoin présent de les tenter, il n’exagérait en rien, ne tentait pas du tout d’en profiter, si ce n’était dans ce baiser, légèrement pressant, juste un peu. Les yeux fermés et ne pouvant retenir le sourire qui étirait ses lèvres, Dieux qu’elle jouait bien, Il frémit à ses mains sur ses épaules, contre son cou. C’était bien plus agréable quand ça venait d’une jolie fille si timide, avec laquelle les contacts étaient proscrits. Oui là ça se savourait. L’interdit est si délectable.
Ce fut de courte durée car un homme les arrêta et Tristan jeta un coup d’œil à ses camarades. Ce n’était pas des enfants de chœur et ils semblaient sacrément costauds. Néanmoins, s’ils pensaient que cela le découragerait, ils se trompaient lourdement. Il n’était pas du genre à se démonter pour si peu… ni à céder une jolie fille sous la menace !

Le jeune homme s’était levé et toisait avec un mépris certain le colosse devant lui. Il insistait. Alors il avoua, non sans sourire, qu’il pouvait être un sacré jaloux… qu’il ne comptait pas la partager. C’était vrai. Un petit sourire fier éclaira son visage, non pas parce qu’il se pensait plus fort mais parce qu’il était fier d’avoir dit ces quelques mots, tellement honnêtes. Elle le raillerait peut-être pour ça. Il esquiverait ou jouerait l’indifférent, peu importait. Ils étaient vrais.
Sauf qu’elle semblait décidée à le surprendre toute cette soirée. Cassidy passa en effet devant lui alors qu’il voulait presser sa main dans un geste rassurant. Elle se colla contre lui et il frémit légèrement, le cœur battant, baissant un regard étrangement brillant vers elle, un petit sourire en coin aux lèvres, l’envie furieuse de la réambrasser par provocation mais aussi par besoin devant ces machos… mais elle se mit à lui murmurer quelque chose et ce sourire si vrai et qui avait tout du preux chevalier prêt à tout pour sa princesse disparut alors qu’il pâlissait considérablement.

Qu.. Quoi ? Qu… Qu’est ce qu’elle disait ?
Elle disait qu’elle n’aimait pas partager ? Encore moins avec Maud ?!!! Mais de quoi parlait-elle ? Maud pourquoi Maud ? Pourquoi évoquait-elle la jeune noble ? Une chose était sûre, elle devait être un peu saoule sur les bords pour lui dire ça. Parce qu’elle avait été parfaitement indifférente jusqu’alors. Il ne comprenait pas… elle parlait d’entrée, de plat principal et de dessert ? L’associait-elle à de la nourriture ? Pourquoi ? La simple idée qu’elle puisse juste, ne serait-ce qu’un tout petit peu, craquer pour lui ne l’effleura même pas. Ils étaient à des années lumière l’un de l’autre, il pensait qu’elle ne faisait que jouer quand ils dansaient, s’étaient embrassés, même si c’étaient des baisers très sérieux et donc d’autant plus marquants. Elle parla de sa lettre, dans une toute petite allusion qui lui retourna le ventre… Elle… voulait compter les rainures du plafond… avec ces types ?!!! Comment encore, pouvait-il songer à la véritable innocence de la demoiselle ? Comment pouvait-il seulement imaginer un instant qu’elle n’avait pas connu d’hommes… enfin pas vraiment… avant lui ? Alors qu’elle sortait ce genre de phrase ? Alors qu’elle allait se coller contre un de ces rustres qui mettait ses sales grosses pattes sur elle ?!!!

Humilié, blessé et totalement étourdi, le jeune homme recula d’un pas, bouche-bée et si pâle qu’il semblait sur le point de défaillir. D’accord elle voulait jouer… mais comment pouvait-elle en venir à des extrémités aussi cruelles ? Ne comprenait-elle pas que ça l’atteignait vraiment ? Enfin un peu… un tout petit peu. Son honneur en prenait un sacré coup, en témoignaient les rires gras du petit groupe de rustres ravis de se retrouver avec une aussi belle jeune fille dans les bras. Et d’autres aussi riaient dans la salle. Des hommes jaloux parce que n’ayant pas du tout le physique du séduisant jeune guerrier, ravis qu’il se fasse éconduire pour des hommes plus standards. C’était le genre de chose, de réflexions, de ce qu’il entendait, qui le rendaient dingue et enclenchait de violentes bagarres dont il était le meneur. Mais là… pas du tout. L’air sérieusement blessé, le regard fixé sur la jeune femme, les bras le long du corps et les épaules basses comme s’il venait d’apprendre qu’un être cher avait péri d’une façon ou d’une autre, toujours aussi pâle, il n’y faisait pas du tout attention. Son cœur battait un rythme très lent, trop lent alors qu’une petite voix résonnait dans sa tête, lui disant que c’était bien fait pour lui, qu’il fallait toujours se protéger des méfaits des femmes, de leur cruauté. Elles étaient si malignes… Il se croyait inatteignable parce qu’il ne faisait que jouer ? Le jeu avait un peu changé pendant quelques instants et il s’était laissé avoir, comme un débutan… Il serra les dents et arracha son regard d’elle.

Pourtant il ne s’éloigna pas de beaucoup, jetant un regard vide vers les deux chopes d’alcool qui avaient été apportées plus tôt. Elles au moins, il ne les laisserait pas à ces gueux. Les attrapant dans un geste rapide, il les vida l’une après l’autre d’une traite. Son visage recouvra quelques couleurs, échauffé par l’alcool. Plus loin, même s’il ne les voyait pas, les jeunes femmes qu’il courtisait plus tôt étaient ravies du retournement de situation. Alors qu’elles se disaient que le combat était sans doute perdu vu l’attention et le regard brillant que lançait le beau garçon à sa partenaire, elle l’avait sauvagement éconduit. Et qu’il soit jaloux et du coup cherche la vengeance ou simplement blessé, retourné par son acte, il n’en reviendrait que bien mieux vers elles… Et un amant éconduit est un partenaire d’autant plus attentif et efficace dans sa vengeance très… adultère, si tenté qu’ils soient ensemble au final…

Tristan ne regardait plus Cassidy, un air dégoûté s’était inscrit sur son visage et il serrait les poings à présent. Oui, il avait raison… et en même temps tellement tort… Il avait cru qu’elle était différente des autres. En effet. Mais il croyait que c’était en bien. Là il avait tort, elle était bien pire… Et il n’aurait jamais cru ça d’elle.
Le type contre lequel elle s’était collée, après lui avoir balancé cette claque verbale au visage, la tripotait sans gêne en disant des choses… vraiment écœurantes. Blessé, Tristan avait envie d’hurler que lui aussi il en était capable, la faire grimper aux rideaux bien sûr mais même si sa virilité était en jeu, il n’avait absolument rien dit. Parce que ce n’était pas son genre. Parce que ces allusions aussi subtiles que la trace d’un mammouth dans un potager n’étaient pas du tout son type. Qu’ils ne laissaient planer aucun mystère… ce genre de chose qui plaisait tellement aux femmes. Parce qu’il était nul en compliment ce rustre, elle méritait bien mieux !!!
Absolument aucun talent linguistique quel qu’il soit, à se demander par quel exploit il savait formuler autre chose que des grognements inarticulés. Et elle, elle se laissait faire. Elle osait se laisser faire.

S’il était calme, totalement dépité et anéanti au départ, les nerfs du grand Drakkari commençaient à s’échauffer à cause de l’alcool. Quoi qu’ait mis le tavernier, c’était une bonne dose, et assez fort pour une anesthésie. Avec une pensée mélancolique il se rappela qu’il était passé par une phase ou l’alcool était sa seule échappatoire… Avant de se souvenir également qu’il n’avait jamais vraiment quitté cette…phase. Il ne s’était toujours pas éloigné même s’il tournait le dos aux nouveaux protagonistes, fixant un point de la salle sans le voir, les poings serrés et légèrement tremblants.
L’homme qui serrait toujours la jolie mage eut une parole de plus, une parole de trop qui fit sortir le garçon de ses gonds comme un dragon endormi brusquement réveillé et totalement fou. Pourtant il n’avait pas arrêté avec ses allusions en manque total de cette subtilité si importante. Mais là… il avait dit quelque chose qui ressemblait fortement, à quelques mots près à :

- Tu vas voir ma belle… Je vais commencer, tu peux être sûre qu’on va entendre ta jolie voix dans tout le quartier… puis mes amis te feront également chanter et j’te promets de revenir conclure notre p’tite affaire dès que j’aurai récupéré.

En disant ça il avait appuyé une main sur une de ses hanches, l’autre montant effectivement vers la poitrine de la jeune femme. Ca Tristan ne le voyait pas bien entendu. Si elle était assez proche de son… rustre, elle devait sentir la bosse qui s’était formé dans son pantalon depuis qu’il se rinçait l’œil sur elle en la tripotant sans gêne… Non ça il ne le voyait pas, même s’il s’en doutait, connaissant les hommes, les brutes épaisses et absolument sans délicatesse que pouvaient être les guerriers, gardes ou autres hommes ayant appris à se battre. Ceux-là n’en étaient peut-être pas mais au moins étaient-ils bucherons, vu leur carrure c’était obligatoirement des hommes qui avaient une sacré force malgré tout.
Ce qu’il avait dit… avait donné la nausée au jeune homme et il s’était retourné, pris d’une fureur telle que rien n’aurait pu l’arrêter à cet instant. Ce qu’il proposait c’était un viol « consentant » rien de plus ! Ils avaient compris qu’elle avait bu… qu’elle était dans un état second. Les salauds…

Ce fut dans un cri de rage sans précédent que Tristan se retourna, sauta au-dessus de la table en bois en prenant appui sur l’un des bancs et se jeta littéralement sur l’homme… pervers. Oui bon il n’avait pas vraiment écarté Cassidy en fait… Il s’était plutôt jeté sur son adversaire en lui donnant un violent coup de poing dans les bras pour le faire lâcher prise. Ils tombèrent au sol et il commença à le frapper, le regard allumé d’une rage meurtrière.
La bataille s’engagea sous les sifflements, encouragements des autres clients. Les « amis » du rustre vinrent en effet lui prêter moins forte. Deux d’entre eux attrapèrent le jeune homme par les bras alors qu’il se débattait comme un diable en boite.

Du côté des demoiselles, lui ne voyait rien fort heureusement, mais le comportement de Cassidy avait encore de quoi dépiter. Elle s’était désintéressée d’eux pour aller finir son verre nonchalamment… avant de se faire aborder par les « conquêtes » du Drakkari. Apparemment la jolie mage ne contenait plus vraiment sa jalousie et commençait à avoir sacrément du répondant. Commençant elle aussi à se battre. Aussitôt, l’attention de ces messieurs (ceux qui ne se battaient pas du moins) fut sollicitée. Après tout, des filles se battant entre elles… c’est toujours très… hum aguichant. Ah bon ? en quoi ? En tous les cas Gwen semblait très énervée que Cassidy tente de lui chiper Tristan avant de le délaisser comme une vieille chaussette et même si ses copines vinrent y mettre leur grain de sel, quand la jeune femme se fut débarrassée de Julie malgré ses blessures, ce fut bien la sexy brunette qui lui sauta à la gorge, la faisant carrément basculer derrière le comptoir… et elle avec bien sûr. C’est que ça peut sérieusement se taper dessus des filles lorsque ça vaut le coup ?!

De son côté, Tristan se débattait. Même s’il avait les bras immobilisés, celui qui s’était avancé vers lui, à qui il avait déjà bien amoché le visage se fit totalement avoir. En effet, loin de se démonter, une expression de joie intense comme de haine virulente inscrite sur ses traits comme si on les lui avait ciselés avec un ciseau à bois, le jeune homme le laissa se rapprocher avant de se servir de la force de ceux qui le maintenaient, sautant sur place en balançant vivement ses deux pieds joints dans le torse de son adversaire… Qui fit un joli vol plané à travers une fenêtre… Bien sûr la violence du choc était telle qu’avec son élan, il était tombé à terre avec les deux autres et qu’il se retrouvait à se battre… eh bien au sol. Mais alors qu’il en massacrait un, l’autre occupé à essayer de lui attraper les bras, celui qui était passé à travers la fenêtre revenant par la porte sacrément groggy, il entendit le gémissement de Cassidy à cause de sa chute et même s’il lui en voulait énormément, il tourna la tête. Quelle ne fut pas son erreur. L’un des gars s’était avancé avec un tabouret et le lui abattit lourdement à l’arrière du crâne… qui lui sembla littéralement exploser.

Il se prit un coup de pied dans le ventre alors qu’il était tombé à quatre pattes, voyant trente six chandelles, assourdi par la douleur. Mais ce fut de courte durée. Les batailles dans les bars, ça le connaissait. Il se redressa à demi, se jetant sur celui qui voulait le frapper, une de ses épaules rencontrant violemment le ventre de son adversaire, qui s’écroula le souffle coupé.
Cela dura un moment n’empêche… leurs batailles respectives…ou n’était-ce au final que très peu de temps ?
Enfin le silence revint…S’ils avaient été encouragés ou au contraire hués, personne d’autres n’était intervenu et le tavernier s’était contenté d’attendre, préférant éviter de se retrouver mêlés à une bagarre aussi violente que ce soit chez les filles ou chez les hommes… Bon d’accord, il était aussi très occupé à se rincer l’œil par rapport à la bataille des demoiselles.

Tristan se redressa enfin, mais ce ne fut que pour s’asseoir sur un banc, pâle et toussant du sang en grimaçant. Sa tête lui tournait beaucoup mais seul un mince filet de sang poissait ses cheveux déjà rouges, ça ne devait pas être bien grave. Par contre côtés fêlés et hématomes…ça il en faisait une jolie collection. Une de ses lèvres saignait pas mal d’ailleurs et il ne savait pas si c’était dû à un coup sur sa mâchoire ou justement au sang qu’il crachait un peu plus tôt.
Il porta la main à son front en grimaçant pour essayer de se remettre les idées en place. Il avait entendu que les filles se battaient et n’était même plus surpris d’apprendre que Cassidy en faisait partie. Au point où ils en étaient après tout. Il se releva en grimaçant et la rejoignit derrière le bar où elle venait de finir de mettre une raclée monumentale à une Gwen qui réfléchirait à deux fois la prochaine fois qu’elle voudrait s’en prendre à une mage. Oui, les mages savaient se battre… quand elles étaient jalouses.

Difficile de dire s’il lui en voulait pour cette fille avec laquelle il comptait finir la nuit, ou s’il était fier qu’elle l’ait emporté. Il leur fallait un peu de temps pour s’en remettre voilà tout, d’ici quelques minutes, ils iraient bien mieux. Peut-être même assez pour danser encore un peu… enfin là, il ne s’en sentait pas trop la force. Deux hommes se chargèrent d’aider Gwen à se relever, elle lança un regard furieux à Cassidy et un peiné au Drakkari, encore sonné et qui commençait à ressentir les effets inhibiteurs de l’alcool. Ah oui… c’est vrai, c’était pour ça qu’il aimait tant ça. Il ne culpabilisait pas, n’avait aucun regret, agissait par instinct, par envie. Oui c’était mieux. Il s’assit à côté de la jolie jeune femme… Tout comme lui elle avait les cheveux euh… passablement plus désordonnés qu’un peu plus tôt. Il avait attrapé une bouteille déjà pas mal entamée et but une sacrée rasade au goulot avant de rabaisser mollement le bras qui la tenait, appuyant la tête en arrière contre le mur.

- C’était bien ta partie de catch ?

Malgré tout, il avait un léger sourire aux lèvres. Encore une fois, il se sentait mieux, beaucoup mieux. Sans doute aussi parce qu’il s’était vengé de ces salauds, même s’il lui restait à se venger d’elle mais pour ça, il avait bien une petite idée. Les gens se désintéressaient d’eux, retournant à l’orchestre qui jouait, leurs conversations. Après tout les bagarres sont monnaie courante dans les tavernes et ce sont toujours les perdants qui paient les pots cassés. Le tavernier lui-même ne leur prêtait plus attention. Tristan tourna la tête vers sa compagne. Elle avait des griffures sur le cou, rien d’étonnant dans une bataille entre filles, les cheveux ébouriffés et le regard pas tout à fait calmé. Sa robe n’était plus très bien ajustée et s’il ne faisait rien, son regard lui en disait long… Une de ses mains saignait. En fait, elle était toujours aussi maladroite. Il ferma les yeux, respirant calmement, la douleur refluait… Se battre lui avait manqué même s’il s’était surpris à se retenir… à être faible. Normalement il aurait dû se débarrasser d’eux bien plus vite et sans être blessé. Il était vraiment devenu faible…
Y penser ramena aussitôt le profond sentiment de dégoût et d’humiliation qu’il avait ressenti alors qu’elle le narguait avec des phrases qui n’avaient… pas de sens pour lui avant de se coller à des hommes… odieux. D’accord, il ne la méritait pas, le message était bien passé, elle s’était laissée désirer avant de lui faire comprendre qu’il ne pourrait jamais l’avoir… mais de là à se tourner vers ces… australopithèques !!!... Il devait vraiment être un moins que rien à ses yeux. Bah… tant mieux… ce serait plus facile à présent.


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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Lun 30 Juil - 10:34

Cassidy elle, avait des sentiments pour Tristan. Parce qu'à force de rapprochements, de petits allusions, de situations imprévues, et surtout cette jalousie qui grandissait au fur et à mesure laissait penser qu'elle le voyait beaucoup plus qu'un simple compagnon d'infortune. En même temps, cela pouvait la rendre plus forte, lui donner une envie de se surpasser. Sur le terrain d'entraînement elle avait été encore plus exigeante sur le nouveau sort qu'elle avait appris, parce qu'il été là et que la moindre erreur n'était pas envisageable.

Quand ça touchait son Drakkari, elle était capable de se transformer, d'être différente. Cassidy aurait fait n'importe quoi pour le protéger, pour ne pas être seulement qu'un fardeau pour lui mais une partenaire efficace qui le soutiendrait plus qu'elle ne le gênerait. Avec ses sentiments, elle était capable de repousser ses limites, il aurait été un autre homme, une bête sauvage et rustre, jamais elle n'aurait fléchi, jamais elle n'aurait permis ces contacts. Mais c'était différent car elle appréciait vraiment.

Elle était magnifique dansant avec lui. Et même si des regards se tournaient vers eux, la jeune femme s'en fichait éperdument, car même si elle était dans un état second, c'est ce qu'elle avait toujours au fond d'elle. Le temps d'une soirée attirer son envie, sa curiosité à lui. Qu'il arrête de la considérer comme ce petit bout de femme coincée. Car tout dans son attitude, sa façon de jouer, montrait que Tristan lui plaisait, au plus haut point. Peut-être voulait-elle se sentir au même niveau que Maud même supérieure à elle. Car ce soir l'audace était au rendez vous.

Cependant, elle ne le faisait pas uniquement pour se venger de lui, pour lui donner envie et qu'il en souffre après. Non elle voulait peut-être juste aller plus loin avec lui mais ne savait pas comment s'y prendre. Personne ne lui avait le bon mode d'emploi avec un tel homme ! Pouvoir lui faire baisser les yeux et attirer son attention était tout ce qu'elle espérait. Mais uniquement lui et personne d'autre.

Puis, ils étaient partis se poser un peu plus loin, et Tristan l'avait pris contre elle tout en l'embrassant. Et la jeune femme lui répondit de la même façon que lui. C'était un baiser tout à fait sincère, ce qu'elle n'avait jamais osé faire, jamais osé s'approcher aussi près d'un homme. Mais même si elle était particulièrement bien alcoolisée, la demoiselle répondait à sa demande avec plaisir. Elle jouer avec ce genre d'actions ? Peuh ! Même en étant bourrée, elle lui aurait plutôt coller une gifle bien placée. Non là c'était beaucoup de choses qui ressortaient, depuis qu'il était là.

Pourtant, des hommes vraiment... barbares c'est le moins qu'on puisse dire s'étaient interposés. Et même si au départ, Cassidy avait l'intention de rester tout à fait calme, voire de remballer ces sales types, les paroles de Tristan réveillèrent la douleur qui s'agitait en elle. D'ailleurs peut être ne l'avait-il pas remarqué, ce regard de dégoût qu'elle lançait à ces hommes alors que la jeune femme commençait à ouvrir la bouche, avec la ferme intention de leur dire d'aller voir ailleurs.

Et malheureusement, Tristan évoquait ce partage. Un coup dans le coeur de la jeune femme qui sentait la douleur et la jalousie se répandre en elle de manière dangereuse. D'ailleurs de sa main libre, elle la porta au niveau de son coeur. Oui Tristan ne faisait que jouer avec elle, il n'en avait rien à faire de ce qu'elle pense ! Il a Maud, toutes les femmes qu'il veut à ses pieds, n'hésitant pas à s'en faire plusieurs au passage. Et comment parler de cette ignoble lettre qu'il lui avait retourné l'estomac ? Qu'il ne pensait qu'à elle... Que c'était la plus belle femme.

La colère enfla dans le coeur de Cassidy. Relayée à ne pas être aussi bien que Maud pour lui. De la rancoeur, de la tristesse. Alors pourquoi devrait-elle s'empêcher d'agir pour satisfaire les besoins de Monsieur ? Pourquoi ne pourrait-elle pas lui montré à quel point elle était blessée ? Qu'elle n'était pas son jouet en attendant de retrouver la noble ! Et là son attitude changea du tout au tout. Elle jouait plus qu'avant où elle était beaucoup plus sincère et proche de lui. La jalousie fait faire bien des bêtises...

Elle se tourna vers lui et peut être qu'il n'avait pas vu cet éclair de douleur qui dansait dans le fond de ses yeux noisettes alors qu'elle était contre lui. Elle sortit des paroles bizarres, faisant allusion à Maud. Elle ne voulait pas être partagée elle non plus, tentant de lui faire comprendre que à la moindre apparition de sa part, il l'oublierait totalement, puisqu'il ne pensait... qu'à elle après tout. Sa vengeance de lui faire du mal où Tristan était l'investigateur car ce soir, elle lui montrait qu'elle n'était pas si indifférente que ça à sa lettre...

Alors elle s'écarta de lui, le regard lointain mais le poing serré. Si jamais il n'intervenait pas avant que ça dégénère, elle frapperait le sale type qui lui parlait comme un barbare. Elle imposait des limites encore, tant pis si Tristan la voyait contredire le message qu'elle cherchait à lui faire passer. Elle avait terminé par le fait qu'elle n'était qu'un jeu qu'elle commençait là maintenant tout de suite et pas avant. Cette phrase qu'il avait sorti était le déclencheur. Partager hein...

Alors qu'elle avançait dans sa direction, son poing se serra doucement, sans trembler, prête à agir si ça allait trop loin, même si c'était un colosse de trois fois plus haut sa taille, elle ne retiendrait pas ses coups. Très loin de la petite directrice qui aurait chercher à parlementer plutôt que d'en venir aux poings. Elle était bourrée, elle n'aurait jamais fais ça dans son comportement normal.

L'homme de très mauvais goût s'amusait à la tripoter et Cassidy fermait les yeux, elle ne répondait même pas à ses paroles, elle ne bougeait pas, restant inactive, ne ressentant aucun sentiment mais serrait les dents au fond d'elle. Si Tristan n'intervenait pas rapidement... Il la touchait et elle en fut dégoûtée. Tout comme ses paroles balancées un peu plus tôt avec tout ce qu'il comptait... lui faire. Elle ne comprenait pas grand chose après tout mais la façon dont il lui disait ne lui donnait pas vraiment envie. Cassidy sentit une bosse se former autour de l'entrejambe du pervers.

Et à ce moment là, quelque chose de plus dangereux semblait se préparer. Elle était bourrée oui mais... le souvenir scellé et enfoui fit réagir son corps. Des flashs apparurent dans sa tête, un grondement de tonnerre aurait eu lieu si il pleuvait dehors. Mais c'était juste à l'intérieur de la jeune femme qui sentait la mauvaise chose en elle se réveiller et elle allait l'accueillir à bras ouverts, prête à faire souffrir cet homme... peut-être le tuer.

Cassidy en état normal se serait contenté de le repousser et serait sortie de la taverne, estimant, et c'était plus sage, de rentrer directement au château. Non là elle devenait dangereuse. Un hurlement lui fit ouvrir et les yeux et revenir à la réalité. Tristan leur sauta dessus et l'écarta rapidement de l'homme. Une furieuse bagarre s'engagea.

Pourtant Cassidy ne lui avait-elle pas dit qu'elle était contre toute forme de violence ? Là elle semblait complètement désintéressée de la scène, comme si son esprit lui disait de ne pas s'en formaliser pour l'instant. Retournant tranquillement au comptoir, elle s'inquiétait un peu de l'état de Tristan. Pendant un instant elle fut tentée de le rejoindre dans la mêlée pour lui prêter main forte mais c'était sans compter les trois demoiselles animées par la vengeance, qu'elle avait tout gâché.

Si au départ Cassidy n'avait pas l'intention de se battre, l'alcool qu'elle venait d'ingurgiter aidant bien, la phrase de Gwen fut celle de trop. Non mais quel affront! Parler comme ça de Tristan c'était écoeurant ! Il n'était pas une bête de foire du marché ! Ce n'était ni une marchandise ni un outil. Pour la mage, Gwen venait de dépasser les limites et elle la gifla violemment.

Puis, la bagarre s'intensifia des deux côtés, tel un écho. Pendant un instant, Tristan et Cassidy se ressemblaient, tous les deux aussi violents et avec aucune intention de faiblir. Mais alors que Cassidy jeta un regard rempli d'inquiétude vers Tristan qui ne se faisait pas ménager, avec la ferme intention de venir l'aider, Julie la poussa dans le dos. Aie ! Elle avait encore mal de ses blessures faites par l'esprit. Déstabilisée, elle tomba, une de ses mains atterrit sur des morceaux de verre, ce qui la fit pousser un gémissement.

Alors, Cassidy se ferma, la colère l'envahit et elle poussa un rugissement sauvage en se jetant sur la coupable. C'est qu'elles se battaient violemment les demoiselles ! Tombant derrière le comptoir, le combat faisait rage. Hors de vue Cassidy libérait ses pulsions en donnant des coups de poing, de pied, griffait Gwen et la poussant avec force. Non, si elle n'avait pas été dans cet état, jamais elle ne se serait battue.

Puis, le calme revient et Cassidy se releva, couverte de griffures, mal partout mais elle était victorieuse, avait pris le dessus. Une mage jalouse, vaut mieux pas l'embêter après tout. Un sourire victorieux, un grognement, c'est à peine si elle faisait attention à ses blessures et surtout à sa main où des morceaux de verre étaient encore incrustés et le sang gouttait peu à peu, tombant parfois sur le sol.

"T'avise pas de revenir, j'ai encore assez de force pour te mettre la pâtée une seconde fois !"

Elle aussi était couverte de bleus, de coups, le fait d'être tombée, de s'être cognée contre un meuble quand Gwen l'avait projeté en arrière, ça n'aide pas tout ça !

D'un pas un peu gauche et titubant, elle regagna le banc pour se laisser tomber à côté de Tristan en soufflant lentement. La jalousie qu'elle avait ressenti devant Gwen brillait encore dans ses yeux, elle était encore un peu énervée mais au moins elle lui avait fait mordre la pousssière. Difficile à imaginer pour une mage qui utilisait plus sa langue que ses poings. Non pas de honte, pas de gêne, si elle n'avait pas été autant alcoolisée, la jeune femme se serait sûrement fait mettre au tapis depuis longtemps.

Elle observa son compagnon qui semblait salement amoché lui aussi. Pas d'allusion sur sa bagarre, la pression redescendait doucement. Par les Dieux ! Il n'avait pas fait semblant lui non plus ! Pendant un instant, très bref, le remord envahi la jeune femme qui n'aimait pas le voir dans son état son beau guerrier. Il lui demanda si son combat s'était bien passé et elle se redressa, apparemment pas tout à fait calmer, grommelant un coup.

"Ces dindes ne savent pas se battre à part griffer et piailler. Ca leur apprendra à sortir des choses irrespectueuses sur toi. Comme si j'allais laisser faire"

La demoiselle souffla et fit un peu d'ordre dans ses cheveux en bataille, le regard sévère.

"Elles n'ont pas intérêt à revenir..."

Puis elle regarda Tristan et une sorte de regard de remerciement flotta dans ses yeux. Oui c'est sûr, il allait sûrement lui en vouloir évident. Mais avec la dose supplémentaire d'alcool qu'elle avait, sa langue se déliait plus facilement.

"Ces hommes étaient de sacrés pervers ! Et en manière de beauté ils ne t'arrivent même pas à la cheville... pas que pour ça d'ailleurs..."

Elle balança lentement les pieds sous le banc, puis le regarda avec intensité. Il avait du sang au coin des lèvres et la jeune femme grimaça, comme si cela lui faisait un peu de mal de le voir dans cet état. Cassidy arrêta tout simplement de parler, puis se rapprocha un peu de lui pour nettoyer son sang avec douceur. Non son regard montrait, que même si elle était particulièrement éméchée, elle semblait garder un peu de lucidité instinctive. Après tout... la tempête était passée.

Cassidy caressa doucement son visage, finit de nettoyer le sang qui trainait puis se redressa et se mit debout devant lui, sa main blessée dans le dos du beau jeune homme qu'elle tenait fermée pour éviter de le tâcher, l'autre main sur sa joue alors qu'elle approcha ses lèvres des siennes... pour s'excuser, pour lui montrer qu'il comptait pour elle quand même. Elle l'embrassa avec douceur et pas avec bestialité ou donnant l'impression qu'elle jouait, fermant doucement les yeux.

Que c'était agréable... de l'embrasser.

Elle se retira doucement puis lui sourit. Passant une main dans ses cheveux rouge, se sentant coupable du coup qu'il avait reçu. Puis elle s'assit de nouveau à côté de lui, avant de s'étirer lentement. Le combat l'avait épuisé, elle la tigresse qui se révélait au grand jour quand on versait un peu d'alcool dans son verre. Mais aussi une femme bien fragile au final...

Elle s'allongea sur le banc et posa sa tête sur ses genoux à lui. Juste se poser un peu, un petit moment, le temps que le rythme cardiaque redescende doucement. Cassidy ferma doucement les yeux, se reposant un moment mais sans tomber dans le sommeil non plus.

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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Lun 30 Juil - 21:37

Pour être de beaux combats, c’était de sacrément beaux combats !!! Ca valait franchement le détour. En tous les cas c’est ce que devaient se dire les consommateurs mais aussi le tavernier qui tout de même avait essuyé un mini ouragan dans son établissement.
En tous les cas, elle s’était bien battu la petite mage. C’est clair que comme ça, elle ne donnait vraiment pas l’impression d’en être capable. Elle était douce, gentille, toujours à l’écoute et puis extrêmement maladroite… Pas du tout le genre de fille à se jeter sur une collègue et à défendre bec et ongles et ses convictions à propos d’un homme. Il fallait croire que si.

Elle vint s’asseoir près de lui après s’être relevée de sa bataille. Il respirait lentement pour récupérer un rythme cardiaque tranquille, les yeux mi-clos.
Il n’avait pas oublié ce qui s’était passé et oui… il lui en voulait quand même. Elle l’avait sacrément blessé à l’attendrir autant avant de lui balancer cette énorme claque en l’humiliant devant tous pour aller se coller à une bande de rustres malpropres ! Franchement, il valait mieux que ça non ?

Néanmoins, il lui avait donné une petite phrase, sans vraiment beaucoup d’intérêt bien sûr mais lui demandant en quelque sorte si elle était… plus ou moins vivante. Tristan avait rouvert un œil. Mouais… tous deux devaient être dans un état assez… enfin ils étaient amochés et pas tellement remis. Gwen devait avoir les ongles sacrément longs pour creuser de tels sillons dans la peau délicate de la jolie jeune mage. Mais bon après tout, il n’y était pour rien, elle s’était battu toute seule, il ne lui avait pas lancé cette espèce de défi… contrairement à elle.

Elle lui répondait… Que ces filles ne savaient pas vraiment se battre et il haussa un sourcil. Ces hommes ne se débrouillaient pas trop mal, c’était sans doute pour cette raison qu’il avait fini dans cet état. Tant mieux pour elle si elle n’était pas trop amochée. Dans son état, c’est clair, elle aurait aussi pu mettre une sacrée raclée à Maud… Et elle n’aurait également sans doute pas patienté bien longtemps avant de s’autoriser à le faire et ce même sans provocation quelle qu’elle soit.

Apparemment… enfin de ce qu’il comprenait, mais après son cerveau tournait un peu dans le vide, elle s’était battu parce que les demoiselles lui avaient manqué de respect. Il haussa indifféremment les épaules. Eyh… Si on lui manquait de respect c’était certainement à cause de ce qu’elle avait fait ! Le planter pour ces hommes là, franchement c’était cruel !
Bien sûr, il ne pensait pas que c’était simplement parce que les jeunes femmes le considéraient comme une adorable marchandise dont elles avaient hâte de connaître les différentes fonctions. S’il l’avait su, il aurait juste ri. Ca il avait l’habitude. Qu’est ce qu’elle croyait. Il fréquentait souvent ce type de femmes avant…

Il ne dit rien, se contentant de vider d’un trait le verre d’alcool que venait de déposer le tavernier près de lui après lui avoir tapoté une épaule, encourageant, plutôt amusé par le combat. Ah ben qu’il s’estime heureux, ce n’était pas lui qui avait les côtes en vrac hein !!!
Bah de toute façon, il irait vite mieux.
Elle était tout de même passablement… en colère, du moins c’est ce qu’il comprenait à son attitude, certaines choses l’avaient vraiment énervée !

Il repensa à ses paroles avec un frisson de dégoût. Pourquoi avait-elle parlé de partage ? De Maud au juste ? C’était sa façon de dire qu’elle n’aimait pas qu’il se vante de ses conquêtes près d’elle ? Qu’elle désapprouvait son comportement ? Allons bon, elle aurait pu le lui dire dès le départ non ? Bon peut-être l’aurait-il d’autant plus narguée au début rien que pour l’embêter mais il aurait sans doute fini par arrêter, on se lasse vite de ce genre de jeu idiot.

Mais alors pourquoi s’était-elle traitée d’entrée ?
Il se frotta le front puis la nuque pour tenter de dénouer ses muscles crispés. Peine perdue. Non, elle avait vraiment été cruelle. Les sourires et rires de ces sales types lui revenaient en mémoire, le faisant grimacer. Et dire qu’il avait presque failli réussir à s’éloigner sans faire de scandale.
Bien sûr, il ne pouvait pas savoir qu’au final, elle ne faisait que jouer et voulait juste lui faire comprendre ce qu’elle ressentait, lui donner une petite leçon pour qu’il… voit un peu ce que ça faisait. Il ignorait qu’elle avait fixé des limites, attendant qu’il réagisse en fait, n’attendant que ça, qu’il lui prouve que ça le touchait… qu’elle avait un peu raison au final. Des limites qu’elle aurait fermement défendues s’il n’était pas intervenu. Une chance qu’il soit sorti de ses gonds avant…

Mais c’était vraiment douloureux et il s’était senti tellement mal l’espace d’un instant.
Quand elle avait un verre dans le nez, elle était vraiment en mesure de mettre debout des plans… redoutables !!!
Elle sortit une nouvelle petite phrase avec un petit air très sérieux plutôt mignon et il tourna la tête vers elle. La déception et la peine n’avaient pas encore fui ses yeux. Pourtant, il haussa un sourcil, surpris.
Elle disait qu’il valait mieux que ces porcs… encore heureux… physiquement mais pas que… Phrase énigmatique qu’il ne comprit pas vraiment, penchant légèrement la tête sur le côté… mais il la détourna relativement vite.

*Ah ouais ?! Alors pourquoi tu t’es amusée à les préférer à moi… devant tout le monde ?!*


Même plus la force ni l’envie de parler.
Le nouveau verre ingurgité avait le merveilleux effet de faire disparaître les douleurs dans son corps mais aussi ses inhibitions. Bof, de toute façon au point où il en était hein ?!
Elle le regardait en fronçant légèrement les sourcils et il se mit à faire de même par mimétisme, cessant dès qu’elle commença à essuyer le sang sur son visage. Il fut surpris l’espace d’un instant, puis ferma les yeux, se laissant faire tranquillement. Pourquoi pas, ce n’était pas tellement désagréable. Et puis elle était appliquée comme toujours. Bien malgré lui, il se demanda si elle était pareille… au lit. Aussi consciencieuse… Il n’était même pas sûr que ça le surprendrait si c’était le cas. Il réprima un rire, et alors qu’elle finissait, effleurant son visage, elle se releva.

Il rouvrit aussitôt les yeux, ne comprenant pas. Allons bon, c’est sur lui qu’elle allait taper maintenant ou elle allait carrément retourner se percher au cou du premier étranger venu ?! Enfin elle l’avait quand même rassuré, il était mieux que les sales types, mais quand même quoi !
Il y avait de la curiosité dans ses yeux orangés, mais aussi de la méfiance. Ben quoi ? Fallait qu’il se renferme le cœur derrière une bonne carapace avant qu’elle ne fasse quoi que ce soit. Il n’avait pas envie de revivre le même affront !
Sauf qu’apparemment, elle ne comptait séduire personne si ce n’est lui.

Debout devant lui, la jeune femme sembla hésiter un très court instant, sans cette lueur de timidité maladive si familière dans son regard noisette. Il pencha légèrement la tête, sentant une main contre son dos, l’autre sur sa joue, douce, légère, pas du tout menaçante. Oh comme il lui en voulait… et comme l’instant suivant il ne lui en voulait plus du tout !!!!!!
C’était bien une femme ! Capable de rendre dingue un homme rien qu’avec un baiser. Il était surpris et du coup avait gardé les yeux ouverts et là, la fixait avec une surprise non feinte. Un léger sourire étira les lèvres du jeune homme. Ah… ben en fait… c’était… pas mal… S’ils oubliaient cet incident et reprenait juste là c’était plutôt… bien…

Tristan secoua légèrement la tête. Bon d’accord, peut-être qu’elle l’avait bien eu au final. Pour ce soir, il pouvait bien lui laisser la victoire. Il grimaça à peine lorsqu’elle passa accidentellement la main sur la légère plaie à sa tête et se contenta de la regarder d’un air à la fois admiratif tant elle le surprenait, amusé et juste… peut-être un peu content en fait d’être simplement là avec elle. Et puis… même les cheveux en bataille, elle était quand même vachement jolie non ?
Elle se rassit à ses côtés, s’étirant avant de s’allonger la tête sur ses genoux et il lui caressa doucement le front avant de froncer les sourcils. En douceur, le jeune homme prit sa main et entreprit, louchant légèrement en tirant la langue d’un air concentré, d’ôter les bouts de verre dans sa main, ce qu’il réussit sans peine.

L’instant d’après, il caressait de nouveau son visage, sa gorge et ses épaules d’une main légère, l’effleurant juste, passant avec parfois un peu plus d’insistance sur les griffures sur sa peau, l’air à la fois triste, en colère… et un peu attendri aussi.
Mais ça, l’alcool devait y être pour beaucoup. Même s’il y avait de la musique pour détourner l’attention, beaucoup de gens les observaient avec insistance, ce que ni l’un ni l’autre ne semblait remarquer pour l’heure.
Brusquement, alors qu’il n’avait toujours rien dit depuis un petit moment, Tristan se leva… mais avec beaucoup de précaution. Passant une main sous la tête de sa compagne, il la lui souleva légèrement avant de la reposer, mais toujours en appui sur sa main… et ce même si le bois du banc meurtrissait les jointures déjà bien éprouvées de ses poings.

Il s’accroupit par terre, observant la jeune femme même pas assoupie avec intensité avant de se pencher sur son visage et de déposer de petits baisers sur son front, ses joues et même son nez, s’attardant un moment sur ses lèvres. Son autre main qu’il avait posé sur l’une de celles- la non blessée- de la jeune femme tremblait légèrement. Il la serra doucement, appuyant un nouveau baiser tellement maladroit comparé à ceux qu’il avait d’ordinaire, sur la ligne mince de la mâchoire de la jeune femme, un sourire adorable aux lèvres. Un toussotement lui fit relever la tête avec surprise, comme s’il avait totalement oublié où il se trouvait. Tristan secoua la tête, reprenant un peu ses esprits. C’était le tavernier.

- Eyh les jeunes… allez donc dans une chambre là haut, vous serez plus tranquilles. Je suis pas contre le spectacle que vous donnez mais vu l’air qu’ont certaines personnes… y en a pas mal qui fantasment en attendant la suite là et… c’est quand même pas très correct.


Tristan papillonna un instant des yeux… finalement il n’avait pas vraiment repris ses esprits. Il fit un beau sourire au tavernier, le remerciant maladroitement après s’y être repris à plusieurs reprises mais avec un sourire chaleureux. Ah bon ben c’était pas mal ça… En plus franchement, ce n’était pas confortable d’être accroupi comme ça. Ses côtes ça allait mais ça lui faisait mal aux genoux. Il se mit à rire et frotta son nez contre celui de la jeune mage.

- Tccchuuuut…c’est vrai qu’ils nous matent les autres…


Il lui sourit d’un air adorable, se redressant en grognant de douleur. Aie… comment prendre vingt ans d’un coup… ça fait mal…

- Tu veux que je te porte ?
Demanda t-il gentiment en toute innocence avec un sourire d'ange
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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Mar 31 Juil - 10:15

Peut-être parce que Cassidy avait formulé cette idée fort séduisante de mettre une rouste aux demoiselles qui tournaient telles des vautours autour de son Drakkari. Et même si il était grand et n'avait pas besoin de son autorisation pour être avec elles, il fallait croire que la jeune mage agissait contre ses... envies mais restait bien trop calme pour montrer que cela ne la touchait pas. Non, l'idée de leur donner une bonne correction pour ce qu'elles avaient l'intention de faire était une idée qui restait ancrée dans la tête de Cassidy.

Mais après tout, la jeune femme n'était pas du genre à se battre, se défendre et encore moins à mains nus. Il ne fait aucun doute que dans un état normal elle n'aurait pas été en mesure de faire quelque chose là à part se faire très mal. Cela avait du bon d'être bourrée, au moins elle ne s'était pas laissée faire et même avait pris un certain plaisir à les démonter une à une alors qu'elles avaient l'avantage de la supériorité numérique. Bon bien sûr, la jeune mage arborait quelques blessures, et aurait sûrement de grosses courbatures le lendemain mais tout allait bien pour l'instant.

Cassidy n'était pas en état de réfléchir, de se poser toutes sortes de questions et de réflexions pour savoir quelle attitude il était préférable d'adopter. Non elle avait agit par un certain instinct, des pulsions, où on ne voit pas le résultat final. Sinon elle n'aurait rien dit, rien fait, ce n'était pas dans ses habitudes. Elle préférait tout encaissé par elle-même plutôt que d'avouer la vérité. D'ailleurs il était quand même bien au courant qu'elle n'était pas trop communicative elle même, n'ayant pas dévoiler un des ses secrets à part à lui.

Si Maud avait été là... cela aurait été un véritable carnage. Elle était celle qui lui tapait le plus sur les nerfs à cause de ses visions sur elle, de ce qu'elle avait fait à Tristan, même si le bougre n'était pas réticent à cette idée. Ce qui lui faisait penser qu'elle était arrivée un peu tard au final. Mais bon, cela ne voulait pas dire que c'est parce qu'elle était arrivée plus tôt qu'elle aurait empêcher les choses de se faire... Mais Tristan avait raison de penser que la jeune mage n'aurait pas chercher de raison pour la démolir. Avoir perverti le Drakkari était une raison suffisante.

Non, Cassidy, si elle était dans un état normal s'en serait voulu énormément et aurait eu l'impression de gâcher la soirée. Mais elle n'aurait pas eu ce petit aspect de folie qu'il lui arrivait d'avoir quand elle était fortement alcoolisée. Plus franche, plus volontaire et entreprenante. Une Cassidy de jour et une de nuit. Un énorme contraste qui devait surprendre Tristan. Car au final, Cassidy avait beau être une coincée, elle pouvait toujours arriver à le surprendre, ce qui évitait de tomber dans la routine, toujours dans le même jeu. Elle lui offrait quelque chose que les autres femmes n'avaient pas.

Car contrairement aux autres, sensibles au charme du Drakkari et aux intentions évidentes, elle, jouait de la même façon que lui. Elle n'autorisait pas tout mais suffisamment pour se laisser tenter, se laisser faire. Capable d'aller plus loin d'abord en étant inconsciente mais peut être que les choses se feraient petit à petit. Et quelque chose qui pourrait faire peur à Tristan, elle ne comptait pas s'arrêter sur du physique non. Elle valait mieux que ça quand même ! Enfin... elle espérait. Pouvoir attirer son attention autrement qu'avec son corps même si un amour passe déjà par le contact physique.

Elle lui annonça que les autres femmes ne savaient pas se battre. En même temps, c'est plus une bagarre de chiffonniers qu'autre chose... Se tirer les cheveux, se griffer, pas vraiment sexy ! Mais Cassidy n'en avait même pas honte, délaissant cette image de petite mage fragile incapable de porter la main sur une de ses consoeurs. Elle disait qu'elles avaient manqué de respect et même si Tristan devait en être habitué et que c'était ça qu'il aimait, Cassidy elle, n'avait pas la même façon de voir les choses.

Au contraire, elle imposait des limites et trouvait ça carréement cru d'utiliser un homme comme une chose, une marionnette, un pauvre pantin qui accéderait à tous leurs désirs sans jamais protester. Même si il aimait ça... il y avait bien des choses qui pouvaient être plus subtiles quand m^me !

C'est sûr, elle n'avait pas été très gentille. En même temps c'était une petite vengeance. Voir si lui aussi pouvait comprendre le fait de voir une personne que l'n apprécie être touchée et manipulée par un autre. Et encore elle aurait pu dire qu'il se souvienne de ses charmants ébats et autres contacts avec Maud, qu'il lui avait fait partagé bien malgré elle après tout...

Cassidy lui avait dit des choses bien étranges et pourtant, c'était lui qu'elle appréciait devant les autres. Avant de lui rappeler qu'il lui avait fait du mal avec sa lettre et que cela la touchait. A la question, est-ce qu'il aurait aussi mal si elle se mettait à flirter avec d'autres, la réponse était oui. Car même si physiquement ils ne faisaient pas l'affaire, ils ne valaient pas mieux que Maud. Les mêmes attentes, les mêmes envies... ce n'était pas dit de la même façon mais ça y ressemblait.

Pour le lit, il faudrait déjà qu'elle sache comment ça fonctionne. Non on ne peut pas être consciencieux là dedans, c'est quelque chose de plus naturel et... impulsif.

Puis, sans crier gare, elle lui nettoya doucement le visage avec sa manche, à défaut d'avoir mieux en stock. La jeune femme le regardait doucement, un sourire sur le visage, comme si il ne s'était rien passé, malggré leur état éméché et leurs nombreuses blessures qui ne pouvaient pas démentir les faits réels. Et pourtant, lui même n'avait-il pas cherché à fuir et faire comme si rien ne s'était passé ? Comme avec la gifle dans le réfectoire, comme à chaque fois qu'il se passait quelque chose de gênant qu'ils cherchaient à éviter. Elle savait.

Pour en profiter à caresser son visage, grimaçant avec les coups qu'il venait de se recevoir, un sourire coupable sur le visage. Elle ne disait pas un mot, se contentant d'effleurer doucement son visage dans un sens et dans l'autre. Une nouvelle tentation se faisait plus pressante. Parce qu'au final, il était le seul pour qui elle voulait aller plus loin, lui offrir encore un baiser, faire des choses jusqu'alors inconnues là. Oui elle était beaucoup plus audacieuse et très loin de l'adolescente timide et maladroite, elle se faisait plus audacieuse et instinctive comme si elle l'avait toujours été.

Elle lui faisait un cadeau inestimable que jamais aucun autre homme n'avait eu droit. Il avait de quoi être fier de pouvoir toucher ce petit animal sauvage sans se prendre un coup de griffes. La demoiselle savait qu'il lui en voulait et un simple pardon ne suffirait pas non. Il fallait aller beaucoup plus loin que ça.

Alors, elle se releva doucement et se colla contre lui, lisant de la méfiance dans son regard. Elle lui caressa doucement la joue, resserrant sa prise dans son dos, sans dire un mot, ayant des gestes lents et attentionnés. Elle avait beau être bourrée, cela lui faisait du bien et elle appréciait vraiment ce qu'elle faisait avec lui. C'était agréable et même après la bagarre, il continuait à sentir bon.

Puis, la demoiselle se rapprocha de ses lèvres et lui donna un baiser d'excuse en quelque sorte. Même si elle s'appliquait beaucoup dans sa besogne comme si elle lui faisait une très grande faveur. Ses lèvres étaient vraiment douces, pas étonnant que les femmes lui tournent autour. Il y avait de quoi avoir la tête qui tourne mais cela lui changeait de cette allure coincée où elle serait déjà partie depuis très longtemps, sûrement un peu choquée par les évènements.

Enfin, après une dernière caresse, elle se rassit à côté de lui mais sans l'intention de s'arrêter là, posant sa tête sur ses genoux. L'alcool était un puissant sérum de vérité, il pouvait tout à fait comprendre qu'elle se sentait bien avec lui et ne refusait pas les contacts. Et ça c'était encourageant. Quand on oubliait sa jalousie excessive et sa désapprobation totale au sujet d'un quelconque partage.

Sa compagne hein ? Un frisson l'envahit alors qu'un sourire encadra son beau visage. La jeune femme se sentait bien et pourquoi pas devenir sa compagne... c'était tentant et avec lui elle lui aurait sûrement dit oui. Après quelques jours de réflexion bien sûr ! Pourtant, pour le temps d'une soirée, elle se sentait prête à être sa compagne, pour ce soir. Alors que tous les regards étaient tournés vers eux et que c'est l'impression qu'ils dégageaient ainsi. Pas de doute que les douleurs iraient bon train à présent ! Tant que ça n'arrive pas à l'Académie, ce n'était pas tant dérangeant que ça.

Les yeux fermés, elle sentit qu'il lui prenait la main blessée, avec douceur sans chercher à lui faire du mal tout en retirant les morceaux qui s'étaient plantés dedans. Cassidy grimaça un peu, ce n'était pas très agréable quand même de retirer du verre dans la paume de la main, ça faisait mal et elle avait complètement oublié ça. Mais il était attentionné et ne cherchait pas à lui faire du mal, cela l'aidait à contrôler la douleur assez bien.

Puis, dans un élan, il se retira du banc tout en tenant sa tête pour ne pas qu'elle se fasse mal. La jeune femme fronça les sourcils, se demandant ce qu'il était en train de faire. Elle avait perdu son repose-tête là ! La surface en bois était quand même moins agréable que ses jambes, ça c'était clair !

Elle resta un petit moment sans aucun contact avec lui et hésita même à rouvrir les yeux pour voir ce qu'il trafiquait. Si ça se trouve il était parti sans elle ! Rien que cette idée lui faisait un peu peur. Ou bien il était toujours fâché contre elle et était parti rejoindre les pintades à côté ! Alors que la jeune femme allait ouvrir les yeux, elle sentit que son compagnon avait entreprit de l'embrasser un peu partout sur le visage, en passant par le front, les joues et ses lèvres.

Un sourire s'étira sur le visage de la jeune femme. C'était léger, pas vraiment insistant, parfois un peu maladroit mais très agréable, ça elle devait bien le reconnaître. Mais sa main tremblait un peu, peut être à cause de son manque d'habitude de la chose, ou peut être toujours un peu à cause de sa réticence. Il comprit car le jeune homme lui pressa doucement la main, tout en appuyant un peu plus ses gestes, attaquant la courbe de sa mâchoire. A ce moment là, la jeune femme poussa un petit gémissement de satisfaction, serrant aussi doucement sa main.

Tristan s'arrêta alors que la voix du tavernier s'éleva devant eux, leur proposant une chambre plutôt que de rester ici alors que tout le monde les regardait. Alors déjà qu'une Cassidy normale aurait désapprouver les baisers en public, elle aurait sauté au plafond à l'idée de partager une chambre avec lui à la taverne. Mais là elle se contenta de rester calme, comme si c'était normal, se contentant d'ouvrir un oeil pour regarder son Drakkari qui remerciait chaleureusement le tavernier. Tiens donc cela ne lui ressemblait pas. Il savait être poli avec les autres quand il le voulait bien...

Il se mit à rire en disant que c'est vrai que les autres les regardaient en frottant son nez contre le sien. La jeune femme le regarda en souriant. Après tout, rien qu'à voir son expression sur le visage, cela ne la gênait pas plus que ça qu'on la voit avec lui. Non elle n'avait pas honte, au contraire, elle était même fière, elle était bien avec lui.

"T'inquiète pas... Mais c'est vrai qu'un peu d'intimité ne ferait pas de mal maintenant que le spectacle est terminé"

Elle lui décocha un petit clin d'oeil complice, nullement gênée ou troublée.

Tristan lui proposa gentiment de la porter et elle rouvrit les yeux, juste une lueur d'inquiétude passa dans ses yeux.

"Je veux bien mais uniquement si tu n'as pas trop mal, je n'ai pas envie d'être une charge supplémentaire"

Elle se redressa tout en s'étirant, la mage avait un peu mal partout mais le fait de la porter ne dérangeait pas plus Tristan que ça qui la souleva du sol comme si elle ne pesait absolument rien, un bras sous ses jambes et l'autre sous sa tête.

Instinctivement Cassidy passa les bras autour de son cou pour se coller un peu plus près de lui, la tête contre une de ses épaules alors qu'elle clignait lentement des yeux pour chercher à reprendre ses esprits même si elle divaguait toujours. Tristan sentait vraiment bon, elle se cala un peu plus contre lui, un soupir de satisfaction au coin des lèvres.

Alors qu'il montait à l'étage et qu'ils parcoururent le couloir pour choisir une chambre, une qui était bien au fond à la porte entrouverte, Cassidy se redressa un peu et commença à déposer quelques baisers dans le cou de Tristan, très doucement, légèrement, sans vraiment d'insistance. Elle en avait juste un peu envie.

Puis le beau jeune homme traversa la porte de la chambre qui dévoila un petit endroit assez simple mais qui semblait confortable. Le mobilier nécessaire avec un lit deux places, une petite armoire et une commode avec miroir avec de quoi faire sa toilette. Cassidy arrêta ses baisers, regardant la chambre.

"Huuum... j'ai pas vraiment sommeil tout de suite là..."

Oulà c'est dangereux tout ça ! Où était passée la Cassidy qui s'offusquait pour un rien ? Bien sûr, elle ne savait pas vraiment ce qu'on pouvait faire d'autre dans un lit mais peut être que quelques baisers par ci par là ne seraient pas de refus après tout...

Elle se pencha doucement vers son visage et déposa un baiser sur sa joue, à défaut de pouvoir viser plus loin.

"Je suis bien avec toi..."
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Mar 31 Juil - 22:45

Eh bien s’il avait su qu’il n’aurait d’yeux que pour elle ce soir… Enfin non, si quelqu’un médium, voyant, avait dit au jeune homme qu’il ne se soucierait que d’elle, ne s’intéresserait plus qu’à elle. Il aurait sérieusement ricané. Non pas qu’il considérait que Cassidy n’était pas attirante ou autre étrangeté de ce genre. Elle était gentille et plutôt jolie… mais tellement différente du type de femmes qu’il fréquentait d’ordinaire. Et puis bon… elle était timide, coincée, attendait encore beaucoup des hommes, contrairement à ces filles-là. Ils n’étaient décidément pas du tout du même monde. Et deux mondes peuvent éventuellement coexister oui… s’apprécier, vivre ensemble en parfaite harmonie… Non.

Apparemment, il avait tort.
Quand il prendrait le temps d’y réfléchir, il en serait sans doute à la fois très amusé… et très surpris. Mais c’était sans doute tant mieux en fait… il y avait de surprises comme ça dans la vie, qui prennent au dépourvu et font tourner la tête. Et c’était aussi tant mieux qu’il ne s’en aperçoive pas… vraiment tout de suite. Parce que Tristan ferait sans doute machine arrière autrement.
Ce n’était pas un garçon timide, un jeune homme un peu volage, aventureux ou du moins qui voulait s’en donner l’air et cherchait juste à séduire, pour ce soir.

Non, lui il était le méchant garçon de l’histoire, le sale type qu’elle ferait mieux de craindre. Bien sûr, il n’était pas comme le prétendait sa réputation. Le viol… très peu pour lui, certainement pas après celui de sa mère, auquel il avait assisté, de quoi en être bien assez traumatisé. Et puis physiquement il plaisait bien assez pour ne pas avoir à en arriver à de telles extrémités. Même s’il est vrai qu’en règle générale, les jeunes femmes attendent quand même plus qu’un… simple coup d’une nuit et ce même si elles le soutiennent mordicus !

Alors non Tristan ne réalisait pas vraiment. Sans doute pas plus que Cassidy. Pourtant il n’était pas vraiment bourré lui. Joyeux oui, éméché, certainement, rendu guilleret par son petit combat qui l’avait laissé contusionné oui mais victorieux surtout !
Il ne savait plus vraiment comment ça avait commencé et il n’était pas sûr d’avoir envie de se souvenir. Il savait juste qu’il était avec une jeune femme qu’il aimait bien, charmante, vraiment belle, entreprenante, qui mettait une légère distance entre eux parfois, distance qu’il avait envie de franchir, le tentant juste après… lui donnant encore plus envie de la franchir.
S’il avait vraiment réalisé… il n’aurait pas agi comme ça. Parce qu’il ne voulait surtout pas de ça entre eux.

Même si c’était tentant… Ce n’était pas parce qu’ils partageaient un passé… un bout de passé, qu’ils étaient compatibles. Mais là, l’espace d’une soirée, ils donnaient une impression totalement inverse. Ils semblaient vraiment bien ensemble et même si on les regardait avec envie et jalousie, beaucoup de personnes étaient… au moins un peu attendries.
Tristan avait ces gestes… gentils, prévenants, mais surtout comme s’il était bien avec elle, comme s’il la considérait comme son égale, sur la même longueur d’onde… Comme si eux deux… oui au final c’était possible.

Bien sûr, il avait été blessé par son attitude et n’était pas encore sûr d’y avoir compris quelque chose de vraiment utile mais elle s’était bien vite rattrapée et efficacement qui plus est. Sa caresse sur son visage alors qu’elle voulait simplement essuyer le sang, le réconforter peut-être un peu aussi qui sait. Bien sûr qu’il était méfiant ! A quoi s’attendait-elle ? Il avait baissé cette espèce de muraille d’indifférence, de prétention et fausse modestie (plutôt méritées en fait), de moquerie et elle l’avait littéralement poignardé… Enfin non pas littéralement, mais elle y avait mis de l’ardeur en tous les cas. Quoi que de plus normal qu’il soit méfiant et qui plus est… souffrant ?

Mais ses lèvres étaient toutes douces sur les siennes et elles avaient un goût sucré, certainement un vestige de son verre de « thé grenadine »… qui avait eu un petit quelque chose en plus capable de la dévergonder plus que de raison. A pour ça, même s’il ne réfléchissait pas plus que ça, il n’était pas dupe. Elle ne pouvait pas agir ainsi sans un bon coup dans le nez… En fait c’était carrément impossible sans ce fameux bon coup dans le nez…
Le goût sucré, cette douceur qui n’avait pourtant rien… d’exceptionnel si ? Toutes les femmes ont la peau douce non ? Elle c’était quand même particulier. Il sentait étrangement bien. Et il cessa aussitôt de lui en vouloir même à son immense regret elle s’arrêta là et revint s’asseoir, puis s’allonger à côté de lui.

Au début il s’était contenté de rester assis, lui enlevant les bouts de verre dans la paume de sa main avant de finalement se lever. Tristan ne savait pas qu’elle s’inquiétait de ce qu’il faisait, qu’elle pensait qu’il était allé voir ailleurs, ou juste qu’il était parti alors qu’il la regardait simplement en fait avant de commencer à embrasser son visage. Il retrouva aussitôt la sensation qu’il avait ressentie alors qu’elle était penchée au-dessus de lui, caressant ses cheveux. Effectivement, elle n’embrassait pas vraiment comme une condamnée à mort se raccrochant à un petit espoir de survie. Mais il n’aurait pas été contre non plus en fait.

Par la suite, il fut interrompu par le tavernier qui leur proposait une chambre et il le remercia, fixant avec douceur la jeune femme qui l’observait, un beau sourire aux lèvres. Mouais… elle avait beau avoir essayé, elle n’avait pas vraiment réussi à remettre de l’ordre dans ses cheveux. Il jeta un regard autour d’eux. Nombreux les observaient en effet, certains avec une avidité certaines. Des hommes étaient jaloux du garçon, des femmes, malgré le combat de tigresse de la jolie mage, la regardaient avec envie. Les uns comme les autres étaient aussi touchés, qu’agacés.

Certains étaient un peu différents, ceux qui étaient là en couples, ou suffisamment âgés pour ne pas les voir comme de potentiels partenaires. Eux dans ce cas, surtout des femmes, les fixaient avec une tendresse certaine. Qu’est ce qu’ils étaient beaux ensemble ces deux là. Une petite impulsivité, impatience d’adolescents amoureux, des gestes tour à tour assurés puis timides. Une honnêteté certaine dans le regard. Ils agissaient comme si le simple fait de se toucher, de se frôler était le plus beau cadeau du monde. Et les vieilles dames, toujours un peu romantiques, ne pouvaient que les trouver adorables. Un couple magnifique, digne des contes de princes et princesses. L’une plus blonde que les blés, plus éclatante que la lune, l’autre à la tignasse plus rougeoyante que les plus brûlantes flammes d’un brasier. Et le monde autour d’eux semblait tellement terne à côté du spectacle que pouvait offrir l’autre simplement en souriant.

Il lui demanda gentiment si elle voulait qu’il la porte après qu’elle lui ait confirmé qu’elle souhaitait un peu plus d’intimité elle aussi. Elle ne voulait pas lui faire mal, ce à quoi il répliqua par un sourire déstabilisant et un petit ricanement avant de la soulever comme si elle ne pesait rien en effet.
Et c’était presque le cas. Il ne sentait plus la douleur dans ses muscles, dans ses côtes, même celle de sa tête n’avait pas duré. Son poids dans ses bras, même s’il n’était pas gênant avait quelque chose de rassurant, comme s’il le raccrochait à un réel qu’il souhaitait oublier, juste pendant quelques heures. Il lui souriait, regardant tout de même où il mettait les pieds. Elle avait passé ses bras autour de son cou, lui tirant un frisson et faisant légèrement se crisper ses mains sur le tissu de la robe de la jeune femme.

Alors qu’ils avaient atteint l’étage et qu’il cherchait des yeux une chambre disponible, de toute façon, rentrer maintenant à l’Académie n’était pas une bonne idée, elle se hissa plus contre lui à la force des bras et commença à l’embrasser dans le cou. Il tressaillit et s’arrêta même un court instant, chancelant légèrement. Sa tunique n’avait pas plus de manches qu’un peu plus tôt et il avait la chair de poule alors qu’elle déposait ses baisers ainsi… simplement par envie, lui arrachant un léger gémissement. Ah ben autant pour lui, ça non plus il n’avait vraiment pas l’habitude. Il se reprit et entra dans la chambre, refermant la porte d’un coup de pied juste après.

C’était une petite chambre sans prétention en effet, mais confortable et très bien… pour deux. Mais comme elle la détaillait des yeux, la petite mage avait arrêté de l’embrasser et il ne savait s’il devait s’en réjouir ou protester avec véhémence.
Allons bon… n’était-ce pas cruel de le délaisser ainsi ?
Elle sortit une nouvelle petite phrase très mignonne… mais aussi très provocante à son goût. Si lui n’avait pas bu, il aurait probablement –enfin s’il ne l’avait pas déjà fait avant- fait un bon en arrière, de surprise mais aussi de catastrophe à cause des sous-entendus qui planaient l’air de rien au-dessus d’eux.
Elle l’embrassa sur la joue. Il lui sourit.

- Moi non plus je n’ai…pas sommeil.

Il s’assit tranquillement sur le lit mais sans l’avoir lâchée pour autant, faisant en sorte qu’elle se retrouve donc… eh bien sur ses genoux.
Du coup, ils étaient pratiquement à la même hauteur, c’était plutôt rare…
Nouveau sourire alors qu’il lui rendait son baiser mais en moins innocent et surtout avec les intérêts. Alors comme ça elle s’amusait à le torturer pendant qu’il la portait, cruelle demoiselle. Ses bras se serrèrent un peu plus autour d’elle alors qu’il caressait le haut de ses épaules avec une précaution plutôt… marquée.

- Moi aussi…


C’est ce qu’il avait murmuré alors qu’il déposait à son tour de légers baisers contre sa gorge, les yeux fermés et la pressant un peu plus contre lui comme s’il appréciait vraiment.
Il s’arrêta cependant, du regret dans les yeux et se leva pour ouvrir la fenêtre, laissant entrer une brise fraiche qui n’était vraiment pas de trop parce qu’il avait un peu chaud pour le coup là avant de la rejoindre, amusement, douceur et convoitise se disputant la place dans ses yeux. D’ailleurs s’il se rassit à côté d’elle, il ne tarda pas à se laisser tomber en arrière, l’attirant avec lui, un sourire qui n’avait absolument rien d’innocent aux lèvres.
Bah quoi ? Ils pouvaient bien profiter du moment non ? Il haussa un sourcil pourtant cessant de caresser l’un de ses bras en la voyant frissonner, se redressant sur un coude, une lueur d’inquiétude dans les yeux.

- Tu as froid ? Tu veux que je ferme la fenêtre ?


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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Mer 1 Aoû - 11:43

Cassidy était différente quand on lui mettait un peu d'alcool dans son verre. Et là elle prouvait à Tristan qu'elle n'était pas si indifférente que ça à son approche, à lui tout simplement. Alors qu'elle affirmait le détester, le trouver désagréable, dur avec elle, là elle lui montrait tout simplement qu'elle était bien attirée par lui au final.

Peut être que la jeune femme avait quelques espoirs envers les hommes, sûrement, elle n'avait pas été assez proche de l'un d'entre eux pour juger. Elle ne savait pas comment ça fonctionnait cette bête bizarre, qu'elles étaient ses envies, ses besoins et comment l'apprivoiser. Car cela va dans les deux sens, autant il n'est pas évident d'apprivoiser une demoiselle farouche bien ancrée dans ses principes, autant il n'est pas facile de combler le coeur d'un homme qui agit aussi beaucoup par des pulsions.

Et ça elle n'était pas vraiment sûre d'être à la hauteur au final. Car en effet, Cassidy n'avait jamais eu aucun mode d'emploi. Bon on apprend toujours sur le tas et avec l'instinct mais c'était difficile pour elle. Sauf ce soir, où elle ne posait pas vraiment de questions au final, prenant ce qu'il y avait à prendre et repoussant quand elle se sentait un peu en danger. Cependant Tristan n0y allait pas comme une brute. Juste ce qu'il faut. Ce qui le rendait bien tentant et approchable.

Peut-être qu'ils n'étaient pas du même monde, c'est sûr, mais avec quelques efforts, on trouve toujours des compromis au final, sans réellement changer sa façon de faire. C'est juste un partage et une richesse énorme pour deux personnes. Apprendre à s'apprécier sans passer par le corps et ensuite utiliser son corps pour encore plus s'apprécier. Cassidy était prête à faire ce compromis parce qu'elle s'était rendu compte... qu'elle aimait un peu Tristan et que tout allait dans ce sens.

Alors même si c'était dur, la jeune femme ferait des efforts oui. Du moins tant qu'elle serait dans cet état, la demoiselle était bien capable de voir un peu plus loin. Après... ça serait plus dur. Parce qu'elle ne savait pas comment s'y prendre. Elle n'avait pas cet audace, cette envie de repousser les limites, de profiter plutôt que de se torturer la tête en disant que c'est impossible.

Parce que même si elle a toujours été volontaire, surtout en magie où elle n'avait jamais abandonné, avec Tristan c'est différent. Il y a des sentiments en jeu, capable de faire autant de mal que de bien. Il y a le risque d'une magie instable, de la douleur, de la tristesse. Le problème c'est que tant qu'il était près d'elle c'était une souffrance au quotidien, tellement impuissante et vulnérable. Tant qu'il ne ferait pas un signe, un geste vers elle, les choses seraient plus dures. Montrant qu'elle marche dans la bonne direction.

Non elle ne veut pas lui faire de mal, il ne l'a pas encore compris ? Ou si c'est le cas, qu'il lui dise ! Elle ne luttera pas et fera comme si de rien n'était.

Encore une fois, Cassidy serait bien étonnée d'apprendre que Tristan se considérait toujours comme un méchant. Il n'y a pas de méchants ni de gentils, juste des gens aux convictions différentes et que certains évènements ont aidés dans l'élément déclencheur d'autres actions. Elle ne le considérait pas comme un méchant, malgré sa réputation et si il avait encore l'audace de sortir ce refrain, elle le giflerait encore ! Non mais oh ! Qu'il arrête de se sentir si fier de son statut. Ou peut-être qu'elle l'embrasserait.

Il ne comprenait pas encore qu'elle en avait marre de juger pour des choses qui ne sont que des rumeurs qu'elle n'a même pas vu ? L'exemple du meurtre de sa mère en était le plus flagrant... Comment ne pas douter du reste après cette révélation ? Non il la détesterait si elle se mettait à le frapper, le gifler ou l'embrasser mais au moins, pitié qu'il arrête de se considérer comme le grand méchant loup et elle le petit chaperon rouge !

Cassidy l'embrassa alors tout simplement. Parce qu'elle s'en voulait un peu de l'avoir fait souffrir, surtout qu'il n'avait pas l'air de comprendre. Peut-être qu'elle devrait lui expliquer, mais cela rajouterait de l'huile sur le feu. Et puis ce n'était pas très adroit comme vengeance. La prochaine fois elle trouverait un homme qui ressemblerait à Tristan, même gabarit mais plus... sympa et là peut-être qu'effectivement cela lui ferait quelque chose de plus douloureux. Ce à quoi elle répondrait en toute innocence que comme la demoiselle ne semblait pas être du goût à Tristan et qu'il s'en fichait d'elle, autant aller voir ailleurs.

Mais pour ça, il faudrait qu'il lui en laisse l'occasion...

Après l'avoir embrassée, la demoiselle posa sa tête sur ses genoux et se laissa faire tranquillement, grimaçant un peu parfois. Mais les yeux fermés, elle ne faisait pas attention à ce qui les entourait, s'occupant uniquement de lui, de sa présence à côté d'elle. La jeune femme aurait sûrement souri en apprenant qu'on les considérait comme un beau petit couple, elle en aurait été encouragée même si dans la réalité, cela est tout à fait différent.

Elle se mit à gémir doucement quand il commença à l'embrasser un peu partout, montrant qu'elle appréciait bien ce qu'il était en train de lui faire. Cependant, le tavernier les interrompit dans leur élan, au grand regret de Cassidy qui ne voulait pas que Tristan s'arrête dans ses mouvements.

Enfin, il lui proposa de la porter jusqu'à la chambre et la jeune femme accepta si ça ne lui faisait pas trop de mal. Tristan n'hésita pas une seconde et la prit dans ses bras pour la porter jusqu'à la chambre. La jeune femme se laissa faire et se mit à rire doucement tout en le regardant. Elle était bien avec lui, et se colla encore un peu plus comme si elle appréciait le contact de ses bras, contrairement à d'habitude où elle avait tendance à se crisper.

La jeune femme agit d'instinct pour se coller un peu plus à lui tout en lui faisant des petits bisous dans le cou. Cela semblait perturber le jeune homme qui hésita un peu. Il gémit et elle continua, un peu poussée par ça. Cependant, quand ils arrivèrent à la chambre, elle s'arrêta dans ses mouvements pour tourner la tête afin de bien observer et ne semblait nullement inquiète d'arriver dans un lieu inconnu. D'ailleurs, elle lui dit simplement qu'elle ne comptait pas s'endormir tout de suite, souhaitant profiter de son partenaire pour cette soirée.

Elle l'embrassa une nouvelle fois sur la joue.

Le Drakkari se posa sur le lit et l'installa sur ses genoux. Cassidy laissa ses bras autour de son cou et continua de sourire doucement alors qu'il l'embrassait avec ardeur pour répondre aux siens un peu plus tôt. C'était partagé, chacun ripostait à chaque fois, un peu plus loin, toujours en douceur mais repoussant doucement les limites.

Elle répondit à son baiser avec envie, poussant un léger gémissement et fermant les yeux pour mieux apprécier l'instant. Cassidy caressa le haut de son cou alors que lui s'occupait de ses épaules la resserrant un peu contre lui. Ils étaient vraiment très proches l'un de l'autre, partageant une chaleur commune. Elle appréciait, lui répondait, sans gêne, car elle savait que pour l'instant cela ne la dérangeait pas.

La jeune femme frissonna quand il répondit affirmativement à sa phrase. Elle était sincère là, vraiment bien avec lui, cela lui suffisait. Lorsqu'il embrassa sa gorge, elle se mit à gémir doucement de nouveau d'envie et de plaisir, caressant doucement sa nuque et le bas de sa tête. Souriant avec une sorte de tendresse, elle se laissait faire, parce que comme c'était fait petit à petit, elle n'avait aucune raison de se débattre et se redresser.

Cependant il arrêta bien trop vite à son goût pour aller ouvrir la fenêtre avant de laisser passer un léger courant d'air qui la fit un peu frissonner. Bien qu'elle avait très chaud elle aussi, la jeune femme n'avait pas vraiment l'habitude de tout ça, si bon qu'on pouvait se demander si elle frissonnait à cause de leurs actions ou bien à cause de la fenêtre ouverte.

Son corps y était aussi pour quelque chose, toujours traumatisé par les contacts, cependant elle se laissa faire.

De plus, Tristan retourna à côté d'elle pour se laisser tomber en arrière, l'entraînant avec lui, un sourire sur le visage. Elle le dévisageait avec envie, une envie bien trop longtemps retenue sur son visage après tout. La jeune femme resta plantée au-dessus de lui, frissonnant doucement alors que son corps semblait avoir du mal à supporter ce contact.

La jeune femme se mordilla la lèvre alors que son compagnon s'inquiétait pour elle. Pas maintenannt non ! Elle était bien avec lui alors pour une fois, chassons cette crainte et profitons de l'instant présent. Cassidy sourit, une main posée de chaque côté de sa tête, puis se pencha vers lui en l'embrassant à nouveau.

"T'inquiète pas ça ira pour ce soir... et laisse la fenêtre ouverte"

Elle se redressa un instant pour aller se regarder dans le miroir et tenter de se recoiffer. Etait-ce vraiment nécessaire ? Une petite pause avant d'aller plus loin. L'alcool lui montait à la tête alors que des choses lui vinrent à l'esprit inconsciemment. Envie, désir, tout ce qu'elle avait retenu depuis si longtemps tout en souffrant en silence. Mais pas ce soir... non... ce soir elle allait être différente, laissant libre cours à ses envies, d'une certaine mesure, tant qu'elle n'était pas inquiète.

La jeune femme revint doucement vers Tristan puis le tira en avant pour qu'il se redresse. D'un geste, elle caressa son visage, ses traits anguleux avec ses deux pouces, très lentement et du bout des doigts. Ensuite, elle posa les mains sur sa tunique et l'enleva par le haut assez rapidement comme si c'était une chose tout à fait naturelle. Si il avait vraiment chaud, ça commençait bien par ça pour regagner un peu de fraîcheur.

Cassidy regarda son torse nu sans aucune gêne, au contraire, elle continua de caresser doucement les formes de son corps avec une certaine... envie. Sans aucune crainte ni méfiance puis posa ses mains sur son torse pour qu'il se couche à nouveau. Puis elle l'embrassa une nouvelle fois, profitant de l'instant, comme si elle savait que cela ne se reproduirait peut-être pas.

Enfin, elle posa doucement son front contre le sien, le regardant droit dans les yeux. En fait, c'est comme si elle lui disait qu'il ne s'inquiète pas, que ce soir, elle ne serait pas aussi crispée que d'habitude. Qu'elle le voulait un peu lui. Oui elle était vraiment bien ici avec lui. La dernière chose qu'elle fit fut de se coucher sur le côté, une main sur son torse, soupirant de plaisir, caressant doucement le torse de son compagnon.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Jeu 2 Aoû - 5:09

Au final… ça devait être grâce à elle. Ou plutôt grâce à l’alcool qu’elle avait ingéré. Si ce n’était que de l’alcool. Tristan, avec un raisonnement tranquille, aurait bien eu du mal à accepter l’idée qu’un seul verre puisse entraîner un tel changement de comportement. Cassidy n’était plus du tout elle-même. Disparue la jolie fille maladroite, qui s’insurgeait pour un rien, détournait les yeux et rougissait comme si elle souhaitait se transformer en phare guidant un navire dès qu’un homme ne serait-ce qu’un peu dénudé était près d’elle, morte de trouille dès qu’on tentait de la toucher ou de pousser un contact. Crispée, fuyante et honteuse également à cette simple idée.
Bienvenue la belle jeune femme, véritable tigresse qui avait apparemment en tête de rattraper tout ce temps perdu en simagrées. Entreprenante, confiante envers elle-même mais aussi envers lui, elle semblait parfaitement savoir qu’il ne lui voulait aucun mal, bien au contraire.

Alors sans doute oui, était-ce grâce à l’alcool… Qui avait (sans doute avec autre chose) entraîné cet état. Parce qu’au départ, Tristan lui n’avait pas bu. Il était agacé que Cassidy semble décidée à l’ignorer, faire comme si elle ne le connaissait pas pour que sa réputation n’en pâtisse pas. Il avait discuté, charmé des demoiselles tout en restant tout de même attentif à elle. Malgré tout, c’était pour la… protéger… bon plutôt veiller un peu sur ses arrières puisqu’elle était bien trop maladroite et naïve pour s’en sortir sans encombre. D’ailleurs il avait toutes les peines du monde à l’imaginer loin de son Académie, en train de parcourir le monde pour secourir son prochain. Certains avaient tout de même dû pas mal en profiter… c’est peut-être aussi pour cela qu’elle se méfiait autant des hommes… après tout, s’ils étaient capables d’agir ainsi…

Mais voilà, elle était venue le rejoindre, éblouissante dans cette robe rouge à l’opposé de tout ce qu’il avait vu sur son dos jusqu’alors. S’il trouvait que les couleurs pastel lui allaient bien, même s’il se demandait pourquoi elle affectionnait autant le rose, il était évident que ce n’était pas sa couleur maîtresse. Cette fameuse couleur qui met tellement en avant une personne. En fait, il lui fallait certainement porter des couleurs assez… marquées. Ce rouge vif en était une… Et il la mettait tellement en valeur que c’en était étourdissant. Déjà cette tenue n’avait rien à voir avec ce qu’elle portait habituellement. Aussi, même s’il l’avait reconnue et était resté bouche-bée, sans le savoir, elle l’éloignait d’elle, autant qu’elle l’attirait. Oui elle l’attirait, beaucoup… mais elle l’éloignait de l’image de la petite Cassidy qu’il connaissait. Là, il connaissait son nom…mais ce n’était plus elle, non, plus du tout.

Pour une prétendue maladroite, elle dansait extrêmement bien et s’il avait été étourdi par sa tenue, ce n’était qu’un léger amuse-gueule comparé à son baiser qui lui tourner la tête et l’estomac avec. Wahou…
Ca ce n’était pas Cassidy… Non, ce n’était pas du tout elle. Et il s’éloignait un peu plus. Elle faisait aussi dévergondée que lui, aussi peu… moralisatrice que lui, aussi amusée, aussi entrepreneuse. Alors il se sentait bien et ne voulait pas se poser de questions stupides comme « pourquoi », « comment », « jusqu’à quand ». De toute façon, ce n’était pas tellement son genre, il était plutôt quelqu’un profitant à fond de ce qu’il avait à un instant « t ». C’était sans doute bien mieux ainsi.

L’alcool n’avait rien arrangé pour lui. Du moins au départ, inhibant encore plus ses sens qui lui rappelaient mollement qui il avait en face de lui. Une petite directrice totalement coincée, qui n’était pas du tout ce genre de femme ! Mais elle s’était battue comme la plus redoutable des tigresses, défendant bec et ongles son bifteck qui ce soir là était représenté par le beau Drakkari… en train d’étrangler à moitié celui qui avait osé (malgré son consentement) poser ses sales pattes sur SA mage !
Mais les douleurs musculaires avaient disparu, les coups s’étaient atténués. Il ne savait juste plus si c’était grâce à l’alcool ou aux regards charmeurs de la jeune femme et ses baisers.
Bonne question…

Au final, ils étaient montés et c’était certainement bien mieux comme ça. Il avait envie d’être seul avec elle, même si à cet instant là, près du bar, il en avait oublié la présence des autres. Pas bon signe ça.
S’il la pensait d’humeur joueuse, il était encore loin du compte puisqu’elle s’amusait à la taquiner alors qu’il marchait… en rajoutant une couche en le voyant totalement perdu. Pour sa défense, occupé à essayer de se repérer et à la porter avec précaution, tout gentleman qu’il pouvait être, il ne s’était pas du tout préparé à cette éventualité et en était donc d’autant plus marqué et... sensibles. Retenant un grognement de protestation quand elle s’arrêta pour regarder la petite chambre dans laquelle ils se trouvaient, il ne fut pas en reste et commença à l’embrasser. Encore une fois, elle semblait plutôt assurée, pas le moins du monde inquiète, bien au contraire et témoignait d’une étrange curiosité dans ses beaux yeux noisette, comme si elle se demandait ce qu’il allait faire à présent.

Il se leva, ouvrant la fenêtre et s’agrippa à l’encadrement de celle-ci d’une main ferme. Oulà… oui il avait chaud là et pas que. La brûlure dans ses reins commençait vraiment à lui faire tourner la tête et ce n’était pas tellement… pour le rassurer. Ou si peut-être. Bah au final il ne savait plus trop. Il jeta un regard sur le lit, elle était vraiment belle… Navré d’avoir quitté aussi vite la demoiselle surtout qu’elle lui avait jeté, du moins lui semblait-il, un regard de reproche assez drôle, il revint près d’elle.
Ils s’embrassaient mais pour l’heure c’était encore relativement sobre, même s’il passait ses mains sur ses épaules et ses bras. Non, il ne savait pas qu’elle avait mal au dos et même s’il le savait, sans doute l’aurait-il oublié tant son cerveau semblait avoir envie de se court-circuiter. C’est juste que sans être timide, il était toujours calme pour le moment. Non, il ne sautait jamais comme un animal sauvage sur ses « victimes »… même si là, ce n’était pas l’envie qui lui manquait.

Revenant près d’elle, il reprit ses baisers avec un sourire. Sauf qu’elle frissonnait et il s’inquiéta aussitôt pour elle, parlant avec beaucoup d’aisance pour quelqu’un qui prétendait avoir les sens annihilés par l’alcool. Mais elle confirmait que ça allait et il lui fit un sourire d’autant plus mignon alors qu’elle lui tenait le visage et l’embrassait, passant doucement ses bras autour de sa taille pour l’attirer davantage contre lui.
Une lueur taquine passa dans ses yeux orangés qui la fixait avec beaucoup… d’intérêt, entre convoitise et tendresse.

- Je demande… on sait jamais… si tu as froid… je peux toujours te réchauffer.


Cette fois, c’était un sourire d’innocent petit ange qui éclairait son visage. Parfaitement crédible avec ses traits ciselés… à un point sans doute jugé injuste et les mèches rouges qui retombaient en désordre devant ses yeux brillants fixés sur son visage. Il se pencha sur elle pour déposer un baiser au coin de ses lèvres, essayant apparemment de la chatouiller avec son nez, effleurant ainsi son visage, petit effleurement sans doute aussi frustrant pour elle que ça l’était pour lui.

Elle lui échappa et sans la moindre honte, il laissa échapper un petit grognement de dépit.
Tout d’abord il s’étala de tout son long sur le lit, s’étirant en faisant légèrement craquer ainsi les os de son dos, soupirant, juste après, heureux que tout se soit remis en place. Puis il se hissa, toujours sur le dos, sur les coudes pour l’observer.
Qu’est-ce qu’elle était belle… A l’observer ainsi alors qu’elle arrangeait… euh…peu efficacement ses cheveux, il se donnait la vague impression d’être un voyeur, mais y retirait une satisfaction et une fierté très particulières. Un sourire planait sur son visage alors qu’il la détaillait de haut en bas.

Elle s’appuyait un peu plus sur une jambe que sur l’autre, sans doute avait-elle mal quelque part. Outre les griffures sur son cou et ses épaules qui revêtaient aux yeux du jeune homme des allures de blessures de guerre équivalentes à de fiers trophées, quelques bleus apparaissaient sur ses jambes et ses bras. Il ressentait d’autant plus l’envie de la câliner. Comme si cela pouvait la réconforter. Certaines mèches blondes de ses cheveux bouclaient légèrement vers les pointes. Ca lui allait bien…
Sa gorge se noua alors qu’il continuait de parcourir des yeux la mince silhouette devant lui. Bien sûr elle n’était pas assez grande pour être « svelte » mais il doutait à présent des… caractéristiques de cette appellation. Comment pouvait-il la nommer hein ? Elle était mince, jolie… Bien sûr, pas aussi extravagante que les dames qui l’abordaient ou qu’il abordait d’ordinaire mais… elle avait bien plus.

Plus que se nouer, il sentait que sa gorge s’asséchait, avec la certitude, confuse, que la belle femme qu’il lorgnait sans le moindre état d’âme pourrait étancher sa soif à renfort de baisers.
Un beau sourire éclaira le visage du jeune homme alors qu’elle revenait vers lui. Ses pupilles se dilataient dans la pénombre, comme lorsqu’il était énervé ou ressentait une émotion plutôt… forte. Mais ce n’était peut-être pas la pénombre en fait. D’ailleurs il y avait bien assez de lumière non ?
Elle prit une de ses mains qui reposaient contre son corps malgré qu’il soit appuyé sur les coudes et elle n’eut à exercer qu’une très légère pression pour qu’il se redresse docilement, assis sur le matelas, penchant très légèrement la tête avec curiosité. Quand elle lui caressa le visage de ses pouces, il ferma les yeux, un sourire ravi aux lèvres, approchant un peu plus son visage d’elle. Mais elle avait apparemment une autre idée en tête et il rouvrit les yeux en constatant que l’objet de son attention pour l’heure était sa tunique.

En tous les cas, elle était plus douée ainsi que lorsqu’elle carburait sans alcool dans le sang !!!
Il sentit à peine le tissu glisser sur les muscles légèrement contractés de son dos et secoua juste un peu la tête lorsque certaines mèches un peu plus ébouriffées à cause de l’électricité statique lui collèrent aux joues et au cou.
Elle caressait de nouveau son visage, son cou, ses épaules. Comment pouvait-il penser qu’elle était… elle… la petite mage coincée ?! c’était impossible !!! Pas alors qu’elle agissait ainsi. Très docile et l’air prêt à se plier à sa volonté, il se rallongea quand elle lui fit comprendre que c’était ce qu’elle voulait, posant doucement une main sur celle qui était appuyée sur son torse, comme pour l’encourager… ou lui dire qu’il était aussi surpris que ravi.

Elle était au-dessus de lui, il ne semblait pas perturbé pour un sou et redressa doucement le visage quand elle appuya son front contre le sien, une main dans son dos, l’autre dans sa nuque pour l’embrasser… sans qu’elle ne s’échappe cette fois.
Quand elle se coucha sur le côté, il se tourna lui aussi, riant tout bas en frottant son nez contre le sien, une main sur sa taille, l’autre sous sa tête.
S’appuyant sur un coude, il l’embrassa tendrement avant de l’inciter à se tourner et de l’enlacer, se calant tout contre elle, déposant des baisers dans sa nuque en murmurant qu’elle était magnifique, qu’elle embrassait merveilleusement bien, et qu’il avait toutes les peines du monde à se retenir… Sans préciser d’ailleurs de quoi il se retenait au juste. Si sa main libre parcourait la peau de la jeune femme et commençait sérieusement à vouloir s’aventurer sous sa robe, ce fut une espèce de décharge électrique qui le ramena à la réalité.

Et tout à coup, tout fut très clair. Alors que l’instant d’avant, ils riaient en se serrant l’un contre l’autre, s’embrassaient, le regard brûlant de convoitise, pour lui d’impatience, s’aventuraient à « s’aimer », le suivant ce ne fut plus du tout le cas. Du moins pour lui.
Soudainement une douleur terrible lui avait coupé le souffle, et avait crispé ses muscles. Ce fut comme s’il dessaoulait d’un coup… Si tant est qu’il ait ne serait-ce que légèrement été saoul. En tous les cas, ses inhibitions, il les récupéra d’un coup et écarquilla les yeux en se rendant compte de ce qu’il était en train de faire… avec Cassidy. Ce ne fut pas une lueur de dégoût qui passa dans son regard mais une terreur sans nom.

Qu… Qu… pourquoi ?! Qu’est ce qui lui avait pris au juste ?!!!!
Et si son cerveau était anéanti par la jolie jeune mage juste avant, là, il semblait vouloir récupérer le temps perdu en tournant à toute vitesse… lui causant une brève mais vive migraine. Il ne se souvenait plus exactement quand il avait cessé de la voir comme… Cassidy, la petite directrice un peu… spéciale, au cours de la soirée. Mais une chose était sûre, il s’était sacrément égaré et avait vraiment fait n’importe quoi ! Oui ça devait être l’alcool… son comportement… Alors qu’elle agissait à des années lumières de son comportement habituel. Oui…ça devait être ça… Du moins le souhaitait-il de tout son cœur.

Encore heureux que la rune, si douloureuse qu’elle soit… et aussi invisible qu’elle reste à cet instant, l’ait réveillé à temps. Au regard encore brûlant bien que terriblement honteux qu’il lui lançait, il savait bien qu’il ne se serait pas contenté de l’embrasser, ce n’était qu’un tout… tout petit avant-goût.
Tristan la lâcha et se redressa vivement, assis sur le lit, pâle et tremblant, sans la quitter des yeux un seul instant. Il se passa la main sur le visage. Son front était moite de sueur alors qu’il frissonnait.
Elle s’était redressée aussi. Il avait cru l’entendre l’appeler quand il s’était crispé mais n’en était pas tout à fait sûr. Elle avait l’air inquiète… Il ne put s’empêcher de la trouver terriblement jolie et mieux comprendre pourquoi la douleur dans ses reins lui semblait si intenable.
Un sourire calme au visage, il lui passa une main sur la joue.

- C’est bon princesse, ça va… Ecoute, j’ai fait une bêtise d’accord mais toi tu…

Oui c’était ça… c’était exactement ça… Elle était saoule… et il avait bien failli en profiter honteusement. Il se donnait envie de vomir. Et de se pendre aussi… Dans le meilleur des cas. Sa main se fit un peu plus douce sur sa joue alors qu’il fronçait les sourcils. Il se souvenait, comme dans un brouillard, lui avoir dit qu’il pouvait la réchauffer si elle avait froid, or elle était… brûlante.
Fronçant les sourcils, le Drakkari lui passa une main sur le front, avant de venir coller ses lèvres contre sa gorge. Si son parfum était bien assez enivrant pour lui faire perdre pied, il agissait en fait en toute innocence… ce n’était pas ce qu’elle semblait croire vu les bras qui se nouaient dans son cou.
Mais il ne se trompait pas. Elle était vraiment brûlante. Il ignorait si c’était normal, mais à son avis elle était tout simplement en train de faire un choc quelconque, mauvaise réaction à cause de ce qu’elle avait bu… et dont les effets avaient sans doute été repoussés par sa magie. Il la sentait trembler contre lui et il doutait que ce soit de désir…

- Cassy…. Cassy écoute-moi ! Tu es brûlante, il faut te refroidir tu… mmmmmmhhhhhh ????!!!!!!!


S’il avait reculé la tête pour lui parler, le regard allumé de nouveau par l’inquiétude et la peur mais une peur incroyablement moins puissante que celle qui brillait dans ses yeux quand il avait repris « connaissance », pensant sans doute qu’elle savait à peu près encore qui elle était ou plus ou moins, il n’avait pas jugé utile de se « protéger » d’une quelconque façon d’un baiser volé. Deuxième de la soirée… arraché avec une exquise technique qui le laissa certes haletant et perdu dans son discours mais encore plus honteux étrangement.
Elle se collait contre lui, ne semblant pas aimer son nouveau « jeu » du garçon raisonnable.

Il cessa de réfléchir, l’attrapa, la souleva et ouvrit la porte de la salle de bain d’un coup de pied avant d’ouvrir à fond le robinet d’eau froide et se glisser avec elle, toujours toute habillée dans la douche. Ah non… déjà que quand il prenait sa température elle l’embrassait, alors s’il la déshabillait… elle allait lui faire quoi en retour heinnn ?!!!!
Elle ne semblait pas spécialement apprécier d’ailleurs mais il la serra fortement contre lui, assis dans la douche, la retenant et ce même lorsqu’elle lui envoya un coup… plutôt mal placé et inconsciemment bien sûr. Il laissa échapper un gémissement de douleur et crispa ses mains sur la jeune femme qui se débattait… mais pas autant qu’il l’aurait cru…

Eh bien… Si lorsqu’elle était saoule… enfin buvait un peu, elle… « jouait » ainsi avec tous les hommes, il comprenait qu’elle soit aussi connu dans les différents villages qu’il avait traversés !!!
Tristan serra les dents, écouta ses protestations d’une oreille distraite et essaya de la calmer en lui frictionnant doucement les bras. Il sentait sa température diminuer au fur et à mesure. Frustration, dégoût, haine violente, lui tordaient l’estomac.
Il s’était pourtant juré de ne jamais devenir ainsi et pourtant… il avait bien failli… avec elle en plus. Une autre, ça aurait été différent, il aurait pu se pardonner… mais elle ?!!! Il en venait à se demander si ce n’était pas la rune qui lui avait fait perdre les pédales et… se lâcher autant. Quel merveilleux piège… Il la serra d’autant plus contre lui, serrant les dents à se les briser.

Enfin elle se calma… enfin un peu et il éteignit l’eau avant de se relever, la soutenant. Ils étaient trempé jusqu’aux os. Il ôta son pantalon, restant en boxer et avec précaution et attention, enleva sa robe à la jeune femme avant de la couvrir aussitôt avec une serviette, frottant doucement ses épaules et ses cheveux avec une autre en essayant de la regarder le moins possible. Il frissonnait encore à son contact et ce n’était pas à cause du froid. Doucement il mit son front contre le sien, lui caressant une joue.

- Pardon princesse… Je ne voulais pas te faire mal… tu en avais besoin, crois-moi ou non… tu n’es pas en état de… enfin ce n’est pas bien. Et j’avoue, je me déteste de dire ces mots… Tu vas te reposer d’accord… pour moi d’accord ? Je serai juste à côté…


Il valait mieux ne pas brusquer une jeune femme saoule, il le savait d’expérience. Et de ce qu’il avait compris, ce qu’elle voulait c’était lui… Caressant doucement ses cheveux, il étendit sa robe et son propre pantalon avant de la prendre dans ses bras et de la porter jusqu’au lit, frissonnant encore une fois dès qu’elle l’effleurait, ne serait-ce qu’à peine. La maintenant contre lui, ce qui lui demanda un self-control énorme d’une main, il descendit les draps de l’autre puis l’allongea avant de la recouvrir, s’asseyant sur le matelas à côté d’elle.
Quelle horreur… Il avait failli… Avec…. ELLE !!!!!!

- Dors princesse, je suis là…
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Jeu 2 Aoû - 21:01

Elle ne savait plus vraiment comment tout avait commencé. Juste la jeune femme savait qu'elle était allée à la taverne avec un certain esprit de vengeance, trouver quelqu'un avec qui s'entendre et aller un peu plus loin. Elle ne pouvait pas avoir Tristan, elle ne pourrait jamais l'avoir. C'était comme ça la dure réalité des choses et même si ils étaient opposés et différents, le simple fait que Maud soit là n'arrangeait rien.

Comment Cassidy pouvait-elle espérer charmer son petit Drakkari si il n'avait d'yeux que pour une autre ? Non elle n'y pouvait absolument rien et même si elle le cherchait désespérément à une époque, ce temps là était révolu. Il avait refait sa vie et elle aussi. Enfin... refaire sa vie pour elle... A part sa vocation où elle se vouait aux autres, elle n'avait jamais rien fait pour elle-même.

Alors, voir les dames qui tournaient autour de Tristan telles des abeilles attirées par un magnifique pot de miel, elle avait quand même du mal à l'accepter. Qu'il est dur de se faire torturer ainsi et de souffrir en silence sans pouvoir ouvrir la bouche. Mais cela avait toujours été la même chose sauf que là c'était dur parce qu'il s'agissait de Tristan et cela lui retournait le coeur. La jeune femme avait lentement serré le poing en le voyant se laisser faire, n'appréciant pas vraiment, boudeuse comme si elle était particulièrement ennuyée par la soirée.

Cependant, alors que la soirée allait se passer tranquillement sans aucun dérapage, si ce n'est que Tristan se faisait draguer et séduire par des demoiselles. Mais alors, jamais Cassidy n'avait prévu ce qui aurait pu se passer après, elle la petite mage si prudente qui calculait tout à l'avance et ne laissait pas de place à la surprise. Il fallait croire qu'elle se trompait sur ce coup ci... Apparemment.

Elle avait commandé un thé grenadine mais trop concentrée sur Tristan, n'avait pas vu la drogue qu'on lui avait versé dedans. Capable de dévergonder la pire des nonnes, de faire baisser ses défenses. En fait, c'était même une drogue de violeur car elle permettait de rendre innofensive n'importe quelle femme. Et l'homme qui avait sûrement envie d'en profiter ne se doutait pas que cette femme qui ne semblait avoir de l'attirance pour aucun homme... eh bien avait un objectif bien précis pour elle.

Et la drogue ne semblait pas faire effet comme celui espéré, car l'organisme imprégné de magie de la jeune femme avait une bien étrange façon de réagir. Elle s'était déjà approcher de Tristan, profitant de l'instant présent et de tout ce qui lui était interdit et qu'elle était bien incapable de faire en temps normal. Alors là, c'est vrai qu'elle l'avait tenté, jouant au même jeu que lui avec les mêmes limites, les mêmes règles parfaitement comme si elle connaissait ça par coeur.

Non c'est vrai elle ne savait pas danser, se battre, ce n'était pas des choses pour elle alors que là, elle laissait tout tomber, sortir ses sentiments qu'elle cachait avec une si grande habileté. Elle passait pour quoi maintenant ? Une menteuse ? Une femme qui cachait bien son jeu et ses convictions ? Peut-être un peu et elle n'avait pas surpris uniquement Tristan ce soir là mais tous les gens de la taverne. Il ne faisait aucun doute que les rumeurs circuleraient vite...

Pendant toute la soirée, la jeune femme étonna Tristan sous tous les angles. D'abord une danse, un duo magnifique, dont on se rappellerait pendant un moment à Glindel. Ce n'était pas tous les jours qu'on voyait ça quand même. Ensuite elle l'avait embrassé devant tout le monde, sans aucune gêne, sans aucun malaise comme si c'était tout à fait naturel, montrant qu'elle ne le détestait pas tant que ça ce petit guerrier quand même.

Mais quelque chose avait assombri le tableau. Des hommes peu scrupuleux s'étaient approchés avec la ferme intention de faire des choses à la jeune femme. Qui au départ n'avait l'intention de rien dire, peut-être leur donner une bonne leçon. Tristan verrait ainsi qu'elle ne se laissait pas faire aussi facilement, surtout avec des paroles assez crues et choquantes.

Alors quand il avait parlé de partage, cela avait irrité la jeune mage qui avait vraiment raconté n'importe quoi quand même. Provocant Tristan pour le faire réagir pour voir si il supporterait qu'on la touche alors que lui même s'était fait touché par des dames avant. Et puis alors, ce n'est qu'une justice qui est rendue ! Il fait ce qu'il veut, elle aussi après tout. Surtout qu'il n'avait pas dit non aux jeunes femmes, acceptant l'invitation.

Mais évidemment, elle avait mis des limites en avant. La jeune femme ne se laisserait pas faire si elle voyait que ça allait trop loin. Un jeu, une souffrance, un coup de poignard. Voilà l'effet qu'il lui faisait quand même. Cassidy avait attendu, serrant les dents. Tout était comme dans un brouillard, c'est à peine si elle entendait les paroles de cet homme alors que son regard était bien vide.

Un hurlement retentit dans la taverne. Tristan avait réagit au bon moment, juste à temps. Juste avant qu'elle ne s'active en mode zombie et fasse un carnage parmi les présents. Alors oui heureusement qu'il était intervenu. La jeune femme pouvait devenir vraiment dangereuse... Il avait bien fait.

Elle s'était écartée mais les autres femmes ne comptaient pas la laisser tranquille. S'en était suivi une véritable bagarre des deux côtés. Cassidy était tombée, s'était blessée mais n'avait pas l'intention de se tasser gentiment comme elle avait l'habitude de le faire. Poussant un rugissement de guerrière, elle s'était lancée dans la mêlée à corps perdu.

Puis des deux côtés, le duo avait remporté la victoire. Une équipe de chocs, deux partenaires qui n'acceptaient pas le mot défaite. Cela caractérisait tellement la jeune mage en même temps, tout comme son application dans son art magique. Elle avait senti l'adrénaline monté en elle et avait apprécié cette satisfaction personnelle à la fin.

Les deux jeunes gens s'étaient rejoint et même si ils étaient encore amochés, il y avait de l'énergie à revendre des deux côtés. Cassidy avait embrassé son vainqueur mais surtout pour s'excuser de l'humiliation qu'elle lui avait fait subir ce soir. Mais comme l'ambiance devenait plus chaude, le tavernier leur avait proposé une chambre où ils seraient plus tranquille.

L'un comme l'autre ne semblait pas réticent à cette idée même si Cassidy dans son état normal n'aurait jamais osé aller jusque là ça c'était sûr. Elle semblait au contraire bien apprécier cette situation et se laissait porter telle une princesse par son beau chevalier. Ah pour ça c'était un beau rêve effectivement. Elle souriait, se laissait faire dans la chambre, appréciant le moindre de ses contacts avec lui.

Ils se laissaient tenter par moment, s'embrassant et se câlinant comme si ils apprenaient à se découvrir peu à peu. Cassidy prétexta avoir froid alors qu'en fait sa magie y était un peu pour quelque chose. Pas bon de donner une drogue à une mage déjà bourrée de magie.

Cependant elle s'écarta ' nouveau de lui, désirant se recoiffer avant de revenir automatiquement dans ses bras. Aie oui il avait remarqué... en tombant derrièe le comptoir la demoiselle s'était un peu foulée la cheville mais rien de grave car elle ne semblait pas être gênée ou tout simplement que l'alcool réduisait la douleur pour le moment il valait mieux qu'elle reste couchée oui. Il lui proposa de la réchauffer et elle avait un petit sourire complice.

Non pas qu'elle avait des idées tordues dans la tête mais elle appréciait bien sa chaleur, le contact avec lui... tout simplement.

La suite n'était qu'une succession de caresses, baisers où elle appréciait chaque contact. La Cassidy dévergondée qui ne semblait pas s’offusquer par les contacts physiques. Elle aimait être avec lui, sa présence et se laissa faire sans la moindre hésitation quand il l'embrassa, répondant à son baiser doucement et sans aucune peur. Elle lui enleva la tunique, il faisait vraiment trop chaud dans cette chambre apparemment pour qu'elle se permette de le laisser aussi habiller. Et puis qu'il n'ait pas honte avec elle quand même.

A la lumière il était encore plus beau son Drakkari avec ses mèches rouges désordonnées. Cela lui donnait un bon genre et très... attirant.

A chacune des caresses, la jeune femme gémissait un peu appréciant le contact de son partenaire. Elle était au-dessus de lui et il l'attira pour l'embrasser une nouvelle fois avant que la jeune femme ne décide de se poser sur le côté. Il embrassait vraiment bien et elle se mit à rire doucement quand il chatouilla son nez avec le sien.

Enfin, il l'incita à se tourner et elle obéit alors qu'il lui faisait des baisers dans le cou, lui disant qu'elle embrassait bien. La jeune femme tirait quelques gémissements appréciateurs et des petits frissons l'envahir alors qu'elle caressait doucement ses deux mains du bout de ses pouces. Il était trop tentant comme homme. Et tant pis pour ce qu'il se passerait, parce qu'elle le désirait, elle le voulait sans savoir vraiment quoi. La chaleur l'avait doucement envahi.

Puis, tout s'arrêta comme un choc. Tristan se crispa et de l'inquiétude passa sur le visage de Cassidy. Bien sûr, elle ne savait pas ce qui se passait et dans son état, impossible de deviner quoi que ce soit. La mage se contenta de se tourner en le regardant de ses beaux yeux noisettes, l'appelant pour qu'il reprenne ses esprits.

"Tris' ! Ca va ?"

Ah oui effectivement elle était bien inquiète et lui reprenait ses esprits petit à petit à côté d'elle lui caressant doucement le visage, expliquant qu'il allait faire une bêtise et elle ne semblait pas vraiment comprendre cette situation, le regardant surprise.

Elle était chaude, bouillante, et des gouttes de sueur étaient apparus sur le haut de son front, mais la jeune femme avait décidé ce soir de tout ignorer. Ce que Tristan ne comprenait pas car lui avait repris toute sa conscience et s'inquiétait à présent pour sa santé à elle. Il lui disait qu'elle était brulante mais la jeune femme l'ignora l'embrassant une nouvelle fois comme si elle lui disait que tout allait bien au contraire.

Alors que Cassidy ne comprenait pas son attitude, Tristan l'attrapa et se dirigea vers la salle de bain. Mais la jeune femme ne l'entendait pas de cette oreille.

"Eyyyyy ! Qu'est ce que tu fais ??? Repose moiiiiiii ! Je vais biiiiiien ! Naaaan pas la douche !"

Elle agita les pieds, secoua, se débattit un peu plus faiblement que lors de son combat mais ne s'arrêta pas de parler, sentant l'eau qui dégoulinait sur son corps alors qu'elle commençait à avoir froid et qu'elle soufflait... lui envoyant un coup bien placé sans vraiment faire exprès.

"Tris' Repose moi ! C'est pas drôle ! J'ai froid ! Je suis trempéééée maintenant ! Pourquoi tu fais ça heiiiin ??? Je t'ai fais quoiiiii ? T'abuse là !"

Elle parlait beaucoup, l'alcool aidant alors qu'il la serrait contre lui et qu'elle commençait à se calmer peu à peu, laissant tomber ses gestes agressifs, soupirant lentement et fermant doucement les yeux alors qu'il passait ses mains sur ses bras pour la calmer.

Enfin, tout s'arrêta alors qu'il ressortait avec elle de la douche, elle semblait un peu inerte, lui en voulant, le regard vide et lointain alors que la jeune femme ne comprenait plus rien. Il ne voulait pas... enfin son cerveau était trop brouillé pour qu'elle puisse réfléchir convenablement. Elle secoua la tête alors qu'il la déshabilla et qu'elle tourna la tête sans rien dire.

Il semblait lui expliquer pourquoi il avait agi ainsi. Pour son bien à elle. La jeune femme soupira puis le regarda droit dans les yeux, un peu sérieuse.

"Pourquoi je n'ai pas le droit d'être avec toi ? Pourquoi on a pas le droit de s'aimer un peu tous les deux ?"

Elle passa les bras autour de son corps qui était recouverte par la serviette puis il la porta jusqu'au lit alors qu'elle semblait complètement dépitée et... un regard triste et douloureux.

Il la posa doucement dans le lit, restant à côté d'elle. La jeune femme cligna des yeux et tendit une main vers lui.

"Tris'... je"

Finalement elle ferma les yeux et s'endormit comme une masse.

La nuit avait passé rapidement. Cassidy n'avait pas vraiment bougée bien qu'ume grimace de peur apparaissait de temps à autre sur son petit visage inoffensif.

Enfin, elle ouvrit doucement les yeux faiblement, vaseuse, clignant doucement des paupières, une grimace apparaissant sur son visage alors qu'elle sentait une énorme migraine. Yhaaaa ! Il s'était passé quoi là ? Elle était encore tombée ?

Sa vision redevint nette alors qu'elle observait les alentours. Tiens... elle ne connaissait pas cet endroit.

*Qu'est-ce que...*

Tournant la tête dans l'autre sens, la jeune femme aperçut Tristan et commença à pâlir. Non... elle n'avait quand même pas... fait des choses... avec lui ? Elle resta bouche bée, ouvrant légèrement la bouche, interdite. Le calme avant la tempête, le sang lui montant lentement au cerveau alors que son rythme cardiaque s'était accéléré.

Ils avaient...

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"


Et d'un coup, le surplus de magie se relâcha, sur le coup de la surprise. Une étonnante déferlante envahit la pièce et le miroir en face se brisa. La mage, les yeux rougis par la honte, l'humiliation, se redressa sur son lit, sans savoir qu'elle était à moitié nu alors que Tristan semblait lui sortir une phrase qu'elle ne comprenait pas tout de suite.

Et là, elle lui colla une baffe monumentale, la crainte, la peur se lisaient sur son visage. Elle grimaça en sentant sa cheville qui la faisait souffrir mais pas que... elle avait mal partout.

"Mais qu'est-ce qui se passe ici ???!!!"

Sa tête tournait, le sol tanguait sous elle, elle se soutint la tête avec sa main avant de grimacer, sentant qu'elle s'était coupé à ce niveau là. Il l'avait drogué ? Battu ? Non c'était impossible. Et puis en aperçevant sa tenue, la jeune femme sauta instinctivement dans le lit, s'entourant avec la couverture, se cachant de lui sans comprendre ce qui lui arrivait, cherchant à reprendre son souffle.
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Ven 3 Aoû - 0:04

Reprendre conscience à ce moment là… Pourquoi à ce moment là ? Les dieux lui en voulaient-ils tellement ou au contraire le bénissaient-ils ? Qu’y avait-il de mal à profiter de l’instant si elle était consentante ? Eh bien parce qu’elle était consentante… par procuration. Parce qu’elle était droguée. Parce qu’elle n’était pas elle-même. C’était étrange tout de même. Il était à la fois certain que c’était elle. Parce qu’il la reconnaissait et autrement que physiquement. C’était Cassidy, une jeune femme passionnée dans tout ce qu’elle faisait, mystérieuse et tellement… attirante pour ça, intéressante, surprenante. Même s’il donnait fortement l’impression contraire, oui, il la trouvait surprenante.

Alors c’était elle… Mais en même temps ce n’était pas elle. Elle était trop ouverte, trop extravertie… trop… en train de faire des choses qu’elle n’aurait pas dû. Il appréciait pourtant. Ce côté un peu rebelle qui lui allait bien, cette confiance en elle, pleinement méritée à ses yeux parce qu’elle méritait vraiment de s’affirmer, de croire en ses qualités, de voir du charme dans ses défauts… comme elle était mignonne lorsqu’elle se cognait quelque part en prenant l’espace d’un instant une bouille de petite fille, bébé, se retenant de pleurer mais les yeux pleins de larmes de crocodile.

Alors oui, reprendre conscience maintenant c’était fichtrement dur !
Tant pis, il aurait peut-être mieux fait de culpabiliser après, mais être coupé dans son élan alors qu’il passait un bon moment avec une belle jeune femme qui lui réservait de multiples surprises… Dans un sens pourtant c’était mieux ainsi, même si… hum… son entrejambe n’était pas du tout d’accord avec cette théorie. Parce qu’elle faisait… agissait… d’une certaine façon, prenait un comportement qu’elle n’aurait pas dû avoir, surtout pas avec lui. Il connaissait assez Cassidy pour savoir qu’elle avait toujours été terriblement pudique et timide. Quand ils étaient enfants un peu moins tout de même. Disons que c’était plus par… crises.

Elle ne faisait pas ça et plus encore elle n’agirait pas ainsi surtout avec la suite justement. Parce qu’ils se voyaient tous les jours (sauf quand elle cherchait et parvenait sans doute un peu magiquement d’ailleurs à l’éviter). Comment agiraient-ils alors vis-à-vis l’un de l’autre. Peut-être ferait-elle comme si de rien n’était, mais qu’en secret le soir ils se retrouveraient et… Il se mordit farouchement la langue, jusqu’au sang pour se débarrasser de ses pensées. Il devait vraiment être en manque pour en arriver à de telles extrémités. D’accord, il ne savait pas comment elle était avec les hommes. Après tout ils s’étaient perdu de vue à douze ans… à peine l’âge pour avoir ses premières… vraies pulsions envers le sexe opposé ! A peine l’âge pour seulement savoir ce que pouvait être l’attirance, pour voir les filles comme autre chose que des machins geignards et ennuyeux, pour voir les garçons comme autre chose que des braillards bagarreurs et stupides !

Peut-être qu’elle était ainsi… Même s’il avait bien du mal à l’imaginer aussi passionnée avec un homme… Enfin avec qui que ce soit, aussi assurée. Mais après, il n’était certainement pas le premier avec lequel elle agissait ainsi, sinon justement elle n’aurait pas cette assurance. C’était… bien difficile à accepter que l’idée qu’elle soit ainsi avec quelqu’un d’autre. Il prenait pleinement conscience de ses actes, de ce qu’il avait dit et fait, du désir violent qui aurait pu lui faire perdre les pédales… qui lui faisait perdre les pédales qu’il contenait bien plus que de raison juste.. parce que c’était elle, parce qu’il voulait être avec elle, que c’était un moment spécial… Il ne pouvait pas savoir à quel point. Difficile d’imaginer que c’était la première fois que la demoiselle était ainsi.

Juste avant, il l’embrassait, la caressait avec une délectation très égoïste mais toute justifiée. Il frissonnait au moindre de ses gémissements et souriait d’un air totalement conquis comme s’il craignait juste avant de ne pas être… satisfaisant. Ses mains le démangeaient comme s’il s’était fait piquer par des centaines de fourmis tueuses, celles qui grattent tellement et donnent cette impression de feu ardent dans les veines… Oui, il brûlait pour elle, à cause d’elle. Dans sa tête, images violentes succédaient à envies violentes mais elles passaient, s’enfuyaient, facilement, parce que c’était elle. Enfin facilement était un grand mot. Il voulait juste faire durer l’instant et même si elle ne faisait que caresser ses mains à cet instant… il en était totalement… dingue.
Aurait-ce été mensonger, prétentieux, juste l’attitude d’un sale type profitant des femmes et leur mentant effrontément, que de lui dire que c’était la première fois qu’il était ainsi ? Assurément non.

Se maudire… Enfin maudire la rune pour le ramener à cet instant sur « Terre »… la remercier même si l’envie ne disparaissait pas en fin de compte… enfin trop peu disons.
Elle s’était retournée doucement en le sentant se crisper et il endurait mille tortures à cet instant en comprenant ce qu’il allait faire. A elle ? Sa petite camarade de classe ? Il devrait être mort de honte. Bien sûr il était un voyou, un sans-gêne…mais à ce point ?!
Elle essayait de le rassurer, lui caressait le visage et il se sentait terriblement mal.

Quand il la souleva, la porta sous la douche pour refroidir son corps brûlant et essayer aussi de faire taire les pensées perverses qui se heurtaient dans son esprit, elle se débattit et cria. D’ailleurs elle savait crier très aigu quand elle s’y mettait et elle ne semblait vraiment pas contente qu’il agisse ainsi, ne comprenant pas, même si elle s’accrochait au moins autant à lui… qu’elle se débattait.
Il la pressa dans ses bras alors qu’il était assis sous le pommeau de douche qui déversait des flots d’eau froide sur eux.
Il la berça en se mordant la lèvre, le goût du sang hantait toujours sa bouche…. Comme le goût de ce baiser volé si agréable lorsqu’elle avait « ignoré » ses paroles. Sa peau contre la sienne douce… devenue tremblante à cause de la température. Il n’avait pas répondu, ni juré lorsqu’elle l’avait achevé par ce fichu coup bien placé… Belle façon de le faire revenir à la réalité en effet… de faire taire ses envies honteuses…

Elle avait l’air perdu. Comme si elle ne comprenait pas pourquoi il la « punissait ». Ses grands yeux noisette exprimaient tant de peine qu’il avait envie de s’enfuir à toutes jambes pour ne plus les voir. Il s’efforça pourtant d’être calme, réconfortant, se contentant d’abaisser sa température. Cela finit par fonctionner. Il avait aussi un peu la chair de poule mais se contentait de se soucier d’elle pour l’heure. Elle ne devait pas en plus attraper froid par sa faute. Pourquoi était-elle sortie ?! Si elle n’avait pas eu envie… tout ça n’aurait jamais eu lieu !!! Il se souvint d’une bribe de sa phrase assassine sur Maud… cette lettre. Il y avait un rapport avec oui mais lequel ?

Enfin, il la déshabilla doucement, essayant de ne pas trop la regarder, même s’il avait… très envie de l’observer… très envie. Frictionnant avec précaution ses épaules, il essayait de lui expliquer, sans trouver totalement ses mots, sans savoir au juste quoi lui dire. C’était dur pour lui aussi. Parce qu’outre le fait que c’était elle justement et qu’il ne pouvait pas décemment la toucher ainsi… eh bien laisser une demoiselle déçue par ses caresses, par son attitude au « lit », ce n’était VRAIMENT pas son truc. Et pour avoir l’air déçu… elle avait l’air… déçu !

Elle lui sortit une toute petite phrase qui lui fit écarquiller les yeux alors que de la tristesse s’y installait en décidant d’emménager pour un moment. Qu’est ce… qu’elle disait ? Elle… avait vraiment trop bu. Maintenant il en était certain. L’aimer… Lui ?
Oui… elle avait trop bu. Pourtant il se contenta de passer dans son dos, essuyant ses cheveux en la faisant s’appuyer contre lui, la rune apparut sur son torse, comme si elle le narguait… et LA narguait. Il en eut le souffle coupé sous la douleur mais s’appliqua à ne pas le laisser paraître dans ses gestes.

*Ne te retourne… pas*


Elle disparut tout aussi vite, le laissant avec une légère migraine qui passa vite alors qu’il ôtait la serviette des mèches dorées qui retombaient… cette fois d’un air un peu piteux sur les épaules minces de la jeune femme.

- Parce que la vie n’est pas juste…

Pourquoi essayait-il simplement de parler avec elle maintenant ? Il aurait pu lui balancer qu’eux deux de toute façon ça n’arriverait jamais… mais c’était un peu gros quand même étant donné… que ça avait très fortement failli arriver !!!! Il avait besoin de lui dire quelque chose, elle avait l’air trop triste et ça ne s’arrangea pas lorsqu’il la porta dans la chambre et l’installa doucement sous les couvertures. L’abattement qu’il voyait dans ses yeux… semblables à deux gemmes brillantes, lui tordait le ventre, les entrailles et lui coupait le peu d’envie sordide qu’il pouvait lui rester. Elle ouvrit la bouche pour parler, prononça son nom… Il aimait quand elle l’appelait comme ça… et s’endormit d’un coup, comme si le trop plein d’émotions l’avait achevé !

Il la regarda, la main posée sur celle qu’elle avait tendu vers lui et qui était tombé mollement sur le matelas quand elle s’était endormie d’un coup. Ses yeux brillaient dans la pénombre puisqu’il avait éteint la lumière. Ses pupilles, dilatées, reflétaient sa peine, sa honte, ses regrets et une culpabilité à toutes épreuves. Il se baissa sur elle, appuyant son front contre le sien avec une douceur infinie et y déposa un moment après un baiser. Ce qui brillaient dans ses yeux…. Là… ce n’était pas un effet de la fatigue,juste des larmes… qu’il ne verserait pas.

- Pardon Cassy… pardon princesse…


Il resta longuement ainsi penché au-dessus d’elle avant de se lever.
Se munissant d’une petite serviette humide, il la posa sur la table de nuit, pour apaiser la jeune femme si elle avait une autre poussée de fièvre. Et il ne la rejoignit pas… oh non loin de là. Assis dans un fauteuil qu’il avait pris soin de tirer en silence juste à côté d’elle, il la surveillait. Il ne remit pas sa tunique, ne se couvrit même pas, semblant ignorer le froid qui lui mordait la peau ce soir là. Son regard vidé de tout intérêt, fixé obstinément sur la fenêtre ouverte, était empli d’une haine implacable… envers lui-même

Le lendemain, quand la demoiselle ouvrit les yeux, il ne le remarqua pas. Et pour cause, il était debout, négligemment appuyé sur les coudes sur l’encadrement de la fenêtre, aussi peu couvert que la veille par son boxer. Tristan n’avait quasiment pas dormi. Elle s’était agitée dans son sommeil, il lui avait parlé pour l’apaiser, tamponnant doucement son front, prêt à courir réveiller un apothicaire et ce oui, en sous-vêtements si elle donnait l’impression d’aller mal. Des cernes violacés creusaient légèrement son visage, lui donnant plus l’air d’un fêtard triste… que d’un gentleman fatigué. Il regardait par le volet entrouvert. Les bleus sur son corps avaient profité de la nuit, comme pour elle, pour s’étendre et prendre différentes nuances peu encourageantes. Il soupira et se passa doucement une main sur les yeux avant de sursauter violemment et de se retourner dans le même bond, se cognant un coude contre le mur.

Eyh !!! Il avait bien le droit !!! Elle hurlait aussi fort qu’une sirène d’alarme pour signaler des ennemis armés marchant vers une ville !
Il avait écarquillé les yeux et semblait réellement surpris. Cassidy ?!!! Mais qu’est ce qui se passait. Aie… elle se souvenait de ce qui s’était passé hein ?! Oui bon !!! Alors elle devait bien savoir qu’il avait réussi à… se réveiller avant d’aller trop loin, non ?
En fait il n’y pensait même pas. En l’entendant hurler ainsi, il crut qu’elle avait mal et s’approcha très vite d’elle, soucieux et de nouveau prêt à sortir aussi… peu habillé… et pareil pour elle. Enfin il l’envelopperait peut-être dans un drap quand même.

- Cassy !!!! Cassy ! Dis moi où tu as mal, je vais…


Il était déjà près d’elle, tournant la tête vers le miroir qui avait littéralement explosé. Oh non… elle ne contrôlait plus sa magie c’est ça ?!!! Mais comment il était censé l’aider hein ?!!! Il n’y connaissait rien lui à la magtgiytgyuoiuy…
Ce fut la réflexion de son cerveau… totalement court-circuité alors qu’elle se redressait, remarquablement dénudée et… remarquablement belle aussi. Sa bouche s’ouvrit alors qu’il en avait le souffle coupé… mais là ce n’était pas désagréable du tout. Wow… il aurait dû regarder un peu plus la veille au soir, ça valait le coup d’œil… et… vlaaaaaannnn !!!!

Le vlan… c’était la main de la petite mage en apparence fragile et qui ne savait pas frapper, ce qu’il savait depuis cette fameuse soirée totalement faux, heurtant avec un superbe élan sa joue. A tel point qu’il chancela, se prit les pieds dans la chaise qu’il avait rapproché du lit quelques heures plus tôt et bascula en arrière… avec la chaise.
Le tout dans un « boum » qui semblait très répété. Son coude gauche heurta le sol et il serra les dents pour ne pas hurler. Autant pour la récupération…
Elle avait pas mal de force la demoiselle. Mais pourquoi est-ce qu’elle le frappait ????! En tous les cas si les propriétaires n’étaient pas réveillés… ils devaient l’être à présent. Tant qu’ils ne pensaient pas que c’était une espèce de « hurlement » de « plaisir » suite à quelques ébats du matin… ça allait jaser encore plus là sinon…

Qu’est ce qui se passe ici ?!! C’était vraiment ce qu’elle avait demandé ? Il se redressait en grimaçant sous les courbatures et semblait pris au dépourvu… Qu’est ce que… elle ne se souvenait pas ? Il la regarda avec… une espèce de tristesse et de désespoir… blessé. Au lieu de lui répondre tout de suite, il se contenta de redresser la chaise, pâle.

- Tu… tu ne te souviens pas ?


A voir sa mine… il aggravait les choses là. Elle semblait sur le point de défaillir, même si elle s’était rapidement remise sous les couvertures, lui permettant ainsi justement de parler en se couvrant, après s’être aperçue qu’elle était en quelque sorte… nue.
Mettant ses mains en évidence, comme s’il voulait lui montrer qu’il n’était pas armé, même si en l’occurrence dans le quiproquo présent, l’arme en question se situe plutôt en dessous de la ceinture mais booooon… Elle était une mage, paumée et énervée, mieux valait ne pas en rajouter.

- Non attends !!!On a… On n’a rien fait t’inquiète… enfin presque rien… enfin…

Eh bien… Il en perdait son latin… fâcheux ça…

- Je… veux dire…

Il chercha ses mots en se mordant les lèvres, toujours debout et l’air assez… raide et entreprit de lui expliquer, succinctement ce qui s’était passé… en insistant quand même sur le fait qu’à l’origine c’était quand même elle qui lui avait sauté dessus. Ah non… elle n’avait quand même pas… oublié… Et puis elle lui avait fait mal là !!! Ca va pas de le frapper de la sorteeee ?!!!!!!!!!!!!!
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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Dim 5 Aoû - 16:58

Si Cassidy avait pu savoir à l'avance, deviner ce qui lui serait arrivé, elle aurait été partagée entre une surprise polie et un véritable choc. Parce qu'en fait, elle était l'unique responsable de ce qui lui arrivait là maintenant. Le pauvre Tristan n'a fait que répondre à ses avances comme il pouvait aussi surpris qu'elle mais peut-être aussi un peu conquis.

Si on pouvait revenir en arrière, peut-être que la jeune femme aurait eu des hésitations mais si elle avait su, jamais elle ne s'en aurait voulu pour l'audace dont elle avait fait preuve ce fameux soir. Non parce que rien que le fait d'y penser était déjà de l'audace et elle assumait parfaitement son comportement. Si seulement elle savait...

Non parce que là, alors qu'elle l'embrassait encore une fois, inquiète de son changement d'attitude qui se lisait dans ses beaux yeux noisettes, la jeune femme ne semblait pas vraiment emballée par sa réticence soudaine. Bah quoi ? Il lui plaisait, elle lui plaisait, pourquoi ne pas aller plus loin ?

Alors c'est clair qu'elle n'était pas vraiment contente de se retrouver traînée dans la douche contre sa propre volonté et pourtant il faisait bien de réagir comme cela pour éviter que cela dégénère vraiment à cause de sa magie. Mais sur le coup elle se sentait forte, capable de résister à n'importe quoi, tout ça pour être un peu... avec lui.

Non, passé le choc de l'eau froide, la jeune femme renonça à faire quoi que ce soit, telle une poupée triste à qui on refusait de faire un câlin. Et pour ça, la jeune mage ne comprenait pas vraiment, elle était tellement fragile sur le coup. Envolée la belle jeune femme dominante et audacieuse, Cassidy se pliait à la volonté de Tristan comme si il n'y avait rien d'autre à faire de mieux.

Elle lui jeta un regard souffrant comme quoi elle ne comprenait vraiment pas et alors qu'il s'occupait d'elle en faisant très attention à sa nudité, la jeune femme balança une simple phrase comme quoi elle sous-entendait... qu'elle l'aimait vraiment. Et lui rajoutait que la vie n'était pas juste en fait. Elle ouvrit la bouche pour répliquer mais la demoiselle était bien trop fatiguée après sa folle soirée pour lui dire quoi que ce soit dep lus.

Pourtant, Cassidy lui lança un seul regard. Ce regard qui montrait que si la vie n'était pas juste il fallait la mettre au défi. Elle, le faisait bien avec ses problèmes enfin elle tentait. Et que ce n'est pas parce qu'on quelque chose de douloureux qu'il faut s'arrêter de vivre. Bon d'accord elle abusait là elle ! A le tenter, le provoquer. Mais si il avait la patience d'attendre, on pouvait lire au fond de ses yeux qu'elle voulait sincèrement peut-être aller un peu plus loin avec lui.

Puis elle s'était endormie, la main tournée dans sa direction, une expression triste sur le visage, un dernier soupir qu'elle rendait alors qu'elle affalait. La jeune femme n'allait pas bien non.

Toute la nuit elle fit d'horribles cauchemars qui n'avaient ni queue ni tête, avec un Tristan torse nu qui la poursuivait, puis des hommes en noir qui cherchaient à lui faire du mal. Elle avait un peu transpiré pendant la nuit, gigotant, sans se douter qu'un homme veillait sur elle, prêt à faire n'importe quoi pour qu'elle se sente simplement un peu mieux. Non si elle savait... elle aurait révisé son attitude au réveil.

Au départ quand elle se réveilla, la grosse migraine. Puis le choc. Car comme elle était dans un endroit qu'elle ne connaissait pas, tous les scénarios restaient envisageables après tout et elle avait vraiment paniqué, son coeur accélérant brusquemment d'un coup alors qu'un miroir se brisait et qu'elle apercevait... "le criminel". Dans une position assez simple, dévêtu... comme si.

Alors son sang n'avait fait qu'un tour. Elle s'était levée, ignorant ses paroles alors qu'elle était encore plongée dans le brouillard pour lui coller une baffe monumentale. Ah il avait des pulsions ! Ah il aimait déflorer ! Il voulait se la faire c'est ça ? Cassidy ne mesura pas la force de son coup et si elle n'était pas dans un état de choc aussi grand, alors la jeune femme n'aurait certainement pas réagi comme ça. Parce qu'il était loin d'être agressif pour le moment.

Elle avait terriblement mal, ne comprenait absolument rien et était retournée se planquer dans le lit, marmonnant en tenant sa cheville et posant sa tête sur l'oreiller. Cassidy avait bien vu qu'elle l'avait fait tombé et pendant un instant, l'envie de s'inquiéter pour lui était grande, elle ne voulait pas lui faire de mal ! Mais si lui avait... oh qu'elle lui en voudrait sur le coup ! Ca c'était évident !

Il devint pâle, lui demandant si elle ne se rappelait de rien. La jeune femme serra les dents et enfonça sa main un peu plus fort sur son front, sans le regarder, essayant de se rappeler de ce qui s'était passé. En vain... et elle n'aimait pas ça du tout.

"De quoi je dois me rappeler ? La dernière chose que j'ai en tête c'est ce verre de thé grenadine mais le reste... il n'y a rien"

Ses souvenirs étaient-ils faussés ? Après tout à ce moment Tristan avait été bien loin d'elle. Il ne pouvait rien faire. Elle commença à se calmer quand il s'emmêla les pinceaux et qu'elle le fixait avec un air ahuri.

"Quoiiiiii ? On a fait quoiiiiiii ? Presque rien ? Ca veut dire quoi ça ? Tes pulsions ont pris le dessus ? Et moi... j'ai fais quoi ?"

Perdue, désorientée, sans le moindre repère. Oh qu'elle se disait qu'elle s'était trompée. Non elle n'allait pas lui faire du mal, la gifle... honteuse était suffisante. Elle aurait du retenir sa main. Ca ne lui ressemblait pas de paniquer pour si peu ! Et pourtant elle était dans une chambre avec un homme. Combien de fois avait-il fait des allusions sur la chambre, ce n'est pas fait que pour dormir uniquement ? Comment penser sans préjugés après ça ?

La jeune femme gémit encore une fois à cause de sa cheville en vrac. Elle voulait... prendre la fuite tout simplement. Ne pas voir ce regard inquiet qui se posait sur elle car... Cassidy avait honte d'elle encore plus que de Tristan. Baisser sa surveillance comme ça ! N'avoir aucun souvenir ? Non ce n'était pas possible.

"Pourquoi ? Je... j'y comprends rien !"

Encore hier elle détestait Maud mais là... la jeune femme ne savait plus comment réagir. Elle voulait savoir !

Jetant un coup d'oeil à Tristan et inspirant profondément, la jeune femme prit la serviette sur le petit chevet, celle qui était assez grande pour enrouler tout son corps puis se glissa tant bien que mal en s'enroulant rapidement dedans, faisant un véritable exercice de contorsionniste.

"Aieuuuh ! Ma tête ! J'ai été droguée ou quoi ? Non mais..."

Elle le regarda puis soupira un coup en se tenant la tête toujours allongée dans le lit.

"Ca ne peut pas être toi... tu étais... trop loin... mais qu'est-ce qu'on a fait Tristan ?"

De la douleur apparut dans son visage, non elle allait lui balancer ce qu'elle pensait pour sa pintade, au moins, ça serait une maigre consolation.

"Pourquoi avec moi ? Tu as Maud ! Tu ne veux qu'elle ! Tu ne pense qu'à elle ! C'est déjà assez dur comme ça alors... moi je n'ai rien à faire dans cette histoire..."

Ouille la vilaine jalousie qui ressort ! Et ses bonnes résolutions d'hier.

Soupirant, elle se redressa. Oui elle était à moitié nue, enroulée dans une serviette alors c'était quand même assez rare de la voir... dans cette tenue et consciente. Non elle était trop minable pour se braquer maintenant. La jeune femme le dévisagea puis se posa une main sur la tête... triste.

Puis, elle tourna les talons et se dirigea en boitant vers la porte, chaque parcelle de son corps la faisait affreusement souffrir. Fuir... le laisser tranquille... éviter la tempête. On ne récolte que ce que l'on sème après tout...
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Tristan Konogan
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Lun 6 Aoû - 12:38

Reprendre conscience à temps, savoir s’arrêter à temps… réussir à s’arrêter à temps serait plus juste.
Tristan avait eu de la chance, enfin pas que lui bien entendu… Cassidy aussi. Après tout, ce n’était certainement pas lui qui avait le plus à perdre. Quoique se regarder en face aurait été plus difficile. Enfin.. pour elle ce serait difficile. Pour lui par contre… Oh eh bien il la narguerait sans doute beaucoup mais, ce n’était qu’un comportement normal venant de lui et surtout normal après tout ce qui s’était passé entre eux. Il était ainsi… imprévisible même si c’était souvent en bien… pas toujours…

Il n’en avait pas profité. Presque n’importe quel homme l’aurait fait pourtant. Après tout, une belle jeune femme, consentante et même sacrément provocante et tentante, dans son lit, généreuse en baisers et plus du tout timide… c’était rare…
Parce que lui justement la connaissait timide, coincée… totalement en marge par rapport à lui alors il savait mesurer l’importance de cet instant, son aspect unique si percutant… un aspect qui sans doute ne se reverrait pas. Un moment qu’ils ne connaîtraient sans doute plus jamais. Tous les deux.

Elle lui avait fait de la peine quand ses grands yeux noisette s’étaient posés sur lui avec inquiétude. Elle ne comprenait pas son changement d’attitude et pour être honnête, lui-même ne le comprenait pas vraiment.
Il avait envie d’être près d’elle, de ne pas réfléchir, de continuer. Malgré son état troublé, il sentait qu’il appréciait ses contacts, surtout celui de ses lèvres quand elles se pressaient contre les siennes.
Alors les arrêter, n’était-ce pas pire que de continuer ?

Il s’était pris un coup dans le ventre du fait de ses gémissements déchirants alors qu’elle ne voulait pas qu’il l’amène sous cette douche froide. C’était dur pour lui aussi… surtout pour lui. Elle ne le comprenait donc pas ? C’était tellement plus facile de… céder à la tentation. Ca avait été encore pire quand elle lui avait sorti cette petite phrase… tellement vraie, tellement blessante. Il avait fermé les yeux, comme si elle lui avait porté un coup fatal, préférant répondre du tact au tact, la première chose qui lui venait à l’esprit mais qui le faisait aussi se renfermer sur lui-même. Que la vie était injuste… Il en savait quelque chose oui…

Elle s’était vite endormie malgré tout et il l’avait longuement veillée.
En fait, il n’avait presque pas dormi. Elle s’était agitée à de nombreuses reprises, il avait essayé de l’apaiser. Parfois, elle lui avait trop serré la main, lui faisant mal. Mais il n’avait même pas laissé un gémissement lui échapper, comme… ailleurs.
Et la nuit s’était écoulée, longue… pénible, pleine de cauchemars pour elle… de cauchemars éveillés pour lui. Il fallait s’y faire, il le méritait, il n’aurait pas dû la toucher… pas en étant honnête tout du moins.

Elle s’était alors réveillée le lendemain. Il avait été parcouru par des chauds froids et ne s’était pas couvert au final, se demandant si ça ne lui ferait pas du bien de tomber malade… pour se sentir vivant, chasser ces images de son esprit. Accoudé à la fenêtre, il frottait un de ses pectoraux d’un air maussade. L’endroit où apparaissait de temps à autres cette fichue rune qui le brûlait comme les feux de l’enfer seuls pouvaient le faire.

Et tout à coup, il y avait eu ce hurlement. Il n’y avait rien compris sur le coup et pensait qu’elle était attaquée. La vérité ?... Il avait failli partir, l’espace d’une seconde, pendant la nuit, rejoindre une autre demoiselle… qui ne serait pas difficile à séduire mais il avait préféré rester avec elle. Elle était vulnérable à cet instant, tellement vulnérable. Elle finirait peut-être par être agressée par un sale type la sachant seule après avoir vu le séduisant Drakkari ressortir sans elle. Et alors… Non, il ne pouvait pas la laisser sans s’en vouloir terriblement par la suite. De toute façon, il ne pourrait pas fermer l’œil de la nuit dans cet état, c’était une certitude et puis… Peu importe la femme avec laquelle il serait, le visage de la mage, qui hantait son esprit, le rappellerait bien assez à l’ordre pour l’achever !

Bien sûr, il n’était pas difficile de comprendre ce qu’elle s’imaginait. Elle était nue, lui à peine plus habillé. Il avait des traces d’ongles dans le dos… qui même si elles étaient légères étaient bien présentes. Et puis vu la gifle aussi !!! Dis donc, elle avait de la force pour une si mince et frêle jeune femme. Elle lui avait à moitié démonté la mâchoire.
Lui essayait de la calmer, il savait qu’elle devait se ménager. Après tout, elle était quand même saoule ou droguée la veille au soir. Elle commença à parler avec force, l’air en colère… pour ne pas dire hystérique, tremblante sous ses draps.

Il tenta de s’expliquer, bafouillant, elle s’égosilla sur ses propos, le faisant grimacer douloureusement. Un peu plus et elle était dans les ultrasons… Il ignorait qu’elle savait crier si fort et si aigus aussi…
Elle semblait totalement perdue et elle n’était pas la seule d’ailleurs. Lui non plus ne comprenait pas vraiment pourquoi elle ne se souvenait de rien, ce n’était tout simplement pas normal. Même avec une gueule de bois sévère, il reste des flashs, des vestiges.Elle… c’était comme si sa vie, son cerveau s’était arrêté à son thé grenadine, du moins à la première gorgée de son thé grenadine…

Et il ne savait pas comment l’expliquer, mais il en était… profondément blessé, bien plus que sa gifle ou l’espèce de haine qui brillait dans ses yeux alors qu’elle le soupçonnait de l’avoir ni plus ni moins violée. Lui ? La violer ?! Allons bon !!!!
Elle avait vraiment l’air mal. Elle était si pâle que malgré le fait qu’il lui en voulait, qu’il soit blessé par son attitude, ses préjugés à son égard qui révélaient ce qu’elle pensait vraiment de lui, il avait envie de l’approcher, de la rassurer, même de la tenir dans ses bras. Ce même si elle n’aimait pas les contacts, même s’il ne voulait vraiment pas d’un quelconque contact avec elle à cet instant.

Lui non plus n’y comprenait rien. Et oui, il y avait fort à parier qu’elle avait été droguée. Il se tenait à distance d’elle, par sécurité. Ses pupilles dilatées ne la quittaient pas et il semblait encore une fois, ne pas vraiment vouloir… l’approcher. En même temps si c’était pour se prendre une gifle. Eh bien… non seulement elle ne se souvenait de rien, mais elle le frappait et n’était même pas fichue de prononcer à haute et intelligible voix ses chefs d’accusation ! Elle avait même semble t-il l’intention de l’accuser pour la drogue avant de comprendre que c’était physiquement impossible, sympa quand même pour les soupçons. Sa mâchoire s’était crispée et il semblait contenir difficilement sa colère.

- Tu m’as embrassé… on s’est embrassés… on n’a pas… fait beaucoup plus, il ne s’est rien passé, ne t’en fais pas, pourquoi ça serait arrivé de toute façon hein ?!


Là par contre c’était dit avec un agacement certain pour ne pas dire une hargne à toute épreuve. Mais en même temps, elle n’était pas gentille avec lui et elle lui balançait encore des phrases bizarres avec Maud, dont il ne comprenait rien. Maud par ci, Maud par là !!! Qu’est ce qu’elle voulait à la fin ?! Elle craquait sur les filles ?! Soit ! Il n’y avait aucun mal à ça, si elle s’intéressait à la jeune noble, il les présenterait si ça lui chantait ! Voilà !!!!
Ah ben non, ce n’était toujours pas plus clair dans sa tête, malgré toutes ses… semi déclarations, tous ces gestes, toutes ces allusions. Lent d’esprit ? Non pas vraiment, juste un peu… enfin c’était difficile à expliquer de toute façon.

Il avait tellement envie de la frapper… et simplement de l’ignorer qu’il n’arrivait pas à faire la part des choses. Il ne voyait même pas la jalousie dans ses beaux yeux assombris par la peur… il ne pensait que seule la haine pouvait s’y trouver à cet instant. La haine à son égard ? Bof… il avait l’habitude, haine, dégoût… pas vraiment de la part des femmes mais venant d’elle c’était prévisible, il n’était pas un enfant de chœur et s’éloignait sans doute de tous ses beaux principes mais il n’aimait pas être accusé de crimes qu’il n’avait pas commis… même s’il se sentait un peu coupable de lui avoir rendu ses baisers, il y était pour beaucoup au final, il le savait.

Elle tenta de s’emmitoufler dans une couverture qui même si elle couvrait son corps était sérieusement… limitée en ce qui concernait la surface qu’elle couvrait. Il se mordit la langue d’ailleurs. Autant la veille il avait détourné les yeux, autant cette fois, il se rinçait l’œil sans qu’une once de honte ne vienne obscurcir son regard.
Elle semblait vouloir sortir et lui… eh bien sortit enfin de son immobilisme précaire. Il la rattrapa en trois enjambées et lui attrapa une épaule, la faisant brusquement retourner en arrière, direct sur le lit. S’il y avait mis de la force, il n’avait pas non plus agi avec violence et ce même si son regard était vraiment sévère.

- Tu comptes te faire sauter par tout ce qui est… de près ou de loin un mâle ou quoi ?! Ta robe finit de sécher dans la salle de bain ! Oh et si tu te demandes, franchement c’était pas terrible mais par contre, qu’est ce que tu cries aigus quand tu t’y mets toi !!!


Un brin de sadisme ? Euh… pas qu’un brin. Son ton était si agressif et cassant que s’il avait utilisé une lame de rasoir pour appuyer chacun de ses mots, ça n’aurait pas été différent. Il attrapa ses propres affaires qui jonchaient le sol… puisque la chaise sur laquelle elles se trouvaient avait basculé avec lui et sortit en claquant la porte, grognant un « n’importe quoi… espèce d’idiote » à peine audible en passant près d’elle.
Oh pour la claquer… il l’avait claquée. Ses vêtements sous le bras, s’habillant en hâte dans le couloir avant de descendre quatre à quatre les marches et d’aller attendre dehors, donnant un coup de pied rageur dans un pilonne tout proche. Il se fit mal au pied d’ailleurs mais c’était presque agréable au final…

Le tavernier, même s’il l’avait interpellé, comptant plus que certainement, avoir des détails quand à la nuit… passée avec la jolie mage, n’avait pas réussi à l’arrêter et il dut attendre donc que la demoiselle redescende pour lui lancer un magnifique sourire.

- Eh bien eh bien ! On dirait que la nuit a été trop courte les tourtereaux ! Même si votre compagnon a l’air sérieusement plus fatigué que vous. Comment c’était ? Parce que lorsque vous êtes montés, les trois quarts de la salle fantasmaient sur la suite ! Je crois qu’il est déçu que ce soit déjà terminé, il vous attend dehors. En tous les cas très joli spectacle damoiselle mage ! Vous nous cachiez ce jeu !

Il lui sourit, lui disant qu’ils étaient quittes pour la chambre et les boissons étant donné qu’ils avaient tous deux…poussés à la consommation les personnes présentes. Mais faisant moult allusions et clins d’œil !!!
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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Mar 7 Aoû - 21:55

La jeune femme ne pouvait pas dire qu'elle n'avait pas apprécié. Enfin... surtout dans son état alcoolique car au contraire, elle le réclamait, doucement, mais sans entrer dans un jeu fougueux de possession et bestial non elle ne fait pas dans cette mesure. Au contraire elle était juste un peu tentante mais uniquement juste comme il faut et c'est tout. Elle avait eu envie de lui cette nuit là parce que quelque chose s'était réveillé en elle.

Déjà tout ne serait pas arrivé si elle avait été plus attentive à son verre de thé. Car effectivement, elle était loin de s'imaginer qu'on pouvait la droguer à ce point et sous sa surveillance en plus ! Il ne manquerait plus que ce soit des profiteurs, violeurs ou voleurs qui auraient pu lui soutirer des choses... ou une certaine rançon. Qui auraient profiter d'elle si Tristan n'avait pas été là. Mais en même temps, elle lui avait montré qu'elle ne regardait que lui, que c'était le seul avec qui elle voulait faire quelque chose même si elle ignorait tout de ce qui pouvait lui arriver.

Alors oui elle était triste et ne comprenait pas pourquoi Tristan repoussait ses avances. Cela était bien contradictoire au final. Lui qui n'avait jamais été contre une belle femme attirante qui laissait entendre et ses envies et elle, cette femme si coincée et gênée incapable du moindre contact amoureux ou de désir. Non cette fois tout était différent et c'était bien étonnant de les voir ainsi.

Pourtant le matin ne se passa pas comme dans un rêve. Car Cassidy était complètement perdue et déboussolée. Tristan portait des traces de griffures sur le dos, que s'était-il passé exactement ? Ah non elle ne faisait pas directrice du tout là et était très loin de son rang sérieux et studieux. Non elle était redevenue une jeune femme comme une autre, même pas une mage, juste normale et complètement abasourdie de se retrouver dans cette position.

Alors, Tristan déclara très brièvement leur attitude de la soirée et la jeune femme écarquilla un peu plus les yeux. Quoi elle ? L'embrasser ? C'est sûr qu'elle en avait témoigné le désir secret mais après la lettre de Maud et surtout son côté coincé, elle se voyait très mal faire quoi que ce soit avec lui ! Et il n'avait pas dit non ? Noooon à elle n'y comprenait encore plus rien et puis il la"rassura" en lui disant que de toute façon ils n'auraient rien fait de plus. Nan mais... un vrai sac de noeuds !

Peut-il être plus clair lui aussi ? A voir sa mine renfrognée, cela ne semblait pas être possible alors la jeune femme commença à se lever, même si il la regardait elle s'en fichait tout à fait, pas vraiment préoccupée par cela en ce moment précis. Non ce n'était pas ça qui la tracassait. Pas le fait qu'il lorgne sur elle sans la moindre gêne ni honte non. Oh pour qu'elle ose sortir du lit sous le regard de Tristan la situation est tout à fait sérieuse. Puisqu'elle préférait sortir plutôt que d'affronter une discussion qui n'aurait pas de sens étant donné qu'elle ne se rappelait de rien !

Elle boitillait un peu et Tristan vint rapidement se placer devant elle pour la pousser avec fermeté sur le lit alors qu'elle agrippait la serviette pour ne pas que cette dernière tombe tout en fermant les yeux, grimaçant car elle venait de s'appuyer sur sa cheville. Bah ! Un petit onguent et tout rentrerait dans l'ordre ! Enfin pas tout de suite !

Le Drakkari semblait très énervé, pas vraiment content qu'elle sorte uniquement dans cette petite tenue assez légère.

Cassidy se redressa, le regard flamboyant, ne détournant pas les yeux de ce regard orangé qui la fixait avec sévérité, la jeune femme ne comptait pas flancher si il voulait jouer comme ça. Surtout que la fin de sa phrase elle ne le comprit pas vraiment pourquoi elle aurait crié dans les aigus à moins qu'il ne l'ai torturé.

"J'ai pas peur des hommes ! Qu'ils viennent ! Bâton ou pas si ils osent me toucher je ne me laisserais pas faire !"

Elle non plus ne rigolait pas et semblait tout à fait sérieuse sur l'instant, ne se démontant pas.

"Quoi c'était pas terrible ? T'as fais quoi ? Tu m'as torturé ou quoi pour que je crie hein ? Heureusement que c'était pas terrible ? Hein ! Tu peux pas être un peu plus explicatif ! Non mais profiteur !"

Complètement perturbée, la jeune femme ne pouvait pas comprendre l'allusion qu'il lui faisait. Encore une façon de le choquer et pourtant elle paraissait tout à fait sincère dans ses paroles comme si elle ne voyait pas d'autre situation qu'une torture, une douleur physique non. Ah ben oui la demoiselle ne connaissait pas grand chose dans ce domaine !

Cependant, elle ne semblait pas dégoûtée par Tristan. Vexée et choquée oui. Jalouse aussi mais aucune haine, aucun dégoût, non elle était juste un peu énervée, voire beaucoup mais cela s'arrêtait là. L'efficacité et l'impact de ses paroles n'eurent presque qu'aucun effet puisqu'elle ne comprenait rien. Si il voulait appuyer en lui faisait sous entendre qu'ils avaient fais des choses déplacées et ... plus intimes, c'était loupé !

Tristan sortit en prenant ses affaires sous le bras et claqua violemment la porte derrière lui. Et ben ! Elle l'avait mis en rogne et sacrément en plus ! Le coeur de la jeune femme battit un peu plus vite, sur le coup du stress et de la pression qu'elle avait ressenti.

Puis dès que la porte se referma, Cassidy se laissa tomber sur le lit en passant sa main sur son visage et la faisant glisser lentement vers le bas en soupirant lentement. Aie ça faisait mal... Tout ne s'était pas passé comme prévu. Elle voulait juste s'amuser un peu ! A croire qu'elle n'en avait pas le droit, pas l'autorisation, pas elle tout simplement...

La mage se dirigea vers la salle de bain en boitillant et attrapa sa robe qu'elle regarda d'un air coupable en se mordillant la lèvre inférieure. Elle la serra contre elle doucement puis ferma les yeux et laissa tomber quelques larmes de douleur dessus. Quelle audace avait-elle eu là ! Non mais pour qui elle passait maintenant ? Et Tristan... Elle l'aimait comme elle pouvait le détester...

Mais elle ne devait pas s'attarder dessus ! Il avait Maud ! Et puis... Il avait fais des choses pas nettes avec elle. Comment lui pardonner après ça ? Comment avoir la force de faire comme si rien ne s'était passé ? Elle était en état de choc. Tristan ne semblait pas le comprendre lui ! Comme si tout était normal ! Lui, faire du mal à sa camarade de classe... Non mais il lui avait pris quoi dans sa cacahuète ?

Cassidy se laissa glisser contre le sol, collant son dos contre le mur froid de la salle de bain puis replia ses jambes vers sa tête et posa le tissu rouge dessus tout en sanglotant doucement. Là personne ne pouvait la voir alors elle pouvait se lâcher si l'envie lui disait. Forte devant les autres mais faible toute seule. Et si seule après tout... Non elle ne comprenait rien !

Elle la mage qui avait percé une énigme de relique, qui avait voyagé, résolu des affaires, réconcilier des gens... n'était même pas capable de se débrouiller pour elle même, pour elle simplement. Voilà pourquoi elle restait aussi distante avec les gens. Elle pouvait faire le bien autour d'elle mais en ce qui la concernait, c'était une autre histoire. Il faudrait qu'on lui ouvre les yeux mais ça...

Dévouée, aimée et puissante, la mage qu'on aimerait avoir dans son camp mais pas si facile que ça à convaincre. Cela lui faisait penser à toutes ces années où elle avait du voyager, fuir, sans jamais vraiment savoir qu'elle en était la raison, s'éloignant des gens, ne se faisant aucun contact, aucune amitié et aucun amour... Et puis, les choses qui s'étaient passés, ces hommes qui les avaient attaqués alors qu'elle était avec son maître.

Parfois elle voudrait bien leur faire payer cet affront ! Mais elle ne savait pas ce qui s'était passé ce soir là si ce n'est que son maître l'avait rejoins quelques jours plus tard assez fatigué. Et que ce jour là il lui avait dit que c'était à elle de voyager toute seule à présent, que son enseignement était terminé. La jeune femme ravala sa salive quant à ce moment assez douloureux de sa vie.

Enfin, elle ne savait pas pourquoi elle pensait à ça maintenant. Après tout, la mage s'était habituée à vivre seule. Alors pourquoi ça faisait mal quand Tristan s'éloignait d'elle ? Pourquoi ? Cassidy soupira et sécha lentement ses larmes. Elle se redressa lentement en grimaçant.

Non ! Elle devait faire une bonne impression ! Ne jamais baisser la tête, toujours être droite, inflexible, telle était sa condition après tout. Pour commencer, avec des gestes mesurés, elle enfila sa robe puis se regarda dans le miroir. C'est vrai qu'elle lui allait bien et un petit sourire triste apparut sur son visage. Tristan avait raison de dire qu'elle ne devrait pas se couvrir autant car elle était pas si mal que ça en dessous. En toute modestie. Enfin elle le voyait un peu...

Cassidy s'approcha du lavabo et se mouilla doucement le visage pour faire partir cet air un peu maladif et ce sacré mal de tête. Elle avait envie de vomir en plus ! Beuuuuh ! Traçant une rune blanche en murmurant quelques mots elle la plaça au niveau de son estomac pour endormir la douleur qui lui donnait envie de vomir.

Puis, quand elle se fut arrangée, elle sortit de la chambre et croisa le tavernier qui semblait en savoir beaucoup sur ce qui s'était passé. Tourtereaux ? Quoi ? Ils passaient pour des amoureux ? La jeune femme ne montra pas cette expression de surprise qui témoignerait de son ignorance et se contenta de faire un beau sourire et un petit rire nerveux s'échappa de sa bouche.

"Vraiment ? Après tout, de toute façon il faut savoir se détendre un peu. Mais pour la suite... cela restera un petit secret entre mon... compagnon et moi"

Garder la face à tout prix, ne pas manifester la moindre inquiétude, le moindre choc non elle ne pouvait pas se permettre ça ! Elle se contenta de s'incliner respectueusement envers le tavernier.

"Je suis désolée de ne pas pouvoir discuter plus longtemps avec vous mais du travail m'attend à l'Académie. Passez une bonne journée ! Et à une prochaine fois !"

Puis la jeune femme attrapa sa cape qui traînait près du comptoir et la replaça autour d'elle un peu négligemment, même si le tissu rouge était toujours visible. Oh après tout, la salle entière l'avait vu comme ça ! Alors... pour une marche de plus ou de moins ça ne changeait pas vraiment les choses.

Elle rejoignit Tristan qui attendait dehors sans se calmer et se mordilla doucement la lèvre. Comment devait-t-elle réagir ? Lui prendre la main ? Lui dire un mot gentil ? A vrai dire elle ne savait pas trop ce qu'elle devait faire ou dire, sa cheville lui faisait mal aussi.

"Huuum et bien... on va y retourner. J'ai la réception de ce soir à préparer en plus"

Cassidy commença à faire quelques pas en direction du chemin qui menait à l'Académie puis se tourna vers lui. Elle essayait de se calmer un peu mais ce n'était pas si simple que ça... remords... regrets... et ignorance.
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Mer 8 Aoû - 11:08

Tristan ruminait devant la taverne. Il était sorti rapidement, en fait on pouvait difficilement faire plus rapide à part en sautant par la fenêtre. S’il n’avait pas eu autant de courbatures, peut-être aurait-il tenté. Il avait envie de la gifler, de la secouer. Sa façon d’être, de lui parler le rendait dingue. Elle prétendait ne se souvenir de rien et malgré les preuves évidentes de son amnésie, il était… encore un peu persuadé qu’elle faisait semblant pour le faire tourner en bourrique. Et ça fonctionnait très bien ma foi…

Qu’elle se réveille avec une gueule de bois monstrueuse et soit de mauvaise humeur, soit… Qu’elle soit morte de honte à cause de ce qui s’était passé et hésitante quant à la fin, soit. Qu’elle ne puisse plus le regarder en face sans rougir, soit. Qu’elle lui crie dessus qu’il n’aurait jamais dû la laisser faire avec un regard qui prouvait qu’elle avait tout de même apprécié… Soit… Mais qu’elle ne se souvienne pas… pas soit du tout !!!!
Non mais franchement, c’était horriblement vexant. Qu’y avait-il de pire pour un homme ? Qu’il passe une nuit plutôt… bien avec une jeune femme et qu’au réveil elle ne s’en souvienne pas ? Ou mieux encore qu’il ait, malgré la torture que cela représentait, pu se calmer et comprendre la situation, y mettre un terme… et qu’elle ne soit même pas en mesure de le comprendre ?! c’était horrible ! Les hommes avaient besoin de reconnaissance, de félicitations. Il ne dérogeait pas à la règle bien au contraire.

Elle lui avait fait mal avec sa gifle. Il se passa d’ailleurs la main sur la joue et grimaça. Elle avait frappé si fort que sa joue avait heurté violemment le côté de ses dents, il devait avoir quelques coupures, ça expliquerait le goût du sang.
Le jeune homme se redressa, shootant négligemment dans un caillou. Ses cheveux étaient encore plus en bataille que d’habitude et il avait vraiment l’air fatigué. Pas étonnant donc que le tavernier l’interprète à sa façon comme une preuve de nuit… agitée. Oh oui, elle avait été agitée mais pas dans ce sens là malheureusement.

Ou heureusement, ça restait encore à voir.
D’ailleurs il était encore plus agacé par la répartie de la jeune femme qui lui avait fait douter de ses certitudes. Bon elle se souvenait ou pas ? Parce que ses mots, c’était de la provocation pure et simple et ça faisait mal ! Elle était vraiment cruelle ! Elle associait son sous-entendu à une torture. Comme si elle s’amusait à lui faire croire qu’elle ne savait pas de quoi il parlait. Pourtant le sous-entendu en question était bien assez lourd pour être facilement compréhensible. Pour une personne normale oui. La petite mage n’était pas normale. Mais encore une fois, il ne s’arrêta pas sur l’explication la plus logique, à savoir qu’elle ignorait tout de l’amour, qu’il soit sentimental ou charnel. Non pour lui c’était illogique au possible.

Donc non seulement c’était très désagréable qu’elle joue ainsi avec ses nerfs mais en plus associer… eh bien ses compétences à une forme de torture, c’était vraiment bas comme coup. Il avait failli lui répliquer, vraiment sèchement et sincèrement énervé, irrité, touché plus qu’il ne voudrait l’admette, que bien au contraire, les demoiselles ne considéraient pas du tout cela comme une torture !!! Elles étaient plutôt ravies en fait ! Mais même ça il n’avait pas envie de lui dire. Blessé, humilié un peu plus si c’était possible, dans son amour propre, le jeune homme avait préféré sortir avant de faire une bêtise, il ne frappait pas les femmes, mais elle… elle l’atteignait toujours.

Il attendait donc dehors, agacé, certain de garder un terrible souvenir de cette soirée. Ah ça… Non franchement, elle ne se souvenait vraiment pas ? Après l’avoir embrassé avec autant de… enfin elle n’y était pas allée mollo quand même !!! Comment la considérer comme une novice en la matière alors qu’elle embrassait… vraiment bien, bien mieux que certaines demoiselles qu’il avait connues.
Il serra les dents. Non il ne pouvait pas se laisser atteindre davantage par ça, même si ça avait été bien quand même, même si…

Tristan suffoqua en portant la main à son torse, la crispant si fort qu’il s’enfonça les ongles dans la peau malgré le tissu de sa tunique. S’il se demandait pourquoi sa rune était restée calme, la réponse était à présent évidente « pour mieux me venger plus tard mon enfant ». Et lui il était le petit chaperon rouge qui subissait. S’accrochant à un pilier contre lequel était appuyé un abreuvoir pour les chevaux, le jeune homme se força à respirer lentement même si chaque expiration lui donnait l’impression que ses poumons éclataient.

Difficile de croire qu’elle n’allait pas bien de son côté. Et qu’alors qu’il était aveuglé par la douleur, elle… elle pleurait à chaudes larmes… et sans même qu’il ne sache pourquoi.
Sinon, même s’il lui en voulait pas mal pour tout ce qui s’était passé, et le tout ne se résumant pas à cette simple soirée, les nerfs faisant penser et dire n’importe quoi après tout, il aurait quand même essayé de faire quelque chose. Même si, évidemment, elle n’aurait pas pleuré devant lui.
Il finit par se reprendre, essuyant d’un revers de main agacé, son front moite de sueur.

C’était toujours plus fort et régulier depuis qu’il était à l’Académie…ça ne pouvait pas être une coïncidence. Il tourna la tête vers la porte, pourtant fermée de la taverne, comme s’il savait que la jeune femme était là, juste séparée de lui par un mur, comme s’il avait senti sa présence d’une façon ou d’une autre. Non pas une coïncidence et c’était… effrayant.
Elle parlait avec le tavernier, disant quelques mots surprenants venant d’elle bien sûr mais qui achevèrent de débarrasser l’homme d’âge mûr de ses préjugés sur les mages. Il acquiesça simplement, la saluant en lui souhaitant bon courage pour son travail, un sourire complice aux lèvres. Elle ne devait pas y comprendre grand-chose la pauvre.

Elle sortit enfin et il serra les dents, retenant les répliques cinglantes, venues d’il ne savait trop où qui menaçaient de lui échapper. Elle boitait. Le constater le calma un peu et elle lui dit qu’ils devaient rentrer. Ben ça il s’en doutait merci ! Il ne serait pas en train de l’attendre là autrement, il aurait pris sa place dans le lit histoire de se reposer une petite heure, il n’avait que très peu dormi, LUI !!!
Au lieu de ça, il grinça des dents, se rapprochant d’elle d’un air menaçant avant de la soulever sans prévenir et de la balancer sur son épaule… comme le fameux sac à patates, niveau délicatesse… ce n’était pas un jour avec apparemment.
D’ailleurs il fut assez sec… même si un agacement viscéral s’entendait dans sa voix.

- Oh c’est bon hein ! si tu veux gueuler, gueule ! On ira plus vite comme ça, tu traines la patte comme un chien galeux ! Et si tu veux tenir debout à ta réception faut bien que je fasse ça ! Tu me tapes sur le système c’est clair mais je vais pas te laisser souffrir jusqu’à l’Académie non plus.


Bon d’accord, c’était plus un marmonnement qu’autre chose alors qu’il détournait rapidement les yeux, comme gêné par son geste ou plutôt… gêné de se montrer « attentionné » alors qu’il voulait tellement faire passer le message de sa frustration… dont elle était l’entière responsable. D’ailleurs, il n’attendit pas de réponse pour se mettre à marcher d’un bon pas. Bon bien sûr, ce n’était pas la forme olympique et il était mort de fatigue, mais pour son honneur, sa fierté, il tiendrait bien jusqu’aux grilles de l’établissement. De toute façon, pour son propre honneur, la demoiselle descendrait plus que probablement à cet instant.

- Vraiment n’importe quoi.
Marmonna t-il entre ses dents.

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Cassidy Herediane
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MessageSujet: Re: Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?   Jeu 9 Aoû - 20:31

Avait-elle fait exprès de ne se rappeler de rien ? Pas vraiment... Peut être que les effets combinés à sa magie avaient donné ce genre de réaction mais la jeune mage n'était responsable de rien pour l'instant ! Elle trouvait cela injuste que Tristan lui en veule alors qu'elle même ne savait rien. C'était dur pour elle quand même ! Ne même pas se rappeler de ses propres actions, de la soirée...

Alors elle avait pleuré, sans se douter que Tristan avait mal lui aussi. Une petite douleur apparut dans sa poitrine à elle aussi, résultat de ce lien avec le tatouage mais cela était beaucoup trop faible et puis vu l'état dans lequel la jeune femme était, impossible de se douter de quoi que ce soit. Bientôt peut être elle sera capable de sentir sa douleur physique mais ce n'était pas encore le cas. Et lorsque cela arrivera, alors de nombreuses interrogations seront posées.


S'essuyant les larmes d'un revers de main et se rhabillant soigneusement, la jeune femme descendit et croisa le tavernier au passage, restant assez brève et globale sur les évènements de la soirée. Ah ça c'était évident elle n'y comprenait absolument rien ! Pourquoi on les considérait comme si ils étaient ensemble ? C'était trop beau pour être vrai n'est-ce pas ? Et puis même si il était son compagnon, il était quand même assez... nerveux même si la jeune femme ne comprenait pas pourquoi.

Elle se contenta de dire des mots surprenants, pour cacher, camoufler ce qui était une grosse dispute. Cela n'avait rien à voir avec tout ce que les autres croyaient. Et puis, mieux valait faire semblant que tout allait bien, ne pas mêler les gens à leurs histoires et surtout garder son honneur et sa fierté. Même pour les autres, passer pour une amnésique ne le ferait pas. Ah non, personne ne la croirait ! Autant assumer devant le peuple.

La jeune femme rejoignit rapidement Tristan, se mordillant lentement la langue, parlant juste pour combler le vide et pas partir dans une direction sans rien dire et qu'il se mette à lui dire qu'elle partait sans lui maintenant. Mais sa simple phrase agaça encore plus le Drakkari qui se dirigea vers elle d'un air menaçant sans rien lui dire.

"Eyyyh ! Qu'est ce que tu fais ? Attends je..."

Ni une, ni deux, la jeune femme se retrouva sur l'épaule de Tristan alors que la nausée revint et qu'elle posa sa main à sa bouche. Euh oui d'accord ? Elle ferma lentement les yeux alors qu'il lui parla assez sèchement. Quoi ? Il disait quoi ? Il ne voulait pas qu'elle souffre ? Non mais...

La jeune femme paraissait un peu déboussolée et ne cria pas, encore trop faible pour oser riposter. Elle soupira lentement tout en le regardant faire.

"Mouais je vais sûrement me retenir de vomir. Les mélanges ça me réussit pas !"

Mais dans un sens elle lui en était reconnaissante, même si sa fierté lui disait qu'arrivés aux grilles du château, elle voudrait descendre. Non mais la directrice sur l'épaule de son Drakkari ! Ouah quelle étrange arrivée en fait !

Cependant, comme la plupart des habitants semblaient penser qu'ils étaient en couple, cela ne serait pas vraiment choquant à leurs yeux donc Cassidy pouvait bien se permettre ça après tout. Sur le chemin du retour, elle ne sortit pas vraiment grand chose si ce n'est qu'un petit murmure qu'elle lui lança même si il allait sûrement mal le prendre, sans vraiment savoir pourquoi elle éprouvait ce... besoin.

"Merci..."

Non elle ne se rappelait toujours pas de la scène de la taverne, de ses baisers, de ce qu'ils avaient fait mais elle voulait juste le remercier pour lui soulager son pied sans savoir que le Drakkari semblait vraiment épuisé à vrai dire. Sinon elle aurait insisté pour qu'ils marchent à côté.
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Une directrice peut-elle s'amuser un peu ?
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